Une mère nous parle de son enfant autiste, de sa souffrance, de son combat quotidien et dans le même temps de la force et de l'espérance qu'elle y trouve. Ce film est d'abord ce témoignage. Mais sur sa fin, il est aussi celui de la rencontre de deux paroles qui se croisent, se contredisent, se complètent pour que prenne sa place un enfant privé de parole : Nicolas.
En 20 ans, la fécondation in vitro est arrivée à l'âge adulte et en Belgique, 2 enfants sur 100 en sont issus. Nous avons rencontré les acteurs de la FIV. Des gynécologues, des psychologues qui travaillent en collaboration dans les unités de fertilité. Des couples bien sûr, qui expriment les souffrances liées à la stérilité. 52 minutes pour retracer un parcours éprouvant sur le plan psychologique mais captivant en matière de recherche.
Stéphane (15 ans) rencontre Mathilde (14 ans). Chacun à sa manière vit l'expérience de la famille composite, issue de la vague des couples divorcés et séparés. Casse-tête pour les sociologues, démographes et notaires de l'an 2000, ces familles-puzzle où presque personne ne porte le même nom présentent parfois une originalité: l'entente entre les parents géniteurs. Les parents, au nom des enfants, décident de construire plutôt que de détruire, d'inventer de nouveaux codes, de nouveaux repères et d'autres rites familiaux dans lesquels tout le monde essaye de s'y retrouver. Ils tentent de dépasser les sentiments d'échec et de jalousie.
LA CHAMBRE DU FILS Fiction (1h39)
Réalisateur :
Nanni MORETTI Pays :
Italie
- 2000
Palme d'Or à Cannes 2001.
Giovanni est psychanalyste dans une ville de province italienne. Sa femme Paola, son fils Andrea et sa fille Irene forment avec lui le noyau d'un univers solidaire. Lors d'une plongée sous-marine avec des amis, Andrea trouve la mort... Le deuil d'une famille qui essaye de faire face à l'impensable, dont chaque membre cherche à vivre et à surmonter sa souffrance. Ni pathos ni dialogues convenus pour ce film profondément douloureux et sensible où Nanni Moretti semble quitter son égocentrisme et s'ouvrir au monde. Note: il existe un documentaire sur le réalisateur dans la série "Cinéma de notre temps", qui porte la référence TD1564.
Dans la continuité des travaux de René Spitz et John Boxlby, Myriam David a mis en évidence chez l'enfant, la pathologie liée aux carences affectives qui affectent le développement global de l'enfant.. Celles-ci sont encore mal connues, mal acceptées de la nosographie officielle et pourtant tous les professionnels de l'enfance en mesure la morbidité en termes de santé publique. Myriam David, dans ces deux documents nous permet de mieux comprendre cette pathologie qui, au départ, s'appliquait au champ institutionnel (Les carences institutionnelles) et s'élargit actuellement au champ intra-familial (Les carences intra-familiales)
Pourquoi un homme tient-il debout ? Parce qu’il marche, aime, espère, écrit… Sinon, il tombe ! Patrice rêve d’une vie différente, rangée, avec un travail, une femme, des enfants. Cette vie, il la sait pourtant inaccessible, lui qui se reconnaît schizophrène chronique, stabilisé. Alors entre la folie qui l’éloigne de cette vie et la normalité qui l’attire tant, Patrice se déchire, depuis 30 ans. L’amour et la mort l’ont entrainé de la rue à l’asile, d’hébergements provisoires en institutions thérapeutiques. Une vie d’errance, avec comme boussole un hypothétique voyage au Brésil. Pourtant, il est debout. Emouvant dans la franchise et la confiance totale qu’il accorde. Un fou ? Non, un poète !
Ce documentaire est à l'écoute de jeunes et d 'enfants qui vivent des situations de détresse dans notre société moderne. De foyers en tribunaux, des jeunes font face à une diversité de problèmes qui révèlent aussi leur solitude et les difficultés des familles. Le débat est ouvert. Comment faire évoluer les pratiques ? Comment être plus solidaires des jeunes ? Comment faire vivre la convention Internationale des Droits de l'Enfant *? * Décret N°90-917 du 8 octobre 1990, Convention relative aux droits de l'enfant, Chartre des Nations Unies, Déclaration Universelle des Droits de l'Homme
L'ÉPROUVANTE ÉPROUVETTE - FÉCONDATION IN VITRO Reportage (39 min)
Réalisateur :
Nathalie MAGNAN Pays :
France
- 1991
Prix des dix meilleurs films aux entretiens de Bichat, 1991
Prix spécial du Jury à Mauriac, 1993
Nominé au Festival international du film scientifique de Palaiseau
Catherine, Claude, Didier, Françoise, Laure, Lydie et Valérie ont vécu tous les aspects de réussite et d'échec de la Fécondation in vitro et parlent de leur expérience : désir d'enfant. Infertilité. Stérilité. Médicalisation de la procréation. Les différentes phases de la technique. Les embryons surnuméraires. La réduction, la congélation et le don d'embryons. Les grossesses multiples. Les limites de la Fécondation in vitro. Les risques de manipulation. La vie. Avec ou sans enfant. L'avenir.
L'énurésie a donné lieu à de nombreuses approches cliniques et thérapeutiques. Le Professeur Soulé fait le point sur les connaissances les plus récentes sur ce trouble tant du point de vue physiologique que psychologique.
Vincent, consultant en entreprise, a été licencié. Incapable de l'annoncer à sa famille, il leur fait croire qu'il continue à travailler et s'invente un nouvel emploi, à Genève, dans une institution internationale. Le piège se referme sur lui: pour maintenir l'illusion et le niveau de vie, il s'écartèle de mensonge en mensonge. Deuxième long métrage de Laurent Cantet, après le remarqué "Ressources humaines" (1999), cette histoire s'inspire de celle du docteur Roman qui, pendant près de quinze ans, a menti à sa famille et à son entourage puis a tué sa femme, ses enfants et ses parents avant de rater son suicide. Le réalisateur et son scénariste refusent le sensationnel et se focalisent sur Vincent, sur son drame, ses réactions et sa double vie. La construction du film est impeccable, la photo soignée et l'interprétation proche de la perfection.
Claire est enceinte. Elle attend des jumeaux. L'annonce de cette grossesse gémellaire la plonge étrangement dans une angoisse profonde. Peu à peu elle perd pied. Pierre, son mari, est totalement impuissant face à la névrose de sa femme. Comme ultime recours, ils décident de pratiquer une réduction de grossesse, c'est-à-dire de supprimer un des deux embryons.
Depuis que l'autisme a été décrit pour la première fois par Kanner en 1943, les critères définissant les symptômes ont considérablement évolué. Une étude de l'Inserm estime le taux d'autistes dans la population à 27 pour 10.000. La piste génétique, sans tout expliquer, se confirme de jour en jour. Par ailleurs, les outils modernes d'imagerie cérébrale commencent à donner des éléments de réponse sur certains dysfonctionnements dans la perception des émotions. D'autres chercheurs proposent des techniques innovantes pour activer certains réseaux neuronaux à l'origine de la communication. Car les autistes peuvent faire des progrès à tout âge. Une note d'espoir.
Serge Lebovici est professeur émérite de psychiatrie de l'adolescent et de l'enfant à l'université de Paris Nord, et psychanalyste. Il répond aux questions du Dr. Alain Bouvarel sur les processus trans-générationnels : les mécanismes qui font que des histoires de familles se traduisent par des problèmes chez de jeunes enfants ou chez leurs parents. Le professeur présente de nombreux exemples qui montrent bien en quoi, comme l'arbre, nous vivons aussi par nos racines.
En France, deux millions de femmes, au moins, subissent des violences dans leur couple... Violences qui, souvent, se transmettent de génération en génération. Ce déni de justice, le plus souvent impuni, bafoue le Droit, sans que policiers, juges, médecins, intervenants puissent efficacement protéger les victimes. Parce que beaucoup de ces femmes sont asservies, apeurées, démunies, enfermées derrière les barrières sacrées de la vie privée. La douleur de ces victimes ne nous appartient pas. Ce film ne montre pas de témoignages de femmes battues. C'est un reportage, un questionnement auprès de ceux qui interviennent dans ce monde caché, tabou. C'est une reconstruction, une évocation de violences, de crimes qui se passent à notre porte, sur l'amour qui étrangle, l'amour en miettes.
L'adoption, un engagement profond face à l'enfant démuni, marqué par son destin, celui de l'abandon. La parole est donnée à ceux et celles qui vivent ce sentiment d'abandon, cette quête d'identité quand l'enfant abandonné devient un enfant adopté. Le film ne propose aucune réponse. Il va à l'essentiel du questionnement sur le sens profond de l'existence, sur le sens de l'engagement d'un être face à un autre. Le document s'adresse, avec émotion et sans apitoiement, à tous ceux qui sont attentifs aux relations familiales. Il alterne des interviews de parents adoptifs et d'enfants adoptés qui témoignent de leur expérience. Ces témoignages mettent en évidence de manière concrète, accessible et sensible, le rôle de la mère et du père.
Un enfant, trois adultes... Quatre situations d'accueil familial thérapeutique, montrant la complexité de cette forme à la fois antique et moderne des soins, et les difficultés du métier d'assistant en accueil familial.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école.
Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien entre Valérie Carrara, psychologue et Suzanne Robert-Ouvray, docteur en psychologie clinique et psychothérapeute.
Le syndrome de l'enfant hyperactif trouve son origine dans la souffrance précoce de l'enfant hypertonique. Le trop de mouvement, d'impulsivité, de tensions corporelles et psychiques et d'inattention en sont les caractéristiques. Ces signes précèdent l'entrée dans la pathologie installée qui peut être prévenue par l'évitement de surstimulations corporelles et psychiques.
Pour faire le point sur elle-même, une femme quitte son mari et son fils. Ted se retrouve seul face à Billy, leur petit garçon de sept ans. Les débuts sont difficiles. À force de douceur, complicité et tendresse s'installent entre le père et l'enfant. Quand la mère revient pour réclamer son fils, le procès est inévitable. Destiné à sensibiliser le public au problème des enfants du divorce, le film de Robert Benton joue la carte de l'émotion, magistralement servi en cela par trois acteurs qui donnent ici toute la mesure de leur talent. "Kramer contre Kramer" fut, en 1980, le film le plus récompensé aux Oscars: meilleur film, meilleur scénario d'adaptation et meilleur acteur pour Dustin Hoffman.
Le collection "Parole d'ados" propose des sujets qui concernent de près les adolescents. Son originalité est leur implication au niveau de la création des films, tant dans le contenu que dans la forme. Ainsi, ces films leur parlent vraiment.
La collection ouvre un espace pédagogique positif, susceptible de rencontrer l'intérêt du monde des enseignants et des éducateurs tout autant que celui des étudiants, du secondaire en particulier.
Il existe des millions de blogs à travers le monde. Simples et rapides à créer, on peut en quelques clics exposer sa vie. On crée un blog dans les années 2000 comme on ouvrait auparavant un journal intime. Une autre façon de s'ouvrir au monde... Les ados en raffolent, les adultes aussi, mais certains s'en méfient.
Mathilde, 15 ans, a créé son propre blog. Très vite, elle a été déçue par les commentaires faits sur celui-ci. Pire, elle s'est rendu compte, malgré l'utilisation d'un pseudonyme, qu'il serait facile pour quelqu'un qui la connaît de la reconnaître. Elles vont aller en Belgique, en Angleterre, à Paris, en ville ou à la campagne, pour rencontrer et comprendre ceux que l'on appelle les blogueurs. Auteurs de blogs amusants, noirs, sérieux... ils se livrent dans l'anonymat ou publiquement à des internautes pas toujours tendres.
Le collection "Parole d'ados" propose des sujets qui concernent de près les adolescents. Son originalité est leur implication au niveau de la création des films, tant dans le contenu que dans la forme. Ainsi, ces films leur parlent vraiment.
La collection ouvre un espace pédagogique positif, susceptible de rencontrer l'intérêt du monde des enseignants et des éducateurs tout autant que celui des étudiants, du secondaire en particulier.
Pour lutter contre le tabou qui entoure encore trop souvent la mort volontaire des jeunes, six ados -de 14 à 18 ans- témoignent. Plusieurs d'entre eux se sont sacrifiés, lançant, par ce geste mutilateur, un premier appel à l'aide. Puis ils ont fait une TS (tentative de suicide). Ils expriment leur mal-être et parlent du fil ténu qui sépare la vie de la mort. Ils déplorent la rupture de communication avec leur entourage, la solitude, l'impression de ne servir à rien, d'être mal aimés. Ils disent combien ils voulaient en finir avec la souffrance plutôt qu'avec leur existence. Ils évoquent aussi l'importance de la parole et leur attachement à la vie, et dénoncent enfin le tabou qui entoure le suicide, et dont on s'occupe si peu en milieu scolaire.
Pour appréhender ce sujet délicat, qu'elle affronte de face, la réalisatrice a choisi de filmer la vie, la renaissance, les rires. Pour évoquer ce voyage aux frontières de la mort, elle a filmé les témoignages des jeunes dans la clarté des tons pastels afin de créer des images mentales très évocatrices et parler de la mort en filmant une vie.