S'appuyant sur les expériences conduites en région Rhône-Alpes, les deux films de cette série présentent les possibilités existantes de prises en charge, d'accueil et de scolarisation de l'enfant handicapé, avec leurs richesses et leurs limites. Illustrés par de nombreux témoignages, ces films sont le fruit d'un travail de sensibilisation, de réflexion et de prospective.
Trois fictions de courte durée et une séquence d'un spectacle théâtral joué dans une classe pour sensibiliser les enfants aux différents types d'abus sexuels dont ils peuvent être victimes. Les histoires mettent des enfants en scène et évoquent des situations auxquelles ils peuvent s'identifier. Le document suscite le dialogue et la prise de parole de l'enfant. Il favorise chez l'adulte la reconnaissance des signes de détresse de l'enfant. Première partie: 1."Signaux de larmes... signaux d'alarme" -2."J'te crois... j'te crois pas" -3."Je dois dire... non!" - Deuxième partie: "Peau d'âne". Note: Dans le cadre scolaire (primaire deuxième degré) et familial, une vision accompagnée est requise. L'utilisation séquentielle est recommandée.
IL FAUT PARLER... SAVOIR Reportage (16 min)
Réalisateurs :
Alain CASANOVA
/
Monique SALADIN Pays :
France
- 1994
Prix de l'Education pour la Santé au Festival International du film Médical et de Santé, Mauriac, 1995
Nominé au 2ème Festival International du film médical et de santé de Liège 1996
Lorsqu'un de ses proches parent, frère, sœur, grand-parents etc., est gravement malade et soigné pour un cancer, le plus souvent, l'enfant est tenu à l'écart. Du diagnostic, de la maladie, de sa gravité, des traitements et de leurs conséquences, rien ne lui est dit. La maladie n'est pas nommée. "Si le père ou la mère est malade, il faut qu'il le dise", "Il faut parler...savoir...", "C'est pas parce qu'on joue qu'on n'est pas triste..." Voilà pourtant ce que pensent les enfants... Et si nous les écoutions nous dire ce qu'ils savent et expriment dans ces moments là ! peut-être alors pourrions-nous leur apporter quelques explications, quelques éléments de réponses à leur question sur le cancer. Ce film à regarder ensemble voudrait ouvrir le dialogue entre parents-enfants, soignants-enfants, qu'ils trouvent un espace de parole où les mots puissent se dire dans un temps pour les dire...
Dans ce cinquième entretien de la collection "Mémoires de psys", le Dr Carine De Buck s'entretient avec le Dr Danielle Flagey, psychanalyste, pédopsychiatre, membre fondateur de l'IFISAM (Institut de Formation à l'Intervention en Santé Mentale).
Danielle Flagey a fondé une approche novatrice de la psychopathologie de l'enfant, notamment en ouvrant le champ de la pédo-psychiatrie à l'intégration de différents axes : biologique, individuel, familial, pédagogique et social. Par ailleurs, lors de sa pratique en lien étroit avec les équipes pluridisciplinaires, elle a imprimé dans l'esprit de chacun l'importance de la supervision, et la nécessité de la pluralité des regards.
A l'âge de 17 ans, Danielle Flagey décidait qu'elle deviendrait psychanalyste. 60 ans plus tard, elle est membre titulaire de la Société Belge de Psychanalyse, mais elle a également influencé, par la rigueur de sa réflexion, toute une génération de pédopsychiatres.
L'école maternelle, lieu de socialisation et d'apprentissage, est le théâtre quotidien d'actes agressifs entre les enfants. Comment les adultes, enseignants et parents réagissent-ils, répondent-ils? Ce film, tourné dans deux écoles au cours d'une année scolaire, alterne des séquences d'observation prises sur le vif, des interviews d'enfants et d'adultes et des séquences spécifiques proposées par les enseignants à leurs élèves, envisagées comme des réponses possibles au problème de l'agression. Quatre thèmes sont abordés: Socialisation - Agression - Violence - Intervention. Note: Ce film permet d'animer des séquences de formation avec les instituteurs et les acteurs de la communauté éducative, et intéressera également tout parent d'élève. Il est accompagné d'un livret pédagogique.
Dans la continuité des travaux de René Spitz et John Boxlby, Myriam David a mis en évidence chez l'enfant, la pathologie liée aux carences affectives qui affectent le développement global de l'enfant.. Celles-ci sont encore mal connues, mal acceptées de la nosographie officielle et pourtant tous les professionnels de l'enfance en mesure la morbidité en termes de santé publique. Myriam David, dans ces deux documents nous permet de mieux comprendre cette pathologie qui, au départ, s'appliquait au champ institutionnel (Les carences institutionnelles) et s'élargit actuellement au champ intra-familial (Les carences intra-familiales)
L'ADBB, ÉCHELLE D'ÉVALUATION DE LA RÉACTION DE RETRAIT PROLONGE DU JEUNE ENFANT - UN ENTRETIEN AVEC LE PROFESSEUR ANTOINE GUEDENEY Document Pédagogique (24 min)
Réalisateurs :
Alain BOUVAREL
/
Richard MARTIN
/
Pierre TREMBLAY Pays :
France
- 2000
Nominé au " Psy d'Or " au 8ème Salon International Psychiatrie et Système Nerveux Central - La Villette - Paris - Décembre 2000
L'A.D.B.B.( ALARME, DETRESSE, BEBE) La réaction de retrait prolongé de l'enfant est un élément essentiel à la clinique de la plupart des grands ensembles diagnostiques de la petite enfance : dépression, troubles envahissants du développement, troubles de l'attachement, troubles anxieux, syndromes post-traumatique ... La réaction de retrait est donc un élément d'alarme essentiel auquel le pédiatre doit porter une attention toute particulière au cours de l'examen de routine du bébé. L'ADBB est un instrument de dépistage de la réaction relationnel de l'enfant. L'échelle, développée et validée à l'Institut de Puériculture de Paris, a été construite en suivant la façon dont un professionnel entre en contact avec un bébé. Elle comprend 8 items : expression du visage, contact visuel, activité corporelle, gestes d'auto-stimulation, vocalisations, vivacité de la réaction à la stimulation, relation et attractivité. Une cotation se fait de 0 à 4 sur chaque item. Dans ce document, le Professeur Antoine Guedeney, décrit l'ADBB, les principaux items, les cotations, les études de validation " l'importance de la réaction de retrait en psychopathologie de la petite enfance ... Des examens de bébés ainsi que les commentaires d'une puéricultrice et d'un pédiatre illustrent et appuient son propos.
Ce n'est que depuis le début des années 70 que les travaux sur la dépression chez l'enfant se sont développés. Pour nous en brosser un bref tableau (définition, fréquence, causes, symptômes, traitement, etc.) nous avons rencontré Michel Dugas, psychiatre et professeur de psychopathologie de l'enfant à l'hôpital Herold de Paris. Michel Dugas est l'auteur de nombreuses recherches et publications sur le sujet.
La dyslexie n'est ni une maladie, ni une tare, mais un trouble spécifique de l'apprentissage de la lecture. Ce trouble est souvent associé à d'autres perturbations au niveau psychomoteur et dans l'apprentissage de l'écriture et de l'orthographe. Pour être efficace, la prise en charge de cette difficulté doit être la plus précoce possible. Des spécialistes, logopède, psychologue et neuropédiatre, expliquent en quoi consiste la rééducation et insistent sur l'importance de créer autour de l'enfant un contexte porteur qui permette de lui redonner confiance en ses capacités. Différents reportages illustrent le sujet et présentent des techniques de dépistage et de rééducation.
En première partie, un entretien avec Jacques Salomé sur la communication intime : " Enfance et adolescence - Des langages aux questions ", extrait de la série " Tendresses ". Dossier principal : la fécondation artificielle. Les techniques de procréation médicalement assistée se sont considérablement développées et affinées ces dernières années. L'invitée de l'émission, Christine Delahaye, gynécologue et obstétricienne, propose une réflexion sur les problèmes psychologiques liés aux techniques nouvelles de la fécondation in vitro. C'est pourquoi, sans oublier les techniques de la fécondation artificielle, l'essentiel du débat porte sur le contexte et les conséquences psychologiques et sociales, tant pour les candidats parents que pour les enfants ainsi procréés (relations sexuelles, lien parent-enfant, filiation naturelle et filiation symbolique ...). Le tout est mis en rapport étroit et constant avec une réflexion éthique rendue nécessaire par les cas de figure inédits que la science propose à notre culture.
Une mère nous parle de son enfant autiste, de sa souffrance, de son combat quotidien et dans le même temps de la force et de l'espérance qu'elle y trouve. Ce film est d'abord ce témoignage. Mais sur sa fin, il est aussi celui de la rencontre de deux paroles qui se croisent, se contredisent, se complètent pour que prenne sa place un enfant privé de parole : Nicolas.
En première partie , un entretien avec Jacques Salomé sur la communication intime : " Le jeu des désirs " (extrait de la série " Tendresses "). Le dossier principal de l'émission est consacré à l'éducation de l'enfant et à la relation qui se noue entre l'enfant et toutes personnes en contact avec lui, qu'elles soient gardiennes, puéricultrices, parents ou grands-parents. Des exemples de ces diverses relations sont extraits de documents d'archives. Ils sont commentés par une invitée, Anne Dethier, psychologue à l'université de Liège. Les extraits proposés sont : " A fond la caisse " (Strip-tease) et " Dialogues ", un document réalisé par Canal Emploi pour le compte de l'O.N.E.
Aux Etats-Unis, plus de trois millions et demi d'enfants jugés trop agités sont placés sous amphétamines. Ils sont atteints d'un syndrome baptisé ADD : " Attention Deficit Disorder". Une " maladie " dont personne n'avait entendu parler voilà une quinzaine d'année et qui apparaît aujourd'hui comme le premier problème de santé mentale chez les enfants américains. Véritable phénomène médical, social et médiatique, l'ADD est devenu une obsession outre-Atlantique et génère un fructueux marché.
En Belgique, 5 à 6.000 enfants sont victimes d'agressions sexuelles ou de violence chaque année. Ces sévices compromettent douloureusement le développement psycho-affectif des enfants qui, une fois adultes, reproduisent, dans 80% des cas, le comportement de leurs parents vis-à-vis de leurs propres enfants. Les parents maltraitants et leurs enfants doivent être suivis par des équipes pluridisciplinaires pour protéger l'enfant contre sa famille et pour soigner la souffrance des parents violents, incapables d'aimer. Les équipes soignantes plaident pour une dépénalisation de ces violences et une recherche des ressources positives de la famille. Avec le témoignage poignant d'une femme battue et abusée par son père entre 7 et 18 ans.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un échange entre Stefan Vanistendael, sociologue, secrétaire général adjoint du B.I.C.E. (Bureau International Catholique de l'Enfance) et Boris Cyrulnik, psychiatre, éthologue. La résilience est l'aptitude d'un enfant, d'un adulte ou d'une communauté à surmonter un malheur. C'est un concept nouveau qui désigne un phénomène ancien que l'on cherche à comprendre depuis peu, et plus particulièrement chez l'enfant. En effet, l'organisme et le psychisme de l'enfant peuvent continuer ou reprendre leur développement malgré des conditions de vie très défavorables (guerre, précarité, maltraitance,...). Ce changement de regard sur les enfants blessés mais pas vaincus est une invitation à une espérance réaliste, à condition que l'on donne la parole à ces enfants et que les récits des adultes qui les condamnent trop vite changent.
Simon Baron-Cohen, Uta Frith et Alan Leslie ont apporté une vision nouvelle de l'autisme infantile en proposant de l'attribuer à un défaut de " théorie de l'esprit ". Ces travaux ont contribué à l'effort de compréhension des mécanismes de l'autisme, s'inscrivant dans le domaine des sciences cognitives. Baron-Cohen nous fait part, dans cet entretien, de ses travaux de recherche qui permettront entre autre intérêt la mise sur pied d'instruments simples de diagnostic précoce de l'autisme, utilisant des signes cliniques que tout praticien s'intéressant à l'autisme doit connaître comme l'absence de "jeu de faire semblant ", absence de "pointage protodéclaratif ", l'absence "d'attention conjointe ".
Magazine complet traitant des sujets de santé les plus divers dans un objectif de prévention et d'information, avec reportages, témoignages et débats à l'appui. De grands médecins et personnalités scientifiques participent à cette plongée au coeur de la médecine.
Depuis que l'autisme a été décrit pour la première fois par Kanner en 1943, les critères définissant les symptômes ont considérablement évolué. Une étude de l'Inserm estime le taux d'autistes dans la population à 27 pour 10.000. La piste génétique, sans tout expliquer, se confirme de jour en jour. Par ailleurs, les outils modernes d'imagerie cérébrale commencent à donner des éléments de réponse sur certains dysfonctionnements dans la perception des émotions. D'autres chercheurs proposent des techniques innovantes pour activer certains réseaux neuronaux à l'origine de la communication. Car les autistes peuvent faire des progrès à tout âge. Une note d'espoir.
Le champ de l'autisme infantile n'est pas encore élucidé et fait trop souvent l'objet d'attitudes et de prises de position passionnelles. Le professeur Golse fait le point sur ces enjeux théoriques qui peuvent nous permettre d'avancer vers la compréhension de cette pathologie.
Bernadette Roge, psychologue, définit l'autisme comme une pathologie du développement et propose une prise en charge qui privilégie les méthodes éducatives et la participation des parents. Elle nous décrit le mode de fonctionnement de l'unité de diagnostic et d'évaluation qu'elle a développé et qu'elle dirige au C.H.U de Toulouse.