Hommage à Sigmund Freud. A l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance, portrait du père de la psychnanalyse. Images d’archives commentées par Françoise Wolff.
Des autistes et psychotiques sévères sont renvoyés des asiles psychiatriques parce qu'ils sont trop "lourds" pour ces institutions pourtant créées pour eux. Par ailleurs, des maisons pour enfants malades mentaux profonds ne peuvent les garder au-delà de 18 ans. Quelques-uns, chanceux, vont à "La Devinière" (Farciennes-Belgique) où ils sont pris en charge de manière admirable et dans des conditions financières difficiles par des personnes qui acceptent de consacrer leur vie aux pathologies les plus lourdes. Témoignages poignants et analyse des "comptes" de la folie ordinaire.
Ils ont entre onze et quinze ans et sont bons élèves. On pourrait s'attendre à ce que tout aille pour le mieux pour eux. Sauf que la dizaine de jeunes adolescents suivis par le réalisateur vit dans une cité dite "difficile", en banlieue parisienne, où il est plutôt mal vu de prendre goût aux études et où l'impossibilité d'exprimer le moindre compliment sans arrière-pensée mine toutes les relations sociales. Enfants d'immigrés peu scolarisés, fils et filles d'éboueurs, de manoeuvres ou de femmes de ménage, ils ont décidé de viser un futur professionnel un peu plus clément que celui de leurs parents. Véritables petits "combattants du savoir" c'est en stratèges solitaires qu'ils ont à se construire et à affronter la frilosité des professeurs et les pressions verbales et physiques des autres jeunes ("Si tu es bon élève mais que tu n'as pas de bons bras, ça se passe mal pour toi"). Le présent documentaire tire parti de la simplicité de son dispositif: le simple agencement thématique d'extraits des interviews frontales de la dizaine d'adolescents. La famille, le corps professoral et les autres jeunes ne sont présents qu'en creux, hors du cadre de la caméra, laissant pleinement s'exprimer, par les mots comme par les regards, les sentiments contrastés de ces jeunes confrontés en permanence à un rapport de force qu'ils n'ont pas voulu. Qu'ils soient pétillants comme Hichem ou les yeux pleins de détresse comme Sébastien, ces jeunes sont étonnamment mûrs pour leur âge, déjà pleinement conscients du caractère impitoyable de la société des adultes.
Le parcours de Stanislas Tomkiewicz, médecin psychiatre atypique qui, depuis le ghetto de Varsovie en passant par le camp de Bergen-Belsen, deviendra un directeur de recherche de l’Inserm très engagé et passera sa vie à défendre les enfants maltraités, les adolescents délinquants, les polyhandicapés et tous les « damnés de la terre ». Un homme disparu en 2003, mais que l’on aimerait encore rencontrer au coin dans un amphi ou dans un café.
Le mouvement de l'Art Brut a été lancé par Jean Dubuffet dans les années 1940. Ce nouveau concept répondait à une nécessité de l'époque. Quel en était l'enjeu, à quelles questions essentielles répondait-il ? Quel nouveau rapport au réel introduisait-il dans l'Art Contemporain ? " Oeuvres en souffrance " cherche à "entendre" ce qui fait l'originalité des oeuvres rassemblées sous le label "Art Brut" : plus de 5000 oeuvres de quelques 200 auteurs, à partir des productions d'artistes comme Aloise, Carlo, Adolf Wolfli, Jeanne Tripier, Palenc, Pujoll, Laure Pigeon, ...
L'histoire d'Oedipe, héros tragique de l'Antiquité grecque, qui, sans le savoir, a tué un inconnu qui était son père et a épousé sa propre mère. Devenu roi, il devra enquêter sur le crime pour découvrir finalement que le coupable, c'est lui. Fou de douleur, il se crèvera les yeux. Deux parties: le mythe chez les Grecs et chez Sophocle - la lecture freudienne.
Le film qui suit de jour en jour Odette, atteinte de cette maladie, est un témoignage émouvant d’une histoire vraie, celle d’Odette, âgée de 88 ans. De ses séjours en accueil de jour à son entrée dans un EHPAD, en passant par les démarches et les interrogations de sa fille, ce documentaire apporte un témoignage émouvant sur les aspects de la maladie d’Alzheimer au fil du temps, d’abord au domicile puis en établissement spécialisé. D’une durée de 25 minutes, il décrit également le travail du personnel médicosocial dans l’accompagnement des malades, dans le respect de leurs choix. http://www.orne.fr/media/odette-alzheimer
Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. Neuf psychanalystes s'entretiennent avec Daniel Friedmann sur le but de la psychanalyse, ses indications, l'apparition de nouveaux symptômes, ses différences avec la médecine, et en particulier la psychiatrie... Ils exposent leur pratique du travail analystique, tâchant de définir ce qu'est pour eux une analyse et sa finalité, refusant toutefois de définir ce que serait une "bonne" analyse ou une analyse "réussie". Certains abordent également la difficulté d'énoncer la fin de l'analyse, les échecs possibles, les nouvelles pathologies émergentes ainsi que le problème de l'analyse de l'analyste en tant que fin et but de l'analyse. Les psychanalystes intervenants sont: Eduardo Prado de Oliveira, François Roustang, Ginette Raimbault, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Jean-Paul Valabrega, Laurence Bataille, Gérard Haddad, Markos Zafiropoulos.
L'obésité est en train de devenir le plus important problème de santé publique en Belgique, notamment à cause de ses complications comme l'hypertension ou le diabète de type 2... Analyse des causes du surpoids et des moyens mis en oeuvre pour lutter contre ce nouveau fléau des pays riches: clinique du poids, hospitalisation, internat pour enfants obèses, chirurgie de l'estomac, régimes,...
La gastroplastie est une intervention chirurgicale qui consiste à rétrécir l'estomac de façon à ce que l'on ne puisse plus manger que très peu à la fois. Cette technique est strictement réservée aux obésités-maladies, c'est-à-dire aux personnes chez qui l'excès de poids est tel qu'il constitue une menace pour la santé physique, mais aussi morale et psychologique. Le propos de l'émission n'est pas de prendre parti pour ou contre, mais d'expliquer la méthode, de présenter des exemples et d'apporter des témoignages de réussites étonnantes comme d'échecs retentissants.
Jong-du, délinquant un peu simplet, sort de prison après avoir purgé une peine à la place de son frère qui avait, en état d'ébriété, renversé un homme et pris la fuite. Souhaitant rendre visite à la famille de la victime défunte, il en aperçoit la fille. Bien qu'handicapée moteur et cérébrale, elle est abandonnée par son frère dans un vétuste appartement. Jong-du, fasciné par elle, en tombe amoureux…
Nous les intranquilles est un film collectif qui commence au centre Artaud, centre d’accueil psychothérapeutique. Le groupe cinéma du centre raconte la maladie, la thérapie, leur rapport au monde. Après un premier geste documentaire, le film devient participatif et met en scène son élaboration en collectif. À travers leur autoportrait, les personnages cherchent à donner une image humaine de la folie. Ils s’amusent des idées reçues pour mieux les subvertir. En s’emparant tous ensemble du projet artistique, ils démontrent par l’exemple qu’un autre monde est possible.
Qu'est-ce qu'un secret de famille? Comme peut-on distinguer un secret structurant d'un secret déstructurant. Quelles sont les réactions chez l'enfant qui pressant un secret? Comment les secrets ricochent-ils sur plusieurs générations. Comment s'en protéger? Comment intervenir? Serge Tisseron, dans cet entretien, répond de façon claire et précise à ces quelques interrogations et aborde en terminant la question des secrets institutionnels qui nous interpelle quotidiennement dans notre pratique. Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste et directeur de recherche à l'Université Paris X-Nanterre est un auteur prolifique. Il a publié de nombreux ouvrages qui portent principalement sur deux thèmes : les secrets et les images, entre autres : Tintin chez les psychanalystes (Aubiers, 1985), Tintin et les secrets de famille (Séguier, 1990 et Aubiers,1992), Nos secrets de famille, Ramsay (1999), L'intimité surexposée (Ramsay, 2001), Les bienfaits de l'image (Odile Jacob, 2002)
Le collection "Parole d'ados" propose des sujets qui concernent de près les adolescents. Son originalité est leur implication au niveau de la création des films, tant dans le contenu que dans la forme. Ainsi, ces films leur parlent vraiment.
La collection ouvre un espace pédagogique positif, susceptible de rencontrer l'intérêt du monde des enseignants et des éducateurs tout autant que celui des étudiants, du secondaire en particulier.
Ce film est le premier documentaire francophone donnant la parole à des enfants élevés par des couples non mixtes. Emmy-lou, seize ans, vit depuis le divorce de ses parents, une semaine sur deux avec son père et sa belle-mère et l'autre avec sa mère et sa belle-mère. Car la maman d'Emmy-Lou a choisi de vivre avec une femme et d'avoir un enfant avec elle, Ferdinand six mois. Du côté de son père et de sa nouvelle femme, elle a aussi un petit frère de cinq ans, Jim.
En compagnie de son grand-frère Eliott, dix-huit ans, Emmy-Lou témoigne de cette situation: mes parents sont gays, et alors? Pourtant ce n'est pas si simple: comment le dire à ses amis, comment vivre la pression de l'école, accepter le regard des autres? Et si cette situation ne leur pose pas de problème particulier, ils décident de rencontrer d'autres adolescents élevés comme eux dans des familles homoparentales. C'est ainsi qu'ils vont croiser Wendy, treize ans, originaire du Salvador, adoptée par un couple de femmes et Charles et Dorothée, des jumeaux de seize ans nés par insémination artificielle et élevés par leur maman et amie. Ensemble, ils s'interrogent sur le modèle parental et leur propre identité sexuelle et sur les conséquences de l'absence d'un père.
Rome, fin des années '60. Nicola et Matteo sont étudiants à l'université. Nicola fait la médecine, Matteo la littérature. Leur père dirige un magasin d'articles de bureau, leur mère est prof, leur soeur aînée est juge quelque part dans le Nord, et leur soeur cadette est encore une petite fille. Matteo travaille comme bénévole dans un hôpital psychiatrique et kidnappe une jeune autiste qu'on lui a confiée car il se rend compte que les traitements ne font que l'enfermer plus. La jeune fille est récupérée par la police. Les deux frères se séparent alors, Matteo décide de faire son service militaire pendant que Nicola part en Norvège. Les inondations de Florence le ramènent au pays où il retrouve Matteo sous l'uniforme et rencontre Giulia, une jeune pianiste. Ils se mettent en ménage et ont une petite fille. Le couple milite dans les mouvements d'extrême-gauche, Giulia abandonne le piano, se radicalise, quitte sa famille et entre dans les Brigades Rouges alors que Nicola est lentement récupéré par le système. Matteo, engagé dans la police, part réprimer les émeutes à Turin et retouve Nicola qui défend les droits des malades mentaux, ainsi que sa soeur qui est juge d'instruction... Une oeuvre commandée par la RAI, une grande saga familiale qui parcourt l'Histoire de l'Italie des années '60 à la fin du vingtième siècle. Interviews - Arbre généalogique - Bande-annonce.
NOS INQUIÉTUDES Documentaire (55 min)
Réalisateur :
PASQUIER Judith DU Pays :
France
- 2003
Mention Témoignage au 27ème Festival International Ciné-Vidéo-Psy Lorquin juin 2003
Le film est parti d'une idée très simple : donner la parole, à propos de la psychanalyse, à ceux qui en ont fait ou font l'expérience; ceux qu'on appelle les "analysants". Des gens ordinaires, comme vous et moi, qui souffrent dans leur tête, dans leur corps, comme tout le monde. Je voulais les entendre affirmer cette évidence, pourtant si souvent remise en cause, qu'il y a de l'inconscient, et que "il faut parler" - comme le dit un personnage dans le film - pour moins souffrir. En un écho modeste aux millions de pages de théories, parfois contradictoires, qui s'écrivent depuis plus d'un siècle à partir des propositions freudiennes, je voulais écouter la parole simple, courageuse, intelligente et intelligible des analysants. Je voulais tisser un propos d'où sortirait ma vision de la psychanalyse. (...) Je voulais fuir la pédagogie et la propagande, faire avec l'inquiétude, découvrir l'étrange qui apparaît là, dans ce cadre, entendre le tourment et parfois l'apaisement, ou le rire.