Lionel NACCACHE nous fait découvrir dans cet entretien le long chemin scientifique qui a conduit à la découverte dʼun inconscient cognitif. Il rend hommage à Freud et cʼest avec enthousiasme quʼil articule lʼinconscient freudien à lʼinconscient cognitif aboutissant à lʼéventuel concept de plusieurs inconscients dans la perspective de mieux comprendre la conscience humaine. Lionel NACCACHE est neurologue, spécialiste de la conscience à lʼhôpital de la Salpétrière, chercheur en neurosciences cognitives, membre du comité dʼéthique.
À la fin des années 1970 à Boston, Maggie Stuart doit gérer les excès maniaco-dépressifs de son mari Cameron, homme touchant, créatif et chaleureux mais qui refuse de se traiter correctement pour pallier les excès de sa maladie et ne peut s'insérer dans la société et le monde professionnel. La famille vit dans un certain dénuement qui pousse Maggie à reprendre des études en MBA à l'université Columbia afin de tenter de trouver, à terme, un travail bien rémunéré pour subvenir aux besoins de ses deux filles et surtout à leurs études. Faisant les allers-retours entre Big Apple et la City of Higher Learning, Maggie doit confier, malgré ses réticences, la garde de ses filles à leur père durant les jours de la semaine, ce qui ne va pas sans poser des problèmes d'organisation, de contrôle du quotidien et le regard des voisins sur leur famille peu ordinaire, mais tellement vivante.
Dans ce cinquième entretien de la collection "Mémoires de psys", le Dr Carine De Buck s'entretient avec le Dr Danielle Flagey, psychanalyste, pédopsychiatre, membre fondateur de l'IFISAM (Institut de Formation à l'Intervention en Santé Mentale).
Danielle Flagey a fondé une approche novatrice de la psychopathologie de l'enfant, notamment en ouvrant le champ de la pédo-psychiatrie à l'intégration de différents axes : biologique, individuel, familial, pédagogique et social. Par ailleurs, lors de sa pratique en lien étroit avec les équipes pluridisciplinaires, elle a imprimé dans l'esprit de chacun l'importance de la supervision, et la nécessité de la pluralité des regards.
A l'âge de 17 ans, Danielle Flagey décidait qu'elle deviendrait psychanalyste. 60 ans plus tard, elle est membre titulaire de la Société Belge de Psychanalyse, mais elle a également influencé, par la rigueur de sa réflexion, toute une génération de pédopsychiatres.
Pour aider les handicapés à s'insérer dans le tissu social et professionnel, il est impératif qu'ils soient secondés par des services compétents. De plus en plus d'asbl d'aide aux personnes déficientes se mettent en place pour les orienter, les conseiller, les soutenir dans leur projet de normalisation, en offrant l'accompagnement indispensable. L'émission montre l'exemple de plusieurs personnes handicapées qui, en accord avec l'équipe éducative, ont tenté l'autonomie: vivre en appartement supervisé, travailler... Elles revendiquent avant tout le droit d'être considérées comme une personne même si elles savent qu'il faudra beaucoup de temps pour faire changer les mentalités.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école.
Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien avec Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne et Maïté Iribarnégaray, psychologue clinicienne.
Les questions de l'adolescent adopté éclairent celles que se pose tout enfant dans sa construction filiative. Il entraîne avec lui ses parents qu'il sollicite sur des interrogations personnelles. Les agirs des adolescents, nous demandent de toujours rester éveillés sur le sens de ce qu'ils vivent. Dans l'adoption nous retrouvons les comportements de l'adolescent, en recherche de lui- même, de ses parents, et de sa place dans une (pré)histoire familiale. L'absence de lien biologique pousse tous les acteurs familiaux à faire reposer leur histoire sur un lien symbolique, co-construit, particulièrement réinterrogé à l'adolescence.
Ce film évoque la prise en charge au sein d'un Service d'Education et de Soins Spécialisés à Domicile des enfants handicapés moteur, avec ou sans troubles associés. Il nous montre les différents éducateurs spécialisés et rééducateurs travaillant dans les multiples lieux de vie de l'enfant. Des parents et des professionnels expliquent et analysent leur vécu, leur travail avec les avantages et les contraintes que représente ce mode d'intervention. Ce film s'adresse à tous, enfants, parents, professionnels, organismes de tutelle, Caisse d'assurance maladie... Un bon support pour progresser dans le débat des différents modes de prises en charge d'un enfant handicapé et sa famille.
Il nous est proposé un survol de la nosographie psychanalytique. L'état limite étant une lignée intermédiaire entre les lignées névrotiques et psychotiques, il ne peut être défini que parallèlement à une description de ces dernières lignées. Dans cette perspectives, tels les emboîtements des poupées gigognes, sont introduits divers concepts clés d'une psychopathologie psychanalytique dont :- la notion de structure de la personnalité - la notion de normalité chez Freud - une conception psychanalytique du caractère et du symptôme - les grands axes de la structure névrotique, de la structure psychotique et de l'organisation limite - le rôle du narcissisme - les pathologies du caractère - les principes généraux de l'abord thérapeutique des états limites.
Irresponsables pose le débat de l’irresponsabilité pénale et documente la fracture grandissante entre la société française et ses « fous », permise par une nouvelle forme de populisme pénal.
Alors que la France vient de faire évoluer la loi, après l’affaire Sarah Halimi, familles de victimes et d’auteurs de crimes, experts-psychiatres, juges, avocats, gardiens de prison, ont accepté de témoigner dans cette enquête documentaire.
Ils aideront à dresser le portrait-robot de ces meurtriers qui repoussent les frontières de la raison et permettront de comprendre le parcours du combattant des familles, des proches, des soignants qui s’occupent des malades mentaux meurtriers dans une société qui les considère d’abord comme des dangers et non comme des malades.
Redémarrer dans la vie, retrouver un emploi après vécu des événements difficiles : décrocahge scolaire, exil, handicap,... C'est possible, six personnages en témoignent.
Pendant 5 mois, Lou a approché Jackson au sein de l’atelier artistique du Centre Sésame. Cinq mois à sentir les constructions, les liens, les lieux, les objets auxquels il porte importance, intérêt, attachement ou inquiétude. Cinq mois pour voir comment après, sur le papier, il délie tous ces paramètres et pose un trait assuré, précis, pour dessiner, colorier, écrire, inventer, s’apaiser.
Le portrait intimiste de Jacqueline Harpman, écrivain et psychanalyste vivant à Bruxelles. Elle a été récompensée en 1996 par le prix Médicis pour son roman "Orlanda". Sa trajectoire littéraire a la particularité d'avoir été interrompue pendant plus de vingt ans après la parution de trois romans dont "Brève Arcadie" couronné en 1959 par le prix Rossel. La découverte de son évolution littéraire et de sa vie professionnelle.
Jacques Lacan - né en 1902, mort en 1981- a toujours montré une fidélité exemplaire à la pensée de Freud, le fondateur de la psychanalyse. Si l'apport de Lacan à la psychanalyse n'est guère contesté, son style et le langage obscur et sophistiqué qu'il utilise commencent à lui valoir d'être aujourd'hui l'objet de violentes attaques.
Passionné de communication, de relations humaines, de développement personnel, auteur de nombreux livres, Jacques Salomé remplit les salles de conférences et enthousiasme son public par sa tendresse et sa façon d'apprendre à devenir un meilleur compagnon pour les autres et pour soi-même.
Lors de sa consultation à l’hôpital Avicenne de Bobigny, Marie-Rose Moro s’entoure de psychologues et d’ethnologues. Elle reçoit des familles migrantes, venues d’Afrique, d’Asie, du Moyen Orient et d’ailleurs. Car si l’on peut considérer, comme le faisait Georges Devereux, le précurseur de l’ethnopsychanalyse, que les maladies mentales et le fonctionnement du psychisme et de l’inconscient sont universels, c’est toutefois dans un code culturel spécifique que s’expriment les maladies et que se déroulent les psychothérapies. Les migrants de première génération sont par conséquent des personnes dont les problèmes ne peuvent éventuellement pas se comprendre par les voies habituelles de la médecine et de la psychiatrie. Là, les patients trouvent ce qu’aucune thérapie ne leur propose ailleurs : ils peuvent exprimer ce qui leur arrive, sans se couper de leurs croyances, de leurs coutumes, ni de leur histoire. Comme dans les sociétés traditionnelles où la maladie est soignée collectivement, le travail se fait en groupe. Lieu d’invention autant qu’espace clinique d’exception, ce service a accepté qu’une caméra témoigne du travail sensible qui s’y déroule.
Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice. Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique - découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme - rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis.
J’AURAIS DÛ ME TAIRE (1h00)
Réalisateur :
Christophe Bargues Pays :
France
- 2018
Mention Prix du bureau - Festival Psy de Lorquin
Jean-François, le frère du réalisateur est mort. Pendant cinq ans, il s’est senti persécuté par une organisation qui lui «diffusait des sons, le suivait dans la rue, voulait l’éliminer ». De ces années de maladie, il a laissé un témoignage hors du commun : des tableaux, des dessins et des cassettes audio, témoignages sonores de sa vie quotidienne et de son internement en hôpital psychiatrique, ainsi qu’un journal de bord de ses persécutions.
Jazz est une vieille femme afro-américaine. Elle vit seule dans une maison récupérée sans eau, ni électricité. Comme bon nombre de femmes afro-américaine, elle vit dans la misère, avec pour seule maison un logement insalubre. Dj Holiday est le double de Jazz, son personnage de scène. C’est elle qui chante depuis toujours, qui monte tous les jeudis soirs sur la scène du Berts, où sa voix brisée rayonne, entourée des meilleurs musiciens de jazz de la ville. Le documentaire est un portrait de cette femme, qui nous émeut jusqu’aux larmes. Au travers de son regard, on perçoit les épreuves qu’elle a pu traverser tout au long de sa vie, et qui ont fait d’elle la femme qu’elle est : une femme à la fois forte et généreuse. A travers ce portrait, le réalisateur Arno Bitschy évoque la face sombre du rêve américain, ses millions d’âmes errantes, délaissées.