Des témoignages à propos de la vie dans un grand hôpital psychiatrique parisien de 1925 à 1992, du médecin au patient, de l'infirmier à l'administratif... Autour de ce lieu de soin en santé mentale, modèle d'exclusion typique des pays occidentaux et occidentalisés, est abordée cette peur de l'autre différent générant l'exclusion. Le document prend le parti de l'analyse de la relation humaine dans cet hôpital. Note: ce documentaire est composé de 4 parties de 56 minutes chacune.
En choisissant de devenir, le temps de leur service militaire, Casques Bleus en ex-Yougoslavie, Eric et Vincent pensaient échapper à une société dans laquelle ils ne se reconnaissaient pas et espéraient trouver un sens à leur vie. Ils ont passé six mois en ex-Yougoslavie, la complexité du conflit , l'ambiguïté même de leur mission, ont fait d'eux les observateurs forcés d'une guerre qu'ils ne comprenaient pas. Pendant son mandat, Vincent a écrit un journal auquel il confiait ses désirs et ses doutes. Eric n'a trouvé qu'à son retour en France les mots pour comprendre sa rancoeur.
Santé, guérison, maladie... Derrière ces mots se cachent des notions façonnées par les sociétés, les cultures et les époques. L'anthropologie nous apprend à tenir compte de la dimension individuelle et sociale dans tout processus de soin. C'est ce que notre médecine occidentale, soucieuse d'objectivité, a oublié. Quelles pistes explorer pour la rétablir. Que nous apportent les autres cultures dans leur manière de prendre soin et comment s'en inspirer?
Des anthropologues, historiens de la médecine, médecins, spécialistes de la santé abordent, à travers différents points de vue, les questions du soin et des liens qui régissent la relation soignant-soigné. Ce DVD comprend dix-huit films (de durées variables) et est articulé en quatre grands chapitres. En bonus, des fiches explicatives, des bibliographies et des liens vers des sites internet.
Maladie, santé, des notions relatives 1. Soigner, guérir, pas si simple 2. L'hystérie existe-t-elle? 3. La crise de foie, une maladie! 4. Maladie d'Alzheimer ou future renaissance?
Un dialogue impossible? 1. Une maladie, des interprétations multiples 2. Histoire d'une relation manquée 3. Le corps champs de bataille 4. Pièces de rechange
Propositions d'alliance 1. Médecins, anthropologues, des approches complémentaires 2. Médecins, patients, une collaboration nécessaire 3. Les médecines traditionnelles, des savoirs à explorer 4. L'hypnose, l'imaginaire aux commandes
Parcours thérapeutiques 1. La Réunion, la croisée des thérapies 2. Murugmala, le tombeau qui guérit 3. Une église de guérison au Bénin 4. L'abandon à Dieu au Nordeste 5. Le corps dans la médecine ayurvédique 6. Le N'doep, psychothérapie au Sénégal
Ils s'appellent Hafid ou Faouzi, Joackim ou Oumatou, Dave ou Radwane. Ils ont de douze à quatorze ans, vivent cité du Luth à Gennevilliers (France) et étudient au collège Guy-Môquet. C'est dans l'enceinte protégée de l'établissement que le réalisateur a choisi de les rencontrer, seul à seul, avec pour stylo sa caméra et son micro. La salle de classe vide transformée en plateau, il les laisse s'exprimer, avec leurs mots, n'hésite pas à intervenir quand ceux-ci deviennent convenus. Nulle démagogie, mais une règle du jeu clairement posée: il est l'adulte qui entend donner à comprendre ce qu'on a dans la tête, lorsque l'on est au seuil de l'adolescence. Les jeunes disent l'enfance qui s'en va , la cité qui fait peur et qui fait envie, ils parlent du bien et du mal, de la religion et des résultats scolaires.
Afin de se confronter aux fantômes qui le hantent, le réalisateur palestinien Raed Andoni a organisé un casting de comédiens et de professionnels du bâtiment. Tous, comme lui, sont passés par La Moskobiya, le principal centre d'interrogatoire israélien. Ensemble, ils reconstituent ce lieu de détention dans lequel les anciens prisonniers vont (re)jouer les interrogatoires et la séquestration. Cette entreprise de re-enactment va conduire les uns et les autres à jouer tantôt les bourreaux, tantôt les victimes dans une démarche cathartique à la fois troublante et émouvante.
L'effet "Nols", l'effet "Le Pen" et les scores électoraux des leaders de l'extrême droite européenne poussent à penser, à repenser le "jamais plus" de ceux qui croyaient au triomphe de la civilisation après l'holocauste. Aujourd'hui, ce qui doit se dire "tout bas", ce qui est tapi au fond de chaque homme, certains osent le dire "tout haut" dans l'espace public. Perte de repères collectifs? Effondrement des valeurs? Peur de l'autre? Recherche d'identité? Les interprétations vont bon train. Gérard Miller, psychanaliste, explique les ressorts conscients et inconscients qui suscitent l'expression et l'adhésion d'un grand nombre aux discours de l'exclusion et du racisme.
Monika Treut est une réalisatrice allemande née à Mönchengladbach en 1954. Après des études de philologie et de sciences politiques, elle commence à tourner ses propres vidéos à la fin des années septante. Ses films "queer" abordent des sujets tabous liés à la sexualité tels que le sado-masochisme, le lesbianisme, la transsexualité... Elle a aussi travaillé au théâtre avec Werner Schroeter ou dans les sections de "Gender and women studies" d'universités américaines...
Pour ce "voyage dans le pays d'un autre Genre" (sous-titre de "Gendernauts"), elle parcourt San Francisco en compagnie de Sandy Stone (proclamée "déesse du cyber-espace") à la rencontre d'une série de "gendernautes": individus transgenres, cherchant leur propre identité quelque part entre les statuts bien codés et établis du féminin et du masculin - le cas échéant, en recourant aux hormones (testostérone) ou à la chirurgie plastique pour mieux faire correspondre leur corps et l'image qu'ils ont d'eux-mêmes. Parmi ces "nomades de la sexualité", la cinéaste - transgenre elle-même - filme et écoute le vidéaste Texas Tomboy, Jordy et Staffords de la boîte Club Confidential, Hida Viloria, une femme inter-sexe et deux femmes qui vivent avec des hommes transgenres: la sexologue-pornographe Annie Sprinkle et Tornado, ancienne modèle de la revue Hustler...
FLEURY MEROGIS est la plus grande prison de femmes d'Europe. Ce long métrage documentaire trace les portraits de sept femmes incarcérées, puis leur quête de vie et de liberté à leur sortie de prison, comme leurs problèmes de réinsertion. Identité et paroles...
Né en Martinique, Frantz Fanon est surtout connu pour son dernier livre, "Les Damnés de la Terre", écrit alors qu'il mourait d'une leucémie en 1961. Homme aux facettes multiples, il fut psychiatre en Algérie et Tunisie, Ambassadeur du gouvernement provisoire de la République Algérienne, membre du FLN, poète, écrivain, ami de Sartre et de Beauvoir. Personnage emblématique des années 60 et 70, ce jeune homme noir qui dénonca avec passion le racisme et le colonialisme appela les "damnés de la terre" à s'unir. Il fut admiré des Black Panthers et des jeunes révolutionnaires du Tiers-Monde.
Plutôt que de suivre une trame linéaire de cette vie extraordinaire, le film dresse un portrait complexe de Frantz Fanon. Mêlant documents d'archives, interviews et scènes reconstituées, le cinéaste Isaac Julien présente un Fanon tiraillé par des désirs contradictoires, profondément européen mais aspirant à se libérer de ses "masques blancs".
Une collection de dix documentaires qui retrace les plus grandes affaires criminelles au moyen de reconstitutions, d'images d'archives et d'interviews d'historiens, de médecins légistes et d'enquêteurs.
Les "tueurs en masse" assassinent des innocents par acte de rébellion, de revanche ou de haine. Quelles sont leurs motivations? En août 1987, dans une tranquille ville de campagne, Michael Ryan massacra seize personnes, dont un policier et sa propre mère, avant de mettre fin à ses jours. En 1966, à Austin au Texas, un homme tua sa mère et sa femme, avant de s'en prendre à une université tuant une douzaine de personnes. Il fut abattu par la police en emmenant dans sa tombe le secret de son acte. En 1970, la police de Houston découvre enfin la raison de la disparition d'un adolescent...
Artiste peintre, Flore est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis plusieurs années. Elle a été “enfermée“ successivement dans deux institutions spécialisées. Les traitements l’avaient rendu aphasique, muette, elle ne savait plus ni marcher, ni manger, ni sourire. Elle est devenue de plus en plus violente, agressive, “ingérable“. Pour les médecins, la seule perspective, c’était le placement dans une maison “sécurisée“. Contre l‘avis général, son fils, Jean-albert Lièvre et sa fille, Véronique, décident de l’installer dans la maison de famille, en Corse, entourée d‘une équipe atypique. Là bas, pas à pas, mois après mois, pendant un an, elle va littéralement revenir à la vie. Dans le récit d’une renaissance inespérée, on découvre que la terrible maladie d’Alzheimer ne se guérit pas. Mais qu’on peut essayer de vivre avec. http://www.flore-lefilm.com/
Raed Andoni, auteur réalisateur, a mal à la tête, au sens propre comme au figuré. Cela l'empêche de travailler. Armé d'humour et d'une certaine ironie, il interroge alors sa place dans la société palestinienne. Au risque de déconcerter sa propre famille et ses vieux amis, il décide de se faire soigner et de filmer sa psychothérapie...
Complément DVD: "Comment se fit Fix me", l'histoire du film racontée par le réalisateur, le psychanalyste Fathy Flefel et la productrice déléguée Palmyre Badinier (24').
Un film assez déconcertant dans sa forme et sur le fond... tout comme le protagoniste - le réalisateur - du film...
"Un work in progress en quête de légèreté, d'élégance, d'apesanteur,qui enrage de tourner en rond. [...] Raed Andoni fraternise avec les meilleurs cinéastes de la région, qu'il s'agisse du Palestinien Elia Suleiman ou de l'Israélien Avi Mograbi. Comme eux, à travers la mise en scène de soi-même et la prise de distance avec les injonctions collectives, il affirme l'inaliénable liberté de l'individu contre l'occupation de la terre et de l'esprit." Le Monde
"Pas totalement un documentaire mais pas vraiment une fiction, Fix me se rapproche du journal intime autant qu'il s'en éloigne pour explorer, mine de rien, la psyché collective des Palestiniens. Avec gravité autant qu'avec drôlerie. [...] son ironie, qui n'épargne personne - à commencer par lui-même -, fait davantage penser aux autofictions caustiques de l'Israélien Avi Mograbi ("Comment j'ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon"). Le contexte est palestinien, mais le propos est universel: comment s'intégrer dans une société tout en préservant son individualité ? Dans un territoire où règne le culte de la force, Andoni revendique le droit d'être faible, de douter. Et la liberté pour un réalisateur de tourner sans que tous les problèmes du monde ne lui "prennent la tête"..." Télérama
Fer et fils" nous emmène dans un univers particulier, celui d'Eric, forgeron à plein temps. Un atelier bien à l'image de ce dernier. Une histoire de fer, mais également une histoire de fils... Et donc, d'un père. Une histoire de choix, de risques, de bons et de mauvais moments. Le récit d'une vie et de ferraille.
Paul Bensussan, psychiatre et expert auprès de la Cour d'Appel de Versailles, et Marceline Gabel, chargée de cours à l'Université Parix X et responsable de la Protection de l'Enfance en Danger à l'Observatoire décentralisé de l'Action sociale, abordent la question de l'abus sexuel, plus particulièrement des fausses allégations en la matière. L'abus sexuel a récemment quitté les champs du tabou qui le faisait passer sous silence. L'émotion générée par ces accusations soudainement portés à la lumière du jour semble avoir provoqué une vague de soupçons et d'opprobre. Que l'allégation soit fondée ou non, l'enfant se retrouve toujours au centre de la spirale de la maltraitance et c'est toujours sa protection qu'il convient de prendre en compte. Pour ce faire, il s'agit avant tout de lever le caractère passionnel du débat et de gérer les conflits entre le doute nécessaire et la recherche du risque zéro.
Un groupe de femmes d'origines africaine et maghrébine, vivant en France, font un bilan de leurs vies. Elles rendent compte de la tradition et des règles sociales qui les ont construites et auxquelles elles se sont soumises. Elles évoquent leur vie quotidienne, leurs relations avec leur conjoint, les enfants, la famille, la société... La discussion s'anime autour des sujets du mariage arrangé, de la virginité, de la sexualité mais aussi de la coutume de l'excision. En miroir, une jeune Algérienne et une jeune Malienne aspirent à être d'autres femmes que celles attendues par leurs familles. Elles expriment la douleur qui les accompagne dans leur choix, leur détermination, leur révolte... A travers ces regards de femmes, la réalisatrice fait sienne la fameuse phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme, on le devient".
Magazine complet traitant des sujets de santé les plus divers dans un objectif de prévention et d'information, avec reportages, témoignages et débats à l'appui. De grands médecins et personnalités scientifiques participent à cette plongée au coeur de la médecine.
Cet exament est destiné à mettre en évidence des éléments significatifs du développement de la communication interpersonnelle préverbale du jeune enfant. Il est destiné pour l'instant à valider une recherche (PHRC N° 2244). Il peut être pratiqué rapidement par tous les professionnels de l'enfance, en particulier par le personnel du service de Protection Maternelle et Infantile, à l'occasion de l'examen du 9ème mois. Ce film montre par l'exemple d'un enfant de 12 mois les modalités de cet examen.
ÊTRE ET AVOIR Documentaire (1h14)
Réalisateur :
Nicolas PHILIBERT Pays :
France
- 2002
Prix Louis Delluc 2002, Meilleur film français de l'année
Nicolas Philibert a posé sa caméra pendant dix semaines dans une classe unique d'un petit village du Puy-de-Dôme. Cette école ancienne regroupe treize enfants d'âges très différents. L'instituteur doit composer avec cette disparité et donner à chacun l'enseignement qui correspond à son niveau, de la maternelle au CM2. Il a lui-même 55 ans et est à moins de deux ans de la retraite. Le maître accompagne cette petite communauté dans l'apprentissage de la vie avec son lot de questions, de blessures et de joies... Un film qui, dans sa simplicité, est une méditation à la fois grave et gaie sur la pédagogie, la vie rurale, le passage du temps, l'évidence et la beauté du quotidien.