Psychiatrie, folie, maladie mentale, des mots qui font peur et que l'on préfère réserver aux autres. Des mots qui impliquent ou qui impliquaient souvent enfermement, asile. Beaucoup de choses ont évolué ces trente dernières années (anti-psychiatrie, neuroleptiques, réflexion psychanalytique...) pour qu'on puisse dire qu'il existe aujourd'hui de réelles alternatives à l'hospitalisation psychiatrique. L' émission propose de redéfinir la psychiatrie au départ de documents d'archives (1962, 1971, 1990, 1991) qui sont commentés par un psychiatre et un psychanalyste. Ces derniers insistent sur l'importance de rétablir la communication là où il n'y en a plus quand la personne est en souffrance et qu'elle ne peut plus trouver de soutien dans son environnement social. Leur but est de montrer que tout un chacun peut éprouver à un moment de sa vie des problèmes existentiels qui n'impliquent pas pour autant la folie et que des lieux existent où l'on peut trouver une aide (centre de santé mentale, placement familial, psychothérapie, ...).
Lors de cet entretien, Daniel Schurmans nous raconte son parcours et la rencontre des cultures qui ont guidé ses réflexions et ses pratiques cliniques. Notamment avec des guérisseurs africains. Naviguant entre la psychiatrie et l’anthropologie, Daniel Schurmans explore les concepts et les pratiques en Europe, nourri par ses enseignements et expériences étrangères. Il développe le concept de psychiatrie anthropologique, interroge l’origine des troubles mentaux, avec entre autres la question de la psychose, et pointe l’importance du donné culturel dans l’appréhension des souffrances psychiques. Dans la collection "Mémoires de psys"
Plongée dans le monde de l'autisme à travers une démarche intimiste, cherchant à être au plus près des corps. Un film sensoriel qui témoigne d'autres façons "d'être au monde", bouleversantes et mystérieuses.
En première partie , un entretien avec Jacques Salomé sur la communication intime : " Le jeu des désirs " (extrait de la série " Tendresses "). Le dossier principal de l'émission est consacré à l'éducation de l'enfant et à la relation qui se noue entre l'enfant et toutes personnes en contact avec lui, qu'elles soient gardiennes, puéricultrices, parents ou grands-parents. Des exemples de ces diverses relations sont extraits de documents d'archives. Ils sont commentés par une invitée, Anne Dethier, psychologue à l'université de Liège. Les extraits proposés sont : " A fond la caisse " (Strip-tease) et " Dialogues ", un document réalisé par Canal Emploi pour le compte de l'O.N.E.
C’est l’histoire d’Elisa et d’une lettre anonyme... Ou comment un projet institutionnel a transporté le groupe d’atelier en atelier pour finalement devenir un film.
L'hypnose, aussi vieille que l'humanité, est actuellement utilisée comme un outil médical qui aide à résoudre des problèmes psychologiques ou qui permet d'éviter une anesthésie générale lors d'interventions chirurgicales. Exemples avec une opération de la gorge et une reconstruction du nez sans anesthésie générale et sans douleur.
Ils ont commis des actes graves, délictueux ou criminels. La justice les a jugés irresponsables de leurs actes au moment des faits. Ils sont internés et incarcérés pour une durée indéterminée entre les murs de l’annexe psychiatrique de la prison de Forest. La nef des fous nous plonge au cœur de cellules où l’humanité semble avoir été oubliée. En confiance, les détenus se révèlent et nous livrent leurs espoirs plus ou moins réalistes d’être libérés un jour…
Une approche de la musicothérapie. Interview de spécialistes qui depuis peu découvrent et appliquent un traitement musical à leurs patients : M.Dierkens, professeur de psychiatrie à l'Université de Bruxelles et de Mons ; M.Couvreur, kinésithérapeute ; Mme.Ypersiele, sociologue ; M.Gilson, psychologue, directeur d'un P.M.S. Rencontre avec des personnes qui ont suivi un traitement de musicothérapie : les patients expliquent que la musique diffère selon le problème à traiter.
Considérée souvent comme " pas crédible "", cette maladie véritable atteint environ 10% de la population et peut devenir une véritable obsession pour celui ou celle qui en est frappé. Ce document de portée générale, explore les aspects médicaux et psychologiques de cette affection handicapante.
Dès la petite enfance, on peut observer des différences d'intelligence entre les individus. Des différences qui aboutissent à classer les enfants, à les hiérarchiser. Et, surtout, qui leur donnent plus ou moins de chances dans leur réussite sociale et personnelle. Les psychologues ont essayé d'étudier la nature de l'intelligence et de la mesurer. Pour cela, ils ont élaboré le quotient intellectuel, le fameux Q.I. Quel est son usage ? Quelle est sa validité ? Au cours de l'émission, nous voyons comment ces tests, censés mesurer l'intelligence, mesurent en réalité l'adaptation de l'enfant ou de l'individu au système scolaire et à la société. Une discussion entre les différents invités, comme J.Voeneche, Belge qui travaille à l'Université de Genève et M.Schiff, un psychologue français du C.N.R.S., clôture cette émission.
Vingt mille personnes en Belgique sont atteintes de la maladie de Parkinson. Des témoignages sur la maladie au quotidien : tremblements, contorsions incontrôlables, crises de blocage, chutes fréquentes... Les médicaments et leurs limites ainsi que les nouveaux traitements neurochirurgicaux : implantation d'électrodes au sein du cerveau et recherche expérimentale sur la greffe de cellules d'embryons humains dans les noyaux du cerveau atteints par la maladie.
Sorte de démence présénile, la maladie d'Alzheimer frappe généralement après 65 ans mais elle peut apparaître dés la quarantaine. Elle se caractérise par la perte progressive des fonctions intellectuelles ; la déchéance physique achève de réduire le malade à l'état végétatif : il ne peut plus se nourrir, ni contrôler ses réactions. Actuellement, la médecine reste impuissante dans le combat contre ce mal, la mort en est toujours l'aboutissement. Elle constitue la quatrième cause de décès des personnes du 3ème âge. Des témoignages de proches, doublés d'images dramatiques de personnes atteintes et complétés par les commentaires d'un neurologue, d'un psycho-gériatre et d'un biochimiste tentent de cerner cet univers dans lequel vivent quelque cent mille personnes en Belgique.
On sait que plus de la moitié des personnes âgées sont atteintes de la maladie d'Alzheimer et que cette affection, indiscutablement liée à l'âge, va aller croissant avec le vieillissement de la population. Parallèlement aux recherches en laboratoire qui tentent de cerner les mécanismes impliqués et de mettre au point des médicaments, les soignants ont pris à coeur d'assurer une certaine qualité de vie pour les malades et leurs famille. Ainsi, aux stades les plus précoces, on table sur les capacités préservées pour entreprendre une rééducation de l'autonomie. Aux stades plus avancés, quand les facultés mentales s'estompent de plus en plus, c'est sur le plan affectif que l'on arrive à maintenir un contact aimant et respectueux jusqu'au bout. Sans compter le soutien à apporter aux familles, qui poussent souvent au-delà du supportable les limites de leur dévouement. Dans ce film, la priorité est apporté aux témoignages avec l'intervention du Professeur Ph. Meire, neuropsychiatre spécialisé dans les problèmes de vieillissement.
Collectionneur de musiciens maudits, d’assassins déraisonnables, de monstres de foire, de révolutionnaires paranoïaques, de pétomanes ou d’anachorètes suicidaires, un patient en institution psychiatrique présente une galerie de personnages historiques qui le hantent.
La mort, dans nos sociétés occidentales, est un sujet tabou. En Belgique, sont nées deux associations dont le but est d'aider les mourants : l'Association belge pour le droit de mourir dans la dignité et le Centre d'aide aux mourants. Des structures hospitalières qui accueillent et assistent ceux qui vont mourir se sont créées. Certaines associations vont même jusqu'à apporter à chacun de ceux qui le souhaitent une aide et des conseils très concrets dans le domaine de l'euthanasie et du suicide. Cette démarche soulève plus d'un problème moral : la médecine curative et le spectre de l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie et ses excès. Pour éclairer cet aspect délicat, un débat regroupe les personnalités suivantes : les professeurs Maurice Lamy (anesthésiologie), Yvon Kennis (cancérologie), Darius Razavi (médecine psychosomatique) et le père Patrick Verspieren s.j.
En 20 ans, la fécondation in vitro est arrivée à l'âge adulte et en Belgique, 2 enfants sur 100 en sont issus. Nous avons rencontré les acteurs de la FIV. Des gynécologues, des psychologues qui travaillent en collaboration dans les unités de fertilité. Des couples bien sûr, qui expriment les souffrances liées à la stérilité. 52 minutes pour retracer un parcours éprouvant sur le plan psychologique mais captivant en matière de recherche.
La fécondation artificielle est entourée de beaucoup de questions, de craintes, de fantasmes, souvent à cause d'une mauvaise information. Elle est aujourd'hui couramment utilisée pour résoudre certains problèmes de stérilité. Les deux méthodes de base sont l'insémination artificielle par donneur (IAD) et la fécondation in vitro (FIV). Le réalisateur a rencontré des spécialistes mais aussi des couples qui ont eu recours à ces méthodes. Les étapes de la technique, les difficultés rencontrées, les problèmes relatifs aux échecs des méthodes, les craintes quant aux réactions de l'entourage... Tour d'horizon d'une technique que l'on croit parfois appartenir au futur mais qui est dé‚jà tout à fait d'actualité.
En première partie, un entretien avec Jacques Salomé sur la communication intime : " Enfance et adolescence - Des langages aux questions ", extrait de la série " Tendresses ". Dossier principal : la fécondation artificielle. Les techniques de procréation médicalement assistée se sont considérablement développées et affinées ces dernières années. L'invitée de l'émission, Christine Delahaye, gynécologue et obstétricienne, propose une réflexion sur les problèmes psychologiques liés aux techniques nouvelles de la fécondation in vitro. C'est pourquoi, sans oublier les techniques de la fécondation artificielle, l'essentiel du débat porte sur le contexte et les conséquences psychologiques et sociales, tant pour les candidats parents que pour les enfants ainsi procréés (relations sexuelles, lien parent-enfant, filiation naturelle et filiation symbolique ...). Le tout est mis en rapport étroit et constant avec une réflexion éthique rendue nécessaire par les cas de figure inédits que la science propose à notre culture.