Karin, jeune infirmière zurichoise, accompagne dans son travail, des patients âgés qui sont en train de perdre tous leurs repères. Elle donne l'image d'une infirmière attentive, disponible, parfaite. Là-derrière se cache pour elle un violent conflit : sa volonté d'être là, disponible sans limite, lui apparaît maintenant, comme un danger, comme une fuite d'elle même.
Le monde du travail a subi d'énormes bouleversements au cours des dernières décennies. Les conditions de travail se détériorent. La surcharge et la précarité font désormais partie du quotidien d'un grand nombre de travailleurs. Résultat: un pourcentage grandissant d'entre eux souffrent de burn-out, de harcèlement psychologique, de problèmes de santé mentale et doivent s'absenter pendant de longues périodes. L'organisation du travail peut-elle changer? Est-ce à l'individu de réagir et de se donner des conditions de vie plus humaines? Des questions auxquelles tenteront de répondre des "victimes" d'épuisement ainsi que quelques professionnels préoccupés par la situation.
Réunis à Montréal à l’occasion d’un colloque organisé par le GESH, Catherine Ducommun Nagy, Serge Tisseron et Eric Trappeniers nous livrent leurs réflexions sur les thèmes de la honte et de la loyauté et posent certains repères pour mieux comprendre ces deux sujets omniprésents mais rarement abordés en intervention et en psychothérapie.
Catherine Ducommun Nagy est psychiatre et auteur de "ces loyautés qui nous libèrent". Serge Tisseron est psychiatre et auteur de "la honte : psychanalyse d’un lien social". Eric Trappeniers est psychologue et auteur de "Cause toujours ! A quoi on obéit quand on désobéit"
Guérir le corps et l'esprit, de la psychanalyse à la psychothérapie. Qu'est-ce qu'être psychothérapeute? Quel est l'héritage de la psychanalyse? Reste-t-elle toujours une référence? Daniel Friedmann pose ces questions à seize psychothérapeutes, dont beaucoup de médecins psychiatres, qui appartiennent aux principaux courants ou pratiques présents en France: l'ethnopsychanalyse, la thérapie familiale, l'hypnothérapie, la Gestalt thérapie, les thérapies relevant de la psychologie humaniste, les thérapies consacrées aux addictions, les thérapies comportementales et cognitives... Chacun d'eux exprime à sa façon son choix de devenir psychothérapeute, révélant une partie de son parcours, les problèmes et enjeux de sa responsabilité, de sa formation, des relations avec les patients...
Coffret de 8 DVD divisé en 4.
DVD 3: Serge Hefez, thérapeute familial.
(65 min). Thèmes: Qu'est-ce qui vous a amené à pratiquer la thérapie familiale? - En quoi consiste la thérapie familiale? - La psychanalyse proche de l'hypnose - L'évolution de la thérapie familiale - L'inconscient de la psychanalyse à la communication dans la thérapie familiale - La thérapie familiale et les pathologies psychiatriques lourdes - Selon vous, quel est l'intérêt de l'hypnose? - Avez-vous eu une pratique de psychothérapie dans un réseau social? - Les thérapies familiales sont-elles des thérapies dites courtes? - Que pensez-vous du projet de réforme sur l'exercice de la psychothérapie? - Comment voyez-vous l'avenir des psychothérapies? - Qu'est-ce qui vous comble dans votre exercice thérapeutique? - Doit-on réglementer la profession de psychothérapeute?
DVD 3: Robert Neuburger, thérapeute familial.
(62 min). Thèmes: Qu'est-ce qu'être psychothérapeute? - Comment définissez-vous la psychothérapie que vous pratiquez? - La question du mythe familial et des rituels dans le couple - Faire surgir ce qui reste - L'approche prédictive est-elle du côté de l'approche comportementale? - La différence entre exister et vivre - Parmi tous ces exemples, quel genre de thérapie avez-vous le plus pratiqué? - Qu'est-ce qui a changé dans l'univers des psychothérapeutes?
DVD 4: Gonzague Masquelier, Gestalt thérapeute.
(65 min). Thèmes: Qu'est-ce qu'être psychothérapeute? - Qu'est-ce qui vous a poussé à devenir Gestalt thérapeute? - A qui s'adresse la méthode Gestalt et en quoi consiste une séance? - La différence entre la méthode Gestalt et le psychodrame - La position des gestaltistes par rapport au concept fondamental de la psychanalyse - Le travail du rêve - L'implication du thérapeute dans la relation - La Gestalt thérapie, les psychoses et les addictions - L'évolution de la Gestalt durant les 50 dernières années - Les groupes thérapeutiques et le choix du terme "clients" plutôt que "patients" - Que pensez-vous du changement du statut de psychothérapeute? - L'art du contact - Qu'est-ce qui vous comble dans votre exercice de thérapeute?
DVD 4: Valérie Colin-Simard, Gestalt thérapeute.
(52 min). Thèmes: Qu'est-ce qu'être psychothérapeute? - Qu'est-ce qui vous a poussé à devenir Gestalt thérapeute? - A qui s'adresse la Gestalt et comment se déroule une séance? - Qu'est-ce qui vous a amené à devenir psychothérapeute? - Qu'est-ce qui vous passionne dans la Gestalt thérapie? - La différence entre agressivité, colère et violence - Quelles sont les techniques utilisées en Gestalt? - Pourquoi choisir de pratiquer la Gestalt plutôt que la psychanalyse? - Quelle est la durée d'un Gestalt thérapie? - Comment devenir gestaltiste? - Comment avez-vous découvert la Gestalt thérapie? - Le prix moyen d'une séance de Gestalt et l'approche avec le patient?
Centrés sur des nécrophiles, à l'image de Gerard Schaefer, ex-policier kidnappeur et meurtrier de 34 femmes; des cannibales tels Ottis Toole dont le cas a inspiré le film "Henry: Portrait of a Serial Killer"; ou des décapiteurs en série comme le géant Ed Kemper qui sert de modèle au personnage de Hannibal Lecter ("Le Silence des agneaux"), ces entretiens inédits sont menés par un spécialiste français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin. Avec une séquence inédite réalisée lors d'une réunion de "profilers" du F.B.I. sur un cas en cours. Coffret deux DVD
SIDA D'ICI ET DE LÀ-BAS Documentaire (52 min)
Réalisateur :
Pierre Yves VANDEWEERD Pays :
Belgique
- 1998
Prix du Meilleur documentaire et prix Bruno Mersch au festival du film francophone de Namur, 1998
L'histoire d'une amitié entre deux femmes séropositives, l'une vivant à Bruxelles et l'autre à Kinshasa. Au fil des lettres qu'elles s'échangent pendant près d'un an, malgré leurs différences et la distance qui les sépare, des ressemblances vont prendre forme: leur envie de vivre et de guérir, leurs douleurs au quotidien, leur besoin de combattre ouvertement la maladie par le biais de leurs associations de lutte contre le sida. Finalement, elles se rencontrent à Kinshasa... Un document profond et bouleversant qui montre différentes façons de vivre et de gérer la maladie au quotidien selon les contingences géographiques, culturelles et socio-économiques.
L'histoire de l'AZT - premier médicament antiviral mis à disposition des malades du SIDA - est une saga scientifique, juridique et humaine autour de laquelle se cristallisent à la fois l'espoir de malades et d'immenses intérêts financiers. Cette histoire plonge au coeur d'une catastrophe de notre temps: 40 millions de séropositifs n'ont pas accès aux traitements qui pourraient prolonger leur vie. Le film confronte les témoignages des principaux chercheurs, industriels et séropositifs/activistes (Act Up) qui ont fait l'histoire de l'AZT. Cette présentation rigoureuse, distanciée et nuancée des faits historiques est mise en opposition avec des images d'archives, brutes et rares, tournées par des militants de la lutte contre le SIDA.
A partir d'images d'archives et de la correspondance entre Freud et sa fille Anna, ce film nous révèle un portrait intime du père de la psychanalyse. On découvre sa vie de manière chronologique, son rapport à la judéité, l'élaboration de son travail, son entourage, Vienne de l'époque,...
Dans un centre de soins palliatifs, entre Noël et le nouvel an : un film intimiste sur la vie et la mort, sur le bonheur, la malchance, l'espoir et les désirs...Un long métrage documentaire sur les derniers instants de la vie d'hommes et de femmes atteints du cancer.
Le 7 décembre 2014, c'était le jour le plus triste du monde. Qu'est ce que j'ai filmé l'année qui a suivi ce jour ? Qu'est ce que j'ai voulu retenir ? Es-tu dans mes images ? Si tu étais dans mes images, raconte un deuil. Le deuil. La jeune réalisatrice Lou Colpé a collectionné les séquences vidéo durant l'année qui a suivi la disparition d'un être cher en Bolivie, la plupart du temps avec son téléphone, sans savoir qu'un jour elles deviendraient un film.
Rencontre avec une pratique thérapeutique peu connue du grand public, le snoezelen, ou l’art de créer un espace de bien-être à l’atmosphère sécurisante, particulièrement efficace pour entrer en relation avec les personnes atteintes de troubles mentaux.
En guise d’introduction, le documentaire nous met directement en situation : lumière feutrée, musique relaxante, un module se balançant doucement au-dessus d’une dizaine de matelas recouvrant le sol. Nous sommes dans un espace dit snoezelen, propice à la détente. Une zone de confort à l’intérieur de laquelle on se masse, on se caresse, on entre en relation avec l’autre de manière purement sensorielle, on fait appel à sa mémoire corporelle pour élaborer une autre forme de langage.
Comment accompagner la fin de vie d’une personne vieillissante démente ? Comment retisser des liens avec une personne en profonde dépression ? Comment accompagner avec empathie des êtres d’une extrême faiblesse atteints par de lourds handicaps ?
Ce film d’Idriss Gabel témoigne de rencontres avec ces professionnels qui ont choisi de donner sens à leur travail par une pratique s’articulant autour d’une démarche sensorielle bientraitante : Snoezelen.
Ils sont plusieurs milliers, chaque année, hospitalisés en psychiatrie contre leur gré. Parce qu'ils peuvent présenter un danger pour eux-mêmes ou pour les autres, la loi a en effet prévu que ces malades pouvaient être soignés de force. La maladie mentale est la seule à connaître ce processus privant des individus de leur liberté au nom de leur santé.
A travers des histoires humaines racontant l'itinéraire de ces malades soignés "malgré eux", ce sont de lourds enjeux de société qui sont posés par ce film. En effet, la réforme de la loi qui organise l'hospitalisation sous contrainte est devenue un débat de société. Des faits divers récents en France, ont renforcé un inquiétant discours sécuritaire qui voudrait faire passer les malades pour des criminels en puissance. Une peur qui pousserait davantage à leur enfermement qu'à leur intégration.
Solstices, est un service expérimental de placement familial et de psychothérapie en France (Lozère) dans lequel des couples d'accueil aidés par l'institution ont constitué le dispositif thérapeutique. Créé en 1975 par dix couples, à l'initiative de Bernard Durey, psychanalyste, le service a accueilli des enfants souffrant de graves pathologies (autisme, psychose et autres troubles du caractère et du comportement).
Ce film montre comment une telle structure, entièrement autogérée en interne avec un dispositif démocratique (un homme, une voix), soignait par la parole, la relation, le transfert et le contre-transfert, la vie quotidienne sans médicament et sans technique comportementale. Cette "utopie réaliste", ce "laboratoire pour l'autisme" (Jacques Hochman) a duré 30 ans. Ces témoignages (de couples fondateurs, d'enfants devenus adultes aujourd'hui) sont riches de multiples enseignements sur la vie de l'institution, ses réussites remarquables, ses contradictions internes et sa déstabilisation finale.
Ce DVD comprend des suppléments (120') précisant la démarche: autogestion et théories et pratiques de soins.
On découvre des témoignages sur la question des préjugés tirés d'entretiens avec des usagers, des proches et des professionnels de santé. Un film, réalisé avec l'association "Les 87 Revanchards" qui réunit des professionnels du cinéma avec la participation de l'actrice Clémentine Desgranges.
Coffret de trois DVD (dont seuls deux interviennent dans le calcul du tarif de prêt) présentant une sélection de courts métrages - ainsi qu'un long métrage - de l'émission "Strip-Tease", produite par la RTBF, France 3 et VF Films production.
SUR UN FIL Documentaire (34 min)
Réalisateur :
Caffin Soline Pays :
France
- 2017
Festival Psy de Lorquin - Lorquin (France) - Clé d'Argent (2018)
Beus Bengal est un compositeur de Hip Hop. Il habite seul dans un studio où il consacre le plus clair de son temps à la musique. Sur un fil dépeint un quotidien au travers duquel Beus témoigne de sa maladie psychiatrique et des conséquences qu’elle a sur sa vie.
"Symphonie" n'est pas un film de plus sur l'horreur du nazisme. Ici, l'auteur, Romain Schneid, seul devant la caméra raconte l'histoire de sa propre claustrophobie lorsque, jeune juif âgé de douze ans, il vivait reclus dans une cache minuscule. Entre réalité et fiction, entre passé et présent, jouant tous les personnages, il raconte, déforme, imagine une autre fin sur le fil ténu entre témoignage et délire thérapeutique.
C'était le 2 octobre 1999. Seul dans l'appartement de sa mère, à Neuchâtel, Thomas se donnait la mort. Il avait 22 ans. A l'âge où d'autres entament à peine leur existence, il a décidé d'en finir avec la vie.
Passionné de cinéma, Thomas tournait des courts-métrages avec ses copains. Mais dans les derniers mois de sa vie, sa caméra lui a surtout servi de confidente. Tous les jours ou presque, il s'est filmé dans l'intimité de sa chambre, en cachette. A la caméra, il a confié tout ce qu'il ne voulait pas avouer à ses proches: son mal-être, ses frustrations, sa résolution de mourir. En guise de testament, le jeune homme laisse donc à ses proches, quinze heures d'enregistrement vidéo retraçant les sept derniers mois de sa vie. Dix ans plus tard, Orane Burri, une de ses amies, devenue cinéaste, ose se replonger dans ces images.
Poignant et dérangeant, ce témoignage est aujourd'hui au coeur de ce film sans voyeurisme. "Tabou" a atteint sa cible: soulever de vraies interrogations sans tomber dans un pathos inutile. Refusant de recueillir l'avis de spécialistes de la prévention du suicide, l'objectif de la réalisatrice est bien ici de "tenter de comprendre le suicide de l'intérieur". Elle donne ainsi plutôt la parole en contrepoint des scènes où Thomas s'exprime, à sa mère, sa soeur et deux de ses amis.
Etudiant en dernière année à l’école de cinéma à Nantes, Cinécréatis, j’ai profité d’un projet nécessaire à l’obtention de mon diplôme pour développer l’idée de ce documentaire. Un soir sur les réseaux sociaux, je suis tombé par hasard sur un article qui parlait d’améliorer la communication des autistes grâce à un robot. Je me suis alors vite rendu compte que je ne connaissait rien de l’autisme et était forgé de préjugés. J’ai donc commencé à me renseigner et ai malheureusement réalisé le retard que possède la France dans la prise en charge des personnes autistes. Pire, j’ai réalisé que ce retard est en partie dû au fait que les gens sont ignorants comme je l’étais avant de m’y intéresser. Touché par l’Histoire avec un grand H de l’autisme, et par des histoires de personnes souffrant de cette exclusion de toutes vies sociales - souvent dûe à des préjugés et un problème de communication sur le sujet - j’ai décidé de faire ce film pour essayer de sortir l’autisme de l’ombre. Ce documentaire consiste donc à suivre le quotidien de différentes personnes avec autisme afin d’avoir une vision plus globale de ce handicap et apprendre à les connaitre. L’idée est de s’immiscer dans leur quotidien pour voir à quoi cela ressemble, leurs difficultés, leurs compétences en s’intéressant véritablement à l’humain afin de ne pas les ranger tout de suite dans des catégories.
DVD 1 (108'): En filmant, jour après jour, pendant quatorze semaines, les protagonistes de la classe-relais du collège Paul Bert à Évreux, le document nous montre comment vivent au quotidien les adolescents et les adultes engagés dans le dispositif. Un rétablissement scolaire? C'est la question que pose le titre. Rescolarisation ou resocialisation? C'est l'interrogation sur laquelle s'achève le document. Loin de se limiter à la problématique institutionnelle, le film révèle de vrais personnages, émouvants et authentiques: des adultes attentifs et courageux, animés par la conviction, et des jeunes qui demandent qu'on leur tende la main. De leur confrontation naît la force de ce film-citoyen. DVD 2 (210'): Une série d'entretiens avec l'auteur, avec les principaux intervenants et partenaires du dispositif au niveau local et national, à la direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse et à la Direction de l'Enseignement scolaire où l'on évoque la mise en place des "ateliers-relais".
Note: L'ensemble constitue une somme de références pour la formation des acteurs de ces dispositifs.