Ce film propose un état des lieux de la psychiatrie dans notre société et les conséquences alarmantes de la nouvelle loi sur la psychiatrie avec ses objectifs scientiste et gestionnaire.
Qu'est-ce qu'un soin psychique? Peut-on traiter la maladie mentale comme toute autre pathologie? Pourquoi tant de grands malades échappent au soin, au point où on les retrouve massivement dans la rue ou en prison?
Le documentaire s'ouvre sur une tombe, celle d'un homme de 42 ans mort dans la rue, faute d'avoir trouvé un lieu où vivre sa schizophrénie. Une entrée violente pour parler de la folie et des failles de la prise en charge. Comment en est-on arrivé là? Quelles politiques médicale, sociale, judiciaire et économique sont à l'oeuvre dans cette exclusion? La psychiatrie est-elle une discipline normative ou humaniste?
A l'heure du tout sécuritaire et du tout mesurable, c'est à ces questions que répondent les témoignages et les entretiens de ce documentaire.
L'hospitalisation mère-enfant en psychiatrie commence à se développer en France, souvent à l'initiative des intersecteurs de psychiatrie infantile. Il s'agit d'une approche nouvelle des difficultés relationnelles parents-enfants dans un double objectif de santé publique : 1 - faciliter l'accès aux soins à des mères en souffrance psychique (psychose, dépression ...) sans obligatoirement couper les liens avec l'enfant 2 - élaborer dans la sérénité, en dehors de l'urgence, un projet à long terme pour l'enfant et ses parents en fonction des difficultés familiales repérées. Ces unités de soins, encore expérimentales en France semblent être particulièrement opérantes pour la prévention des troubles du développement, les troubles de l'attachement et de la maltraitance infantile. L'Intersecteur de psychiatrie infantile du CH de BRUMATH (67170) a ouvert en 1986 une unité de jour mère-enfant en articulation avec tous les partenaires extérieurs (maternité, pédiatrie, PMI, ASE, psychiatrie générale ...).
En France, trois mille enfants naissent chaque année de mères de moins de seize ans. Il ne s'agit pas toujours d'"accidents". Certaines grossesses sont désirées et voulues par la mère ou le couple... Réalisé en Guadeloupe, dans le Nord de la France et en région parisienne, le document dresse le portrait distinct de trois jeunes filles qui ont décidé d'avoir un enfant à l'âge de l'adolescence. Il rend compte des situations auxquelles s'exposent les mères mineures déjà responsables d'un enfant. La parole est donnée aux adolescentes, et aux jeunes pères présents, qui expriment les motivations profondes de leur désir d'enfant. Le film permet également de découvrir quelques-unes des aides et structures mises en place par la société pour protéger et assister ces jeunes mineures.
DVD comprenant deux films: le premier est destiné aux jeunes de 13 à 19 ans; le second est destiné plus spécifiquement aux adultes de la communauté éducative.
1. "Etat de violence" (26'): Les jeunes de 18 à 25 ans parlent de leur rencontre avec la violence à la maison, dans la rue ou à l'école: comment ils l'ont vécue, comment ils ont basculé à leur tour et comment ils s'en sont sortis. Leurs témoignages alternent avec une fiction basée sur un fait divers réel qui met en scène des jeunes tentés par des actes agressifs. Le film cherche à approcher au plus près l'attitude de violence à l'adolescence, qu'elle soit tournée vers les autres ou vers soi-même. Le message se veut foncièrement positif face à une situation qu'on juge trop souvent inéluctable. 2. "Comme une vague" (45'): Témoignages de jeunes de 18 à 25 ans concernés par la violence comme victimes, témoins ou agresseurs. Les récits sont commentés par un psychosociologue et rassemblés en trois thèmes: l'expérience de la violence, comment on bascule et comment on peut s'en sortir. Un outil de débat et de formation pour entrer au coeur de la problématique violente.
Note: Ce film a obtenu une mention spéciale du jury au festival Vidéopsy, Auxerre, 1997.
Bonus DVD: "Le paradoxe de l'adolescence" (20'): Interview exclusive du Professeur Philippe Jeammet, chef de service des adolescents à l'Institut mutualiste Montsouris Jordan.
À l'origine, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elizabeth. Atteint d'une maladie génétique rare, le petit Joseph devait recevoir une greffe de moelle osseuse. Elizabeth n'était pas compatible, ses parents conçurent alors un troisième enfant dans l'espoir de sauver Joseph. Mais Henri qui allait bientôt naître, lui non plus, ne pouvait rien pour son frère - et Joseph mourut à l'âge de sept ans. Après la naissance d'un petit dernier, Ivan, la famille Vuillard se remet doucement de la mort du premier-né. Les années ont passé, Elizabeth est devenue écrivain de théâtre à Paris. Henri court de bonnes affaires en faillites frauduleuses, et Ivan, l'adolescent au bord du gouffre, est devenu le père presque raisonnable de deux garçons étranges. Un jour fatal, Elizabeth, excédée par les abus de son mauvais frère, a "banni" Henri, solennellement. Plus personne ne sait exactement ce qui s'est dissoute. Seul Simon, le neveu de Junon, recueilli par sa tante à la mort de ses parents, maintient difficilement le semblant d'un lien entre les parents provinciaux, la soeur vertueuse, le frère incertain et le frère honni...
Un ballet hivernal magistral. Les interprètes (...) étincellent, des membres fidèles du pays des merveilles de Desplechin (...) aux néophytes (...), et Catherine Deneuve règne de son aura terriblement humaine (...). Eblouissant. [MCinema]
Un programme expérimental pour le logement des personnes ayant des difficultés psychiques. L'Abej solidarité a intégré un programme expérimental impulsé par l'Etat intitulé "Un chez soi d'abord", traduction littérale d'Housing First, un programme de travail social nord-américain. Ce programme s'adresse à des personnes sans domicile et porteuses d'un trouble de santé mentale ayant un important retentissement sur leur quotidien. Il s'agit de mettre immédiatement ces personnes dans un logement avec un accompagnement adéquat. Totalement innovante en France, cette action est peu, voire pas du tout connue du public.
Il est des situations où le bébé à sa naissance vient perturber l'harmonie nécessaire aux relations précoces parents-enfants. le Docteur Salbreux décrit ces différents situations dans lesquelles l'examen du bébé met en évidence des signes cliniques pathologiques. Quelles conduites à tenir, comment associer les parents aux modalités du cheminement diagnostique, quelles sont les stratégies relationnelles nécessaires pour qu'un éventuel futur handicap soit correctement assumé par l'entourage de l'enfant.
Comment libérer la parole de l’entourage des personnes alcooliques, et comment les aider. Au travers de groupes de paroles pour adolescents et adultes, la réalisatrice Kristell Menez mène son travail d’écoute et de compréhension.
Ce film a pour objectif de montrer, le plus simplement du monde, plusieurs personnes trisomiques, du plus jeune âge à l'âge adulte , au travers de leur vie au quotidien, au sein de la société. L'enfant trisomique est éducable et perfectible. Il a droit à une éducation à part entière pour le développement de tout son être. Comme tout autre personne, handicapée ou non, la personne trisomique a droit à une vie épanouissante, tant personnelle que familiale et sociale. Elle n'a pas à vivre à moitié, ni à l'écart.
Des soignants aux visages masqués mettent en évidence la distance qui les sépare des patients, aux visages démasqués. Vision symbolique de l’hôpital psychiatrique, ce film pose la question de l’engagement dans le travail thérapeutique, à travers quelques moments de la vie quotidienne des infirmières.
Trois personnes, ayant souffert de troubles mentaux, témoignent de leur parcours entre l'hôpital et la reprise d'un travail. Pascale est employée dans une banque, Noël, ancien cadre commercial, travaille dans un atelier protégé, Marguerite a été reclassée dans une grande surface.
Suicides chez Renault, Peugeot ou Sodhexo, cadences intenables, surmenage des cadres, infarctus lié au stress... Le travail est-il redevenu synonyme de danger, souffrance, maladie? A l'heure où l'on nous demande de travailler plus pour gagner plus, les Français en ont-ils simplement la force? Ou bien les salariés sont-ils déjà au bord de la crise de nerf?
Et les maladies professionnelles... Chaque année, 47.000 nouveaux cas de travailleurs malades sont diagnostiqués: cinq fois plus qu'il y a dix ans! Tous les jours, 2. 000 personnes sont victimes d'un grave accident du travail. Des chiffres qui depuis quelques années ont cessé de baisser en France. Stress, maladies, accidents: pourquoi les conditions de travail se dégradent elles? Comment améliorer les méthodes de management? La France suit-elle le chemin Japon, le pays du "karochi", la mort par surmenage? Au moment où gouvernement, syndicats et patronat tentent de redéfinir les conditions de travail et la pénibilité des métiers.
1. "Mort au bureau": Pourquoi Yann, 34 ans, jeune cadre compétent et enthousiaste d'une grande société française, s'est-il donné la mort? Epuisé par les horaires, submergé par le stress, il avait alerté sa hiérarchie de son incapacité à suivre le rythme. Qui est responsable? Ses clients, ses collègues, le PDG? Ou bien la technique de management mise en place dans son entreprise? - E. Gay.
2. "Les kamikazes du boulot": Au Japon, le "karochi ", la mort par surmenage, est considéré comme une maladie professionnelle. Les suicides liés au stress se comptent par centaines. Un salarié sur quatre travaille plus de 60 heures par semaine, sans compter les soirées et les week-ends non payées! Comment tiennent au quotidien ces salariés sous pression? Comment les entreprises tentent-elles de remédier à ce fléau? Reportage au pays des forcenés du travail. - Y. Fronty et Z. Berkous.
3. "Cancers à la chaîne": Dans cette petite vallée de l'Aude, des ouvriers ont travaillé pendant des années à la chaîne, sans se douter qu'ils s'empoisonnaient. Aujourd'hui gravement malades, ils accusent leurs entreprises de les avoir sacrifiés. A-t-on respecté les règles? Quels produits dangereux ont-ils manipulé? Qu'ont fait les médecins du travail, les syndicats, la direction? Les consignes de sécurité étaient-elles vraiment adaptées? - E. Margout et A. Tribouart.
4. "Stress business": Les entreprises sont responsables des dangers auxquels leurs salariés sont exposés, y compris le stress. Du coup, la gestion du surmenage est devenue un véritable business. Des cabinets de psychologues investissent les sociétés pour y prodiguer leurs conseils. Comment apprend-on aux managers à gérer la pression? A prévenir le malaise de leurs salariés? A obtenir de meilleures performances sans épuiser les troupes? - Y. Martinet et M. Second.
Le Centre d'Aide par le Travail offrent à des milliers d'adultes handicapés une possibilité d'insertion sociale et professionnelle. Comment ces travailleurs vivent-ils leur quotidien, à l'atelier, dans les transports, lors des repas ? Quand ils peuvent, pour un temps, travailler en entreprise ordinaire, comment jugent-ils leur situation ? Enfin, que deviennent ceux qui ayant été embauchés, ne dépendent plus du CAT ?
Laure a dix ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à Lisa et sa bande qu'elle est un garçon. Action ou vérité? Action. L'été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres... suffisamment différent pour attirer l'attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l'été n'allait jamais révéler son troublant secret.
Un documentaire en six parties (6 x 25') sur le monde des tout-petits. Construit à partir des découvertes scientifiques récentes, il suit l'enfant de la naissance à la troisième année et permet de mieux comprendre son comportement et sa perception de l'environnement. Un itinéraire fantastique, burlesque et parfois inquiétant pour conquérir les fonctions fondamentales: les tout débuts, les premiers pas, la préhension, le langage, la pensée et la relation à l'autre. La caméra suit toutes ces étapes, alternant les points de vue du bébé et des adultes. Une réalisation visuelle originale au service d'une réflexion pointue sur les mécanismes de l'apprentissage.
Actuellement, de plus en plus de patients sont pris en charge dans des structures hospitalières situées au coeur de la cité. Mais, parallèlement comment vivent-ils leur quotidien ? En quoi le travail des infirmiers s'en trouve-t-il modifié ? Après de nombreux séjours en hôpital psychiatrique, Théo M., 49 ans, est suivi en hôpital de jour depuis 1990. Ce document nous montre depuis que sa mère a été hospitalisée il y a quelques années. Vivant seul, stabilisé, soutenu par une équipe soignante, Théo gère son quotidien. "Ma mère, quand elle marche, on dirait qu'elle est floche comme quelque chose qui fait floc, elle est tellement âgée, ça tient à un fil, elle est belle, ma mère !" - Théo.
Sur la place Henri Moissan à Evry, une femme et un homme partagent un panier de fruits. Mais la femme doit se sentir bien seule : la tête de l’homme a disparu. Intriguée par cette étrange statue, je me lance à la recherche de la tête et tente de reconstruire l’histoire de ces deux personnages.
TERRITOIRE DE LA DOULEUR Reportage (52 min)
Réalisateur :
Richard HAMON Pays :
France
- 1995
Prix des dix meilleurs films aux entretiens de Bichat 1995
Face au problème de la douleur, et tout particulièrement face à la douleur de l'enfant, la médecine a longtemps été indifférente, allant même jusqu'à nier son existence. Face à ce déni, un petit nombre de médecins ont pris conscience du caractère inacceptable de cette situation. Ce film va à la rencontre de ces pionniers. Il montre les problèmes auxquels sont confrontés ces quelques professionnels de la santé, les difficultés techniques que présente une prise en charge efficace de la douleur de l'enfant ainsi que quelques solutions immédiates, qui gardent encore trop souvent un aspect expérimental. Ce film a été tourné dans les hôpitaux de Besançon, Clamart, Hyères, Lyon, Montpellier, Nantes, Paris, Strasbourg et Villejuif.
Un jour, Alexandre Kouznetsov, photographe, se rend dans un institut psychopédagogique, à 400 km de Krasnoïarsk où il réside. Régulièrement, il y retourne: "Au milieu de ces gens, déclarés fous, inadaptés, j'ai découvert un territoire d'une authenticité, d'une vérité dans les rapports, inimaginable dans le monde "normal". Et cela grâce au projet défendu par celui qui est aujourd'hui à la tête de cet établissement".
C'est ce visage-là, cette image-là de la Russie que le réalisateur a voulu transmettre: un autobus bringuebalant, empli de "fous", s'enfonçant dans la nuit après avoir donné un spectacle de chants devant des détenus, des enfants - eux aussi enfermés: une métaphore de la Russie.