Ce film sans scénario est né à l’hôpital psychiatrique Robert Ballanger (93) en collaboration avec le collectif d’usagers MOUVEMENT(s). Chorée, est emprunté à la Chorea antique et désigne simultanément une danse en groupe et une maladie nerveuse caractérisée par des mouvements involontaires, irréguliers. Il désigne aussi l’expérience proposée : danser ensemble malgré la souffrance psychique et les effets des médicaments. Le film propose un témoignage aux multiples visages à la fois parlé, dansé et dessiné
Emilie fait un film pour essayer de comprendre le plus grand mystère de l’univers : sa mère Meaud. Grand-mère géniale, enfant brisée, mère punk, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle angoisse. Une plongée dans une odyssée intime, un voyage intergalactique dans la psyché !
D’une grande pudeur, ce documentaire livre un récit bouleversant de l’engrenage des infanticides. Ceux-ci, selon un rapport ministériel, tueraient un enfant tous les dix jours en France. Qu’importe l’âge ou le milieu social, les récurrences surprennent lorsqu’il s’agit de comprendre les motifs des infanticides commis par des mères pourtant aimantes et fusionnelles, bien loin des monstres imaginés. Viol, inceste ou violences conjugales émergent dès lors que les parcours de vie se révèlent. Rattrapées par leur souffrance, ces femmes perdent peu à peu pied, finissant par planifier le passage à l’acte.
C’est l’histoire de trois femmes, retraitées et jeunes grands-mères : Josiane, Marie-Hélène et Annie. En 2015, elles racontent le combat d’une vie contre l’alcool, des points d’origine soupçonnés aux conséquences de cette addiction sur leur vie de femme et de mère. Grâce à un atelier de peinture thérapeutique, elles avaient scellé une amitié semble-t-il décisive, échappant à la solitude voire même au suicide. Six ans plus tard, l’atelier ferme. Le réalisateur les retrouve. Apparaît alors l’immense fragilité de leur abstinence.
La cinéaste enquête sur sa grand-mère, décédée avant sa naissance, sur laquelle plane un silence tabou. Avec pour témoins, certains membres de sa famille et les lieux vides mais chargés de leur passé qu’elle retrouve, elle dresse le portrait d’Ana Rosa, plus complexe que prévu, éreintée par les rôles qu’on lui a assignés. De ce récit familial, elle va tirer une histoire collective, celle de l’usage abusif de la lobotomie sur les femmes en Colombie, comme punition, comme pratique idéologique exercées par des hommes dans la plupart des cas.
Au terme de schizophrène, ils préfèrent l’expression entendeur de voix. Deux fois par mois, ils se réunissent autour de Virginia. Elle a créé et anime un groupe de parole destiné à des personnes atteintes de ce mal réputé incurable et dont le seul nom incarne tous les fantasmes de la folie. Avec elle, ils racontent leur vie avec des voix dans la tête.
Ce premier long métrage explore avec authenticité les relations mère-fils à partir du thème de la bipolarité, abordé de front mais sans lourdeur. L’histoire d’une parenthèse enchantée sublimée par les interprétations si sensibles d’Agnès Jaoui et de William Lebghil Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais…
Quatre couples d’âges différents investissent pour 48 heures une chambre d’hôtel. En s’appropriant le cliché romantique détourné de l’hôtel du bord de mer, chaque couple questionne dans ce huis clos, la profondeur et la vulnérabilité des sentiments qui les lient, leurs différences, leurs prises de conscience. Au fil de leurs conversations, les crises les révèlent à eux-mêmes et au chemin qu’ils poursuivent à leur manière comme une ondulation des désirs à travers les âges de la vie.
Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes prennent place sur un divan et se livrent sur leur vie, leurs tourments, leur intimité. A leurs côtés, les psychanalystes les écoutent plus qu’ils ne parlent. Pour la première fois, un documentaire donne la parole à six psychanalystes de différentes régions. Ils nous racontent leur quotidien, témoignent du regard extérieur qu’on porte sur eux, de leurs interrogations, de leurs propres limites. Avec cette même motivation partagée : aider les autres à mieux vivre.
Film retraçant au travers de différents sketches, le parcours de deux parents amenés à rencontrer différents professionnels « du monde psy » pour des avis ou soins pour leurs enfants. Ces sketches souhaitent dénoncer/énoncer avec humour et en faisant un pas de côté, les dérives de l’évolution des politiques de soin qui déstructurent la pédopsychiatrie et les espaces où évoluent les enfants.
Berthe est la grand-mère du réalisateur, elle veut mourir ! Rien ne pourra l’empêcher ni la convaincre de rester parmi nous. Alors au lieu de lutter, pourquoi ne pas essayer de l’accompagner en images pour ces derniers instants comme un ultime feu d’artifice ? Le 6 juin 2023, Berthe s’est donné la mort via une association d’aide au suicide en Suisse. Le résultat est un film où tout est permis, où elle se transforme en piñata géante, en cowboy ou en parrain,… Une ode à la vie à travers la mort, où la seule règle était de ne pas faire un film triste !
JE PRÉFÈRE LE MATIN Court métrage (04 min)
Réalisateur :
Adam Afifi Pays :
France
- 2022
Sélection prix arts convergences
Quand un jeune adulte est confronté à d’horribles cauchemars durant chacune de ses nuits, son seul espoir réside dans la lueur du matin, la paix entre deux guerres.
Après de nombreuses hésitations, Michaël Tixador a décidé d’écrire une lettre à l’actrice hollywoodienne Gene Tierney, aujourd’hui disparue, et qui a souffert de dépression pendant de longues années
Ça va ? C’est la question que tu poses sans attendre de réponse. Le personnage évolue dans un quotidien banal, se confronte ̀ l’autre. Cet autre n’est pas en mesure de voir. Jusqu’au moment où, un autre voit l’invisible.... En fait, non, « Ça » ne va pas...
DISSONANCE Court métrage (04 min)
Réalisateur :
Nadège Maunoury Pays :
France
- 2022
Prix du Jury 2022 de la 5e édition des Arts Convergences.
Soledad, est surprise par des hallucinations auditives, incompréhension et peur s’installent, laissant place au soulagement et au déni à chaque fois que celles-ci disparaissent… Les parents tentent de comprendre ce qu’ils pensent être un mal-être passager et doivent faire face à une crise plus profonde où Soledad perd progressivement contact avec la réalité.
En France, les violences sexuelles commises par des mineurs sur d’autres mineurs sont largement sous-estimées. En majorité intrafamiliales, elles relèvent d’un tabou absolu. S’il est prioritaire de protéger et d’accompagner les victimes, ce film traite de l’importance du suivi thérapeutique des auteurs pour prévenir la récidive. Des psychiatres et psychologues s’engagent sur le long terme avec eux dans des unités de soins pionnières à Lille et à Montpellier. Le huis clos de leurs consultations permet d’accéder à une parole rare pour mieux comprendre les mécanismes de cette réalité difficile, sans jamais la minimiser.
Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien mutuel, ils décident de briser le silence sur les maltraitances physiques et psychologiques subies lorsqu’ils étaient pensionnaires dans les années 50 et 70 du centre de redressement catholique La Belle Étoile en Savoie. Une épopée bouleversante sur le chemin de la justice et de la résilience.
L’anorexie ne se voit, ne se croit pas. Avec cette maladie mentale, le regard est primordial. Être anorexique c’est symboliquement vouloir rétrécir, devenir presque transparent, se faire si maigre et petit qu’on ne peut plus nous voir. Être anorexique c’est en quelque sorte vouloir disparaître tandis que notre corps fait tout pour que les autres le voient…. Ces os saillants appellent à l’aide, captent l’attention des autres. Nous sommes incapables de nous voir tels que nous sommes réellement.
Comment bien soigner dans une institution malade ? Dans un hôpital de la région parisienne, le Dr. Abdel-Kader, psychiatre de liaison, navigue des Urgences au service de réanimation, de patients atteints de troubles mentaux à ceux qu’une maladie chronique retient alités. En dépit des impératifs de rendement et du manque de moyens, il s’efforce d’apaiser leurs maux.
Pour rendre compte de l’apport psychanalytique au champ du soin psychique, la parole est donnée à quatorze intervenants (psychologues cliniciens, psychiatres, universitaires ou chercheurs) qui font entendre en quoi la psychanalyse peut apporter des concepts théoriques qui sont toujours d’actualité, offrant aux cliniciens et aux patients un soutien et une aide thérapeutique.