Ce film, complément du " Petit cirque tragique des untel ", situe les interactions dans une optique systémique en rapprochant les sciences de la nature et les sciences humaines. Sous ce regard, la maltraitance s'explique par le dysfonctionnement des relations des groupes familiaux. * Série système familial et violence avec " Le petit cirque tragique des untel "
LE PETIT CIRQUE TRAGIQUE DES UNTEL - LE DÉVELOPPEMENT DE L'ENFANT DANS LA FAMILLE MALTRAITANTE Dessin animé (13 min)
Réalisateur :
Jacques ROUXEL Pays :
France
- 1994
Prix spécial du jury au 18è Festival de Lorquin
Ce film présente la trajectoire de vie de l'enfant à travers les différents accidents qui vont jalonner ce parcours et, en particulier, la phase importante de la formation de l'identité et de l'image de soi. Les différents mécanismes de violences sont ensuite décryptés avec leur conséquences. Il montre également comment l'ouverture du groupe sur l'extérieur peut être un remède par le dialogue et la concertation entre la famille et les institutions.
LE CRIME QUOTIDIEN Documentaire (56 min)
Réalisateur :
Nina TOUSSAINT Pays :
Belgique
- 1994
Clé d'Or au Festival Ciné Vidéo Psy Lorquin 1995
Zoé était la victime préférée de son père. Pendant 18 ans il l'a maltraitée, humiliée et violée quotidiennement... Aujourd'hui, elle a la force de parler, mais on père bénéficie d'une prescription . La confrontation n'aura jamais lieu. Le bourreau n'avouera plus jamais... Zoé reste seule face à sa mémoire et à sa parole. Mais que peuvent une parole et une mémoire ? Se souvenir et revenir sur les lieux, comme un ancien concentrationnaire, et dire " c'était ici " et " c'était moi "...
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un échange entre Stefan Vanistendael, sociologue, secrétaire général adjoint du B.I.C.E. (Bureau International Catholique de l'Enfance) et Boris Cyrulnik, psychiatre, éthologue. La résilience est l'aptitude d'un enfant, d'un adulte ou d'une communauté à surmonter un malheur. C'est un concept nouveau qui désigne un phénomène ancien que l'on cherche à comprendre depuis peu, et plus particulièrement chez l'enfant. En effet, l'organisme et le psychisme de l'enfant peuvent continuer ou reprendre leur développement malgré des conditions de vie très défavorables (guerre, précarité, maltraitance,...). Ce changement de regard sur les enfants blessés mais pas vaincus est une invitation à une espérance réaliste, à condition que l'on donne la parole à ces enfants et que les récits des adultes qui les condamnent trop vite changent.
Dans la continuité des travaux de René Spitz et John Boxlby, Myriam David a mis en évidence chez l'enfant, la pathologie liée aux carences affectives qui affectent le développement global de l'enfant.. Celles-ci sont encore mal connues, mal acceptées de la nosographie officielle et pourtant tous les professionnels de l'enfance en mesure la morbidité en termes de santé publique. Myriam David, dans ces deux documents nous permet de mieux comprendre cette pathologie qui, au départ, s'appliquait au champ institutionnel (Les carences institutionnelles) et s'élargit actuellement au champ intra-familial (Les carences intra-familiales)
Ce documentaire est à l'écoute de jeunes et d 'enfants qui vivent des situations de détresse dans notre société moderne. De foyers en tribunaux, des jeunes font face à une diversité de problèmes qui révèlent aussi leur solitude et les difficultés des familles. Le débat est ouvert. Comment faire évoluer les pratiques ? Comment être plus solidaires des jeunes ? Comment faire vivre la convention Internationale des Droits de l'Enfant *? * Décret N°90-917 du 8 octobre 1990, Convention relative aux droits de l'enfant, Chartre des Nations Unies, Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
Fait inacceptable mais bien réel, les enfants maltraités sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le croit. Violences physiques, abus sexuels, négligences graves, les exactions coupables révèlent des situations familiales complexes où l'enfant souffre physiquement et surtout psychologiquement. Les documents d'archives proposés apportent les témoignages d'adultes qui ont été maltraités dans leur enfance ainsi que ceux d'intervenants psycho-médico-sociaux. Un pédopsychiatre et une psychologue commentent les documents et insistent sur l'importance de la solidarité sociale et de l'aide aux parents. Les points abordés sont, entre autres, le sentiment d'exclusion et d'injustice vécu par les enfants, la non-intervention de l'entourage, l'origine de la violence des parents ...
En France, deux millions de femmes, au moins, subissent des violences dans leur couple... Violences qui, souvent, se transmettent de génération en génération. Ce déni de justice, le plus souvent impuni, bafoue le Droit, sans que policiers, juges, médecins, intervenants puissent efficacement protéger les victimes. Parce que beaucoup de ces femmes sont asservies, apeurées, démunies, enfermées derrière les barrières sacrées de la vie privée. La douleur de ces victimes ne nous appartient pas. Ce film ne montre pas de témoignages de femmes battues. C'est un reportage, un questionnement auprès de ceux qui interviennent dans ce monde caché, tabou. C'est une reconstruction, une évocation de violences, de crimes qui se passent à notre porte, sur l'amour qui étrangle, l'amour en miettes.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école.
Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent.
Un entretien avec Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre à l'Université Catholique de Louvain, animé par Philippe Kinoo, pédopsychiatre à la faculté de médecine des cliniques universitaires Saint-Luc.
Par leurs comportements dérangeants, parfois destructeurs, enfants et adolescents violents mettent en difficulté l'adulte, le parent, l'éducateur, le psychologue... Après avoir défini la violence, le document propose des pistes pour accompagner les enfants violents dans l'éducation quotidienne, principalement ceux placés en institution: trouver le sens du comportement violent, y apporter une réponse et par là-même faire passer un message.
L'école maternelle, lieu de socialisation et d'apprentissage, est le théâtre quotidien d'actes agressifs entre les enfants. Comment les adultes, enseignants et parents réagissent-ils, répondent-ils? Ce film, tourné dans deux écoles au cours d'une année scolaire, alterne des séquences d'observation prises sur le vif, des interviews d'enfants et d'adultes et des séquences spécifiques proposées par les enseignants à leurs élèves, envisagées comme des réponses possibles au problème de l'agression. Quatre thèmes sont abordés: Socialisation - Agression - Violence - Intervention. Note: Ce film permet d'animer des séquences de formation avec les instituteurs et les acteurs de la communauté éducative, et intéressera également tout parent d'élève. Il est accompagné d'un livret pédagogique.
Ce document vidéo est un outil de sensibilisation et de dépistage de la violence conjugale qui survient au moment de la grossesse. S'adressant à tout intervenant œuvrant en périnatalité, le document présente des témoignages émouvants de femmes qui ont vécu de la violence alors qu'elles étaient enceintes et qui ont réussi à briser le silence pour enfin s'en sortir. Des commentaires d'intervenants qui ont réfléchi sur le sujet ponctuent le document. Comment aborder la question ? Comment recevoir les confidences ? Comment entamer un processus d'aide ? A qui adresser ces femmes ? Ces questions et bien d'autres sont soulevées de même que la nécessité de sensibiliser l'ensemble de la population. Note : Ce document fait partie de la série " VIOLENCE CONJUGALE ; PREVENTION, DEPISTAGE ET INTERVENTION " avec " De l'amour à la violence : trois femmes parlent " et "violences conjugales : les enfants témoins ".
Afin de se confronter aux fantômes qui le hantent, le réalisateur palestinien Raed Andoni a organisé un casting de comédiens et de professionnels du bâtiment. Tous, comme lui, sont passés par La Moskobiya, le principal centre d'interrogatoire israélien. Ensemble, ils reconstituent ce lieu de détention dans lequel les anciens prisonniers vont (re)jouer les interrogatoires et la séquestration. Cette entreprise de re-enactment va conduire les uns et les autres à jouer tantôt les bourreaux, tantôt les victimes dans une démarche cathartique à la fois troublante et émouvante.
Comment réagir face à la toxicomanie de son enfant? Bien des parents sont démunis devant cette terrible réalité, et pourtant, avec le temps, ils doivent eux aussi vivre la dépendance, la délinquance, et même la violence de leur enfant. Las d'être livrés à eux-mêmes, des parents ont décidé de rompre le silence et ils témoignent. Ils racontent leur calvaire, les crises de manque, la prison, la désintoxication, les rechutes et dans certains cas, l'overdose, les comas, la mort... La réponse au problème n'est pas universelle. Chaque famille est différente et il appartient à chacune d'elles de découvrir sa solution, comme en témoignent un neuropsychiatre et des organisations de groupes de parents.
Un groupe de femmes d'origines africaine et maghrébine, vivant en France, font un bilan de leurs vies. Elles rendent compte de la tradition et des règles sociales qui les ont construites et auxquelles elles se sont soumises. Elles évoquent leur vie quotidienne, leurs relations avec leur conjoint, les enfants, la famille, la société... La discussion s'anime autour des sujets du mariage arrangé, de la virginité, de la sexualité mais aussi de la coutume de l'excision. En miroir, une jeune Algérienne et une jeune Malienne aspirent à être d'autres femmes que celles attendues par leurs familles. Elles expriment la douleur qui les accompagne dans leur choix, leur détermination, leur révolte... A travers ces regards de femmes, la réalisatrice fait sienne la fameuse phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme, on le devient".
1) Le 31 juillet 1984, la vie d'Achille bascule. Son fils se donne la mort après avoir pris toute la famille en otage. Cinq ans plus tard, les gaz employés par les forces de l'ordre pour déloger le forcené rendent toujours la maison inhabitable, on cherche en vain le moyen de la décontaminer. Sans travail, séparé de son épouse, abandonné des siens, ignoré par ses concitoyens, Achille vit seul dans sa caravane entre ses poules, son chien, ses lapins, les souvenirs du passé et sa maison empoisonnée. 2) "L'autisme": Sébastien a six ans et demi. C'est un petit garçon de la banlieue bruxelloise mais il est quelque peu différent des autres enfants de son âge. Sébastien ne parle pas, ne joue pas, ne rit pas... Derrière son regard étrangement distant et ses gestes un peu raides, se cache un être solitaire qui semble vivre dans un autre monde. Sébastien est autiste.
Le Docteur Chanseau, pédopsychiatre et responsable d'enseignement à l'école de la Magistrature nous fait comprendre dans cet entretien, les mécanismes qui amènent les enfants à des actes de délinquance. Il leur donne un éclairage pertinent sur le plan psychopathologique, il les inscrit dans leur dynamique familiale, sociale et judiciaire. Il nous permet ainsi de mieux comprendre la notion de punition en l'inscrivant dans un contexte humaniste et transculturel, lui redonnant ainsi sa place comme facteur de structuration dans la trajectoire des enfants délinquants.
Une journée ordinaire semble s'annoncer dans un lycée de l'Oregon. Tout bascule quand deux étudiants armés jusqu'aux dents ouvrent le feu sur les élèves de l'établissement... "Elephant" évoque avec recul le massacre de Columbine, comme un écho contemplatif au film de Michael Moore. La caméra escorte les étudiants dans cette école progressivement transformée en plate-forme de jeu vidéo épurée à l'extrême. L'esthétique est documentaire et distanciée, d'une simplicité sophistiquée. Van Sant explore sans envisager de solution et laisse exploser à la face de la société américaine, devenue insensible aux questions sociales, une véritable bombe. Palme d'or Cannes 2003.
Interview de Gus Van Sant - Bandes-annonces - Court métrage: "Elephant" (A. Clarke, 1989).
Qu'est-ce que la pédagogie noire ? Cette manière brutale d'élever les enfants, on pourrait dire plutôt de les dresser, qui débouche trop souvent sur le phénomène tragique de l'enfance maltraitée et est à l'origine de bien des violences dans notre société. Pour exprimer que tout cela n'a plus de raison d'être : des enfants de dix-sept ans, un homme victime anonyme, un médecin de prévention le Dr. Emmanuelle Piet, un anthropologue Michel Taleghani, un psychiatre Stanislaw Tomkiewicz et une psychologue Chantal Parret sont réunis à l'écran autour de la phrase d'Alice Miller : " Devenu parent, on prend souvent pour victimes ses propres enfants qui ont fonction de bouc émissaire. Persécution pleinement légitimée par notre société où elle jouit même d'un certain prestige, dès lors qu'elle se pare du titre d'éducation. Le drame, c'est que le père ou la mère maltraite son enfant pour ne pas ressentir ce que lui ont fait ses propres parents. Les racines de la violence sont alors en place. " (éd. Aubier " C'est pour ton bien " -1984)
Par le témoignage de leur vie, trois femmes nous permettent de mieux comprendre comment l'amour et la violence ont pu s'y côtoyer douloureusement. Leur histoire et leur questionnement apportent des pistes de réflexion à toute personne concernée par la violence conjugale. * Ce document fait partie de la série " VIOLENCE CONJUGALE ; PREVENTION" " DEPISTAGE ET INTERVENTION " avec " Violences conjugales" , " les enfants témoins " et " Grossesse en mauvais terme "
CHUT... CHUT, CHÈRE CHARLOTTE (HUSH... HUSH, SWEET CHARLOTTE) Fiction (2h13)
Réalisateur :
Robert Aldrich Pays :
Etats-Unis
- 1964
Prix Edgar-Allan-Poe 1965 du meilleur scénario
En 1927, en Louisiane. Lors d'une réception, la jeune Charlotte Hollis apparaît devant les invités couverte de sang. John Mayhew, son amant,vient d'être assassiné. Charlotte et John étaient sur le point de s'enfuir, loin de l'autorité d'un père possessif et de la jalousie d'une épouse. Des années plus tard, en 1964, Charlotte vit toujours dans la somptueuse propriété qui a été le théâtre du drame. Charlotte devenue la risée des habitants est considérée par tous comme folle. Celle-ci est menacée d'expropriation car un pont doit être construit à l'emplacement de son manoir. N'entendant pas se laisser faire, elle fait appel à sa cousine Miriam Deering. Miriam, bienveillante au premier abord perd peu à peu son amabilité et laisse apparaître de vieilles rancœurs. Avec l'aide du Docteur Drew Bayliss, celle-ci a en fait des intentions bien peu honorables : rendre sa cousine folle et empocher une belle somme d'argent.