Ou le triomphe du capitalisme néolibéral. Douze personnes racontent puis interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène, décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail.
Ils s’appellent Mehdi, Jean-Philippe, Khadija, Fabienne ou Dan. Ils ont entre 18 et 59 ans. Leur point commun : on a voulu les « guérir » de leur homosexualité. Que ce soit pendant deux mois ou dix ans, au sein de leur famille, leur communauté religieuse ou auprès de pseudo-professionnels de la santé. Ils nous racontent leurs histoires faites de séances d’exorcisme ou de thérapies comportementales dans la Belgique du 21e siècle.
Comment retrouver le rire lorsqu'on l'a perdu ? Et retrouver sa capacité à rire dans un monde en crise ? Se marrer au moins 10 minutes par jour est indispensable à une bonne santé. Avec Léo, plongée dans un " club de rire " et dans le monde absurde des rieurs et des rigologues.
Au départ, un montage image à visée documentaire consacré aux statues du Musée Rodin. Puis, lors de l’écriture du texte, un effacement du terme « Musée » au profit d’un retour signifiant « d’hôpital de jour », désormais nommé Auguste Rodin, lieu d’une catastrophe surnaturelle qui pétrifia l’ensemble de sa population à la suite de la rupture des stocks de neuroleptiques…
Aujourd’hui nous vivons dans un monde où la logique de rentabilité s’applique à tous les domaines. Les lieux dédiés aux métiers du soin, du social, de l’éducation… sont gérés par des managers ou des experts pour qui seul comptent les chiffres, niant les besoins humains. Les professionnels ne retrouvent plus le sens de leur engagement et vivent péniblement l’altération profonde de leur métier. Roland Gori, psychanalyste et initiateur en 2008 de l’appel des appels se bat contre cette logique, en scrutant et dénonçant les failles de nos sociétés néo-libérales. L’appel des appels est un mouvement opposé à la marchandisation de la santé, de l’éducation, de la culture… Ce film propose un portrait intime de Roland Gori, de sa pensée et de ses combats étayés par des témoignages de proches tels que ses éditeurs Henri Trubert et Sophie Marinopoulos (Les liens qui libèrent), la philosophe et académicienne Barbara Cassin, son épouse et chercheuse Marie José del Volgo ou le journaliste de l’humanité Charles Sylvestre…
Rosie a treize ans et les questions qu'on lui pose à son arrivée dans un home pour jeunes délinquants la plongent dans ses souvenirs. Une mère trop jeune, un frère aîné brutal et autoritaire et ce monde meilleur qu'elle s'est créé et dans lequel elle se réfugie de plus en plus souvent en compagnie de son prince Jimi. Bouleversant.
Ecrit, réalisé, joué et monté par 9 jeunes québécois atteints de schizophrénie dans le cadre d’un projet d’insertion en emploi. Rumba cérébrale est un film bouleversant porteur d’espoir pour tous ceux qui s’interrogent sur le délire et ses manifestations. 11 septembre 2001. Alors que les tours jumelles du World Trade Center s’effondrent, trois destins croisés basculent. En ce jour à marquer d’une pierre blanche, Sébastien, Valérie et Jacob vivent leur premier épisode psychotique. Rumba cérébrale se veut un témoignage de leur délire vu de l’intérieur, une illustration des peurs, des idées, des doutes et parfois du désespoir qui ne manque pas de surgir quand le réel perd son sens, de l’enfer à la rédemption. « Nous, atteints de schizophrénie vivons dans un cauchemar éveillé dont nous sommes seuls à saisir l’intensité. Tous nos sens sont amplifiés. Notre psychisme baigne dans le désordre. En notre intériorité, le monde extérieur devient comme une vaste illusion. Nos monstres n’ont pas été vaincus. Dans le marécage de nos tripes des milliers d’yeux s’agitent et nous surveillent. Sommes-nous ? Des voix sans âge résonnent venant de l’au-delà. Comme si l’univers entier nous tombait sur le corps. (…) L’impossible devient possible car si nous sommes allés si loin, c’est pour mieux revenir. »
La finalité même de l'enseignement est remise en cause par le rythme scolaire qui est imposé à l'écolier belge. La raison en est la concentration excessive des matières sur une journée plus longue mais sur une année plus courte que dans les autres pays d'Europe. Conséquences: l'échec scolaire le plus élevé d'Europe, la dégradation des relations avec les enseignants, un coût budgétaire de plus en plus difficile à maîtriser. La Commission d'études des rythmes scolaires recommande: d'équilibrer les apprentissages cognitifs, moteurs et affectifs; de tenir compte de la chronobiologie et d'adapter l'école aux variations de performance de l'enfant dans la journée, la semaine et l'année. Trois expériences d'écoles (secondaire, fondamentale et maternelle) appliquant ces recommandations sont présentées.
Tout part de la rencontre en Lozère dans un hôpital psychiatrique de quatre jeunes psychiatres : Balvet, Tosquelles, Bonnafé et Chaurand. Ils ont caché ceux que l’ordre en place menaçait : résistants et juifs… Ils ont lutté contre la faim et l’oppression nazie. Plus encore, ils ont brisé les barreaux de l’asile et se sont engagés dans une tentative de libération intellectuelle et humaine.
Les sales gosses ont entre 6 et 14 ans. Ils arrivent à l’ITEP des Aubrys parce que l’Ecole n’en peut plus. Ils ont renversé la bibliothèque sur la maîtresse, frappé leurs camarades ou insulté la directrice et bien souvent cumulé et multiplié ce type d’agressions. Un lieu de vie, des sales gosses, les adultes qui les encadrent et une année pour saisir la vitalité et l’humour de ces enfants sortis du rang, les paradoxes de ces destins mal engagés. http://www.balibari.com/films/sales-gosses/
A travers la vie quotidienne dans un centre d'accueil et l'interview d'intervenants et de patients, les nombreux problèmes posés par les structures intermédiaires en santé mentale sont évoqués.
Pendant dix jours, dans un hôpital psychiatrique italien, Depardon a suivi pas à pas, et la caméra à l'épaule, les errances de malades mentaux jugés, pour la plupart, irrécupérables. Admirable regard sur la folie au quotidien: sans un mot de commentaire, ce document cerne mieux que dix thèses savantes l'horreur ordinaire de l'asile de fous. San Clemente nous met sous les yeux l'immense détresse des "soignés" et le profond désarroi de leur entourage.
C’est l’histoire de l’évolution relationnelle entre une mère et son fils. Bipolaire, elle fait de violentes crises. Elle deviendra stable après des années. Ils décident de faire un film ensemble et d’y jouer leur propre rôle. Cette démarche symbolise la fin de leur périple chaotique.
Mona fait de l'auto-stop. Elle dérive au gré des rencontres. Elle est sale et ne veut pas qu'on l'aime à tout prix. Jeune femme asociale, elle mourra de froid, seule. Personnage dont la vie est fragmentairement reconstruite par ceux qui l'ont rencontrée, Mona est une rebelle débarrassée du romanesque habituel. Éprise de liberté, elle enclenche un processus d'exclusion sociale dont l'issue ne peut être que fatale. Sandrine Bonnaire démontre à ceux qui en doutaient qu'elle est bien plus que la créature de Maurice Pialat.
Magazine complet traitant des sujets de santé les plus divers dans un objectif de prévention et d'information, avec reportages, témoignages et débats à l'appui. De grands médecins et personnalités scientifiques participent à cette plongée au coeur de la médecine.
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