Ce film sans scénario est né à l’hôpital psychiatrique Robert Ballanger (93) en collaboration avec le collectif d’usagers MOUVEMENT(s). Chorée, est emprunté à la Chorea antique et désigne simultanément une danse en groupe et une maladie nerveuse caractérisée par des mouvements involontaires, irréguliers. Il désigne aussi l’expérience proposée : danser ensemble malgré la souffrance psychique et les effets des médicaments. Le film propose un témoignage aux multiples visages à la fois parlé, dansé et dessiné
Un homme a construit son nid dans le terrain vague en face de la maison de la réalisatrice. Elle le croise régulièrement, elle l’observe, la voit-il lui aussi ? Elle questionne son rapport à lui, à sa honte, à son impuissance. Une rencontre est-elle possible ?
Objet visuel né de l’intime (OVNI). Au milieu de nulle part, dans le cœur paisible du cyclone tumultueux de la création, un cri de l’intérieur inaudible résonne telle une force impuissante et déterminée. Le voyage poétique bifurque ici et maintenant, à la croisée des chemins encore inexplorés depuis la nuit des temps.
Un groupe d’amis masqués se retrouvent autour d’une table. Monsieur Lapin apporte de quoi manger et tous s’endorment. Des choses étranges se passent. Rêves ou réalités ? Mais qui est l’auteur de ce qu’il se passe ? Un groupe d’amis masqués sont devant la tv. Un à un ils s’endorment. Des rêves et des cauchemars vont les relier.
ECHO est une suite de déclinaisons imaginées à partir d’une séquence du célèbre film de Chantal Ackerman (« Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce 1080 Bruxelles ») : l’épluchage des pommes de terre. Sur un mode ludique et humoristique, ces séquences répondent en filigrane à des questions de genre, d’aliénation et d’enfermement. Travail vidéo collectif, réalisé à l’occasion de la thématique ECHO
Une correspondance écrite et filmée en super 8 pour raconter le portrait en creux sur pellicule de nos liens, de tout ce que l’on sait les uns des autres, de ce que l’on devine, de ce qui reste mystérieux, de l’enfance, des secrets.
Chaque année, des artistes avec des parcours divers s’intéressent à la formation en Art Thérapie. Dans leur cours d’Arts audiovisuels, ils sont amenés à réfléchir sur le projet artistique qu’ils souhaitent mener plus tard avec des publics en milieux de soins. Leur proposition passe par une introspection car pour eux aussi, l’art a souvent été salvateur.
Ce film retrace un projet chorégraphique à destination des usagers des services de soins de l’hôpital Vinatier de Lyon. Ces jeunes, âgés de 18 à 25 ans, ont traversé un premier épisode psychotique (PEP), un moment éminemment fragilisant dans la vie d’un jeune adulte : première confrontation à la maladie psychique, à la perte de contact avec une certaine réalité et parfois à une hospitalisation. A travers l’expression artistique par le mouvement, ces jeunes accompagnés de leur fratrie, de membres du personnel de santé s’engagent sur le chemin d’une découverte de soi et des autres au-delà du langage.
Emilie fait un film pour essayer de comprendre le plus grand mystère de l’univers : sa mère Meaud. Grand-mère géniale, enfant brisée, mère punk, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle angoisse. Une plongée dans une odyssée intime, un voyage intergalactique dans la psyché !
A partir de l’histoire autobiographique du cinéaste, ZAAD évoque le regard que porte la société sur la maniaco-dépression. Lorsque son père décède, Dries commence à fouiller dans son passé. Mais plus il en découvre, moins il peut éviter la crainte croissante que la maladie psychiatrique paternelle ne soit héréditaire. Le germe est-t-il en lui ? Chez ses enfants ? A travers les archives de familles, des échanges avec un psychiatre et sa vie de père au foyer, Dries cherche une issue à cette possible fatalité génétique.
D’une grande pudeur, ce documentaire livre un récit bouleversant de l’engrenage des infanticides. Ceux-ci, selon un rapport ministériel, tueraient un enfant tous les dix jours en France. Qu’importe l’âge ou le milieu social, les récurrences surprennent lorsqu’il s’agit de comprendre les motifs des infanticides commis par des mères pourtant aimantes et fusionnelles, bien loin des monstres imaginés. Viol, inceste ou violences conjugales émergent dès lors que les parcours de vie se révèlent. Rattrapées par leur souffrance, ces femmes perdent peu à peu pied, finissant par planifier le passage à l’acte.
C’est l’histoire de trois femmes, retraitées et jeunes grands-mères : Josiane, Marie-Hélène et Annie. En 2015, elles racontent le combat d’une vie contre l’alcool, des points d’origine soupçonnés aux conséquences de cette addiction sur leur vie de femme et de mère. Grâce à un atelier de peinture thérapeutique, elles avaient scellé une amitié semble-t-il décisive, échappant à la solitude voire même au suicide. Six ans plus tard, l’atelier ferme. Le réalisateur les retrouve. Apparaît alors l’immense fragilité de leur abstinence.
La cinéaste enquête sur sa grand-mère, décédée avant sa naissance, sur laquelle plane un silence tabou. Avec pour témoins, certains membres de sa famille et les lieux vides mais chargés de leur passé qu’elle retrouve, elle dresse le portrait d’Ana Rosa, plus complexe que prévu, éreintée par les rôles qu’on lui a assignés. De ce récit familial, elle va tirer une histoire collective, celle de l’usage abusif de la lobotomie sur les femmes en Colombie, comme punition, comme pratique idéologique exercées par des hommes dans la plupart des cas.
Au terme de schizophrène, ils préfèrent l’expression entendeur de voix. Deux fois par mois, ils se réunissent autour de Virginia. Elle a créé et anime un groupe de parole destiné à des personnes atteintes de ce mal réputé incurable et dont le seul nom incarne tous les fantasmes de la folie. Avec elle, ils racontent leur vie avec des voix dans la tête.
Ce premier long métrage explore avec authenticité les relations mère-fils à partir du thème de la bipolarité, abordé de front mais sans lourdeur. L’histoire d’une parenthèse enchantée sublimée par les interprétations si sensibles d’Agnès Jaoui et de William Lebghil Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais…
Quatre couples d’âges différents investissent pour 48 heures une chambre d’hôtel. En s’appropriant le cliché romantique détourné de l’hôtel du bord de mer, chaque couple questionne dans ce huis clos, la profondeur et la vulnérabilité des sentiments qui les lient, leurs différences, leurs prises de conscience. Au fil de leurs conversations, les crises les révèlent à eux-mêmes et au chemin qu’ils poursuivent à leur manière comme une ondulation des désirs à travers les âges de la vie.
Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes prennent place sur un divan et se livrent sur leur vie, leurs tourments, leur intimité. A leurs côtés, les psychanalystes les écoutent plus qu’ils ne parlent. Pour la première fois, un documentaire donne la parole à six psychanalystes de différentes régions. Ils nous racontent leur quotidien, témoignent du regard extérieur qu’on porte sur eux, de leurs interrogations, de leurs propres limites. Avec cette même motivation partagée : aider les autres à mieux vivre.
En mars 2020, un collectif bruxellois de réalisateur·rice·s entame des échanges sur Skype avec des soignant·e·s de première ligne, mobilisé·e·s face à la pandémie de Covid. Au fil des mois, la parole se libère. Fragilisé·e·s, ces travailleur·euse·s partagent leur engagement, leur souffrance, leur combat. Plus l’usure se fait sentir, plus le film met en lumière un système de soin défaillant tant pour les soignants que les soignés.
AU BORD DU MONDE Fiction (1h44)
Réalisateurs :
Muselle Sophie
/
Guérin van de Vorst Pays :
Belgique
- 2024
PRIX DU MEILLEUR FILM DE LA COMPÉTITION INTERNATIONALE ET PRIX DE LA MEILLEURE INTERPRÈTE POUR MARA TAQUIN AU FESTIVAL MAR DEL PLATA (ARGENTINE)
Alexia, 25 ans, volontaire et idéaliste, arrive comme infirmière stagiaire dans le service fermé d’un hôpital psychiatrique, et rencontre Joëlle, l’infirmière en chef, qui lui apprend le métier. Alexia va être touchée par la colère de Mila, une patiente de 20 ans, qui pense qu’elle n’a rien à faire là. Malgré les avertissements de Joëlle sur la distance à garder avec les patients, Alexia va se rapprocher de Mila et s’investir à fond pour essayer de la faire sortir.