Ce film sans scénario est né à l’hôpital psychiatrique Robert Ballanger (93) en collaboration avec le collectif d’usagers MOUVEMENT(s). Chorée, est emprunté à la Chorea antique et désigne simultanément une danse en groupe et une maladie nerveuse caractérisée par des mouvements involontaires, irréguliers. Il désigne aussi l’expérience proposée : danser ensemble malgré la souffrance psychique et les effets des médicaments. Le film propose un témoignage aux multiples visages à la fois parlé, dansé et dessiné
La cinéaste enquête sur sa grand-mère, décédée avant sa naissance, sur laquelle plane un silence tabou. Avec pour témoins, certains membres de sa famille et les lieux vides mais chargés de leur passé qu’elle retrouve, elle dresse le portrait d’Ana Rosa, plus complexe que prévu, éreintée par les rôles qu’on lui a assignés. De ce récit familial, elle va tirer une histoire collective, celle de l’usage abusif de la lobotomie sur les femmes en Colombie, comme punition, comme pratique idéologique exercées par des hommes dans la plupart des cas.
Le centre social du Centre Hospitalier Le Vinatier ouvrait ses portes en 1965, né d’une volonté de modernisation et d’humanisation de l’ancien asile devenu hôpital départemental. L’espoir d’ « un extérieur à l’intérieur de l’hôpital » qui permettrait aux malades de sortir des pavillons pour bénéficier d’activités commerciales et culturelles pour les préparer à leur retour dans la société s’est rapidement heurté à différents obstacles.
Affaiblie par un séjour en hôpital psychiatrique, Audrey retrouve pour la première fois son fils Luca qui désormais vit loin d'elle avec son père. Mais la joie des retrouvailles sera de courte durée et Audrey va devoir s'interroger sur son rôle de mère.
Après un an de confinements successifs et de restrictions sanitaires, le Club 55, structure d'accueil et véritable refuge pour personnes en difficultés psychiatriques basé à Bruxelles, revient progressivement à la vie. Il décide de se lancer dans une folle aventure en réalisant un court-métrage de fiction.
Découverte de Den Teirling, un centre d'activités à Ixelles pour personnes confrontées à une difficulté psychique. Avec une volonté d'immersion, Koen Daems qui y travaille depuis 16 ans, nous invite à partager le quotidien de très beaux personnages qui, en filigrane, témoignent de cette approche simplement humaine de la psychiatrie.
Ron et Karen accueillent chez eux une communauté de personnes qui entendent des « voix » commentant, chaque jour, leurs pensées et actions. Tous débattent de l’impact qu’elles ont sur leur vie et leur identité sociale, ainsi que des négociations à engager avec elles pour en faire des cohabitantes plus que des intruses. Ceci introduit une dialectique originale sur la différence, la stigmatisation et l’indépendance, et montre comment les singularités individuelles peuvent former un corps politique. Pour le film, la « folie » n’est pas déconnexion de la réalité, mais plutôt conscience aiguë de celle-ci.
Dans un pays où la folie est fortement stigmatisée et à peine prise en charge par l'institution hospitalière, chaque étape du voyage rend perceptible l'importance du temps passé à écouter le malade et sa famille. Au fil des rencontres avec Michel Dewez, médecin, psychiatre et psychanalyste belge, des soignants de centres de santé généralistes sont formés à une prise en charge ambulatoire.
Un centre psychiatrique de Téhéran met en œuvre un projet révolutionnaire : permettre le mariage entre patient.e.s. Ces femmes et ces hommes à la recherche de l’amour devront se confronter aux préjugés d’une société traditionaliste. Un film sensible et délicat sur les rapports intimes et sur la notion complexe de folie.
FOLIE DOUCE, FOLIE DURE (18 min)
Réalisateur :
Marine Laclotte Pays :
France
- 2020
2021 : Côté court - Festival du film court de Pantin - Pantin (France) - Section Panorama
2021 : Images en bibliothèques - Paris (France) - Film soutenu par la Commission nationale de sélection des médiathèques
2021 : FIPADOC - Festival International Documentaire - Biarritz (France) - Compétition court métrage
2020 : Escales Documentaires - La Rochelle (France) - Escale jeune public
Une balade dans le quotidien de plusieurs institutions psychiatriques, à la rencontre de personnes hors normes qui nous laissent entrer dans leur intimité…
Trois ermites aînés, Charlie (Gilbert Sicotte), Tom (Rémy Girard) et Boychuck (Kenneth Welsh), vivent dans la forêt de l'Abitibi, isolés du reste du monde. Leur quiétude prendra cependant fin.
D’abord, Boychuck, peintre à ses heures, trouve la mort. Ensuite, les deux ermites survivants voient arriver une jeune femme (Ève Landry), en reportage dans la région, au sujet d’un incendie de forêt ayant fait rage longtemps auparavant, et qui cherche Boychuck pour obtenir son témoignage à ce propos. À défaut de le rencontrer, elle trouvera dans son atelier des dizaines de tableaux faisant écho à sa tragique expérience liée à ces incendies, et les fera découvrir aux deux autres, qui en apprennent ainsi sur leur ami décédé.
Puis arrive Gertrude (Andrée Lachapelle). Elle fut internée à l'âge de 16 ans pour des motifs religieux. Gertrude veut fuir le centre psychiatrique et est amenée chez Charlie et Tom par son neveu Steve, rencontré aux funérailles de Paul, père de Steve et frère de Gertrude. Les deux ermites se rebiffent au début ; nouvelle vie, nouvelle identité, Gertrude devient Marie-Desneiges. S'ensuit une idylle amoureuse touchante et lumineuse.
Après avoir passé une partie de sa vie en France, Selma, jeune psychanalyste, revient dans son pays d'origine, la Tunisie et ouvre son cabinet en banlieue de Tunis à Ezzahra. Au lendemain de la révolution, les Tunisiens s'interrogent sur l'avenir politique et économique de leur pays, en pleine reconstruction après une longue période de dictature. Alors que Selma commence à trouver ses marques, elle se heurte à l'administration bancale du pays en apprenant qu'il lui manque une autorisation indispensable pour exercer son métier.
Ça a commencé par des bruissements, des chuchotements puis les voix sont devenues plus intenses. Lors d'un groupe de parole d'entendeurs de voix, Pierre se dévoile. Errance, psychiatrie et prémonitions, voyage dans les abîmes d'un esprit fascinant.
Unité de Crise et d'urgences psychiatriques, Cliniques universitaires Saint-Luc, Bruxelles. Qu’est-ce que le travail du personnel en santé mentale aujourd’hui ? Chaque thérapeute, du psychiatre à l’aide-soignant, peut se poser cette question : qu’est-ce que je fais là ? Qui suis-je pour essayer de soigner alors qu’on sait que la plupart du temps, on accompagne ? Ce film interroge la psychiatrie au présent, nos capacités d’écoute et d’acceptation, dans un lieu singulier et intense où l’on peut entrevoir la qualité de vie d’une société et ses limites.
Encourager les patients d'un hôpital psychiatrique à nouer des relations entre eux, à se marier et à vivre en famille : la nouvelle idée audacieuse du chef de la maison Ehsan dans le sud de Téhéran. Au cours des 20 dernières années, ses 480 patients ont vécu dans des unités séparées pour hommes et femmes. Mais en 2017, le chef du centre a obtenu l'argent pour construire une nouvelle unité d'équipements matrimoniaux. Un comité de sélection commence à évaluer les patients et puis en sélectionne deux pour former le premier couple. Ces deux patients sont-ils capables d'avoir une relation qui mène au mariage ?
Hunter semble mener une vie parfaite aux côtés de Richie, son mari qui vient de reprendre la direction de l’entreprise familiale. Mais dès lors qu’elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire, le Pica, caractérisé par l’ingestion d’objets divers. Son époux et sa belle-famille décident alors de contrôler ses moindres faits et gestes pour éviter le pire : qu’elle ne porte atteinte à la lignée des Conrad… Mais cette étrange et incontrôlable obsession ne cacherait-elle pas un secret plus terrible encore ?
Julie Varda est hospitalisée. Tout bascule un jour où elle assiste à une scène de baby-foot avec son ami Étienne. Un film sur la maladie mentale, réalisé au sein d’un service de psychiatrie, avec une comédienne, des patients et des soignants.
ALCOOL, DROGUES, MÉDICAMENTS ET ROCK'N ROLL Documentaire (1h08)
Réalisateur :
Simon Matthieu Pays :
France
- 2018
2019 : Festival Psy de Lorquin - Lorquin (France) - Prix Clé d'or
2018 : Les Rencontres Ad Hoc - Mirabel-et-Blacons (France) - Sélection
2018 : Résistances - Foix (France) - Sélection "Fous à délier"
Au hasard de leurs errances quotidiennes, le film nous entraîne dans les itinéraires croisés de Magness et Jean Bon, et évoque la singularité de leur quête artistique et existentielle. À travers ces destins personnels, il parcourt les territoires intimes de ces artistes : le monde de la nuit et de ses ivresses variées, celui de la photographie, de la musique et de la scène slam, l’ambiance glam punk du roller derby. Le documentaire retrace aussi des moments douloureux, liés aux dérives psychiatriques ou à l’enfermement carcéral. L’art apparaît alors comme une forme de reconquête de soi où Magness et Jean Bon découvrent le moyen de leur salutaire affranchissement.
LES VOIX DU DEDANS Documentaire (25 min)
Réalisateur :
Elina Chared Pays :
France
- 2019
2019 : Festival International Jean Rouch - Voir autrement le monde - Paris (France) - Sélection Premiers regards
Le visage de Marianne n’a pas d’âge. Elle semble être marquée par plusieurs vies. Les diagnostics, les pairs, elle s’en est servie pour créer sa propre relation avec les troubles psychiques. Elle s’invente, performe et parfois désespère mais se relève. Dans ces fragments de quotidien, Marianne nous livre l’intimité de son rapport à ces voix qu’elle entend. Un portrait se dessine, celui d’une femme qui lutte pour exister, dans la beauté de sa singularité.