Le réalisateur a 12 ans quand son père lui confie un étrange secret : il se sent doué de pouvoirs occultes, qui fait de lui un médium entre le ciel et la terre. Il affirme ainsi pouvoir guérir les malades du cancer, communiquer avec les extraterrestres et entrer en contact avec les morts. Fasciné par l'univers paternel, Einari devient son disciple. Mais, avec le temps, il cesse peu à peu de croire aux phénomènes surnaturels.
La vie de Fernand Deligny, éducateur célèbre, et son désir de cinéma croisent son accueil d’enfants autistes. De l’hôpital d’Armentières en 1940 au hameau de Graniers, Deligny invente des lieux de vie qui permettent aux enfants et adolescents d’échapper à l’enfermement. Il crée du collectif et du réseau ; il invente un atelier permanent de recherche sur ce qui fait l’humain au–delà du langage. On le connaît pour 2 films « Le Moindre Geste » et « Ce Gamin là ». Mais il n’a cessé pendant 40 ans d’articuler ses expériences de vie avec des essais cinématographiques. Truffaut sera un de ses compagnons de route.
La mort subite du nourrisson est un phénomène relativement fréquent qui était jusqu'à récemment inexpliqué. Depuis, les recherches ont proposé une origine pluriétiogique et le phénomène est devenu accessible à une prévention efficace. Dans cet entretien, on aborde les grandes questions entourant ce syndrome : réaction des parents et de la fratrie, l'enfant de remplacement, le soutien ainsi que les mesures préventives.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école.
Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien avec Xavier Pommereau, psychiatre, chef de service au Pôle aquitain de l'adolescence. Centre Abadie du CHU de Bordeaux. Animé par Cécile Neffati, psychologue clinicienne, membre d'Anthéa.
L'adolescence est un âge de construction identitaire. Celui ou celle qui éprouve le sentiment de "non exister" peut penser au suicide. En finir avec la souffrance, reprendre la main sur les difficultés, couper avec des représentations intolérables, "dis-paraître" en se débarrassant du corps propre et devenir un pur esprit capable d'occuper à jamais la mémoire de ceux qui restent. En somme mourir pour exister, terrible paradoxe qui impose à tout professionnel en charge d'adolescents en mal-être de les aider à temps à trouver, ici et maintenant, une identité tolérable.
« Quand j’étais petit, j’avais les cheveux frisés. Maman m’appelait mon Mouton. Le mouton est un mammifère aux poils frisés. Moi je suis un mammifère et j’ai les poils frisés. Je suis donc un mouton.» Un tableau pour seule fenêtre. Terrées dans le silence, des bribes d’enfance refont surface.
Une petite unité de l'hôpital psychiatrique du Vinatier, près de Lyon. Des ombres, des silhouettes. Si on veut bien se rapprocher, dépasser la crainte instinctive que suscite la maladie mentale, on pourra découvrir derrière ces silhouettes anonymes, des hommes et des femmes que la folie soustrait à notre monde commun…
Janvier 2016. L'histoire amoureuse qui m'avait amené dans le village d'Alsace où je vis est terminée depuis six mois. A 45 ans, je me retrouve désormais seul, sans voiture, sans emploi ni réelle perspective d'avenir, en plein cœur d'une nature luxuriante dont la proximité ne suffit pas à apaiser le désarroi profond dans lequel je suis plongé. La France, encore sous le choc des attentats de novembre, est en état d'urgence. Je me sens impuissant, j'étouffe d'une rage contenue. Perdu, je visionne quatre à cinq films par jour. Je décide de restituer ce marasme, non pas en prenant la caméra mais en utilisant des plans issus du flot de films que je regarde.
La souffrance pour beaucoup se heurte aux limites de la science mais aussi parfois à la volonté des hommes et des femmes qui la servent. La douleur, c'est le mal français. Si l'on salue à juste titre les qualités et progrès de la médecine française, le traitement de la douleur est, lui, trop souvent laissé de coté. Pour exemple, en France, nous prescrivons dix fois moins de morphine que dans les pays anglo-saxons. Heureusement, aujourd'hui la guerre contre la douleur semble enfin engagée. Centres anti-douleur, simplifications dans l'administration de la morphine, recherches sur les antalgiques, meilleure formation des médecins, prise de conscience du corps médical mais aussi des patients qui n'osent pas toujours revendiquer leur droit à ne plus souffrir : ce reportage fait le point sur la douleur dans tous ses états.
Dans cet entretien, François Gonon nous démontre avec passion et enthousiasme comment en étudiant pendant de nombreuses années le neurotransmetteur dopamine, il a compris que celui-ci n'est en aucune manière responsable du TDAH, preuves scientifiques à l'appui. Elargissant alors ses études au travers des publications scientifiques mondiales, il nous explique les limites des neurosciences sur l'explication des origines des troubles mentaux et ceci à l'inverse de croyances incomplètes trop souvent véhiculées par les medias et prenant trop souvent en compte une première publication sans tenir compte des publications suivantes qui invalident les premières. Il nous montre également comment la génétiques ne peut expliquer qu'un pourcentage infime des troubles mentaux et souligne les limites actuelles de la pharmacologie. Ses conclusions, étayées par sa connaissance des publications scientifiques mondiales, mettent en avant la place prépondérante de l'environnement dans la genèse des troubles psychiques en lien avec la plasticité cérébrale découverte par les neurosciences. François Gonon, Neurobiologiste, directeur de recherche au CNRS de l'Institut des maladies neurodégénératives de l'Université de Bordeaux.
Jean-Didier Vincent est neurophysiologiste, professeur à l'Institut universitaire de France et directeur de l'Institut Alfred Fressard du CNRS. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont "Biologie des passions", "La vie est une fable" et "La chair du diable". Jean-Didier Vincent est aussi, fait méconnu, neuropsychiatre. Convaincu que les neurosciences sont porteuse d'espoir notamment dans le domaine de la santé mentale, il aborde dans cet entretien mené avec le docteur Bouvarel certaines questions qui interpellent le psychiatre d'aujourd'hui. Qu'entend-on par neuroscience? Est-ce que l'ensemble des champs d'étude que sont la pharmacologie, la biologie moléculaire et la génétique en fait partie? Et l'imagerie cérébrale, la psychochirurgie, les sciences de l'homme et les sciences de la société? Quelles ont été les principales avancées au cours des dernières décennies? Les principaux désenchantements? Le professeur Vincent conclut sur les conséquences du développement des neurosciences, sur la pratique et la formation des psychiatres. Optimiste, il croit que le psychiatre peut et doit devenir une grande figure de la médecine de demain.
L'utilisation de médicaments de substitution aux drogues illicites dans trois pays européens: la France, l'Allemagne et les Pays-Bas. Une analyse de la situation sociale et médicale des drogués à travers des rencontres avec des ex-héroïnomanes passés à la méthadone et des spécialistes de la toxicomanie. De Strasbourg à Francfort en passant par Paris et Amsterdam, la misère qui accompagne la dépendance aux opiacés est identique. Un outil informateur et formateur à destination du grand public et des élus européens.
Autrefois, on disait de certains enfants un peu compliqués qu'ils étaient turbulents ou dans la lune. Aujourd'hui, ils sont de plus en plus nombreux à être diagnostiqués comme atteints de TDA/H (troubles du déficit de l'attention, avec ou sans hyperactivité) ou de troubles " DYS ". Qui sont-ils ?
NOS INQUIÉTUDES Documentaire (55 min)
Réalisateur :
PASQUIER Judith DU Pays :
France
- 2003
Mention Témoignage au 27ème Festival International Ciné-Vidéo-Psy Lorquin juin 2003
Le film est parti d'une idée très simple : donner la parole, à propos de la psychanalyse, à ceux qui en ont fait ou font l'expérience; ceux qu'on appelle les "analysants". Des gens ordinaires, comme vous et moi, qui souffrent dans leur tête, dans leur corps, comme tout le monde. Je voulais les entendre affirmer cette évidence, pourtant si souvent remise en cause, qu'il y a de l'inconscient, et que "il faut parler" - comme le dit un personnage dans le film - pour moins souffrir. En un écho modeste aux millions de pages de théories, parfois contradictoires, qui s'écrivent depuis plus d'un siècle à partir des propositions freudiennes, je voulais écouter la parole simple, courageuse, intelligente et intelligible des analysants. Je voulais tisser un propos d'où sortirait ma vision de la psychanalyse. (...) Je voulais fuir la pédagogie et la propagande, faire avec l'inquiétude, découvrir l'étrange qui apparaît là, dans ce cadre, entendre le tourment et parfois l'apaisement, ou le rire.
Le collection "Parole d'ados" propose des sujets qui concernent de près les adolescents. Son originalité est leur implication au niveau de la création des films, tant dans le contenu que dans la forme. Ainsi, ces films leur parlent vraiment.
La collection ouvre un espace pédagogique positif, susceptible de rencontrer l'intérêt du monde des enseignants et des éducateurs tout autant que celui des étudiants, du secondaire en particulier.
Ce film est le premier documentaire francophone donnant la parole à des enfants élevés par des couples non mixtes. Emmy-lou, seize ans, vit depuis le divorce de ses parents, une semaine sur deux avec son père et sa belle-mère et l'autre avec sa mère et sa belle-mère. Car la maman d'Emmy-Lou a choisi de vivre avec une femme et d'avoir un enfant avec elle, Ferdinand six mois. Du côté de son père et de sa nouvelle femme, elle a aussi un petit frère de cinq ans, Jim.
En compagnie de son grand-frère Eliott, dix-huit ans, Emmy-Lou témoigne de cette situation: mes parents sont gays, et alors? Pourtant ce n'est pas si simple: comment le dire à ses amis, comment vivre la pression de l'école, accepter le regard des autres? Et si cette situation ne leur pose pas de problème particulier, ils décident de rencontrer d'autres adolescents élevés comme eux dans des familles homoparentales. C'est ainsi qu'ils vont croiser Wendy, treize ans, originaire du Salvador, adoptée par un couple de femmes et Charles et Dorothée, des jumeaux de seize ans nés par insémination artificielle et élevés par leur maman et amie. Ensemble, ils s'interrogent sur le modèle parental et leur propre identité sexuelle et sur les conséquences de l'absence d'un père.
Qu'est-ce qu'un secret de famille? Comme peut-on distinguer un secret structurant d'un secret déstructurant. Quelles sont les réactions chez l'enfant qui pressant un secret? Comment les secrets ricochent-ils sur plusieurs générations. Comment s'en protéger? Comment intervenir? Serge Tisseron, dans cet entretien, répond de façon claire et précise à ces quelques interrogations et aborde en terminant la question des secrets institutionnels qui nous interpelle quotidiennement dans notre pratique. Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste et directeur de recherche à l'Université Paris X-Nanterre est un auteur prolifique. Il a publié de nombreux ouvrages qui portent principalement sur deux thèmes : les secrets et les images, entre autres : Tintin chez les psychanalystes (Aubiers, 1985), Tintin et les secrets de famille (Séguier, 1990 et Aubiers,1992), Nos secrets de famille, Ramsay (1999), L'intimité surexposée (Ramsay, 2001), Les bienfaits de l'image (Odile Jacob, 2002)
Nous les intranquilles est un film collectif qui commence au centre Artaud, centre d’accueil psychothérapeutique. Le groupe cinéma du centre raconte la maladie, la thérapie, leur rapport au monde. Après un premier geste documentaire, le film devient participatif et met en scène son élaboration en collectif. À travers leur autoportrait, les personnages cherchent à donner une image humaine de la folie. Ils s’amusent des idées reçues pour mieux les subvertir. En s’emparant tous ensemble du projet artistique, ils démontrent par l’exemple qu’un autre monde est possible.
N'Y PENSE MÊME PAS Reportage (24 min)
Réalisateurs :
A. BERTIN
/
Philippe JOURDAIN Pays :
France
- 1995
Premier Prix de la Communauté française au Festival international du film médical et de santé de Liège 1996
Film-témoignage sur la toxicomanie, réalisé par les jeunes eux-mêmes à la suite du décès d'un de leurs amis. Les différents moments de la toxicomanie sont successivement abordés avec beaucoup de franchise et de sincérité par d'anciens toxicomanes ou d'autres en cure. Ce film délivre un message positif, un message d'espoir: il est possible de s'en sortir. Il montre aussi toutes les difficultés que cela comporte. Note: Ce film est suivi d'un reportage de deux minutes sur sa réalisation. Un livret d'accompagnement de douze pages présente un découpage thématique, très utile en situation de formation.
Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. Neuf psychanalystes s'entretiennent avec Daniel Friedmann sur le but de la psychanalyse, ses indications, l'apparition de nouveaux symptômes, ses différences avec la médecine, et en particulier la psychiatrie... Ils exposent leur pratique du travail analystique, tâchant de définir ce qu'est pour eux une analyse et sa finalité, refusant toutefois de définir ce que serait une "bonne" analyse ou une analyse "réussie". Certains abordent également la difficulté d'énoncer la fin de l'analyse, les échecs possibles, les nouvelles pathologies émergentes ainsi que le problème de l'analyse de l'analyste en tant que fin et but de l'analyse. Les psychanalystes intervenants sont: Eduardo Prado de Oliveira, François Roustang, Ginette Raimbault, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Jean-Paul Valabrega, Laurence Bataille, Gérard Haddad, Markos Zafiropoulos.