Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. En 1983, onze psychanalystes répondent aux questions que Daniel Friedmann, sociologue, leur pose sur Lacan. Un certain nombre d'entre eux ont été en analyse avec Lacan, ce qui a déterminé leur devenir en tant que psychanalyste. Ils se situent par rapport à Lacan et à son héritage, rappelant l'importance de sa relecture de Freud, insistant sur le rôle du langage, sur le réel, l'imaginaire et le symbolique. Ils discutent de l'assise philosophique qu'il a apportée à la psychanalyse et de la formation des analystes (le mythe de l'auto engendrement, c'est-à-dire la production d'un analyste à la fin d'une analyse). Ils parlent également de la multiplicité des scissions et de l'éclatement des milieux analytiques après la mort de Lacan, des problèmes posés par l'idéalisation du chef et par le culte de la personnalité. Participent à ces entretiens: Eduardo Prado de Oliveira, Elisabeth Roudinesco, François Roustang, Georg Garner, Gérard Haddad, Ginette Raimbault, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Jean-Paul Valabrega, Laurence Bataille, Markos Zafiropoulos.
A 6 ans, il criait sa douleur en permanence... A 12 ans, il apprend à lire et à écrire... A 22 ans, il est le premier autiste en France à éditer un livre sur sa vie intérieure. Les médias le sollicitent, il passe sur toutes les chaînes... En 2004, il est, en première mondiale, l'auteur d'une pièce de théâtre. Quel est donc le parcours si paradoxal de cet incroyable "communicant" ? Dans "la vraie planète terre", Joffrey prend la parole en tant qu'auteur à part entière, pour nous livrer sa vie intime, son monde autistique, la vision de sa propre planète. Il rend compte de sa souffrance et de sa volonté de guérir, avec un mélange déconcertant de noirceurs et d'optimisme. Un film où réel et imaginaire se confondent, pour mieux confondre le spectateur, pour casser les frontières, accepter la différence, toucher la tolérance et changer les regards...
LA VOIX DE METTE Documentaire (59 min)
Réalisateur :
Borre Katrine Pays :
Danemark
/
France
- 2014
MEILLEUR FILM ETRANGER au Festival International de Films Mad in America, Arlington, Massachusets, Etats-Unis, en Octobre 2014
Mette, infirmière de formation, a 43 ans. Diagnostic : Schizophrénie paranoïde. Après avoir été patiente psychiatrique pendant 15 ans, reçu des quantités considérables de médicaments et subi 150 électrochocs, Mette s´en est finalement sortie. Ce film retrace sa vie sur quatre années. Un documentaire chaleureux et stimulant sur l´espoir et la reprise en main de nos vies. Le Danemark est le deuxième pays au monde consommant le plus de médicaments psychiatriques. Les voix de Mette livre un témoignage fort contre l´orientation traditionnelle à sens unique de médicalisation de la détresse mentale.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien entre Caroline Eliacheff, psychanalyste, et Catherine Dolto Tolitch. La société définit comme maltraitance des actes laissant des traces physiques et psychiques. Caroline Eliacheff propose une vision plus large des formes de violence: les silences, les solitudes et les atteintes à la confiance de l'enfant ainsi que la violence analytique des acteurs sociaux. Elle aborde les problèmes de répétition entre générations, la difficulté du diagnostic et l'importance pour les spécialistes de se positionner par rapport aux faits, et non à la personne qui a violenté l'enfant. Elle conseille de tenter de voir avec l'enfant, de manière générale, ce qui est permis et de ce qui est interdit, et de ne jamais juger le parent maltraitant devant lui. Pour l'enfant, seule la parole humanise les actes.
LA VIE RÊVÉE DES ANGES Fiction (1h53)
Réalisateur :
Eric ZONCA Pays :
France
- 1997
Double Prix d'interprétation féminine (Élodie Bouchez et Natacha Régnier) au Festival de Cannes 1998. César 1999: meilleur premier rôle féminin (E. Bouchez), meilleur espoir féminin (N. Régnier) et meilleur film.
À vingt ans, Isa bat les pavés du Nord de la France à la recherche de petits boulots, poursuivant, sac au dos, un bonhomme de chemin plutôt accidenté. Elle rencontre Marie, jeune fille aussi désepérée qu'elle-même peut sembler optimiste, qui lui propose de venir s'installer chez elle. Commence alors une amitié plutôt chaotique... Ce film désarme par sa spontanéité, sa justesse et le coeur énorme qui s'en dégage. Double Prix d'interprétation féminine (Élodie Bouchez et Natacha Régnier) au Festival de Cannes 1998. César 1999: meilleur premier rôle féminin (É. Bouchez), meilleur espoir féminin (N. Régnier) et meilleur film.
Le professeur Bernard Golse aborde les problèmes du quotidien que posent les enfants autistes et psychotiques tant aux parents qu'aux équipes soignantes. Avec humanisme il nous fait part de son expérience clinique qui s'articule sur les données théoriques actuelles.
François est un jeune homme instable et son père le fait interner dans un asile psychiatrique où deux médecins s'opposent sur le traitement des patients. François se lie d'amitié avec un épileptique et tous deux tentent de s'évader. Ils sont repris, l'ami se suicide et François s'évade à nouveau...
Un cri de révolte, une soif de liberté, l'univers oppressant et inquiétant d'un asile.
Originaire des Alpes du Sud, le réalisateur - entre autres de "Billy le Kid" (1971) et de "Les Naufragés de la D1" (2002) - a constaté que les cas de troubles mentaux étaient particulièrement nombreux dans cette région. Meurtres, corps découpés en morceaux, suicides, immolations, à travers sa famille, ses proches et les différentes "affaires" des cent dernières années, Luc Moullet étudie les causes et les conséquences de ces phénomènes psychiques locaux.
"L'arrière-petit-neveu du bisaïeul de ma trisaïeule avait tué un jour à coups de pioche le maire du village, sa femme et le garde-champêtre, coupable d'avoir déplacé sa chèvre de dix mètres. Ça me fournissait un bon point de départ... Il y a eu d'autres manifestations du même ordre dans la famille." Luc Moullet.
Compléments DVD: Deux films inédits de Luc Moullet: "Terres noires" (1961, 19') et "Imphy, capitale de la France" (1995, 24'). Note: Un livret "Entretien avec Luc Moullet" accompagne le titre.
Maddalena est arrêtée pour tentative de meurtre d'un homme qui l'aurait violée. Maddalena prétend être une sorcière née en 1630. Un examen psychiatrique est confié à David. Chemin faisant, David rêve qu'au XVIIème siècle une sorcière doit être brûlée. Mais par trois fois, le feu est étouffé, obligeant l'évêque à la relâcher conformément à la loi. La première rencontre avec Maddalena le bouleversera: il reconnaît le personnage de son rêve. Dès lors, la vie du psychiatre vacille. Depuis plus de trois siècles la jeune femme attend celui qui sera digne de la déflorer. Sera-ce David? Une photographie superbe met en valeur l'interprétation de Béatrice Dalle.
Rencontre avec des artistes, des scientifiques et des inventeurs qui travaillent quotidiennement avec leurs rêves et obtiennent des résultats surprenants. Pour certains, les rêves ont une signification: ils sont un guide, une inspiration ou une thérapie. Une découverte des dernières recherches scientifiques qui permettent de décoder le langage des rêves.
Alexandre Berlin, conseiller pour la santé publique à la Commission européenne de la santé, nous décrit le contexte dans lequel évolue la Comission européenne de la santé et la place qui est dévolue à la santé publique. L'Europe confrontée de façon permanente à d'énormes changements sociaux et politiques, doit constamment inventer de nouvelles manières d'aborder la santé afin de la maintenir au coeur des priorités des pays membres. Le docteur Berlin nous décrit, avec quelques exemples à l'appui, certaines stratégies pour mettre de l'avant des programmes de sensibilisation et de prévention qui pourront intéresser un grand nombre de pays et être diffusés largement.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un échange entre Stefan Vanistendael, sociologue, secrétaire général adjoint du B.I.C.E. (Bureau International Catholique de l'Enfance) et Boris Cyrulnik, psychiatre, éthologue. La résilience est l'aptitude d'un enfant, d'un adulte ou d'une communauté à surmonter un malheur. C'est un concept nouveau qui désigne un phénomène ancien que l'on cherche à comprendre depuis peu, et plus particulièrement chez l'enfant. En effet, l'organisme et le psychisme de l'enfant peuvent continuer ou reprendre leur développement malgré des conditions de vie très défavorables (guerre, précarité, maltraitance,...). Ce changement de regard sur les enfants blessés mais pas vaincus est une invitation à une espérance réaliste, à condition que l'on donne la parole à ces enfants et que les récits des adultes qui les condamnent trop vite changent.
Il y a 90 ans (1911), E. Bleuler (1857-1939), un psychiatre suisse, invente le mot schizophrénie qui recouvre alors à peu près toute la pathologie mentale et prend en compte l’organisation de la vie psychique inconsciente. Aujourd’hui, où en est-on ? Plus qu’une réalité clinique, la schizophrénie semble aujourd’hui en France un objet théorique assez peu connu, une maladie dont la définition même semble poser problème. Même si les connaissances scientifiques et les traitements ont lentement évolués, ce mot est est utilisé indifféremment pour désigner un jeune adulte délirant et un malheureux "chronique" après 30 ans d’institution. Il faut ajouter que pour le moment la schizophrénie est une maladie dont on ne guérit pas. C’est un film sur la fragilité, la capacité à faire face à des événements qui déroutent, à des événements douloureux qui font exploser nos mécanismes de défense, sur l’échec qu’il faut accepter, la fin de notre toute puissance qu’il faut admettre. C’est un film sur la réalité. Celle qui attend les patients car, si la schizophrénie est une maladie qui s’exprime essentiellement par la rupture, une perte de contact vital avec la réalité et le lien social, si les patients ont du mal à percevoir cette réalité car elle est difficile, agressive, s’ils s’en détachent, s’en isolent, ils doivent l’affronter, essayer de s’y ancrer. Celle qui attend les familles car après le choc produit par l’entrée dans la maladie, il faut s’adapter à la nouvelle situation. Celle qui nous attend peut-être tous face à une vie à vivre
Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. Suivant l'exemple américain, l'Europe se polarise entre ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la "tolérance zéro". On construit une prison quand on ferme une usine. Les pauvres, en général et les jeunes issus de l'immigration en particulier, sont l'objet de toutes les peurs. Passant de l'autre côté du miroir et brisant les clichés, le film les montre dans leur humanité, dans une cellule, le box d'un tribunal ou une cave de cité, avec leurs émotions, leurs envies, leurs peurs et leur désespoir. Loin d'une image de la démocratie européenne où tous ont leur chance, le film, prenant à témoin la France et la Belgique, offrant un regard critique et émouvant d'une société parfois sordide, la nôtre. "Quelle drôle d'époque!" Que sommes-nous en train de faire? Avons-nous perdu la raison?"
Le Dr Philippe Hennaux s’entretient avec le Professeur Willy Szafran, psychiatre, psychanalyste, professeur émérite de psychiatrie et de psychologie médicale de la VUB, auteur de plusieurs ouvrages sur Freud et la psychanalyse.
Homme de science et de culture, Willy Szafran nous livre brillamment ses réflexions sur la place de la psychiatrie dans son évolution historique, et dans ses rapports à la médecine et à la société. Il expose son point de vue sur la psychiatrie psychodynamique qui vise à redynamiser la psychiatrie grâce à l’apport de la psychanalyse, de la phénoménologie, de la sociologie et de la philosophie.
Les problèmes psychologiques, éthiques et humains que pose la pratique de la médecine fœtale sont exposés par le professeur Soulé. S'appuyant sur sa pratique au sein d'une équipe de médecine fœtale, le professeur Soulé nous permet de comprendre que la haute technicité qu'implique cette discipline médicale ne peut se passer d'un pédopsychiatre.
LA PSYCHIATRIE COURT LES RUES Documentaire (25 min)
Réalisateur :
Estèbe Mariane Pays :
France
- 2010
Lorquin 2012, clé d'argent
Vincent, Audrey, Agnès, et Hermann sont médecins, psychiatres, travailleurs sociaux, et « travailleurs pairs ». Richard, David et Mélik souffrent de pathologies psychiatriques lourdes et sont sans domicile fixe. C’est dans les rues de Marseille, au fil de leurs rencontres, que se développe l’expérience insolite de l’équipe mobile de santé communautaire. Ensemble, ils travaillent à la construction d’un lieu de vie, inventent de nouvelles formes de soins, et élargissent le champs des possibles.
Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. Lors de ces entretiens, Daniel Friedmann, questionne sept psychanalystes sur les rapports entre la psychanalyse, la politique et les idéologies. A travers leur expérience d'engagement politique ou leur parti-pris de non-engagement, les analystes exposent le danger qu'il y aurait à considérer la psychanalyse comme un substitut aux pouvoirs quels qu'ils soient et rappellent que la psychanalyse ne peut qu'être désengagée vis-à-vis de la politique. Ils évoquent les valeurs du collectif par rapport à celles de l'individu, le narcissisme en politique à l'opposé de l'écoute de l'autre, fondement de l'analyse... Ont été interviewés: Eduardo Prado de Oliveira, François Roustang, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Laurence Bataille, Isi Beller, Markos Zafiropoulos.
Depuis longtemps et même aux pires moments, une assistance médicale fut octroyée au prisonnier. L'action de ce document, documentaire-fiction porté par les dialogues d'Alphonse Boudard, se situe dans cette période contemporaine où la réforme pénitentiaire se tourne résolument vers la resocialisation du délinquant et restitue sa dimension thérapeutique. La découverte de la relation clinicien-patient a beaucoup dynamisé la psychiatrie contemporaine au point de faire éclater les structures du vieil asile. Ce film, par ses images réalistes et ses dialogues authentiques, devrait contribuer à une meilleure connaissance de cet univers carcéral où " l'aliénation" dans sa pluridimensionnalité exprime aussi la pathologie du social et de l'éthique.
Après avoir défini le processus de radicalisation des adolescents, Serge Hefez nous explique son mécanisme, proche de celui de la dérive sectaire, développant chez l'adolescent des croyances extrêmes et totalitaires justifiant le djihad et la violence comme moyens d'action. Il décrit ensuite les signes d'appel de cette radicalisation qui sont favorisés et entretenus par internet. Après avoir cerné globalement les profils des jeunes à risque de radicalisation, il nous montre, à travers un exemple clinique, comment un travail thérapeutique familial peut faire évoluer favorablement cette problématique. Il évoque enfin différentes perspectives de soin et de prévention possibles. Serge Hefez est psychiatre, psychanalyste, thérapeute familial et auteur de nombreux articles et ouvrages sur la famille.