En France, les violences sexuelles commises par des mineurs sur d’autres mineurs sont largement sous-estimées. En majorité intrafamiliales, elles relèvent d’un tabou absolu. S’il est prioritaire de protéger et d’accompagner les victimes, ce film traite de l’importance du suivi thérapeutique des auteurs pour prévenir la récidive. Des psychiatres et psychologues s’engagent sur le long terme avec eux dans des unités de soins pionnières à Lille et à Montpellier. Le huis clos de leurs consultations permet d’accéder à une parole rare pour mieux comprendre les mécanismes de cette réalité difficile, sans jamais la minimiser.
Des jeunes, des enfants et leurs parents viennent consulter, souffrance en bandoulière, sous le manteau ou sous la peau, c'est selon. Au centre médico-psycho-pédagogique, les soignants sont là pour les accompagner en thérapie. Par le jeu, le dialogue, le silence, en famille, en groupe ou individuellement, ils cheminent pour les aider à grandir. La nuit, dans les couloirs et la salle d’attente, entre rêve et cauchemar, un drôle de petit bonhomme s’anime et libère ses émotions. Il était une fois, derrière le symptôme, tapis dans l'ombre, des enfants, des adolescents et des parents qui avaient peur du loup... Loup y es-tu ?
Un Roumain arrive chez une analyste qu’un ami lui a conseillée. Il la voit chaque semaine, lui parle, mais très vite se renseigne sur elle : elle est écrivain, elle habite une maison en bois dans un asile de fous. Au bout d’un an, il rassemble ses forces, il lui dit qu’il en a marre de lui parler de ses problèmes, que ça l’emmerde. Il veut faire un film sur sa parole, à elle.
Réunis à Montréal à l’occasion d’un colloque organisé par le GESH, Catherine Ducommun Nagy, Serge Tisseron et Eric Trappeniers nous livrent leurs réflexions sur les thèmes de la honte et de la loyauté et posent certains repères pour mieux comprendre ces deux sujets omniprésents mais rarement abordés en intervention et en psychothérapie.
Catherine Ducommun Nagy est psychiatre et auteur de "ces loyautés qui nous libèrent". Serge Tisseron est psychiatre et auteur de "la honte : psychanalyse d’un lien social". Eric Trappeniers est psychologue et auteur de "Cause toujours ! A quoi on obéit quand on désobéit"
Ce document raconte le dernier entretien avec Jean Leblanc. Celui-ci après avoir exposé quelques éléments historiques de l'approche psychanalytique nous fait part de son appréciation globale de l'entretien, de son cheminement intérieur, des obstacles rencontrés et formule le problème selon ce modèle. Par la suite, il émet ses recommandations. De nombreux extraits de l'entretien ponctuent ses propos.
Ce document raconte le second entretien avec Marc André Bouchard. Celui-ci, après avoir abordé quelques éléments historiques et théoriques de l'approche phénoménologique existentielle, nous fait part de son cheminement intérieur, des obstacles rencontrés et de la formulation du problème selon ce modèle. Par la suite, il émet ses recommandations. De nombreux extraits de l'entretien ponctuent ses propos.
Ce document raconte le premier entretien avec Gilbert Pinard. Celui-ci, après nous avoir exposé quelques éléments théoriques, nous fait part de son appréciation globale de l'entretien, de son cheminement intérieur et formule le problème selon le modèle cognitif. Par la suite, il émet ses recommandations. De larges extraits de l'entrevue ponctuent ses propos.
Un même sujet s'est entretenu avec 3 psychothérapeutes ayant chacun une orientation théorique différente : l'un tenant de l'approche cognitive, l'autre, phénoménologique existentielle, et enfin le troisième, de l'approche psychanalytique. Quels sont les éléments tant théoriques que pratiques qui les rassemblent ? Quels sont ceux qui les distinguent ? Comment se situe le sujet devant ces différentes approches? Telles sont, parmi tant d'autres, les questions que soulève ce document vidéo. Gilbert Pinard (approche cognitive), Marc-André Bouchard (approche phénoménologique existentielle) et Jean Leblanc (approche psychanalytique), nous résument tour à tour leur modèle. Ils nous donnent un bref aperçu historique, les notions fondamentales, une description du traitement, les indications et contre-indications. Des extraits d'entretiens servent à illustrer leur propos. Enfin, le sujet nous livre quelques commentaires sur son expérience.
L'option psychothérapique est possible dans la clinique des démences. Michèle Grosclaude nous fait part dans cet entretien des principes théorico-cliniques et méthodologiques qui valident cette option.
Hélène Brunschwig, en nous faisant partager sa riche expérience de psychothérapeute nous permet, dans cet entretien, de mieux comprendre ce qu'est une psychothérapie. Elle répond de façon claire et précise à toutes les questions que soulève cette approche thérapeutique. Elle permet aussi bien aux parents qu'aux psychothérapeute de mieux comprendre les mécanismes et les enjeux de ce processus de soin.
Nous les intranquilles est un film collectif qui commence au centre Artaud, centre d’accueil psychothérapeutique. Le groupe cinéma du centre raconte la maladie, la thérapie, leur rapport au monde. Après un premier geste documentaire, le film devient participatif et met en scène son élaboration en collectif. À travers leur autoportrait, les personnages cherchent à donner une image humaine de la folie. Ils s’amusent des idées reçues pour mieux les subvertir. En s’emparant tous ensemble du projet artistique, ils démontrent par l’exemple qu’un autre monde est possible.
C’était en 1950, autant dire à des années lumières. Un foyer est créé à Vitry sur Seine, un foyer de semi liberté pour accueillir 20 à 30 mineurs. Des jeunes placés par décision du juge. Jeunes en danger ou jeunes caractériels, ayant commis des actes de délinquance. Des sauvageons dirait-on aujourd’hui. Très vite, le foyer de Vitry, par sa philosophie, ses méthodes, va devenir un centre à part. Sous l’impulsion de son directeur Joe Finder, il se veut un lieu d’épanouissement et de liberté, à l’opposé des centres fermés de l’époque. Stanislas Tomkiewicz, psychiatre à la renommée internationale y viendra travailler pendant 23 ans ; soutien actif et engagé au nom d’une certaine vision de l’homme : un jeune agressif est d’abord un jeune qui souffre. Il faut donc l’aider à se réconcilier avec lui-même grâce à des moyens d’expression comme le dessin, la photo, le sociodrame… grâce aussi à la psychothérapie. Plus tard arrive le cinéma. Les jeunes écrivent des histoires, se filment. Images rares d’une expérience unique et périlleuse. Pendant 30 ans, plus de 300 jeunes sont passés par Vitry. C’est leur histoire que nous racontons. L’histoire de mal partis qui arrivent quelque part.
Depuis le début des années 80, la Psychose Maniaco Dépressive (PMD) a été rebaptisée trouble bipolaire. La grande difficulté face à ce trouble se trouve dans la nécessité de poser un diagnostic précis, de proposer le traitement le mieux adapté. Le trouble bipolaire est très complexe dans son évolution, voilà pourquoi au niveau pharmacologique, un suivi régulier est conseillé. Pour cela, les antécédents familiaux, lʼâge de début, la polarité dominante... sont quelques facteurs clés à impérativement prendre en compte. Ainsi, lʼanalyse Bio-Psycho-Sociale permet une connaissance plus approfondie du sujet, nécessaire à une approche thérapeutique plus fine. Dans un dernier chapitre, très humblement, Christian GAY aborde le thème de la psychoéducation où le patient devient partenaire et acteur du soin autour de notions telles que lʼhygiène, lʼalimentation, le sommeil... Au-delà de tout, pour Christian Gay, cʼest lʼhumain qui prime. Il exprime toute son admiration face au courage de ses patients, et la nécessité dʼentretenir lʼespoir. Christian GAY est psychiatre, co-fondateur de France Dépression, membre de lʼassociation Française de Psychiatrie Biologique, auteur de nombreux ouvrages.
Hélène Brunschwig, en nous faisant partager sa riche expérience de psychothérapeute nous invite, dans cet entretien à mieux comprendre les mécanismes et les enjeux des psychothérapies. Elle dresse un tableau des différentes méthodes psychothérapeutiques et leurs indications privilégiées. L'enthousiasme et la passion dont elle parle de son métier de psychanalyste nous font partager l'intérêt de cette réponse thérapeutique à différentes formes de souffrance psychique.
Partie 1 : Le Docteur Gillieron nous décrit les principales formes de psychothérapies brèves d'inspiration analytique, situant leur apparition et leur développement dans l'histoire de la psychanalyse. De plus, il nous fait part de ses réflexions originales sur l'importance et les fonctions du cadre en psychothérapie. Partie 2 : Il nous présente la méthode de psychothérapie brève qu'il a développée à Lausanne. Les différentes phases et les règles du fonctionnement d'une psychothérapie sont décrites. Des extraits d'un entretien clinique soulignent son propos. Finalement, le Docteur Gillieron aborde les indications et les principales contre - indications au traitement psychothérapeutique bref.
Qui soigne-t-on, que soigne-t-on, comment ça soigne ? Comment communique-t-on avec des enfants qui ne parlent pas ou peu, qui semblent indifférents à la relation humaine quelle qu'elle soit ? Comment l’enfant autiste peut-il sortir de sa bulle ? Comment les parents vivent-ils la souffrance de leur enfant et la thérapie au long cours dont il bénéficie ? Dans un hôpital de jour d’un secteur de pédopsychiatrie, nous avons filmé librement les enfants et leurs soignants dans leurs activités thérapeutiques et éducatives, ainsi que des parents. http://lesenfantsdelaroseverte.lecarnetrouge.fr/index.html
Pour cette émission sur l'autisme, Karin Rondia reçoit deux invités spécialisés dans l'autisme: le Pr Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre et le Pr Ghislain Magerotte, psychologue. La présentation de plusieurs cas permet de définir ce qu'est l'autisme et de comprendre les problèmes que posent les autistes à leur famille. Le traitement de l'autisme est abordé avec quelques réserves car tous les cas sont différents et les résultats ne sont pas garantis. Il n'est d'ailleurs pas possible de garder en famille les cas les plus graves, souvent en raison de leur agressivité. L'attention est attirée sur l'importance du dépistage qui doit être le plus précoce possible.
Révolution physique, psychologique et intellectuelle, l'adolescence représente un temps majeur du passage de l'enfance à l'adulte. Colette Chiland nous fait partager son expérience de psychiatre et de psychothérapeute face aux différents aspects de cette étape de la vie : attitudes parentales, relations aux pairs, idéal du moi, crise parentale, comment s'en sort-on?
L’adolescence est une période de changements importants. Les relations familiales et interpersonnelles se transforment radicalement et la quête d’autonomie est prédominante ; on parle de processus « ado ». Pour le Dr GERARDIN, pédopsychiatre, il est important de porter un regard positif sur les jeunes, ce qui implique de voir d’abord leurs forces, leur potentiel, les idéaux et les valeurs positives dont ils sont porteurs et d’éviter les étiquettes qui sont des pièges dans lesquels les adolescents risquent d’être pris. C’est avec ce regard que l’équipe du CHU de Rouan a développé une unité de soins pour adolescents qui prend en compte aussi bien les aspects psychiatriques et psychologiques que les aspects somatiques de la demande.
Dans cet entretien, Priscille GERARDIN, décrit le dispositif de soins : les clientèles, les différents lieux d’accueil et les différentes modalités thérapeutiques qui sont toujours en lien avec le processus « ado ». Elle souligne la nécessité de séparation et les besoins d’avoir accès à des espaces qui leur sont propre. Elle aborde le travail essentiel auprès des parents, l’importance du groupe, de la médiation thérapeutique, des liens avec le milieu scolaire et les Maisons des adolescents. Le Dr GERARDIN termine cet entretien en parlant de prévention, de recherche et de perspectives d’avenir.
Marie-Cécile Henriquet , psychologue, s’entretient avec le Professeur Pierre Fontaine, pédopsychiatre, psychologue, professeur émérite de psychiatrie de l’enfant à l’Université Catholique de Louvain, co-fondateur de la Federation of European Psychodrama Training Organisation, co-fondateur de diverses associations en psychodrame, thérapies familiales, etc… Pierre Fontaine, personnage « bi-polaire » comme il se définit lui-même, intègre d’emblée le jeu dans son approche thérapeutique avec les enfants. Développant une pratique de thérapie familiale basée sur l’émergence de la « partie saine des familles », Pierre Fontaine contribue également à la naissance et au développement du psychodrame en Belgique. Pierre Fontaine associe une dimension sociale à son travail, et met également l’accent sur l’importance de l’ordinaire, sur ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui le savoir profane.