Ce film retrace un projet chorégraphique à destination des usagers des services de soins de l’hôpital Vinatier de Lyon. Ces jeunes, âgés de 18 à 25 ans, ont traversé un premier épisode psychotique (PEP), un moment éminemment fragilisant dans la vie d’un jeune adulte : première confrontation à la maladie psychique, à la perte de contact avec une certaine réalité et parfois à une hospitalisation. A travers l’expression artistique par le mouvement, ces jeunes accompagnés de leur fratrie, de membres du personnel de santé s’engagent sur le chemin d’une découverte de soi et des autres au-delà du langage.
Emilie fait un film pour essayer de comprendre le plus grand mystère de l’univers : sa mère Meaud. Grand-mère géniale, enfant brisée, mère punk, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle angoisse. Une plongée dans une odyssée intime, un voyage intergalactique dans la psyché !
A partir de l’histoire autobiographique du cinéaste, ZAAD évoque le regard que porte la société sur la maniaco-dépression. Lorsque son père décède, Dries commence à fouiller dans son passé. Mais plus il en découvre, moins il peut éviter la crainte croissante que la maladie psychiatrique paternelle ne soit héréditaire. Le germe est-t-il en lui ? Chez ses enfants ? A travers les archives de familles, des échanges avec un psychiatre et sa vie de père au foyer, Dries cherche une issue à cette possible fatalité génétique.
D’une grande pudeur, ce documentaire livre un récit bouleversant de l’engrenage des infanticides. Ceux-ci, selon un rapport ministériel, tueraient un enfant tous les dix jours en France. Qu’importe l’âge ou le milieu social, les récurrences surprennent lorsqu’il s’agit de comprendre les motifs des infanticides commis par des mères pourtant aimantes et fusionnelles, bien loin des monstres imaginés. Viol, inceste ou violences conjugales émergent dès lors que les parcours de vie se révèlent. Rattrapées par leur souffrance, ces femmes perdent peu à peu pied, finissant par planifier le passage à l’acte.
C’est l’histoire de trois femmes, retraitées et jeunes grands-mères : Josiane, Marie-Hélène et Annie. En 2015, elles racontent le combat d’une vie contre l’alcool, des points d’origine soupçonnés aux conséquences de cette addiction sur leur vie de femme et de mère. Grâce à un atelier de peinture thérapeutique, elles avaient scellé une amitié semble-t-il décisive, échappant à la solitude voire même au suicide. Six ans plus tard, l’atelier ferme. Le réalisateur les retrouve. Apparaît alors l’immense fragilité de leur abstinence.
La cinéaste enquête sur sa grand-mère, décédée avant sa naissance, sur laquelle plane un silence tabou. Avec pour témoins, certains membres de sa famille et les lieux vides mais chargés de leur passé qu’elle retrouve, elle dresse le portrait d’Ana Rosa, plus complexe que prévu, éreintée par les rôles qu’on lui a assignés. De ce récit familial, elle va tirer une histoire collective, celle de l’usage abusif de la lobotomie sur les femmes en Colombie, comme punition, comme pratique idéologique exercées par des hommes dans la plupart des cas.
Quatre couples d’âges différents investissent pour 48 heures une chambre d’hôtel. En s’appropriant le cliché romantique détourné de l’hôtel du bord de mer, chaque couple questionne dans ce huis clos, la profondeur et la vulnérabilité des sentiments qui les lient, leurs différences, leurs prises de conscience. Au fil de leurs conversations, les crises les révèlent à eux-mêmes et au chemin qu’ils poursuivent à leur manière comme une ondulation des désirs à travers les âges de la vie.
En mars 2020, un collectif bruxellois de réalisateur·rice·s entame des échanges sur Skype avec des soignant·e·s de première ligne, mobilisé·e·s face à la pandémie de Covid. Au fil des mois, la parole se libère. Fragilisé·e·s, ces travailleur·euse·s partagent leur engagement, leur souffrance, leur combat. Plus l’usure se fait sentir, plus le film met en lumière un système de soin défaillant tant pour les soignants que les soignés.
Chronique bouleversante d’une famille aux prises avec le déracinement et la maladie mentale. Karina Garcia Casanova décide de filmer lorsqu’elle apprend le retour de son frère Juan au Québec après un séjour au Mexique, leur pays natal. Son objectif est clair dès le départ : il ne s’agit pas de constituer des souvenirs de famille, mais de faire un véritable film. Or, son projet prend une tournure dramatique lorsque Juan retombe dans les affres d’une dépression paranoïaque sans fin. Un documentaire autobiographique sincère et libératoire.
Ce documentaire revient sur la carrière d’une artiste exceptionnelle et sur sa vie militante, tout en la suivant dans sa dernière tournée de New York à Paris. En ouvrant pour la première fois ses archives personnelles, Joan Baez se livre sans fard sur sa renommée aussi précoce que vertigineuse, sur ses traumas, son combat pour les droits civiques et sa romance déchirante avec Bob Dylan. Une plongée fascinante d’une autrice-compositrice-interprète extraordinaire qui se dévoile en toute franchise !
En France, les violences sexuelles commises par des mineurs sur d’autres mineurs sont largement sous-estimées. En majorité intrafamiliales, elles relèvent d’un tabou absolu. S’il est prioritaire de protéger et d’accompagner les victimes, ce film traite de l’importance du suivi thérapeutique des auteurs pour prévenir la récidive. Des psychiatres et psychologues s’engagent sur le long terme avec eux dans des unités de soins pionnières à Lille et à Montpellier. Le huis clos de leurs consultations permet d’accéder à une parole rare pour mieux comprendre les mécanismes de cette réalité difficile, sans jamais la minimiser.
Ils s’appellent Mehdi, Jean-Philippe, Khadija, Fabienne ou Dan. Ils ont entre 18 et 59 ans. Leur point commun : on a voulu les « guérir » de leur homosexualité. Que ce soit pendant deux mois ou dix ans, au sein de leur famille, leur communauté religieuse ou auprès de pseudo-professionnels de la santé. Ils nous racontent leurs histoires faites de séances d’exorcisme ou de thérapies comportementales dans la Belgique du 21e siècle.
Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien mutuel, ils décident de briser le silence sur les maltraitances physiques et psychologiques subies lorsqu’ils étaient pensionnaires dans les années 50 et 70 du centre de redressement catholique La Belle Étoile en Savoie. Une épopée bouleversante sur le chemin de la justice et de la résilience.
Comment bien soigner dans une institution malade ? Dans un hôpital de la région parisienne, le Dr. Abdel-Kader, psychiatre de liaison, navigue des Urgences au service de réanimation, de patients atteints de troubles mentaux à ceux qu’une maladie chronique retient alités. En dépit des impératifs de rendement et du manque de moyens, il s’efforce d’apaiser leurs maux.
Pour rendre compte de l’apport psychanalytique au champ du soin psychique, la parole est donnée à quatorze intervenants (psychologues cliniciens, psychiatres, universitaires ou chercheurs) qui font entendre en quoi la psychanalyse peut apporter des concepts théoriques qui sont toujours d’actualité, offrant aux cliniciens et aux patients un soutien et une aide thérapeutique.
Un cabinet de consultation, dans un hôpital public, en Belgique. Un médecin y reçoit des patients : des hommes et des femmes, souvent accompagnés d’un proche. La plupart sont gravement malades, et ils le savent. Envoyés par leur médecin traitant ou spécialiste, ils sont venus parler de leur fin de vie pour être éclairés par un second avis médical.
Le centre social du Centre Hospitalier Le Vinatier ouvrait ses portes en 1965, né d’une volonté de modernisation et d’humanisation de l’ancien asile devenu hôpital départemental. L’espoir d’ « un extérieur à l’intérieur de l’hôpital » qui permettrait aux malades de sortir des pavillons pour bénéficier d’activités commerciales et culturelles pour les préparer à leur retour dans la société s’est rapidement heurté à différents obstacles.
Pendant dix-huit ans, la comédienne Claire Doyon filme sa fille Pénélope, atteinte d’un trouble du spectre autistique. Passé le choc du diagnostic, la mère part en guerre contre la maladie et enchaîne des dizaines de tentatives de traitement. Jusqu’au jour où elle accepte de sortir de son obsession de guérison…
Après un burn out, Alain, médecin généraliste, reprend son activité. Son quotidien s’organise autour de ses consultations, mais aussi de rendez-vous chez sa psychiatre. A la fois soignant et patient, il se confie sur son épuisement professionnel, la passion dévorante pour son métier, sa relation à sa mère malade. Un homme sensible, fragilisé, à l’image de ses patients.
Ils s’appellent Gérard, Choukri ou l'Alsacien, gratteurs de FDJ ou leveurs de coude d'un soir, ils se retrouvent dans un bar-tabac PMU, par habitude ou pour tromper leur solitude. Certains vivent dans la rue, d’autres ont connu les hôpitaux psychiatriques, la plupart souffrent d’addictions. Ils sont le pouls et la confidence d'une France déchirée. Ici c'est une famille, c'est une estrade, c'est un ancrage. Ils sont AU CLÉMENCEAU.