L'avènement du SIDA a conduit au développement d'une politique de santé publique appelée " réduction des risques ". La sociologue Anne Coppel, nous explique comment cette politique à été mise en place et avec quels acteurs. Elle fait le point sur la politique de substitution concernant les héroïnomanes et aborde la question actuelle des enjeux de santé publique (hépatite C, prescription d'héroïne ...) Anne Coppel est sociologue, directrice du Centre Emergence Tolbiac, est présidente de l'Association Française de réduction des Risques. Elle est l'auteur du Dragon domestique, ainsi que de différents ouvrages et articles sur les traitements de substitution.
Le Docteur Claude Jacob retrace avec nous les interrogations qui accompagnent l'approche clinique auprès des personnes dépendantes. Abstinence, substitution, manque, désir, deuil, le parcours de la personne dépendante est ponctué par l'urgence des enjeux de santé publique et par la singularité même du sujet et de son histoire. Médecin psychiatre, Claude Jacob est responsable de l'intersecteur des pharmacodépendances de la Moselle fondée en 1978. Il est également président de la Section Française du Groupe Européen d'Echange Rhin - Meuse - Moselle et a écrit de nombreux articles sur la question des toxicomanies.
L'overdose d'informations n'est pas une raison d'abandonner le rôle de prévention que peuvent jouer les médias. Francis Curtet insiste pour que les messages de prévention s'adressent au plus près du quotidien des auditeurs ou téléspectateurs. Il ne s'agit pas de " spécialiser la prévention", mais plutôt de la rendre plus accessible avec des mots simples. Le produit n'a pas toujours son importance qui lui est reconnue, c'est le rapport de l'individu au produit qui est déterminant. Psychiatre des hôpitaux , Francis Curtet travaille depuis de nombreuses années dans le champ de la toxicomanie. Il dirige actuellement l'association " Grande Ecoute " qui a pour but la prévention des toxicomanies en coopération étroite avec l'ensemble des médias.
C'est à partir d'une critique d'un projet médical qui consistait à vouloir guérir à tout prix (idéal d'abstinence) que Jean Capentier institue une nouvelle stratégie thérapeutique, la substitution, qui permet de garder le contact et de se donner du temps pour l'accompagnement de la personne dépendante. Médecin Généraliste, Jean Carpentier est chargé de mission par la Direction Générale de la Santé pour la formation des médecins. Il a écrit de nombreux ouvrages dont "Médecine Générale" et "La Toxicomanie à l'héroïne en médecine générale" (Editions Ellipse).
Les différentes études et enquêtes réalisées (épidémie de sida, crack, cocaïne et hépatite,...) par l'I.R.E.P. se distinguent par l'originalité de l'approche ethnographique, complémennt indispensable pour approfondir les aspects multiformes du phénomène : mode de vie, discours des usagers et représentation des drogues, leurs effets et les modalités de soins, etc. Comme le rappelle le Docteur Ingold (psychiatre, psychanalyste et anthropologue) "l'éthique de l'ethnographie, c'est de travailler avec les toxicomanes".
PETITS MORCEAUX DE LUMIÈRE Reportage (52 min)
Réalisateurs :
Alain BOUVAREL
/
Regis CAEL
/
J. CONSTANT Pays :
France
- 1996
Prix du Public au Festival International de Mauriac 1997
Meilleur film Psy au 5ème Salon International "Psychiatrie et système nerveux central" - Cité des sciences et de l'industrie de la Villette - Novembre 1997
Nomminé au Festival International du Film Scientifique de Palaiseau - 1997
A travers six histoires cliniques, ce film retrace les étapes diagnostiques, thérapeutiques et éducatives de six enfants autistes en donnant la parole à tous les acteurs de la prise en charge. Les témoignages et particulièrement ceux des parents tissent la trame de ce document. Prix du Public au Festival International de Mauriac " 1997 Meilleur film Psy au 5ème Salon International " Psychiatrie et système nerveux central " - Cité des sciences et de l'industrie de la Villette - Novembre 1997 Nomminé au Festival International du Film Scientifique de Palaiseau - 1997
Directeur de l'Ecole de Santé Publique de Nancy, le Professeur Deschamps est un pionnier de la santé publique française et l'un des maîtres à penser de toute une génération de professionnels de la santé publique. Son influence s'est fait sentir dans plusieurs domaines notamment celui de l'établissement de priorités nationales de santé. Lors de son mandat à titre de Président du Comité Français d'Education pour la Santé, la principale structure de promotion de la santé de ce pays, Jean-Pierre Deschamps a créé des réseaux de centre départementaux dont le rôle dans l'action locale et dans la diffusion est largement reconnu.
Quels sont les bienfaits que procure à l'homme, de façon naturelle, le contact avec l'animal ? A l'aide d'images croquées sur le vif, ce document vidéo permet de mieux comprendre comment l'animal peut devenir un outil d'intervention appréciable.
Ils ont 80 ans et plus, vivent en ville ou à la campagne, chez eux ou en appartement pour personnes âgées, en couple ou seuls... Ils nous parlent de la vieillesse, de la vie, et de leur place dans la société.
Partant de son expérience au C.H.R. de Montpellier et à l'aide d'une brève illustration clinique, Françoise Molénat nous parle des situations à risques appelant la vigilance des soignants, de l'importance de la parentalité et de la nécessité de la collaboration interdisciplinaire. Elle aborde aussi le rôle du pédopsychiatre dans la formation et l'encadrement des intervenants en périnatalité.
A partir d'un atelier vidéo réalisé avec des personnes bénéficiaires du RMI, ceux-ci décident de mettre à profit leur expérience de la vidéo pour témoigner de leur propre vécu.
PARCE QUE LA VIE NOUS ENTRAÎNE TOUJOURS PLUS BAS Documentaire (58 min)
Réalisateurs :
Alain CASANOVA
/
Monique SALADIN Pays :
France
- 1992
Primé au IIIè Festival de la Communication A.V. de l'Economie Sociale, Evian, 1993
Exodus ? Des filles, des garçons, entre 20 et 25 ans, sains, sportifs ... se déplacent en caravanes à travers toute l'Italie, dans une atmosphère de vacances heureuses. Pourtant, tous sont d'anciens toxicomanes que l'héroïne a "tenus" 7, 8, voire 10 ans ! Ils témoignent que cette expérience de réinsertion, même si elle est parfois difficile, les rend à la vie, à la joie de vivre... Le film se termine 5 ans après le premier tournage, avec quelques-uns des principaux acteurs de cette aventure.
Dans le laboratoire du docteur Jacques Bradwejn, au centre hospitalier de St-Mary, on assiste à une attaque de panique induite artificiellement par une injection de CCK-4. Les commentaires de la patiente volontaire sont recueillis sur le vif. Cet épisode est suivi des récits de Lyne, Francis et Suzanne qui ont souffert à des degrés divers du trouble panique : la première attaque, leurs réactions, les effets sur le quotidien, les consultations médicales, les moyens utilisés pour faire face, le traitement reçu et enfin les résultats. Ces histoires sont entrecoupées d'extraits d'une entrevue avec le docteur Bradwejn qui nous informe sur le trouble panique : symptômes, évolution, épidémiologie, diagnostic et traitement.
Le mouvement de l'Art Brut a été lancé par Jean Dubuffet dans les années 1940. Ce nouveau concept répondait à une nécessité de l'époque. Quel en était l'enjeu, à quelles questions essentielles répondait-il ? Quel nouveau rapport au réel introduisait-il dans l'Art Contemporain ? " Oeuvres en souffrance " cherche à "entendre" ce qui fait l'originalité des oeuvres rassemblées sous le label "Art Brut" : plus de 5000 oeuvres de quelques 200 auteurs, à partir des productions d'artistes comme Aloise, Carlo, Adolf Wolfli, Jeanne Tripier, Palenc, Pujoll, Laure Pigeon, ...
Jean-Didier Vincent est neurophysiologiste, professeur à l'Institut universitaire de France et directeur de l'Institut Alfred Fressard du CNRS. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont "Biologie des passions", "La vie est une fable" et "La chair du diable". Jean-Didier Vincent est aussi, fait méconnu, neuropsychiatre. Convaincu que les neurosciences sont porteuse d'espoir notamment dans le domaine de la santé mentale, il aborde dans cet entretien mené avec le docteur Bouvarel certaines questions qui interpellent le psychiatre d'aujourd'hui. Qu'entend-on par neuroscience? Est-ce que l'ensemble des champs d'étude que sont la pharmacologie, la biologie moléculaire et la génétique en fait partie? Et l'imagerie cérébrale, la psychochirurgie, les sciences de l'homme et les sciences de la société? Quelles ont été les principales avancées au cours des dernières décennies? Les principaux désenchantements? Le professeur Vincent conclut sur les conséquences du développement des neurosciences, sur la pratique et la formation des psychiatres. Optimiste, il croit que le psychiatre peut et doit devenir une grande figure de la médecine de demain.
La souffrance pour beaucoup se heurte aux limites de la science mais aussi parfois à la volonté des hommes et des femmes qui la servent. La douleur, c'est le mal français. Si l'on salue à juste titre les qualités et progrès de la médecine française, le traitement de la douleur est, lui, trop souvent laissé de coté. Pour exemple, en France, nous prescrivons dix fois moins de morphine que dans les pays anglo-saxons. Heureusement, aujourd'hui la guerre contre la douleur semble enfin engagée. Centres anti-douleur, simplifications dans l'administration de la morphine, recherches sur les antalgiques, meilleure formation des médecins, prise de conscience du corps médical mais aussi des patients qui n'osent pas toujours revendiquer leur droit à ne plus souffrir : ce reportage fait le point sur la douleur dans tous ses états.
La mort subite du nourrisson est un phénomène relativement fréquent qui était jusqu'à récemment inexpliqué. Depuis, les recherches ont proposé une origine pluriétiogique et le phénomène est devenu accessible à une prévention efficace. Dans cet entretien, on aborde les grandes questions entourant ce syndrome : réaction des parents et de la fratrie, l'enfant de remplacement, le soutien ainsi que les mesures préventives.
A travers le déroulement d'une journée ordinaire dans une Maison d'Enfants, alors que se succèdent réveil, toilette, petit déjeuner, départ à l'école, puis devoir à faire, jeux, repas, brossage de dents, histoires racontées avant de se coucher, chaque enfant racontera son histoire avec son particularisme, son unicité d'être humain, sa légèreté d'enfant, avec ses lapsus en forme de fautes de français. Tout en témoignant de la vitalité fascinante de l'enfance, ce film voudrait rendre hommage au travail formidable des éducateurs, même si les enfants ne rêvent que de rentrer chez eux : ils voudraient être comme au foyer, encadrés, protégés, mais à la maison ...
MAGIC FAUTEUIL Reportage (15 min)
Réalisateurs :
Alain CASANOVA
/
Monique SALADIN Pays :
France
- 1990
Primé au IIIème Festival de la Communication et de l'Audiovisuel de l'Economie Sociale - Evian 1992
Le film montre à la fois les difficultés et les contraintes que rencontrent les parents d'enfants atteints de maladies neuro-musculaires graves, tout au long de la journée et de la nuit, ainsi que l'extraordinaire autonomie que trouvent ces mêmes enfants dès qu'ils sont dans leur "turbo"...