La parole est donnée à 6 personnes devenues tétraplégiques, qui s'expriment, sans concession, sur leurs difficultés quotidiennes et leurs aspirations. Ces témoignages émouvants et forts, sont avant tout, une base de travail et de réflexion pour tous les gens confrontés à l'accompagnement de ces personnes , de l'hôpital, après l'accident, jusqu'à un possible emploi et une réinsertion sociale.
Les différentes aides sociales octroyées aux personnes atteintes de troubles mentaux. Pour bénéficier de moyens de subsistance ou pour solliciter une formation, une assistance ou un emploi, le parcours est souvent long, pénible et semé d'embûches...
Les professionnels du champs médico-social se heurtent à un nouveau problème mal identifié, celui de la souffrance, du " mal être " d'un nombre croissant de personnes dans des situations de précarité et d'exclusion sociale. S'agit-il d'un problème de santé mentale, d'un problème nouveau, spécifique nécessitant de nouvelles formes d'interventions? Le Professeur Lazarus, au cours de cet entretien, analyse cette situation et nous donne des éléments de réponse.
Mona fait de l'auto-stop. Elle dérive au gré des rencontres. Elle est sale et ne veut pas qu'on l'aime à tout prix. Jeune femme asociale, elle mourra de froid, seule. Personnage dont la vie est fragmentairement reconstruite par ceux qui l'ont rencontrée, Mona est une rebelle débarrassée du romanesque habituel. Éprise de liberté, elle enclenche un processus d'exclusion sociale dont l'issue ne peut être que fatale. Sandrine Bonnaire démontre à ceux qui en doutaient qu'elle est bien plus que la créature de Maurice Pialat.
Rosie a treize ans et les questions qu'on lui pose à son arrivée dans un home pour jeunes délinquants la plongent dans ses souvenirs. Une mère trop jeune, un frère aîné brutal et autoritaire et ce monde meilleur qu'elle s'est créé et dans lequel elle se réfugie de plus en plus souvent en compagnie de son prince Jimi. Bouleversant.
Après une période de mal-être, de souffrance...la solitude, l'inactivité, le regard des autres semblent être autant de freins à une pleine réhabilitation. Témoignages recueillis sur fond d'activité théâtrales. * Textes extraits du " recueil de témoignages " écrits par les adhérents et réalisé au moment de la production du film.
C'est l'histoire de quelques jeunes, atteints de schizophrénie, qui préparent une émission de radio autour de leur maladie. Au fil de l'élaboration du projet, ils confient, avec lucidité et sincérité toute la difficulté de vivre avec cette maladie qui parasite, perturbe, chamboule l'esprit autant que les relations sociales. Un film pour casser les préjugés.
Ce document vidéo s'adresse aux employeurs. Il s'agit d'un document présentant trois courtes histoires d'intégration au travail. Les trois personnes présentent des problèmes de santé mentale, elles ont toutes traversé avec succès les étapes de formation et d'intégration au travail. Les interviews nous permettent de connaître le point de vue du client, de l'employeur, des collègues de travail.
Pour les malades dits "malades mentaux chroniques", des "expériences pilotes" sont tentées en France afin de leur permettre d'en "sortir" et de trouver une place dans la société. Explications de ce travail de réinsertion sociale à travers un exemple dans le Gard. Malgré un lourd passé psychiatrique, trois personnes osent se lancer dans l'aventure du dehors. Comme la pratique alternative qui a inspiré les producteurs, le film se déroule entre deux pôles: l'hôpital psychiatrique de Prime Combe, impasse où échouent les malades chroniques de toute la région, et Sommières, lieu ouvert, ville carrefour.
PRIÈRE DE RÉINSÉRER Documentaire (52 min)
Réalisateur :
Jean-Michel CARRE Pays :
France
- 1992
Nominé au 7 d'Or à Paris en 1993 et aux Emmy Award
L'échec des tentatives de réinsertion des détenus est un problème majeur de la justice auquel notre société semble incapable de répondre. La prison ne règle rien. Misère affective et matérielle y sont au contraire accentuées: déresponsabilisation, marginalisation, rupture avec la famille, avec les enfants, humiliation... Le document suit des jeunes femmes dans leurs tentatives de réinsertion, dès leur sortie de prison, à la recherche d'un travail, d'un logement, chez le juge, dans leur famille. Comment accéder à la normalité malgré tous les obstacles qu'elles rencontrent? Comment ne pas rechuter et se retrouver à nouveau en prison?
Un centre de socialisation à Florence, fréquenté par des ex toxicomanes, des gens sortis de prison, des sans abris, des personnes avec des problèmes psychiatriques. J'ai passé quelques années à fréquenter ce lieu comme si j'avais été adopté dans cette sorte de port de mer – d'où certains disparaissent, pour revenir après quelques mois, d'autres sans plus laisser de nouvelles, D'autres débarquent, chacun avec son histoire.
J'avais été invité pour faire des entretiens. J'ai proposé d’inventer un film à faire, avec eux. Et même pour eux. Chacun est seul avec son vécu. On ne peut que l'imaginer. J'ai évoqué le voyage d'Ulysse. Ulysse qui est celui qui a disparu, aux prises avec les sirènes et les monstres, qui revient du pays des morts. Son nom est personne, Il est l'inconnu qui se raconte.
" Nous étions au midi de notre vie", un midi resplendissant!... Un 10 novembre 1984, alors que tu te rends à ton travail, un arbre (...) s'abat sur ta voiture. Ni vent, ni tempête ce jour-là... Négligence des hommes ? Fatalité ? Destin ? Tu seras désormais tétraplégique et moi femme de " tétra " (Nicole Lecorps " A corps et à cris " Ed. des Grands Ducs). Ce film est le récit de Nicole qui raconte la vie avec Jacques depuis l'accident, avec le meilleur et le pire...
Magazine complet traitant de sujets de santé les plus divers dans un objectif de prévention et d'information, avec reportages, témoignages et débats à l'appui. De grands médecins et personnalités scientifiques participent à cette plongée au coeur de la médecine
Un document surprenant sur le monde méconnu des malades mentaux. Exclus de la société, ces malades sont souvent condamnés à passer leur vie dans des asiles. En 1978, le Docteur Roelandt, chef de service de l'hôpital psychiatrique d'Armentières (région lilloise) bouleverse le régime thérapeuthique qui leur est infligé. En coopération avec des médecins généralistes, des élus locaux, des assistantes sociales, des enseignants, des policiers, des artistes,... il crée de nouvelles structures adaptées et viables dans la ville afin que ses patients puissent accéder à un certaine autonomie et donner un nouveau sens à leur existence. Une nouvelle approche de la santé mentale illustrée par des interviews de malades, du personnel médical et de l'initiateur de la "psychiatrie citoyenne".
Vivre en ville est un pari risqué pour quelqu'un qui a vécu un certain temps à l'hôpital et qui a été marqué par la psychiatrie asilaire. Le fonctionnement à Paris de "Trames", réseau de communication et de solidarité entre des gens, patients en psychiatrie. Les individus, leur histoire et le groupe; entre les mots (sur la psychiatrie, le délire, les médicaments) et les activités créatrices (peinture, écriture, théâtre, vidéo, radio). Au travers des paroles dites, une émotion retenue et une sorte d'urgence vitale. Au coeur de ce reportage, la créativité des gens de "Trames" et leurs liens affirmés ou contestés avec la "folie".
A partir d'un atelier vidéo réalisé avec des personnes bénéficiaires du RMI, ceux-ci décident de mettre à profit leur expérience de la vidéo pour témoigner de leur propre vécu.
PARCE QUE LA VIE NOUS ENTRAÎNE TOUJOURS PLUS BAS Documentaire (58 min)
Réalisateurs :
Alain CASANOVA
/
Monique SALADIN Pays :
France
- 1992
Primé au IIIè Festival de la Communication A.V. de l'Economie Sociale, Evian, 1993
Exodus ? Des filles, des garçons, entre 20 et 25 ans, sains, sportifs ... se déplacent en caravanes à travers toute l'Italie, dans une atmosphère de vacances heureuses. Pourtant, tous sont d'anciens toxicomanes que l'héroïne a "tenus" 7, 8, voire 10 ans ! Ils témoignent que cette expérience de réinsertion, même si elle est parfois difficile, les rend à la vie, à la joie de vivre... Le film se termine 5 ans après le premier tournage, avec quelques-uns des principaux acteurs de cette aventure.
LOVE AND DIANE Documentaire (2h35)
Réalisateur :
Jennifer DWORKIN Pays :
Etats-Unis
/
France
- 2002
Léopard d'or au 55ème Festival international du Film de Locarno en 2002
Prix du meilleur film au One World Human Rights Documentary Film au Festival de Prague 2002
Mention du jury des bibliothèques et du patrimoine au Cinéma du réel 2002
Il a également été récompensé au New York Film Festival 2002
Ce documentaire grand format (155') retrace l'histoire d'une famille noire de Brooklyn victime à la fois de la pauvreté et des lois qui la contrôlent. Autour de la mère, Diane, ancienne toxicomane, et de sa fille Love, séropositive, qui vient de donner naissance à un fils, trois générations tentent d'échapper à un engrenage destructeur... La réalisatrice a suivi durant plusieurs années les douloureuses étapes qui débutent lorsque les six enfants sont retirés à Diane, accro au crack, pour être placés dans différents foyers. Six ans plus tard, ils se retrouvent tous à la maison, traumatisés par leur séparation et se reconnaissant à peine. Plus tard, c'est au tour de Love d'éprouver des difficultés à assumer son rôle de mère de famille. Les services sociaux lui retirent son enfant. Elle est accusée de négligence et doit prouver aux travailleurs sociaux, thérapeutes et autres procureurs qu'elle est une "bonne mère"... Sensible, respectueux et pudique, le film accompagne intimement ces êtres confrontés de génération en génération aux mêmes épreuves.
Après neuf ans de détention psychiatrique pour viol, Theo est libre. Sa peur des femmes, indissociable de son désir insatisfait, fait de son quotidien un véritable enfer. A vingt-sept ans, Nettie est enfin parvenue à se détacher de son père qui la maltraite psychologiquement depuis sa plus tendre enfance. Theo et Nettie font connaissance et s'éprennent l'un de l'autre. Un voyage commence qui les confrontera à leur libre arbitre.
Une chronique dure sur la tentative de réinsertion d'un ancien détenu psychiatrique, magistralement interprété par Jürgen Vogel. Au-delà de la forme très maîtrisée, le film est saisissant par la complexité du récit, où alterne le monstrueux et l'humain, sans aucun raccourci psycho-explicatif. Obsédant et convaincant, il dépeint l'amour entre deux êtres en proie à la terreur, la culpabilité et la solitude. Un film réussit pour un sujet fort.
Bonus: La note d'intention. - Les récompenses. - Galerie photo. - Filmographies.
Karim est malade, malade psychique. Il a 30 ans et alterne des phases de repli sur lui-même avec des périodes d’exaltation. Progressivement, le vide s’est fait autour de lui. Seuls sa mère, sa sœur et son père Robert l’empêchent de sombrer complètement, au prix de leur propre santé. Robert dit souvent à son fils qu’il faut s’en sortir, se battre, guérir… Il lui répète sans cesse qu’il doit “prendre un chemin”. Mais entre les deux hommes de la famille, lequel doit trouver son chemin, cette voie vers l’apaisement, le fils ou le père ?