Le champ de l'autisme infantile n'est pas encore élucidé et fait trop souvent l'objet d'attitudes et de prises de position passionnelles. Le professeur Golse fait le point sur ces enjeux théoriques qui peuvent nous permettre d'avancer vers la compréhension de cette pathologie.
Bernadette Roge, psychologue, définit l'autisme comme une pathologie du développement et propose une prise en charge qui privilégie les méthodes éducatives et la participation des parents. Elle nous décrit le mode de fonctionnement de l'unité de diagnostic et d'évaluation qu'elle a développé et qu'elle dirige au C.H.U de Toulouse.
L’autisme, vu de l’intérieur est un document phare de la collection du Cnasm de Lorquin. Des personnes autistes de haut niveau nous permettent d’effectuer un véritable voyage à l’intérieur de l’autisme. Elles nous racontent, sans ambages, leur univers, les joies et les douleurs liées à leurs particularités perceptives et leurs intérêts particuliers. Elles parlent de leurs émotions, des symptômes et de ce qu’elles pensent des approches de réadaptation. Enfin, les personnes autistes interviewées évoquent leur difficile rapport avec le monde des non autistes, le sentiment de rejet et les tentatives de rapprochement. Fait étonnant, elles proclament leur fierté d’être autiste.
Au-delà des autistes prodiges dont on parle souvent dans les médias, on retrouve de nombreux autistes dessinateurs dont les oeuvres nous interpellent. Qu'est-ce qui caractérise leur travail? Qu'est-ce qui les différencie des autres dessinateurs? Reproduisent-ils tout simplement, mais avec talent, ce qu'ils voient ou sont-ils de véritables artistes? Nous avons rencontré trois autistes dessinateurs extrêmement doués: Pierre Godefroy de Valognes en France, Miguel Malo de Montréal et le jeune Jules Guermonprez, âgé d'à peine 11 ans, de Grenoble. Ils nous ont parlé de leur travail : thèmes, inspiration, motivation, technique, devenir de leurs oeuvres... Pour nous aider à mieux comprendre les relations entre l'art, la perception et l'autisme, nous avons demandé au professeur et chercheur Laurent Mottron du Centre d'excellence en troubles envahissants du développement de l'Université de Montréal, de commenter leurs oeuvres et ce qu'ils en disent. Ces autistes dessinateurs ont en effet des particularités perceptives qui leur permettent de transposer très précisément ce qu'ils voient ou imaginent, maîtrisant notamment, très jeunes et avec talent, la perspective. Toutefois, comme le font tous les artistes, ils interprètent et transforment la réalité en développant un style pictural qui leur est propre, combinant formes et couleurs, et ils se servent de leur art pour communiquer et prendre leur place dans la société. Accès : http://cecom.qc.ca/boutique/
Claire est enceinte. Elle attend des jumeaux. L'annonce de cette grossesse gémellaire la plonge étrangement dans une angoisse profonde. Peu à peu elle perd pied. Pierre, son mari, est totalement impuissant face à la névrose de sa femme. Comme ultime recours, ils décident de pratiquer une réduction de grossesse, c'est-à-dire de supprimer un des deux embryons.
L’écriture est son combat, le théâtre de ses métamorphoses. Monstre hideux, squelette, malade, Paul Edouard poursuit sa quête, « en pleine folie collective ». Il ne tient qu’à un fil, celui de son rêve, « non-étranger ». Peut-être cherchet-il à l’apprivoiser, à s’apprivoiser ? La rencontre d’une femme, celle que l’on dit « de joie », le conduira vers l’autre rive. Son écriture se fait chair, terre d’accueil. Entre apparitions et disparitions, entre vie et mort, le livre appelle encore et encore, il est pour son auteur un coin de liberté.
Quand un ado "disjoncte", la famille, les profs, le médecin même sont parfois complètement désorientés. Et en cas d'hospitalisation, les services de psychiatrie "classique" ne sont pas bien adaptés à ce genre de patients turbulents et imprévisibles. Le "Centre thérapeutique pour adolescents", créé sur le site de l'U.C.L. à l'initiative du professeur P. Van Meerbeeck, se veut une alternative innovatrice dans ce domaine. Témoignages et résultats.
Illustration du livre du docteur Raymond A. Moody, basée sur ce que certaines personnes, ayant été considérées comme mortes, ont expérimenté "au-delà de la vie". Les expériences décrites dans le film sont rapportées par ceux qui les ont vécues. Tous, de confession, de milieu, d'âge, ou d'expérience différents, relatent un vécu similaire de ce "voyage" particulier qu'est la mort clinique.
Note: Un livre de 224 pages "Mon 7ème sens" de Brice Karel accompagne le titre.
Mettant en images le Petit dictionnaire des idées reçues sur la folie et autres considérations, la réalisatrice Annie Frenette défait nos préjugés sur la santé mentale avec humour et poésie.
Ce premier long métrage explore avec authenticité les relations mère-fils à partir du thème de la bipolarité, abordé de front mais sans lourdeur. L’histoire d’une parenthèse enchantée sublimée par les interprétations si sensibles d’Agnès Jaoui et de William Lebghil Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais…
Le professeur Bernard Golse aborde les problèmes du quotidien que posent les enfants autistes et psychotiques tant aux parents qu'aux équipes soignantes. Avec humanisme il nous fait part de son expérience clinique qui s'articule sur les données théoriques actuelles.
Avec une équipe de six policiers, surnommée La Brigade Insolite, l'agent de police Al Arsenault est à l'origine d'une relation particulière entre policiers et toxicomanes du centre de Vancouver. Armée d'une caméra, la Brigade en uniforme consacre ses rondes de quartier à filmer, avec respect l'existence de jeunes toxicomanes. Le but est à la fois de créer un outil éducatif visant à prévenir la consommation de drogues chez les jeunes, mais aussi d'aider les toxicomanes à sortir de leur enfer.
C'est leur émouvante histoire que raconte "La Vie en Bleu", un percutant documentaire dans lequel des toxicomanes parlent ouvertement d'eux-mêmes et de ce qui les a jetés à la rue. S'ils ont choisi de témoigner, de se laisser filmer ainsi, c'est afin d'empêcher que d'autres ne connaissent le même cauchemar...
Le témoignage d'une femme dont le mari est décédé d'un cancer à l'âge de 45 ans sert de fil conducteur à une réflexion sur la fin de vie et sur l'euthanasie. Elle parle de l'agonie de son époux et du refus des médecins d'y mettre un terme malgré la demande expresse du malade. Un homme et un médecin révèlent que l'euthanasie - bien qu'interdite en Belgique - est parfois pratiquée dans le cas de maladie incurable. L'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité milite pour une réforme législative et recueille notamment des "testaments de vie". Un plaidoyer en faveur de l'euthanasie active qui met l'accent sur l'importance de la communication entre le patient et son médecin.
LA VIE RÊVÉE DES ANGES Fiction (1h53)
Réalisateur :
Eric ZONCA Pays :
France
- 1997
Double Prix d'interprétation féminine (Élodie Bouchez et Natacha Régnier) au Festival de Cannes 1998. César 1999: meilleur premier rôle féminin (E. Bouchez), meilleur espoir féminin (N. Régnier) et meilleur film.
À vingt ans, Isa bat les pavés du Nord de la France à la recherche de petits boulots, poursuivant, sac au dos, un bonhomme de chemin plutôt accidenté. Elle rencontre Marie, jeune fille aussi désepérée qu'elle-même peut sembler optimiste, qui lui propose de venir s'installer chez elle. Commence alors une amitié plutôt chaotique... Ce film désarme par sa spontanéité, sa justesse et le coeur énorme qui s'en dégage. Double Prix d'interprétation féminine (Élodie Bouchez et Natacha Régnier) au Festival de Cannes 1998. César 1999: meilleur premier rôle féminin (É. Bouchez), meilleur espoir féminin (N. Régnier) et meilleur film.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien entre Caroline Eliacheff, psychanalyste, et Catherine Dolto Tolitch. La société définit comme maltraitance des actes laissant des traces physiques et psychiques. Caroline Eliacheff propose une vision plus large des formes de violence: les silences, les solitudes et les atteintes à la confiance de l'enfant ainsi que la violence analytique des acteurs sociaux. Elle aborde les problèmes de répétition entre générations, la difficulté du diagnostic et l'importance pour les spécialistes de se positionner par rapport aux faits, et non à la personne qui a violenté l'enfant. Elle conseille de tenter de voir avec l'enfant, de manière générale, ce qui est permis et de ce qui est interdit, et de ne jamais juger le parent maltraitant devant lui. Pour l'enfant, seule la parole humanise les actes.
LA VOIX DE METTE Documentaire (59 min)
Réalisateur :
Borre Katrine Pays :
Danemark
/
France
- 2014
MEILLEUR FILM ETRANGER au Festival International de Films Mad in America, Arlington, Massachusets, Etats-Unis, en Octobre 2014
Mette, infirmière de formation, a 43 ans. Diagnostic : Schizophrénie paranoïde. Après avoir été patiente psychiatrique pendant 15 ans, reçu des quantités considérables de médicaments et subi 150 électrochocs, Mette s´en est finalement sortie. Ce film retrace sa vie sur quatre années. Un documentaire chaleureux et stimulant sur l´espoir et la reprise en main de nos vies. Le Danemark est le deuxième pays au monde consommant le plus de médicaments psychiatriques. Les voix de Mette livre un témoignage fort contre l´orientation traditionnelle à sens unique de médicalisation de la détresse mentale.
A 6 ans, il criait sa douleur en permanence... A 12 ans, il apprend à lire et à écrire... A 22 ans, il est le premier autiste en France à éditer un livre sur sa vie intérieure. Les médias le sollicitent, il passe sur toutes les chaînes... En 2004, il est, en première mondiale, l'auteur d'une pièce de théâtre. Quel est donc le parcours si paradoxal de cet incroyable "communicant" ? Dans "la vraie planète terre", Joffrey prend la parole en tant qu'auteur à part entière, pour nous livrer sa vie intime, son monde autistique, la vision de sa propre planète. Il rend compte de sa souffrance et de sa volonté de guérir, avec un mélange déconcertant de noirceurs et d'optimisme. Un film où réel et imaginaire se confondent, pour mieux confondre le spectateur, pour casser les frontières, accepter la différence, toucher la tolérance et changer les regards...
Le traitement et la prévention de la douleur chez les enfants atteints d'un cancer. Un reportage tourné au service d'onco-hématologie pédiatrique du C.H.U. de Grenoble qui montre la qualité de la prise en charge globale des enfants: traitement de la douleur; techniques complémentaires de soins (relaxation, sophrologie...); massages (également praticables par les parents); musique avec balafon et "bâton de pluie"; sorties en haute montagne; accompagnement et suivi des familles. Des initiatives originales pour vivre plus activement la phase d'hospitalisation de l'enfant. Un document qui s'adresse aux soignants, aux parents d'enfants hospitalisés et à toute personne concernée par la maladie.