Plongée en apnée dans le quotidien d'un détenu, au plus proche du corps, des gestes mille fois répétés, de la folie qui couve. 6 mètres carré dans lesquels la perception du temps et le rapport au réel sont bouleversés.
LE JOUR DES IDIOTS Fiction (1h45)
Réalisateur :
Werner SCHROETER Pays :
RFA
- 1982
Bundesfilmpreis de la meilleure réalisation en Allemagne
Carole Schneider (Carole Bouquet, dans un de ses premiers rôles, plutôt déshabillé) est une jeune femme charmante autant qu'excentrique. L'insouciance d'une vie aisée et d'un milieu bien-comme-il-faut la laisse toutefois insatisfaite. Son petit ami semble bien incapable d'apporter la moindre réponse à ses demandes émotionnelles. Pour attirer l'attention sur elle, elle dénonce comme dangereux terroristes ses paisibles voisins. Par ce petit détail, le réalisateur pointe la paranoïa, savamment entretenue par le gouvernement, qui avait touché la société allemande pendant les "années de plomb". Ses outrances amènent Carol dans un asile psychiatrique assez étrange, qui peut être vu comme la métaphore d'une société avide de se débarrasser de tous ses "gêneurs". Werner Schroeter signe ici une oeuvre qui, si elle renoue avec la structure narrative linéaire (après une série de films-collages expérimentaux), utilise pour traduire l'état d'esprit de sa protagoniste des séquences hallucinées, dont le montage sert à créer une désorientation spatiale et temporelle. L'essentiel de la signification du film est délivré par le corps de Carole, ses expressions faciales et sa gestique, bien plus que par les dialogues. Un film âpre et complexe qui fait voler en éclat toutes les prison-asiles du désir.
Marie-Cécile Henriquet , psychologue, s’entretient avec le Professeur Pierre Fontaine, pédopsychiatre, psychologue, professeur émérite de psychiatrie de l’enfant à l’Université Catholique de Louvain, co-fondateur de la Federation of European Psychodrama Training Organisation, co-fondateur de diverses associations en psychodrame, thérapies familiales, etc… Pierre Fontaine, personnage « bi-polaire » comme il se définit lui-même, intègre d’emblée le jeu dans son approche thérapeutique avec les enfants. Développant une pratique de thérapie familiale basée sur l’émergence de la « partie saine des familles », Pierre Fontaine contribue également à la naissance et au développement du psychodrame en Belgique. Pierre Fontaine associe une dimension sociale à son travail, et met également l’accent sur l’importance de l’ordinaire, sur ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui le savoir profane.
LE HUITIÈME JOUR Fiction (1h49)
Réalisateur :
DORMAEL Jaco VAN Pays :
Belgique
/
France
- 1995
Prix du meilleur acteur pour Daniel Auteuil et Pascal Duquenne au Festival de Cannes 1996
Un homme d'affaires plutôt futé rencontre par hasard un jeune mongolien. Dans un premier temps, il tente de s'en débarrasser mais finit par remarquer que cet être pas comme les autres peut lui apprendre beaucoup de choses. L'histoire d'une amitié et d'une découverte, un regard tendre sur la différence. Deuxième long métrage de Jaco Van Dormael.
La prévention et la lutte contre le harcèlement psychologique au travail. Exemples en France et en Allemagne où des réseaux d'entraide se sont constitués. Rencontre en Belgique avec des syndicats, des médecins du travail, des magistrats et des victimes qui souhaitent voir inscrire dans les règlements de travail l'interdiction du harcèlement psychologique au même titre que celle du harcèlement sexuel. Un syndicat propose que soit introduit dans le "code du bien-être" du travailleur un article d'information sur le "mobbing" (définition, causes et conséquences), la désignation d'une personne référente, la possibilité d'une médiation ou de sanction... Des entreprises commencent à agir contre le harcèlement psychologique et des victimes entament des poursuites judiciaires (possibles en Belgique depuis 1998).
Un jour, un réfugié s’adresse à une administration pour demander l’asile. De bureau en bureau, sa présence sème le doute dans l’enceinte grise des dédales de la bureaucratie. Alors le destin de cet inconnu, sans le savoir, va modifier le destin de tous les autres... jusqu’au grand soir.
Cyril, bientôt douze ans, n'a qu'une idée en tête: retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère...
Une fois encore, Jean-Pierre et Luc Dardenne reviennent sur la question du lien en suivant le parcours d'un enfant en quête d'amour parental. Une nouvelle leçon de cinéma épuré jusqu'à l'os, avec un récit sans temps morts, sans psychologie, sans pathos. Thomas Doret est prodigieux d'intériorité. Le film le plus tendre du duo.
Directeur de la Division de la Promotion de la Santé, de l'Education et des Communications, Organisation Mondiale de la Santé, Genève, Madame Kickbush est à l'origine de la Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé et de la déclaration de Jakarta, deux éléments fondamentaux dans la construction de la Nouvelle Santé Publique. Elle joue un rôle de premier plan dans le façonnement des politiques sanitaires au niveau international. Tous lui reconnaissent un rôle d'ambassadeur de la Nouvelle Santé Publique.
Le Funambule avait un rêve. Celui de voler d’étoile en étoile. Pourtant il n’avait pas d’ailes. Non seulement il réalisa son rêve mais il réveilla aussi les rêves des citoyens de la planète Terre.
Karim est malade, malade psychique. Il a 30 ans et alterne des phases de repli sur lui-même avec des périodes d’exaltation. Progressivement, le vide s’est fait autour de lui. Seuls sa mère, sa sœur et son père Robert l’empêchent de sombrer complètement, au prix de leur propre santé. Robert dit souvent à son fils qu’il faut s’en sortir, se battre, guérir… Il lui répète sans cesse qu’il doit “prendre un chemin”. Mais entre les deux hommes de la famille, lequel doit trouver son chemin, cette voie vers l’apaisement, le fils ou le père ?
Titre donné par le jeune homme qui nous révèle, dans ce document, sa trajectoire de «schizophrène» avec une prise de conscience extraordinaire de son vécu douloureux, du rôle des neuroleptiques sur ses pensées et de leurs mécanismes neurobiochimiques. Il nous donne également, parfois avec humour, une leçon de sagesse et d’humilité qui s’inscrit dans une perspective de prévention quant à l’utilisation du haschich qui a été, pour lui, le déclencheur de ses troubles psychiatriques.
Observation vidéo, parfois à la paluche, pendant une année de la vie quotidienne du "réseau" existant dans les Cévennes autour de F. Deligny. A partir du stock de bandes recueillies, le CREAI propose un "bout à bout" de séquences avec un commentaire de Deligny (en voix-off) qui vient s'inscrire en "légende". Un film-observation qui met à jour de façon évidente les comportements stéréotypés des jeunes autistes, et le mode de prise en charge des intervenants du réseau Deligny.
A l’hôpital, quand on a le dos tourné, il se passe des choses étranges. De curieux petits bonshommes prennent possession des lieux… Un film réalisé par 12 élèves de l’école fondamentale communale Léopold Mottet.
Dans le cabinet de Georges Federmann, psychiatre atypique, consultent des patients français et étrangers. Originaires du quartier, du village voisin ou d’un autre continent, Diane, Gilbert, Karim ou encore Claudine viennent confier ici leur histoire. Pour certains il s’agit de trouver un refuge, une oreille attentive, pour d’autres c’est l’envie de vivre qu’il faut préserver.
Dans 95% des cas, le diagnostic prénatal permet de confirmer que le foetus se développe normalement. Parfois, hélas, il met à jour un problème. Vient alors le moment douloureux d'interrompre ou non la grossesse, de pousser ou non les investigations, et de déterminer jusqu'où l'enfant à venir est "acceptable". Une décision où l'attitude du corps médical joue un rôle prépondérant, et dont personne ne sort tout à fait indemne. Du témoignage personnel à l'éthique de société, le reportage tente de rassembler quelques éléments qui alimenteront la réflexion personnelle.
Une tentative inédite de gérer la toxicomanie au quotidien: une expérience menée à Liège dans un lieu d'accueil et de premiers soins pour les toxicomanes. L'équipe pluridisciplinaire de "Start" (médecin, éducateur, assistant social,...) situe son intervention à la frontière entre soins médicaux et volonté d'encadrement. Un reportage basé sur les témoignages de toxicomanes qui racontent leur descente aux enfers et leur galère quotidienne.
Il s'agit d'un bout-à-bout muet en N&B. Observations d'un enfant de 4 semaines à 15 mois faites en milieu familial. Mouvements des mains, des bras et des jambes à quatre semaines, les premiers sourires, l'enfant se retourne, l'enfant assis. Les repas au biberon, à la cuillère, à la tasse. L'enfant debout, la marche tenu, la marche seul.
Le jeune enfant ne peut simultanémant envisager un ensemble et toutes ses parties. La notion de composition d'un produit cartésien n'est pas acquise avant l'âge de 7 à 8 ans. L'évolution de la combinatoire chez l'enfant est étudiée à l'aide de matériels appropriés et d'exercices progressifs. On demande ici à des enfants de 5 à 9 ans de réaliser toutes les combinaisons possibles de trois, puis de quatre couleurs avec deux formes (toit et murs d'une maison). On peut observer la progression des performances au cours des années (élimination des doublons et des manques), avec l'affinement des méthodes de rangement des objets et la capacité de se représenter mentalement l'ensemble des possibilités.