Portrait du peintre et écrivain belge Georges Moinet qui présente son oeuvre picturale et littéraire. Le peintre et écrivain belge Serge Moinet a passé douze années d'internement dans un asile psychiatrique, et s'est réfugié pendant dix ans dans un mutisme complet. Devant la caméra de Thierry Zéno, dont c'est la première réalisation avant le sulfureux "Vase de noces", il parle, parle beaucoup, lit des papiers, explique ses tableaux et sa conception du monde qu'ils illustrent, une cosmogonie personnelle liée au fonctionnement du cerveau et de la cellule, à la réverbération de la pensée. A son discours, à peine audible, cohérent dans la logique "folle", fait écho, à l'arrière plan, le brouhaha d'une salle d'hôpital. Thierry Zéno a choisi de filmer le visage du peintre comme ses tableaux, en gros plan. Il se rapproche des yeux, de la bouche, de la barbe, du menton, comme il capte un fragment de tableau. Dans l'art brut, plus encore qu'ailleurs, la personnalité et la création sont liées.
BOWLING FOR COLUMBINE Documentaire (2h00)
Réalisateur :
Michaël MOORE Pays :
Etats-Unis
- 2002
Prix du 55ème anniversaire du Festival de Cannes (2002), le César du meilleur film étranger (2003) et l'Oscar 2003 du meilleur documentaire
Avec plus de 10.000 meurtres par arme à feu chaque année, les États-Unis détiennent le triste record mondial d'homicides et d'agressions au quotidien... S'inspirant du fait divers de la tuerie à la Columbine High School, au Colorado, Michael Moore critique l'industrie de l'armement aux États-Unis, la liberté avec laquelle les citoyens américains peuvent se procurer des armes, ainsi que le laxisme de l'État en matière de législation en la matière. Par ses investigations réalisées au moyen d'analyses chiffrées, d'images d'archives et d'interviews (dont celle de Charlton Heston, chef de file de la National Riffle Association), Michael Moore tente de cerner les facteurs qui poussent la population américaine à se retrancher dans la violence. Il dresse un bilan provocateur, à la fois terrifiant et drôle, d'une nation où 250 millions d'armes à feu sont en circulation.
"Frédéric Bruly Bouabré, l'universaliste": poète, dessinateur, conteur et penseur, Frédéric Bruly Bouabré (né vers 1923) vit à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Il poursuit aujourd'hui encore, à 89 ans, une oeuvre prolifique née d'une vision céleste survenue il y a plus de soixante ans. Frédéric Bruly Bouabré a élaboré un ingénieux alphabet à partir de sa langue, le bété. Ce système, formé de 449 pictogrammes auxquels correspondent des syllabes, lui permet de consigner les langues du monde entier. Dans sa démarche universaliste, il s'adonne également à une quête poétique de signes qui expliquent le monde à partir de relevés sur l'écorce d'une banane, la forme d'un nuage ou des scarifications. Ses travaux aux crayons de couleur jouent à la fois sur l'écriture et le dessin, et contiennent une dimension édifiante et spirituelle. (33 min - 2010) "Ataa Oko et les esprits": le Ghanéen Ataa Oko (né vers 1919) se lance soudainement dans la création graphique, à l'âge de 83 ans. Il commence à dessiner de mémoire des cercueils figuratifs personnalisés qu'il a réellement construits dans son passé d'artisan menuisier: l'un en forme de poisson pour un pêcheur, un autre en forme de tomate pour un paysan. Dans ses compositions, il s'affranchit peu à peu de ses souvenirs, pour laisser place à un foisonnement de nouveaux sujets vivement colorés: animaux, personnages, fruits ou êtres imaginaires, parfois monstrueux. Visité par les esprits, en constante relation avec l'au-delà, Ataa Oko chemine également avec des entités spirituelles, qu'il représente sur son papier. Installé devant sa maison, sur une table de fortune, Ataa Oko, âgé de nonante ans, poursuit son oeuvre, imperturbable. Celle-ci compte aujourd'hui 2500 dessins au crayon de couleur, réalisés en six ans (2003-2009). (16 min - 2010)
CAPOEIRA, BEL HORIZON (52 min)
Réalisateur :
Basil SALLUSTIO Pays :
Belgique
- 1995
Prix de la Biennale du Hainaut (B), 1997
Prix de la ville de Palerme au Sport Film Festival de Palerme (I), 1999
Partout au Brésil, la capoeira est à l'honneur mais spécialement à Belo Horizonte au sein du groupe "Porto de Minas" qui utilise le phénomène capoeira comme outil d'éducation et de redynamisation sociale des gosses de rue. Car, bien plus qu'un art du spectacle, une danse et une lutte où se mêlent le chant, les percussions, mais où s'expriment aussi l'adresse, l'élégance et la malice, elle est surtout une philosophie basée principalement sur la recherche de l'équilibre psychique de l'individu. Après un détour historique et une incursion dans le passé africain de la Capoeira, à la recherche de ses racines, le film s'articule autour des témoignages des professeurs et surtout du portrait d'un des jeunes. Un document à contrepoint des clichés et des stéréotypes sur les mégalopoles brésiliennes.
Daniel Friedmann, chercheur au CNRS, a filmé 15 grands analystes français, une première fois en 1983, puis en 2008. Parmi les nombreuses thématiques abordées, il relève notamment de nombreuses questions: Quel est le but de la psychanalyse? Quelles sont ses enjeux, ses défis, ses limites? Faut-il la réglementer et si oui comment? Qu'est-ce qu'un bon analyste? Quelles sont les différences entre la médecine et la psychiatrie? Quelles sont les nouvelles pathologies?...
Coffret de 14 DVD divisé en 7.
DVD 13. Entretien avec Laurence Bataille, psychanalyste. Entretien avec Catherine Millot, psychanalyste et écrivain.
Laurence Bataille, en 1983 (72'). Thèmes: Être psychanalyste. - A quoi sert une analyse? L'élitisme. - Les bonnes conditions d'une analyse. - La durée de l'analyse. - Devenir psychanalyste. - L'importance de Lacan. - Le rôle de l'argent. - Les qualités d'un analyste.
Catherine Millot, en 2008 (62'). Thèmes: Laurence Bataille. - L'importance de Lacan. - La psychanalyse aujourd'hui. - L'aboutissement. - L'analyse et l'écriture. - Les analysants, les psychanalystes. - La fin de l'analyse et la traversée du fantasme. - Les changements de la psychanalyse et l'individualisme contemporain.
DVD 14. Entretien avec Georg Garner, psychanalyste. Entretien avec Ginette Raimbault, pédopsychiatre, psychanalyste et écrivain.
Georg Garner, en 1983. Thèmes: Être psychanalyste. - La durée d'une analyse. - Qu'est-ce que la psychanalyse? - Devenir psychanalyste. - La psychanalyse et la mort. - Psychanalyse et psychiatrie. - La formation d'un psychanalyste. - L'institution analytique. - Le rôle de l'argent. - L'éclatement des psychanalystes.
Ginette Raimbault, en 1983. Thèmes: Être psychanalyste. - Le but de l'analyse. - Confusion avec le rôle du médecin. - Le milieu hospitalier et la question de l'argent. - Les symptômes du patient. - L'importance de Lacan. - Les qualités de l'analyste. - D'analysant à analyste. - La recherche.
En réparation d'un délit, des mineurs sont amenés à effectuer une prestation éducative ou philanthropique ordonnée par le juge. La vidéo retrace ce qu'est la prestation à travers les regards des différents "acteurs" concernés de près ou de loin par la mesure. La parole est largement donnée aux jeunes qui, malgré les circonstances difficiles et délicates, ont accepté de parler devant la caméra.
"A TROP se pencher sur eux, c'est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière" Fernand Deligny c'est une ligne, des lignes, ces remarquables "lignes d'erres" (transcriptions des déplacements et des agirs des enfants mutiques) qui on fait rêver Gilles Deleuze et Félix Guattari. C'est aussi, dés 1945, son livre "Graine de crapule. Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver". C'est inlassablement avec les incurables, les invivables. En 1967, il s'installe définitivement dans une petite maison dans les Cévennes et crée un réseau de "présences proches". Il était une fois un NOUS et c'est justement là que nous mènent ce film-carnet-notes. Là, LOIN. Loin de ces "lieux prévus pour", "lieux exprès", "lieux tout à fait pour"... LOIN de la "loi du langage" oppressante. En plein milieu des Cévennes, en plein milieu d'une "tentative": tracer des lignes "afin de voir ce qui (ne) nous regarde pas", "afin de voir ce que notre regard aveugle de parlant à bien du mal à voir". Ce film prend son temps, prend le rythme des "tentatives" et laisse s'entremêler, une vieille cafetière, quatre pierres plates, la nourriture qui cuit, l'eau, le feu, l'abri, le territoire, les trajets... Quiétude. "Personne ne cherche à savoir de quoi ils sont atteints, nous sommes à la recherche de ce qui nous manque pour être existant à leurs yeux"... Film-hommage aussi, à ce gamin-là, Janmari.
Quelque part en Suisse. Livia est une jeune héritière à l'esprit fantasque dont le cerveau est parcouru de courants d'air. Son père Harald est à la tête d'un empire en perdition. Un jour, Livia fait la connaissance d'un ange, un homme tombé du ciel, en fait un psychopathe malgré lui qui entre par effraction dans sa vie. Les proches de Livia vont faire les frais de leur folie... Mais où Raoul Ruiz va-t-il chercher tout ça? Tout à la fois comédie macabre, thriller, fantaisie psychanalytique et drame familial, "Ce jour-là" est totalement délirant et savoureux. La distribution est excellente.
CE RAYON DE SOLEIL Fiction (45 min)
Réalisateur :
Gabriel GONNET Pays :
France
- 1997
Mention au Festival d'Auxerre 1998
La collection "Un film pour en parler" a pour objectif d'aider les 13-19 ans à verbaliser autour des difficultés de l'adolescence. Chaque document est illustré par une courte fiction écrite et réalisée avec des jeunes. Les thèmes traités ont été choisis à partir d'expériences vécues. Chaque cassette est accompagnée d'un livret qui propose des thèmes de débats pour le milieu scolaire ou associatif. Dix jeunes suicidaires de 18 à 25 ans, en séjour au centre Jean Abadie (région de Bordeaux), s'expriment sur leurs difficultés et leur envie d'en finir avec la vie. Leurs témoignages sont commentés par un médecin du Centre et rassemblés en trois thèmes: la souffrance qui a précédé la tentative de suicide, l'acte lui-même et les réactions à adopter face à l'envie de mourir. Un outil de formation sur la prévention du suicide qui s'adresse plus particulièrement aux adultes. Note: Voir également le document "C'est dur de trouver les mots" qui s'adresse plus spécifiquement aux jeunes. Un livret accompagne ces titres.
Des jeunes parlent de leurs problèmes et des raisons qui les ont poussés à faire une tentative de suicide. Leurs propos alternent avec une histoire fictive qui met en scène des adolescents dont certains éprouvent de grandes difficultés à trouver leur place dans la vie. Un film qui témoigne de la souffrance extrême qui amène à la tentative de suicide et montre qu'une parole reste toujours possible autour de cette souffrance. Quatre thèmes sont abordés: la souffrance intérieure, parler quand on a mal, la tentative de suicide, comment peut-on aider? Note: Un autre document intitulé "Ce rayon de soleil" traite de la prévention du suicide et s'adresse plus spécifiquement aux adultes. Un livret accompagne ces titres.
Dimitri est en fin de vie et rejoint "La maison", un lieu qui accueille les malades pour qui la médecine ne peut plus rien. Il y rencontre Suzanne, bénévole lumineuse et pleine de vie mais qui cache une félûre. Le temps d'un accompagnement, ils vont vivre pleinement, s'aimer et s'aider. Une réflexion sur les derniers instants de vie d'après "La mort intime", document écrit par la psychologue Marie de Hennezel et qui collecte les récits de patients en phase terminale dans des unités de soins palliatifs. Un sujet difficile admirablement rendu par le tandem Dutronc/Bonnaire.
Le thème de l'alcool et des polytoxicomanies abordé au travers de témoignages de jeunes et d'une fiction qui favorise l'identification d'un public adolescent. L'objectif est de faire comprendre aux jeunes les mécanismes qui peuvent conduire à l'alcoolisme. Un document à utiliser dans le cadre d'une discussion de groupe sur le rôle de la boisson et l'installation de la dépendance. L'alcool: un symptôme qui cache une façon de gérer son stress, sa dépression... Note: Il est conseillé à l'animateur de la discussion de voir au préalable la version longue destinée aux adultes intitulée "Je ne peux pas m'en passer" dans laquelle les témoignages des jeunes sont décodés par un psychothérapeute.
Karin Rondia s’entretient avec le Dr Emile Meurice, directeur honoraire de l’Hôpital Psychiatrique Provincial de Lierneux, lequel retrace son parcours de psychiatre dans la région de Liège, brossant au passage un portait de l’évolution des pratiques depuis les années 50.
« Ce que disent les insensés n’a-t-il pas de sens ? ». C’est au départ de cette question que, cherchant à comprendre ce qui « dysfonctionne » dans le cerveau humain, Emile Meurice a passé de nombreuses années à chercher des outils d’analyse de la psychose et à s’interroger sur le sens du délire.
Fondateur du GIERP et de Psycholien, il publie aujourd’hui des monographies de personnalités atteintes de ce qu’il appelle « un excès d’implication ».
Frank Carveth a peur. Son ex-femme est en clinique psychiatrique afin de suivre une thérapeutique curieuse que le Dr. Raglan refuse d'expliquer. Leur fille Candice présente des changements physiques étranges. Carveth rend le Dr. Raglan responsable et décide d'éclaircir le mystère. Il découvre que sa femme matérialise ses haines sous la forme d'enfants mutants et meurtriers qu'elle met au monde d'une façon particulièrement horrible. Carveth va tout faire pour sauver sa fille. Dans ce film Cronenberg nous livre une vision puritaine et assez pessimiste de la société et de son évolution. Note: il existe un documentaire sur le réalisateur dans la série "Cinéma de notre temps", qui porte la référence TD1591.
Au départ d'un travail d'atelier avec des jeunes de Saint-Gilles, le film raconte la vie d'un quartier de Bruxelles où les communautés se côtoient. C'est une enclave pauvre entre deux quartiers riches. Un visage de Bruxelles et du monde. Le personnage principal, Lambert Desmet, n'arrive plus à retrouver sa place après une longue cure de désintoxication alcoolique, suite à une bavure policière dont il est responsable et à la suite de laquelle il est mis en examen. Il est né dans ce quartier, mais ne s'y sent plus chez lui. Il a perdu son identification avec le monde nouveau dans lequel tout se transforme.
COMMENT JE M'EN SORS? (52 min)
Réalisateur :
R MOREAU
- 1999
Prix des dix meilleurs films au Festival du film médical des entretiens de Bichat 1999
"Comment je m'en sors?" est la question obsédante pour toutes les personnes en recherche d'insertion. Jeune chômeur, toxicomane, ex-détenu, chacun fait son chemin... Durant six mois, le film suit huit jeunes en quête d'un travail, d'une formation, mais surtout d'une place dans la société. Ils expriment leurs rêves, leurs difficultés et leurs espoirs. Derrière ces témoignages, il y a la souffrance que l'on cache...
Le collection "Parole d'ados" propose des sujets qui concernent de près les adolescents. Son originalité est leur implication au niveau de la création des films, tant dans le contenu que dans la forme. Ainsi, ces films leur parlent vraiment.
La collection ouvre un espace pédagogique positif, susceptible de rencontrer l'intérêt du monde des enseignants et des éducateurs tout autant que celui des étudiants, du secondaire en particulier.
Comment assumer en pleine adolescence une orientation sexuelle qui dérange? Alors qu'elle quitte Marseille pour aller vivre en Corrèze, Elodie, 15 ans, entreprend un long voyage. Car elle ne quitte pas seulement la ville où elle a grandi, elle quitte aussi sa mère pour rejoindre son père qu'elle n'a plus vu depuis des années. Elle revit avec nous les causes de ce départ: elle n'a pas voulu caché à sa mère qu'elle était tombée amoureuse d'une fille et s'est fait virer de la maison. Elodie raconte avec charme et courage ce moment difficile de sa vie. A son histoire se mêlent les parcours croisés de deux autres adolescents: aiment-ils les filles ou les garçons? Comment acceptent-ils leur homosexualité naissante? Vont-ils en parler à leur entourage et quelles en seront les conséquences?
Durant cinq jours, le psychosociologue français Jacques Salomé a raconté, démontré, voire même prouvé dans son dialogue avec le dessinateur Marol, les avatars de la construction relationnelle dans la vie quotidienne. Apprendre à chacun à mieux communiquer, à être mieux "en relation avec autrui et avec soi-même", tel est le sens du travail de J. Salomé. Ainsi qu'il le note, les problèmes de communication interpersonnelle sont ce qui préoccupe le plus les individus. Dans notre société de communication, le trop-plein de "l'information de communication" et la moindre maîtrise sur les "choses de la vie" font que "la seule aventure possible reste celle des relations de tous les jours avec les proches et avec soi-même: le corps, l'histoire, l'imaginaire". La série propose cinq entretiens thématiques dont l'intitulé est repris dans la présentation de chaque cassette correspondante. Trois entretiens: "Une relation vivante" - "Les deux bouts de la relation" - "Les saboteurs de la relation".
L'imaginaire populaire véhicule bien des clichés fantaisistes à propos des personnes atteintes de schizophrénie : perversité, double personnalité . En réalité, le schizophrène est avant tout quelqu'un qui est en proie à une souffrance intense, une angoisse de vivre qui ne trouve de " solution " acceptable qu'à travers la construction d'un délire qui lui rende le quotidien plus tolérable. L'équipe de Pulsations a rencontré plusieurs de ces personnes et recueilli leurs témoignages souvent étonnamment lucides sur la façon dont ils se sentent perçus dans notre société. La schizophrénie fait partie des psychoses, c'est à dire des désordres mentaux qui font perdre au malade le contact avec la réalité ordinaire. C'est une maladie qui débute vers la fin de l'adolescence, et pour laquelle on n'a pas encore identifié de causes précises. Une fragilité d'origine génétique semble indiscutable, qui serait renforcée par certains facteurs extérieurs encore mal déterminés.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école.
Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent.
Un entretien avec David Le breton, professeur de sociologie à l'Université de Strasbourg et membre de l'Institut de France. Animé par Françoise Puig, éducatrice spécialisée, directrice de l'établissement pour adolescents et membre d'Anthéa.
"Les conduites à risque sont pour les jeunes générations en détresse, une forme de résistance. Ce sont des tentatives de vivre et non des tentatives de suicide. Ce sont des appels à vivre, des actes de passage, rarement des pathologies, ce sont des anthropo-logiques. Ce sont des jeunes qui ont besoin de passeurs, de compagnons de route, d'éducateurs qui leur donne envie de grandir."