Un homme vit reclus depuis trente ans dans une forêt en France. Il creuse en solitaire de profondes galeries souterraines qu'il orne de gravures archaïques. Elles doivent résister à la catastrophe planétaire annoncée et éclairer, par leurs messages clairvoyants, les futurs habitants.
Le film raconte cette expérience en marge de la société moderne, affectée par la misère humaine et la perte définitive d'un monde parfait. Compléments DVD: "Un an après" (12') - "L'équilibre des fossoyeurs" (12') - Les complaintes audio (20').
Le boîtier comprend aussi un livret de 26 pages (entretien avec le réalisateur).
Encourager les patients d'un hôpital psychiatrique à nouer des relations entre eux, à se marier et à vivre en famille : la nouvelle idée audacieuse du chef de la maison Ehsan dans le sud de Téhéran. Au cours des 20 dernières années, ses 480 patients ont vécu dans des unités séparées pour hommes et femmes. Mais en 2017, le chef du centre a obtenu l'argent pour construire une nouvelle unité d'équipements matrimoniaux. Un comité de sélection commence à évaluer les patients et puis en sélectionne deux pour former le premier couple. Ces deux patients sont-ils capables d'avoir une relation qui mène au mariage ?
Montage d'entretiens en forme de dialogue imaginaire, sur le thème des représentations du handicap et des handicapés. Comment des éducateurs, des parents d'enfants handicapés ou des personnes "non concernées", voient-ils, vivent-ils le handicap ? Au-delà des représentations sociales, le film tente de dessiner les figures imaginaires du handicap qui nous habitent tous et leur évolution possible à travers l'itinéraire des parents et des éducateurs.
Des civilisations antiques aux découvertes les plus récentes, une série de trois titres qui analyse, avec des scientifiques, des psychologues et des historiens, toutes les dimensions du monde nocturne de l'esprit. Depuis toujours les rêves ont inspiré, terrifié et intrigué l'humanité. Environ 50.000 heures d'une vie sont consacrées aux rêves, soit six années entières passées dans un univers étrange et inconnu. Toutes les civilisations antiques ont incorporé les rêves dans leur culture. Ils sont le plus souvent intégrés aux mythologies, aux religions ou aux croyances qui ont façonné la culture moderne. Au cours de l'histoire, les rêves ont influencé des événements majeurs à l'origine de guerres ou de croyances. Certains témoignent de la confiance qu'ils octroient à leurs rêves.
Un très grand nombre d'enfants sont ou seront amenés à connaître au cours de leur vie un voire plusieurs changements dans la structure de leur famille. Le film aborde ces mouvances familiales et les effets qu'elles impriment dans les modèles relationnels que construisent les enfants. Il a pour objectif d'ouvrir le débat, de favoriser les prises de conscience des adultes afin de construire des relations familiales harmonieuses. Des enfants appartenant à des familles de différents types (classiques, mosaïques, recomposées, séparées,...) s'expriment au sujet de leurs parents, mais aussi de la fratrie, des demi ou quasi frères et soeurs. Le "roman familial" recouvre à la fois la réalité des relations vécues et les liens imaginaires que les enfants construisent psychiquement avec leurs parents et leur famille en général.
Qu'est-ce que la violence psychologique? Comment s'exerce-telle dans les familles? Les filles sont-elles davantage victimes à cause de l'éducation traditionnelle? Autant de questions auxquelles ce film documentaire tente de répondre à travers le récit de Salima. Salima a été suivie par une éducatrice de Marseille puis retirée de sa famille pour violences psychologiques. Son témoignage complété par celui de sa demi-soeur Nadia, permet d'illustrer les 7 catégories de violences psychologiques : le rejet, l'indifférence, le dénigrement, l'exploitation/corruption, l'isolement/confinement, le terrorisme et la négligence. Par cet essai de définition et les commentaires de Marie-France Hirigoyen, psychiatre et Véronique Nahoum-Grappe, anthropoloque, il s'agit de dénoncer enfin cette violence et l'aider à la repérer.
Le documentaire lève le voile sur la face cachée du procès des grands criminels nazis à Nuremberg en se basant sur le livre "Les entretiens de Nuremberg" de Léon Goldensohn. Outre la salle d'audience et le verdict, il révèle l'intérieur et le quotidien de la prison où Goering, Streicher et les autres sont restés enfermés près d'un an. Dans l'intimité des cellules, un psychiatre américain rendait visite aux criminel de guerre nazis. Jour après jour, il tentait d'analyser leurs motivations, consignant dans de petits carnets la teneur de ces entretiens. Comment ces criminels se comportent-ils face au psychiatre? Sont-ils des hommes tristement ordinaires ou de dangereux psychopathes? Eprouvent-ils de la culpabilité lorsqu'ils sont confrontés aux horreurs dont ils sont responsables?... Telles sont les questions, fondamentales et toujours actuelles, que ce film aborde. Il livre en même temps des connaissances à la compréhension du régime nazi et du procès de Nuremberg
Un regard sur les traumatismes psychologiques causés par les guerres à travers les témoignages de trois vétérans américains, trente ans après la fin de la guerre du Viêt-Nam. Accompagnés d'un de leurs enfants, aujourd'hui adulte, ils reviennent sur les lieux des combats. Leur cheminement psychologique et émotionnel permet de comprendre les séquelles provoquées par la guerre sur plusieurs générations. Leur expérience trace des pistes pour s'en sortir... Un film dédié à tous ceux qui ont été affectés par les traumatismes des guerres passées et présentes.
Le décor : l’hôpital psychiatrique d’Evreux à la veille de sa démolition. En guise d’introduction, un mouvement de travelling arrière, rapide et sec, traversant une fenêtre. Ainsi s’annonce le programme du film : aller du dehors vers le dedans, porté par le souffle du vent. Rebattant les cartes en déliant les images du son qu’il retravaille par une synchronisation partielle, Quentin Brière Bordier focalise toute son attention aux sonorités de la vie matérielle. Claquement des ciseaux du coiffeur, ronronnement du rasoir éléctrique, cliquetis des couverts, autant de présences sonores magnifiées par un somptueux noir et blanc. Exempt de parole, le film oppose au témoignage un regard attentif aux visages et aux gestes ritualisés de la vie quotidienne. Attention dénuée de toute nostalgie pour les murs usés de ces espaces désuets, dont la tonalité carcérale surgit au détours de quelques plans violents, saccadés. Et alors que peu à peu, dedans, les espaces se vident, vouant à la disparition des ultimes traces des vies passées, et que dehors la destruction fait rage, murs détruits, arbres arrachés dans le fracas des tronçonneuses, on voit ces corps prostrés, têtus dans leur mutisme. On l’a compris, des arbres qu’on abat à ces derniers hommes, Quentin Bordier nous convie à déplacer notre regard au-delà de toute compassion pour, comme le titre évoquant Murnau le suggère, nous souvenir d’une humanité qui est aussi la nôtre”. http://quentinbrierebordier.wordpress.com/2013/03/23/les-derniers-hommes-2/
Qui soigne-t-on, que soigne-t-on, comment ça soigne ? Comment communique-t-on avec des enfants qui ne parlent pas ou peu, qui semblent indifférents à la relation humaine quelle qu'elle soit ? Comment l’enfant autiste peut-il sortir de sa bulle ? Comment les parents vivent-ils la souffrance de leur enfant et la thérapie au long cours dont il bénéficie ? Dans un hôpital de jour d’un secteur de pédopsychiatrie, nous avons filmé librement les enfants et leurs soignants dans leurs activités thérapeutiques et éducatives, ainsi que des parents. http://lesenfantsdelaroseverte.lecarnetrouge.fr/index.html
Enfants et prisons : les deux mots sont si parfaitement opposés, leur rapprochement si incongru, qu'on ne saurait concevoir pareille association. C'est l'innocence et l'infamie, la lumière et les ténèbres. Pourtant, dans cet univers si lointain , effrayant, infernal, les enfant existent. Dans sa mansuétude, l'administration pénitentiaire accorde à leurs jeunes mères le droit de garder leur nourrisson pendant 18 mois. 18 mois où l'enfant ne connaîtra du monde que sa négation. Une situation que vivent chaque année 140 000 enfants.
Sur les traces d'Henri Storck, Patric Jean met en parallèle deux époques 1933-1999 et déplore en cette fin de siècle une misère toujours présente, intolérable aujourd'hui.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un échange entre Nicole Catheline, pédopsychiatre et Daniel Marcelli, professeur en pédopsychiatrie. "Il est courant de parler de séparation pour l'adolescent, mais a-t-il besoin de se séparer? De leur côté, les parents voient eux aussi avec inquiétude leur adolescent s'éloigner. Ne pas savoir où est son enfant est pour beaucoup de parents une inquiétude difficilement supportable. Si tout être humain a besoin de lien, il a aussi besoin de se sentir parfois séparé, autonome, différencié. Les liens se sont structurés dans l'enfance, l'autonomie s'élabore à l'adolescence. Dans cette discussion à deux voix, nous abordons les différents enjeux de cette séparation. L'impossibilité d'élaborer la séparation conduit à la pathologie de la dépendance..."
"L'Amour en France" est le résultat de trois années d'investigations entreprises par Daniel Karlin, journaliste-cinéaste, et Tony Lainé, psychiatre au sujet de l'amour en France "profonde". Près d'un millier de personnes ont été interviewées sur leur comportement sexuel: instaurant un climat de confiance avec ses interlocuteurs, par le biais de l'écoute et du dialogue, Daniel Karlin dégage des lignes de force à partir desquelles chacun peut se retrouver ou se remettre en question. Que ce soit en couple, en parallèle, entre hommes, entre femmes, entre adolescents, entre vieux ou entre enfants, l'amour est décidément à l'ordre du jour! L'Amour, qu'est-ce que c'est? Pour les enfants d'une classe de 2e maternelle, c'est une question à la fois simple et compliquée. Durant l'année scolaire 87-88, l'équipe de tournage a suivi ces enfants: les dessins, les bricolages, l'aventure de Carotte, Pan-Pan et Boule-de-Neige, lapins élevés en classe dans l'espoir de voir naître des petits, la fête de fin d'année, les conversations avec la maîtresse sur le "sesque" ou comment faire des enfants, sur la passion, sur le désir et les gros bisous.
Durant la guerre, plus de quarante-milles internés sont morts de faim dans les hôpitaux psychiatriques français. Un seul lieu échappe à cette hécatombe, l’asile d’un village isolé du centre de la France : Saint-Alban-sur-Limagnole. Que s’est-il passé, ici et nulle part ailleurs, qui ait fait exception ? La réponse se trouve peut-être dans ces quelques heures de films amateurs retrouvés par hasard et qui, surgissant du passé, viennent témoigner des mille et unes inventions quotidiennes d’un lieu de résistances. Un magnifique montage d’archives...
Pierre Dubois est un célèbre auteur de littérature fantastique qui vit à Cartignies, un petit village du Nord de la France, en compagnie de sa femme Aline. Pendant quelques jours, le couple de septuagénaires ouvre sa porte, son intimité et laisse le merveilleux s'immiscer au sein de leur histoire. Au fil de leurs récits, ils évoquent comment la force de l’écriture, le pouvoir de l’imagination et un sentiment profond d’osmose avec la vie leur ont permis d’accepter le suicide de leur fille, Mélanie, disparue il y a plus de vingt ans après un chagrin d’amour adolescent.
Paul Danblon se penche sur la question des maladies mentales. A grands renforts d’explications concernant divers troubles mentaux (schizophrénie, paranoïa, etc...), d’interviews de psychiatres, dont le Dr Paul Sivadon, de fictions recréant des entretiens entre patients et psychiatres, d’images de séances de traitements par électrochoc, de vues de diverses institutions psychiatriques (dont le tout nouveau « Foyer de l’Equipe » présenté par le jeune Jean Vermeylen) et des nouvelles pratiques (ateliers d’expression corporelle, musique, etc…), l’émission nous brosse un vaste portrait de la situation du point de vue médical, en Belgique dans les années 60.
Un cabinet de consultation, dans un hôpital public, en Belgique. Un médecin y reçoit des patients : des hommes et des femmes, souvent accompagnés d’un proche. La plupart sont gravement malades, et ils le savent. Envoyés par leur médecin traitant ou spécialiste, ils sont venus parler de leur fin de vie pour être éclairés par un second avis médical.
Les malades de ce film ont tous été victimes d'un accident de transport ou de travail qui a déclenché des troubles névrotiques. Ils présentent les symptômes regroupés par Charcot sous le terme de " névrose hystéro-traumatique ". A travers les cas cliniques, est évoquée la naissance des grandes idées de Freud à partir des célèbres leçons de Charcot. Existe en 16 mm (son optique) et en vidéo.