Le film nous entraine dans l’étrange voyage d’une tribu, d’un petit peuple nomade qui n’a de terre que celle qu’il crée. Le film, réalisé avec les acteurs-patients de la clinique psychiatrique de La Borde est autant la cartographie d’une aventure poétique qu’une impossible histoire à raconter. Le film invite à expérimenter les vertiges et les transports d’une réalité insoumise. Sur les pas d’un petit peuple en devenir.
François Rebourg présente le modèle d'intervention auprès des enfants et adolescents sourds développé dans le groupe scolaire Casanova à Argenteuil près de Paris. Suite aux déceptions rencontrées à l'application du modèle médical et pédagogique classique, il retrace les aménagements d'une approche qui veut intégrer l'ensemble des compétences pertinentes y compris celles des intervenants sourds. M. Rebourg nous parle de l'importance de la langue des signes pour les personnes sourdes et pour le milieu éducatif. Il souligne les difficultés liées à l'intégration de tous ces éléments et les étapes qui ont amené au fonctionnement des réunions de synthèse ; ces activités de rencontre et de partage apparaissent essentielles au suivi du processus de développement du jeune et permettent l'intégration de tous.
Au travers de différents exemples de service de pédiatrie de l'hopital du Kremlin-Bicêtre, ce film montre avec pertinence le rôle et la fonction du pédopsychiatre en pédiatrie dans un contexte de transdisciplinarité.
La découverte d'un non-dit dans une famille suscite, un jour ou l'autre, le désir de rompre le secret. Rencontre avec cinq personnes qui ont préféré la parole au silence et qui ont compris que leur histoire était partageable par d'autres... Ils racontent leur long parcours initiatique: leurs soupçons, leur colère, la découverte de la vérité et leur difficulté, aujourd'hui, à vivre avec. Qu'ils aient réussi ou non à faire le deuil, tous vivent encore les conséquences de ces non-dits dans leur vie d'adultes et de parents.
Avec des mots de leur âge, mais avec la philosophie de vieux sages, des enfants luttent contre la maladie et pour la vie. Benjamin et Valérie, frère et soeur, sont atteints de fibrose kystique (mucoviscidose). Charles est leucémique. Malgré tout, ils sont actifs et entendent le demeurer. La maladie ne les empêche ni d'être heureux, ni de penser positivement. Leur situation les a fait beaucoup mûrir, comme si la fragilité de leur vie devenait pour eux une source de transparence, un puits de lumière, un levier nécessaire. Avec leurs poèmes, leurs musiques ou leurs dessins, ces enfants expriment librement les sentiments qui les font se sentir si près de l'essentiel, peut-être même de la vérité.
"Je suis une star papillon et j'adore danser le baroque." : Aurélia fréquente un hôpital psychiatrique de jour parisien. Avec d'autres patients de la même institution, elle participe à un projet de médiation par la danse impliquant aussi les élèves d'un lycée professionnel, qui aboutira à un "temps pour danser", formule de l'Ecclésiaste qu'Alessandra Celesia (Le Libraire de Belfast, VDR 2012) a retenue comme titre de son nouveau film. Au cours de la préparation du bal, ces adolescent-e-s aux vies dissemblables vont s'apprivoiser, apprendre à se reconnaître, tester leurs capacités à s'approprier les gestes de la gigue ou du menuet, un univers devant lequel ils se retrouvent d'autant plus à égalité qu'il leur est radicalement étranger. La cinéaste regarde se tisser les liens d'amitié ou d'amour, sur la pointe "de l'objectif", si l'on ose dire, se plaçant dans une position aussi discrète que ce que sa caméra enregistre semble fragile. Un temps pour danser montre très simplement comment des êtres peuvent sortir de leur chrysalide et partager un peu de leur lumière intérieure. (Emmanuel Chicon)
Depuis plus de trente ans, Madeleine Louarn mène avec les comédiens handicapés mentaux de l’Atelier Catalyse, ancré à Morlaix, une expérience de théâtre singulière, joyeuse et extraordinairement fertile. À l’occasion de la création de Ludwig, un roi sur la lune – sélectionné pour le 70e Festival d’Avignon au mois de juillet 2016 – nous nous attardons avec eux à tous les détails de la préparation : des répétitions à la grande première. Au-delà de l’aventure de cette création théâtrale, le film nous propose une rencontre avec ces comédiens, saisissant leur intimité et leur humanité, leur rapport singulier au monde…
Ce film court est une excellente carte de visite pour tous nos partenaires à chaque fois que nous voulons leur présenter la particularité et l'intérêt de cette forme d'accompagnement des personnes qui ont gravement souffert de troubles psychiques, ceci ici en leur permettant de "vivre" et partager (par la simple vision du film) ce qu'elles vivent. En soulignant qu'elles veulent être respectées et advenir à la vie de tout le monde. Nous comprenons tous ici, sans commentaire, leur souffrance, la complexité de l'environnement adapté, et simultanément la simplicité qui peut régner dans sa mise en place et son organisation par des acteurs formés et intelligents, comme le sont les membres des équipes soignantes et sociales. Film sensible, vrai, agréable, émouvant sans nous blesser, accompagné par un travail respectée, et la vie reprend peu à peu sa place. Merci infiniment. Guy Baillon.
UN TYPE QUI SE COGNE L'ORTEIL CONTRE UN MEUBLE OU DU NEZ DES PARTICULES (04 min)
Réalisateur :
Revers Pays :
Belgique
- 2024
Un micro a tourné parmi nous. Nous avons improvisé la musique, fait tourner des boucles et les mots sont arrivés très vite. Puis des images qu’on a filmées, des dessins qu’on a fait bouger. Des nappes de guitares, un éternuement, des boules de chiclettes dans des casseroles et des chants liturgiques. Un type qui se cogne l’orteil contre un meuble ou du nez des particules, on n’a pas su trancher sur le titre.
Tourné au service des urgences psychiatriques de l'Hôtel-Dieu à Paris, le film suit, par un dispositif rigoureux, les personnages du quotidien dans leurs demandes, leurs drames et leurs souffrances. Le cadre, le plus souvent fixe, et la distance affirmée permettent de saisir la relation patient-psychiatre avec la puissance et la densité du réel.
Daniel Friedmann, chercheur au CNRS, a filmé 15 grands analystes français, une première fois en 1983, puis en 2008. Parmi les nombreuses thématiques abordées, il relève notamment de nombreuses questions: Quel est le but de la psychanalyse? Quelles sont ses enjeux, ses défis, ses limites? Faut-il la réglementer et si oui comment? Qu'est-ce qu'un bon analyste? Quelles sont les différences entre la médecine et la psychiatrie? Quelles sont les nouvelles pathologies?...
Coffret de 14 DVD divisé en 7.
DVD 11. Entretiens avec Jean-Paul Valabrega, psychanalyste, membre fondateur du Quatrième Groupe.
En 1983 (82'). Thèmes: La durée de l'analyse. - La question de la passe. - La psychanalyse est-elle une thérapie? - Être psychanalyste. - La formation du psychanalyste. - L'importance de Lacan. - Pratiques discutables. - Le rôle de l'argent. - Les dangers qui menacent l'analyse.
En 2008 (47'). Thèmes: Être psychanalyste: critique du modèle politique de la psychanalyse. - L'importance de Lacan. - Nouvelles techniques et médicaments. - L'efficacité de la psychanalyse. - De 1983 à 2008. - La réglementation de la psychanalyse. - L'avenir de la psychanalyse.
DVD 12: Entretien avec Jean Clavreul, psychanalyste. - Entretien avec Patrick Landman, juriste, psychiatre, pédopsychiatre et psychanalyste.
Jean Clavreul, en 1983 (82'). Thèmes: Être psychanalyste. - Psychanalyse et religion. - Psychanalyse et psychiatrie. - La question de la passe. - Devenir psychanalyste. - La durée d'une analyse. - Les qualités d'un analyste. - L'institution analytique. - La psychanalyse comme idéologie. - Le rôle de l'argent. - L'avenir de l'analyse.
Patrick Landman, en 2008 (67'). Thèmes: La rencontre avec Jean Clavreul, son enseignement. - Le contrôle selon Clavreul. - L'analyse et l'institution. - L'analyse et le discours du maître. - La pratique analytique de Landman et l'évolution de la demande. - Les critiques de la psychanalyse et l'importance sociale de la psychanalyse. - La réglementation de la psychanalyse.
De la préparation aux compétitions, l'émission a suivi des athlètes avec un handicap mental aux "Special Olympics" à Bruxelles. Des jeux olympiques où les médailles remises aux compétiteurs récompensent non seulement les sportifs mais tous ceux, parents, entraîneurs et éducateurs qui soutiennent tous les jours de l'année Valérie, Mimi et tous les autres.
Le parlement italien a voté une loi qui abolit la détention des malades mentaux dans les établissements psychiatriques. Ils sont remis en liberté et doivent réintégrer la société. Augusto a plus de soixante ans et s'installe chez sa belle-fille Carla. Il va nouer une profonde relation avec sa petite-fille Rosa...
Deux films de Dino Risi: "L'homme aux cent visages" ("Il mattatore", 1959) et "Valse d'amour" ("Tolgo il disturbo", 1990).
En relation avec son entourage et son environnement, l'enfant grandit, se développe tout en prenant conscience de son identité. L'attachement de ses parents lui permet de se développer. Pour exprimer ses compétences, l'enfant avec sa différence a besoin d'être porté, caressé, écouté, observé et de partager ses jeux avec ses parents et ses familiers. L'apprentissage de la motricité se fait progressivement au travers des expériences corporelles et sensorielles qui engagent le corps et tous les sens : l'ouïe, le regard, la voix et le toucher. Les enfants trisomiques suivent les mêmes étapes de développement que les autres enfants mais les étapes sont souvent plus longues et parfois moins achevées.
Le docteur Abenhaim est un médecin épidémiologiste qui a dirigé pendant plusieurs années un important Centre de recherche en épidémiologie et en santé publique à l'Université McGill. Devenu Directeur Général de la Santé de France, il se retrouve au centre du système de santé et est chargé, à ce titre, de déterminer les priorités générales de santé publique et les grandes orientations dans l'offre de soins y compris la compétence des médecins et les normes de pratiques. Dans cet entretien, Lucien Abenhaim aborde sans ambages les grandes questions de santé qui interpellent actuellement la plupart des pays occidentaux : modification des rôles des principaux acteurs du champ de la santé, participation de plus en plus grande de la population au processus décisionnel, influence de l'opinion publique et des médias dans l'évaluation du risque, nécessité de communiquer directement avec la population, etc. Comparant l'Europe à l'Amérique, il traite de sujets comme le principe de précaution, l'importance des grandes écoles de santé publique, le transfert des connaissances et le rôle déterminant de l'internet dans l'évolution des pratiques.
VICTOR CORDIER Documentaire (25 min)
Réalisateur :
Pigeon Mara Pays :
Belgique
- 1981
Clé d’or au Festival de Lorquin en 1982
Animatrice au Club Antonin Artaud, un centre de jour pour malades mentaux, Mara y rencontre à la fin des années septante, Victor, en pleine tentative de réinsertion sociale. Catalogué « débile, psychotique, éthylique » par le corps médical, Victor apparaît très vite « irrécupérable ». Mara prend alors conscience des limites de son approche thérapeutique et propose à Victor de dessiner ce qui lui passe par la tête. Le film se construit autour de cette expérience, parcours de Victor, apparition de ses dessins mais aussi récit d’une rencontre, d’une amitié qui verra Mara puis Victor quitter le Club Antonin Artaud à la recherche de plus d’indépendance. Mara veut son film comme un espace critique où elle refuse et la relation normative « patient-soignant » et l’objectivité documentaire du portrait d’artiste que sa démarche cinématographique rejoint le geste créateur de Victor. Cinéma radicalement subjectif, Victor Cordier est un « je » à deux voix qui s’appellent et se répondent.
Conçu pour répondre aux préoccupations de l'entourage de la personne âgée, ce document va à la rencontre des aînés et de leur famille en Belgique, en France, en Angleterre et au Grand-Duché du Luxembourg afin de susciter la réflexion face aux choix parfois difficiles à faire quand on prend de l'âge: vieillir chez soi ou ailleurs? Des hommes et des femmes de tout âge témoignent de leur expérience et des professionnels font part de leurs conseils. Un reportage très complet qui propose une image positive du mot "vieillir" et qui montre des solutions parfois surprenantes. Note: une brochure réalisée par la Fondation Roi Baudouin complète ce programme et approfondit les points suivants: vivre à domicile en étant valide ou moins valide, la perte d'autonomie progressive, les services et aménagements à domicile, les conditions de vie et d'entrée en maison de repos, les alternatives...
C'est la longitivité, donc l'espérance de vie qui représente l'un des phénomènes les plus marquant de notre époque actuelle. Le film analyse les problèmes liés au vieillissement cérébral, qu'il soit normal ou pathologique et fait le point sur ce fait de société.