Comment aborder la sexualité et la vie affective avec les adolescents sans les enfermer dans un discours qui les marginalise, sans les décrire par des "moyennes comportementales" loin des réalités individuelles ? Quelles sont ces images fausses qui compliquent les relations entre les jeunes et qui provoquent souvent des souffrances lors des premières expériences ? Comment surpasser sa gêne pour répondre clairement et simplement aux interrogations des enfants ? Comment faire de la prévention contre les maladies sexuellement transmissibles, contre les abus sexuels ? Pour débattre de ces questions, les invités, Isabelle de Ville et Léo Theunissen, psychothérapeutes et animateurs de plannings familiaux, articulent leurs réflexions sur des extraits de reportages liés au sujet.
L'autisme n'en finit pas d'attiser les controverses: maladie mentale pour les uns, handicap d'une nature particulière pour les autres. A ce jour, personne n'a pu percer le mystère du syndrome autistique. Ses manifestations les plus visibles sont un comportement social perturbé, des possibilités de communication réduites, des intérêts restreints et répétitifs,... Les parents, longtemps culpabilisés par des théories d'origine psychanalytique, s'accrochent à un nouvel espoir: la méthode TEACCH, un système éducatif originaire des Etats-Unis. L'enfant autiste ne guérit pas, mais cette initiative tente de l'intégrer à la vie en société. A défaut, il risque fort, devenu adulte, de finir ses jours dans un hôpital psychiatrique. Les témoignages du personnel de centres d'accueil, de spécialistes médicaux et de parents d'enfants autistes permettent de lever un coin du voile sur cet univers étrange dans lequel vivent les 15.000 autistes de Belgique.
Dépression, névrose, alcoolisme, violence... Chaque année, près de 45.000 personnes ont recours à la psychiatrie. Afin d'éviter la dépendance et la solitude inhérentes à l'internement psychiatrique, différentes structures alternatives proposent d'autres solutions que la camisole chimique. Réintégration dans la ville, placement familial, solidarité des particuliers...autant de formules souples qui préservent l'autonomie du malade et qui permettent la réadaptation à la vie sociale. Des responsables de l'encadrement des malades placés expliquent les avantages de ces formules et des personnes ayant un lourd passé psychiatrique apportent les témoignages de leur réinsertion. Leur équilibre mental demeure fragile et l'aide des neuroleptiques est souvent indispensable, mais aujourd'hui, elles ont un foyer et elles ont réappris à se prendre en charge.
Depuis près de cinquante ans, la démarche de Jean Dierkens, médecin psychiatre, psychanalyste, professeur aux universités de Bruxelles et de Mons, est la même: comprendre l'Homme. Cette recherche, où l'amour et le respect de l'autre sont toujours présents, a poussé Jean Dierkens vers les domaines de la parapsychologie et de la spiritualité.
Le portrait intimiste de Jacqueline Harpman, écrivain et psychanalyste vivant à Bruxelles. Elle a été récompensée en 1996 par le prix Médicis pour son roman "Orlanda". Sa trajectoire littéraire a la particularité d'avoir été interrompue pendant plus de vingt ans après la parution de trois romans dont "Brève Arcadie" couronné en 1959 par le prix Rossel. La découverte de son évolution littéraire et de sa vie professionnelle.
Des hommes et des femmes toxicomanes témoignent, avec courage et souvent à visage découvert, de leur combat contre ce qu'ils appellent le "produit", et de la difficulté d'en sortir. Au-delà du sevrage physique, toujours douloureux, c'est toute une vie qu'il faut reconstruire. Une réalité difficile pour la plupart des toxicomanes sans emploi, anciens détenus ou en rupture de famille... Un document réalisé à Bruxelles, Liège et Charleroi, et, notamment, à l'hôpital Brugmann et dans le centre de post-cure Trempoline.
Les éditions Lannoo et Touring ont publié un guide sur "l'accessibilité des sites touristiques en Belgique pour les personnes à mobilité réduite". Plusieurs centaines de sites, de villes ou d'attractions ont ainsi été testés par les moins valides et les journalistes qui ont rédigé le guide. Conclusion générale: il y a encore beaucoup à faire pour rendre certains lieux accessibles. Enquête avec l'aide de membres très actifs de la Fondation Cédric, créée pour aider les personnes "en chaise"...
Recensés par une brochure des Mutualités socialistes, 175 groupes d'entraide et de parole se sont constitués autour des problématiques les plus diverses: patients atteints de maladies rares ou ayant subi une opération mutilante, parents d'enfants à bec de lièvre ou hyperkinétiques, accros aux drogues ou au jeu, personnes émotives,... Est-ce la disparition d'une solidarité globale dans nos sociétés qui rend nécessaire ces solidarités particulières?
Recensés par une brochure des Mutualités socialistes, 175 groupes d'entraide et de parole se sont constitués autour des problématiques les plus diverses: patients atteints de maladies rares ou ayant subi une opération mutilante, parents d'enfants à bec de lièvre ou hyperkinétiques, accros aux drogues ou au jeu, personnes émotives,... Est-ce la disparition d'une solidarité globale dans nos sociétés qui rend nécessaire ces solidarités particulières?
Gisèle Halimi, d'origine tunisienne, est une avocate célèbre en France. Elle a défendu les militants du F.L.N. algérien, les indépendantistes tunisiens, Jean-Paul Sartre, Henri Cartier-Bresson,... Mais c'est surtout dans la cause des femmes qu'elle s'est distinguée en plaidant dans des affaires d'avortement ou de viol. En 1971, avec Simone de Beauvoir, Jean Rostand et Jacques Monod, entre autres, elle fonde le mouvement féministe "Choisir" qui lutte pour l'émancipation des femmes. La vie de Gisèle Halimi est une vie de combats, tantôt juridiques, tantôt politiques. Elle se bat en particulier pour la parité entre hommes et femmes dans les instances décisionnelles et délibératives de la démocratie. Gisèle Halimi est l'un des grands visages féminins du siècle.
De l'école à la rue, de la ville à la campagne, le cannabis fait désormais partie de l'univers des adolescents. Pourtant, le sujet reste tabou et peu de personnes acceptent d'en parler... À travers les témoignages d'adolescents, d'éducateurs et de médecins, l'émission tente d'apporter un éclairage scientifique à certaines questions. Faut-il s'inquiéter de la progression du cannabis dans la société ou, au contraire, en banaliser l'usage? Est-il possible de se limiter à un "usage récréatif" ou existe-il un risque d'addiction? Quelles sont les conséquences sur la mémoire, l'anxiété, la conduite? Y aurait-il un bon usage du cannabis?...
Une plongée dans l'univers fermé d'une prison pour femmes, la maison d'arrêt de Berkendael à Forest (Bruxelles). Souvent oubliées parce qu'elles sont minoritaires, les femmes souffrent doublement de leur détention. Plus de la moitié des détenues sont mères et sont ainsi privées de leurs enfants. Certaines détenues sont enceintes et accouchent en prison. Elles racontent leur détresse et leurs conditions de détention. Un tiers des détenues vit 22 heures sur 24 en cellule. Les autres peuvent travailler en atelier pour un salaire minimum. Un documentaire qui suscite une réflexion sur l'univers carcéral, un univers où les mentalités évoluent lentement par rapport à celles des pays voisins.
Comment réagir face à la toxicomanie de son enfant? Bien des parents sont démunis devant cette terrible réalité, et pourtant, avec le temps, ils doivent eux aussi vivre la dépendance, la délinquance, et même la violence de leur enfant. Las d'être livrés à eux-mêmes, des parents ont décidé de rompre le silence et ils témoignent. Ils racontent leur calvaire, les crises de manque, la prison, la désintoxication, les rechutes et dans certains cas, l'overdose, les comas, la mort... La réponse au problème n'est pas universelle. Chaque famille est différente et il appartient à chacune d'elles de découvrir sa solution, comme en témoignent un neuropsychiatre et des organisations de groupes de parents.
Ils n'ont pas d'argent, de toit, de lit, aucun bagage ou si peu. Ils trimbalent leur infortune de gare en squat, blottis, le soir venu, dans des cartons, au coeur même de la ville. On pense qu'ils sont un millier à Bruxelles. Ces dernières années, le problème a pris une dimension particulière: spéculation immobilière, rupture familiale, perte d'emploi, entre autres, augmentent peu à peu le lot de ceux qui chutent, un jour, d'une situation précaire à une totale indigence. Les maisons d'accueil se trouvent débordées. Reste l'errance, la soupe populaire, l'alcool,... Briser le cercle de l'infortune n'est pas chose facile comme le montrent les différents témoignages. Ni folklore, ni sensiblerie; juste le reflet d'une réalité qui gêne le regard à l'aube du XXIe siècle.
"L'erreur la plus répandue est de vouloir entreprendre séparément la guérison du corps et de l'esprit " - Platon L'idée d'une médecine qui s'intéresse à la fois aux symptômes du malade et à son psychisme ne date pas d'hier. A force d'hyperspécialisation, le patient n'est plus pris en charge dans sa globalité. Aux cliniques universitaires de Mont-Godinne, une unité de psychosomatique existe depuis plus de 20 ans. Elle accueille des patients qui souffrent de pathologies diverses et leur propose une thérapie qui porte à la fois sur le psysique et le psychique. " Pulsations " a suivi la vie du service et des patients.
L'imaginaire populaire véhicule bien des clichés fantaisistes à propos des personnes atteintes de schizophrénie : perversité, double personnalité . En réalité, le schizophrène est avant tout quelqu'un qui est en proie à une souffrance intense, une angoisse de vivre qui ne trouve de " solution " acceptable qu'à travers la construction d'un délire qui lui rende le quotidien plus tolérable. L'équipe de Pulsations a rencontré plusieurs de ces personnes et recueilli leurs témoignages souvent étonnamment lucides sur la façon dont ils se sentent perçus dans notre société. La schizophrénie fait partie des psychoses, c'est à dire des désordres mentaux qui font perdre au malade le contact avec la réalité ordinaire. C'est une maladie qui débute vers la fin de l'adolescence, et pour laquelle on n'a pas encore identifié de causes précises. Une fragilité d'origine génétique semble indiscutable, qui serait renforcée par certains facteurs extérieurs encore mal déterminés.
Pour essayer de comprendre les raisons qui poussent les jeunes au suicide, le film suit durant quinze jours l'itinéraire de cinq adolescents depuis leur prise en charge au centre fermé Patrick Dewaere à Lierneux (province de Liège) jusqu'à leur sortie. Leur témoignage permet de lever le voile sur ce qui se passe dans la tête d'un jeune qui veut mourir. Le reportage aborde également la question des moyens thérapeutiques utilisés par ce centre spécialisé: des méthodes très différentes de celles généralement employées dans les services hospitaliers d'urgences psychiatriques.
Il est aujourd'hui possible de choisir le sexe de son enfant afin d'éviter une maladie génétique liée au sexe ou pour des raisons d'équilibre dans la composition familiale. Pour six mille euros, un professeur gantois propose une méthode révolutionnaire qui assure à 80% le sexe du futur enfant... Le point sur ce nouveau débat de société.
La profession d'infirmière connaît une grave pénurie, particulièrement marquée à Bruxelles. Seulement 40% des infirmiers et infirmières diplômés sont actifs dans leur métier. Pour mieux comprendre la situation, la caméra est allée à la rencontre du monde hospitalier où, de service en service, surgissent les mêmes difficultés, les mêmes frustations, et pourtant la même passion pour le métier de soignant: pénurie de personnel et surcharge de travail, manque de moyens et de temps pour la formation à des actes de plus en plus spécialisés, problèmes d'horaires et de non-reconnaissance de la profession...
Lorsque les personnes âgées sont atteintes de sénilité mentale, il est parfois difficile de trouver pour elles des maisons d'accueil. Il n'existe pas assez de section hospitalières adaptées à leurs problèmes spécifiques de santé mentale. Pas plus qu'il n'existe- pour celles d'entre elles dont l'état ne requiert pas de traitement médical particulier- assez de maisons de repos capables de les prendre en charge. Et pourtant, des structures d'accueil bien adaptées leur offriraient une vieillesse paisible et résoudraient idéalement un problème jusqu'à présent extrêmement difficile.