Dans le cadre de la formation continue à l'hôpital Esquirol, ce document a été réalisé par un groupe d'infirmiers et de cadres infirmiers en santé mentale. Ce film est une étape dans un dispositif de recherche autour de l'accueil et de la crise. Une enquête, réalisée lors d'un travail précédent auprès de la population, a mis en évidence les difficultés de répondre à l'urgence et à la demande d'intervention au domicile. Notre intention n'est pas d'harmoniser les réponses à apporter mais, au travers d'un aperçu des différentes pratiques et de leurs fondements, d'amener à une réflexion commune.
La dépression nerveuse touche un nombre considérable de personnes, jusqu'à une sur cinq d'après certaines sources. Ses causes sont multiples et les mécanismes de son déclenchement restent mal élucidés. Les témoignages de personnes ayant souffert ou souffrant encore de dépression sous l'une ou l'autre de ses formes (dépression réactionnelle, mélancolie, maniaco-dépression,...) sont commentés par un psychiatre qui insiste sur la triple dimension, biologique, psychologique et sociale de la dépression.
Ce n'est que depuis le début des années 70 que les travaux sur la dépression chez l'enfant se sont développés. Pour nous en brosser un bref tableau (définition, fréquence, causes, symptômes, traitement, etc.) nous avons rencontré Michel Dugas, psychiatre et professeur de psychopathologie de l'enfant à l'hôpital Herold de Paris. Michel Dugas est l'auteur de nombreuses recherches et publications sur le sujet.
Le professeur Widlöcher reprend les arguments développés dans la nouvelle édition de son livre "Les logiques de la dépression ". Il apporte des points de repère essentiels pour mieux comprendre le syndrome dépressif. Il montre qu'une approche globale de la dépression permet de dépasser le clivage entre une vision neurobiologique trop réductionniste et une approche psychogénétique trop exclusive. Cette perspective permet de réactualiser nos connaissances sur la clinique, la psychopathologie et le traitement de cette affection dont l'importance en termes de santé publique est capitale.
La précarisation croissante de la population est la principale cause de surendettement. En Belgique, près de 400.000 ménages sont concernés. Le défaut de paiement est dû très souvent à un événement extérieur à la volonté du débiteur: perte d'emploi, maladie, accident, divorce ou séparation,... qui le fait passer de la situation de l'endettement à celle du surendettement. Tous les acteurs concernés par le crédit (banques, courtiers, responsables politiques, associations, travailleurs sociaux,... et les surendettés eux-mêmes) apportent leurs points de vue sur la question des responsabilités et des moyens à mettre en oeuvre pour sortir les personnes du surendettement. Des solutions sont évoquées et débattues.
En février 1976, La Devinière, un lieu de psychothérapie institutionnelle, ouvrait ses portes à dix-neuf enfants réputés incurables, refusés par tous. Ni le sens commun, ni la psychiatrie, ni la pédagogie ne pouvaient les admettre, les reconnaître. Ces enfants, exilés en somme, la Devinière les a acceptés définitivement avec comme principe fondateur de ne les rejeter sous aucun prétexte. Le mot "asile" reprenait ici tout son sens: un espace sans grille, ni chimie où l'on donne le droit de "vivre avec sa folie". Durant plus de vingt ans, des liens de solidarité se sont noués entre ceux que rien ne reliait. Au fil des saisons, Benoît Dervaux - l'opérateur image des frères Dardenne sur "Rosetta" - a filmé au plus près ce lieu qui a fait rejaillir la vie, là où tout semblait condamné.
En regard de la psychose chez les adolescents, le Dr Raymond Cahn, dans un premier temps, nous fait part des enjeux auxquels est confronté l'adolescent : enjeux concernant son identité, son corps sexué et sa relation au corps social. Ensuite, il nous amène au cœur même de la problématique centrale qu'il qualifie de " catastrophe psychotique ". Il développe les concepts fondamentaux de liaisons /déliaisons et de reliaisons en attirant notre attention d'une façon particulière sur ce qu'il appelle les liaisons dangereuses. Enfin, concernant la question de l'adolescent psychotique, le Dr Cahn dégage des fonctions spécifiques pour l'institution, les soignants, et le thérapeute.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien entre Marcel Rufo, pédopsychiatre, et Maïté Iribarnégaray, médecin généraliste. Après une définition de l'adolescence, Marcel Rufo démontre par un jeu de questions-réponses qu'une adolescence tumultueuse n'est pas synonyme d'un avenir hypothéqué. Les troubles du sommeil, les difficultés scolaires,... sont des symptômes qu'il ne faut pas négliger. Des pistes sont proposées aux médecins généralistes pour tenter de mener à bien un entretien avec un adolescent, en difficulté ou non: donner au jeune une vraie place dans l'entretien, échanger, respecter, utiliser l'humour et la négociation. Le médecin doit parvenir à susciter chez l'adolescent l'envie de revenir pour d'autres consultations.
Les remaniements psychologiques et physiologiques de la puberté confrontent les adolescents à mettre leur corps en jeu de façon nouvelle dans leurs activités sportives. Le Docteur Claire Carrier, psychiatre et psychanalyste à l'Institut National du Sport et de l'Education Physique (I.N.S.E.P.) à PARIS, nous fait découvrir dans cet entretien les problèmes que peuvent poser cette situation.
Les demandes d'adoption, nombreuses en Belgique, ont pourtant bien du mal à se concrétiser, d'abord parce que les demandes d'enfants en bas-âge sont les plus courantes et que le pourcentage de nouveaux-nés à adopter n'est pas élevé, ensuite parce que les lois en matière d'adoption accentuent les difficultés des procédures au lieu de les simplifier. Toutes les étapes d'adoption auprès d'organismes et services appropriés ont été conçues dans l'intérêt de l'enfant afin d' apporter un maximum de garanties. Les organismes actuellement agrées en Belgique sont au nombre de 13. Voici la liste des participants et responsables que D.ROUSSEAU a interviewés : M.LEBRUN " ministre de l'Aide à la Jeunesse communautaire française ;J.MILQUET" " conseillère juridique Cabinet Aide à la Jeunesse ; DALLEMAGNE-VAN EGTEN M." " responsable Service Adoption ; DEWULF Martine" " coordinatrice " ONE-ADOPTIONS " ; RANS Pierre", substitut du procureur du roi " Nivelles ; PAULIS Chris" " chercheuse ULG ; SECHET Patrick", aide sociale à l'enfance " Conseiller Général du Nord (France) ; TIMMERMANS Véronique", psychologue, Service d'Adoption Amarna.
A travers quatre témoignages, les difficultés psychologiques rencontrées par les enfants adoptés d'origine étrangère: déracinement, séparation avec les frères et les soeurs, double appartenance familiale et culturelle, difficulté d'intégration, racisme,... Des souffrances qui se manifestent surtout au moment de l'adolescence. Des parents racontent comment ils ont vécu ces périodes de troubles et des spécialistes apportent des éléments de réflexion. Une approche préventive centrée sur les aspects humains de l'acte d'adoption d'enfants étrangers.
L'adoption, un engagement profond face à l'enfant démuni, marqué par son destin, celui de l'abandon. La parole est donnée à ceux et celles qui vivent ce sentiment d'abandon, cette quête d'identité quand l'enfant abandonné devient un enfant adopté. Le film ne propose aucune réponse. Il va à l'essentiel du questionnement sur le sens profond de l'existence, sur le sens de l'engagement d'un être face à un autre. Le document s'adresse, avec émotion et sans apitoiement, à tous ceux qui sont attentifs aux relations familiales. Il alterne des interviews de parents adoptifs et d'enfants adoptés qui témoignent de leur expérience. Ces témoignages mettent en évidence de manière concrète, accessible et sensible, le rôle de la mère et du père.
L'approche et le traitement de la toxicomanie requièrent des modalités d'intervention spécifiques. La prise en charge des toxicomanes est particulièrement complexe tant pour le milieu familial que pour les équipes thérapeutiques. Pour mieux détailler les divers modes de prise en charge existants et les problèmes qui peuvent surgir dans un milieu familial contraint par la présence d'un toxicomane, Agnès Lejeune s'entretient avec Jean-Pierre Jacques, psychanalyste au L.A.M.A., et avec Charles Lejeune, travailleur social à la Trace. L'émission est illustrée par des extraits des reportages suivants : " Dis-moi comment tu t'arrêtes " ; " Faut pas plonger " ; " La neige en tête " ; " L'expérience du projet L.A.M.A. " ; " Préviens-moi si tu m'aimes " et " Les territoires de la défonce ". "
Jean-Marc Faure est médecin et vit dans le Jura français avec sa femme et ses deux enfants. Il travaille pour l'Organisation Mondiale de la Santé et son métier le conduit de symposiums en congrès à travers toute l'Europe. Il jouit d'une aisance financière confortable et propose à ses proches les avantages fiscaux que sa présence fréquente à Genève lui octroie. Mais tout ceci n'est qu'un mensonge, Jean-Marc vit une double vie et trompe ceux qui l'entourent depuis trop longtemps. Quand la vérité commence à émerger, Jean-Marc acculé assassine femme, enfants et parents puis tente de se suicider... L'adaptation du roman d'Emmanuel Carrère qui retrace un fait divers, l'histoire de Jean-Claude Roman, toujours en prison à l'heure actuelle. Une grande affaire criminelle comme le cinéma français les aime, déjà traitée par Laurent Cantet dans "L'emploi du temps". Auteuil est parfait.
La dyslexie n'est ni une maladie, ni une tare, mais un trouble spécifique de l'apprentissage de la lecture. Ce trouble est souvent associé à d'autres perturbations au niveau psychomoteur et dans l'apprentissage de l'écriture et de l'orthographe. Pour être efficace, la prise en charge de cette difficulté doit être la plus précoce possible. Des spécialistes, logopède, psychologue et neuropédiatre, expliquent en quoi consiste la rééducation et insistent sur l'importance de créer autour de l'enfant un contexte porteur qui permette de lui redonner confiance en ses capacités. Différents reportages illustrent le sujet et présentent des techniques de dépistage et de rééducation.
Le docteur Thierry Gallarda, psychiatre au Centre Hospitalier Sainte-Anne à Paris, participe à une consultation Dysphorie de genre, qui reçoit et accompagne les personnes qui souhaitent entamer un processus de changement de sexe. Après avoir précisé les termes LGBT, le docteur Gallarda souligne dans un premier temps le fait qu'on ne parle plus maintenant d'un trouble psychiatrique mais d'une simple dysphorie, ce qui montre bien l'évolution de la société. Cette dysphorie se manifeste cependant par un malaise ou une souffrance, parfois importante, parfois banalisée, parfois déniée. Elle se caractérise également par une extrême hétérogénéité : parfois sans aucune comorbidité, parfois associée à des troubles sévères. Le rôle du psychiatre dans l'équipe multidisciplianire où il oeuvre est d'essayer d'évaluer la présence et selon le cas, l'impact des co morbidités et de voir comment on peut mieux répondre à la demande de transition de sexe. Dans un deuxième temps, Thierry Gallarda aborde la grande variété des perceptions selon les cultures et l'environnement socioéconomique et insiste sur le rôle essentiel des familles qui sont aux premières loges et évidemment de l'école. Il prône en terminant la nécessité du soutien tout en favorisant un regard distancié et une réflexion qui permet d'éviter les positions extrêmes.
45 000 hommes et femmes sont littéralement morts de faim dans les hôpitaux psychiatriques, en France, entre 1940 et 1945. Des ''citoyens de seconde zone'', victimes du rationnement alimentaire et de l'indifférence. Dont Hélène Guerrier. Sa petite-fille, Isabelle Gautier, a décidé d'exhumer ce secret de famille. Sa quête personnelle devient enquête historique. Elle va plonger dans ce drame méconnu de la seconde guerre mondiale et aller à la rencontre de ces internés tombés dans les oubliettes de l'histoire, familiale et nationale.
Stéphane (15 ans) rencontre Mathilde (14 ans). Chacun à sa manière vit l'expérience de la famille composite, issue de la vague des couples divorcés et séparés. Casse-tête pour les sociologues, démographes et notaires de l'an 2000, ces familles-puzzle où presque personne ne porte le même nom présentent parfois une originalité: l'entente entre les parents géniteurs. Les parents, au nom des enfants, décident de construire plutôt que de détruire, d'inventer de nouveaux codes, de nouveaux repères et d'autres rites familiaux dans lesquels tout le monde essaye de s'y retrouver. Ils tentent de dépasser les sentiments d'échec et de jalousie.
En première partie, un entretien avec Jacques Salomé sur la communication intime : " Enfance et adolescence - Des langages aux questions ", extrait de la série " Tendresses ". Dossier principal : la fécondation artificielle. Les techniques de procréation médicalement assistée se sont considérablement développées et affinées ces dernières années. L'invitée de l'émission, Christine Delahaye, gynécologue et obstétricienne, propose une réflexion sur les problèmes psychologiques liés aux techniques nouvelles de la fécondation in vitro. C'est pourquoi, sans oublier les techniques de la fécondation artificielle, l'essentiel du débat porte sur le contexte et les conséquences psychologiques et sociales, tant pour les candidats parents que pour les enfants ainsi procréés (relations sexuelles, lien parent-enfant, filiation naturelle et filiation symbolique ...). Le tout est mis en rapport étroit et constant avec une réflexion éthique rendue nécessaire par les cas de figure inédits que la science propose à notre culture.
La fécondation artificielle est entourée de beaucoup de questions, de craintes, de fantasmes, souvent à cause d'une mauvaise information. Elle est aujourd'hui couramment utilisée pour résoudre certains problèmes de stérilité. Les deux méthodes de base sont l'insémination artificielle par donneur (IAD) et la fécondation in vitro (FIV). Le réalisateur a rencontré des spécialistes mais aussi des couples qui ont eu recours à ces méthodes. Les étapes de la technique, les difficultés rencontrées, les problèmes relatifs aux échecs des méthodes, les craintes quant aux réactions de l'entourage... Tour d'horizon d'une technique que l'on croit parfois appartenir au futur mais qui est dé‚jà tout à fait d'actualité.