"Le vide est mon miroir, la mort ma compagne. Je gis, je ne suis plus rien de moi..." La déchirure intérieure d’un malade, joué par Pierre Clementi, à partir des écrits authentiques d'un patient. Une expérience de cinéma subjectif où la caméra prend la place de la tête du sujet.
Réalisé sous forme de table ronde, ce document aborde dans un souci d'information et d'éducation pour la santé les différentes facettes du problème de l'autisme : définition, clinique, étiologie, thérapeutique, intégration.
La communication du diagnistic d’autisme est parfois difficile. Dans cet entretien, Lisa OUSS nous donne de façon très claire tous les éléments pour qu’elle soit réalisée le mieux possible. Ces recommandations devraient être connues de tous les professionnels afin d’aider les parents confrontés à cette situation.
L'autisme est aujourd'hui le trouble du comportement qui connaît le plus fort taux de croissance dans les pays occidentaux. Avec une augmentation de 600 % du nombre de cas en à peine vingt ans, la science reste sans réponse face aux causes exactes de cette maladie. Mais un nombre croissant de scientifiques s'accordent désormais à penser que l'origine de cette maladie pourrait finalement ne pas être que génétique, mais être surtout lié à notre environnement et à nos modes de vie, en lien avec notre système digestif.
Ce documentaire part à la rencontre de scientifiques qui étudient à la loupe ce milieu qu'est notre flore intestinale, en quête d'indices qui permettraient d'élucider les causes de l'autisme. Il met également en avant la mobilisation de parents, aux Etats-Unis et au Canada, qui luttent chaque jour pour faire avancer la recherche et ont réussi à faire baisser de manière significative les troubles qui touchent leurs enfants en changeant leur nutrition ou en testant de nouveaux traitements antibiotiques de choc. Scientifiques et parents espèrent ainsi percer le mystère de cette pandémie inquiétante.
Complément DVD: "Autisme, de nouvelles pistes", à la rencontre de parents d'autistes et de spécialistes français ayant exploré et testé ces approches alimentaires et immunologiques face à l'autisme. (17 min)
Ce documentaire, qui est un véritable plaidoyer pour une prise en charge adéquate des enfants atteints d'autisme, est né d'une rencontre entre Natacha Calestrémé, la réalisatrice, et les parents d'Aymeric, un jeune autiste. Son histoire, illustrée par huit années d'archives familiales, sert de fil conducteur au récit.
A travers le cas d'Aymeric et d'autres témoignages tout aussi poignants nous accompagnons les parents dans leur parcours difficile, émaillé d'interrogations, de recherches et d'angoisse. Leur formidable énergie les amène à ne pas se résigner face aux réponses souvent insatisfaisantes que leur donnent les milieux médicaux. Car, bien que des thérapies comportementales importées des Etats-Unis et du Canada, PECS (Pyramid Educational Consultants), ABA (Applied Behavior Analysis), TEACCH (Treatement and Education of Autistic and related Communications handicaped Children) permettent une évolution positive de ces enfants et autorisent à terme leur inclusion dans la société, y compris sur le plan professionnel, aujourd'hui en France, la plupart des adultes autistes terminent leur vie dans des institutions.
Compléments DVD: Diagnostic erroné - Troubles du comportement - La scolarisation - Les traitements - Les adultes - La fratrie - Leur perception - Entretien avec la réalisatrice.
Jacques Hochmann est psychiatre et psychanalyste spécialisé dans le domaine de l’enfance, en particulier de l’autisme. Il est professeur émérite à l’Université Lyon I, Claude-Bernard, membre honoraire de la Société psychanalytique de Paris et médecin honoraire des hôpitaux de Lyon. A partir d’éléments de son livre « histoire de l’autisme », Jacques Hochmann effectue une analyse sur les controverses historiques qui ont jalonné l’histoire de l’autisme. Entre causes organiques, psychologiques, inné et acquis, existe des controverses toujours d’actualité entre éduquer et soigner. Son analyse de la situation actuelle, tenant compte des progrès acquis dans les connaissances, nous montre les paradoxes qui viennent entretenir les difficultés d’une vision globale et unifiée de l’autisme.
Dans cet entretien, Brigitte Chamak, neurobiologiste et sociologue, recense dans un premier temps un certain nombre de films, séries-télé, livres qui ont modifié l’image de l’autisme au cours des dernières années.
Si des films comme l’Enfant sauvage de François Truffaud ou Cet enfant-là de Deligny ont montré des enfants sévèrement atteints, on présente plus souvent maintenant des personnages spectaculaires, Asperger ou autistes de haut niveau, dans des films comme Rain Man, Ben X, My name is Khan ou Millenium.
De la même façon, des reportages sur des autistes célèbres comme Temple Grandin ou des émissions comme Skin, Monk ou Grace Anatomy, qui mettent en scène des personnages de type Asperger ont connu une diffusion phénoménale. Madame Chamak démontre que cette surreprésentation des autistes de haut niveau à l’écran a pour conséquence, entres autres, de sous-estimer l’importance des autistes en très grande difficulté qui sont pourtant fort nombreux et en forte demande de soins.
Dans un deuxième temps Brigitte Chamak souligne que les émissions qui abordent le traitement de l’autisme mettent de l’avant des approches comportementales et négligent, voire dénigrent, d’autres approches moins prisées par les groupes d’influence. Une réflexion sur ces questions, devrait, selon madame Chamak avoir lieu dans la société et dans les médias.
Brigitte Chamak est sociologue et neurobiologiste, professeur à Paris-Descartes et chercheur à l’INSERM.
Paris, hiver 1885. À l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, le professeur Charcot étudie une maladie mystérieuse: l'hystérie. Augustine, 19 ans, devient son cobaye favori, la vedette de ses démonstrations d'hypnose. D'objet d'étude, elle deviendra peu à peu objet de désir...
L'atout principal d'Alice Winocour, outre son talent d'écriture, est son travail très sûr avec les acteurs. Vincent Lindon nous a habitués, depuis quelques années, à être sensationnel dans la retenue, les silences, les regards qui trahissent, les gestes qui révèlent. [Positif]
Aborder avec simplicité, franchise et pudeur ce que vivent les alcooliques . La démarche vers l'a.s.b.l. "Alcooliques Anonymes", le premier coup de téléphone, la première porte franchie... Et puis, l'habitude d'assister régulièrement aux réunions, parler entre gens égaux dans la maladie et dans l'évolution vers les jours sans alcool: une renaissance.
Vincenzo, Lucie, Claudine, Véronique, Yohann…travaille tous à Télé-Secours. Leur rôle est d’aider et de rassurer des personnes âgées qui les appellent en cas de problème urgent comme une chute ou un malaise. Mais ils réceptionnent aussi toutes sortes d’autres appels. De la commande de pizza à l’envie toute simple de parler. Il leur faut avant tout beaucoup de patience et de persévérance pour comprendre les problèmes. Des situations les plus cocasses aux plus dramatiques, les employés partagent tout.
A 40 ans, Véronique fête un anniversaire d'importance : son année d'abstinence après des années dans l'alcool. La vie sans anesthésiant est difficile à appréhender au-delà des 24 heures. Véronique raconte plus facilement la vie " d'avant ", au travers d'une visite de sa maison, chargée de souvenirs. Elle nous livre aussi de brefs extraits du journal qu'elle a tenu pendant les douze mois écoulés.
Lieu de vie et de soin, La Borde reste une référence unique dans la conception et la prise en charge de la folie. C’est aussi le lieu où la réalisatrice a passé son enfance, à la garderie avec les enfants des soignants. « Lorsque je reviens dans ce paysage familier, je reconnais une musique singulière portée par des mots, mélodie d’un dialecte local. En explorant le "Ritz", "le poulailler", "l’orangeaccueil", ce sont les lieux qui se mettent à raconter ce qui ne cesse de s’inventer dans cet espace incroyablement vivant. »
AU FIL DES RELATIONS Documentaire (45 min)
Réalisateur :
Jacques BORZYKOWSKI Pays :
Belgique
- 1994
Premier prix du Jury professionnel, dans la catégorie "Pédagogie spécialisée" au 11ème festival audiovisuel de Nancy 1995
A travers le portrait de six familles, la découverte du passage de la dépendance totale de l'enfance à la prise d'autonomie de l'adolescence, angoissant et périlleux pour les uns et plus simple pour d'autres. L'enfant développe au fil des relations le potentiel de croissance qu'il possède dès la naissance et qui le pousse à construire sa personnalité. Outil de prévention, ce documentaire vise à sensibiliser à la construction de relations épanouissantes et harmonieuses entre tous les membres de la famille.
Le deuil, c'est la souffrance que provoque la perte de quelqu'un ou de quelque chose auquel on est attaché. Il faut du temps pour que le travail du deuil se fasse. On passe par des sentiments de toutes sortes: choc, colère, tristesse, culpabilité... Parfois, ces sentiments s'apaisent mais, parfois aussi, le deuil se fait difficilement. Cette émission propose les réflexions et les témoignages de personnes ayant vécu la perte d'un être proche ainsi qu'une analyse du deuil d'un point de vue plus général.
Le manque d'élan vitale, les troubles de l'humeur, l'apragmatisme sont parfaitement expliqués par ce sujet jeune dont le faciès, l'attitude, la voix et l'élocution traduisent bien la sémiologie déficitaire de la schizophrénie. Disponible en VHS Pal/Sécam et 16 mm son optique
Peindre, danser, jouer sur scène, en un mot s'exprimer, tel est l'objectif des ateliers culturels du programme France-Handicap International. Un pari quand on n'est pas tout à fait comme les autres et que la maîtrise du geste et de la parole est un effort permanent, mais des actions riches d'émotions et d'expériences.
Dans les années 60, Ronald Laing fonde dans la région londonienne plusieurs lieux d'accueils thérapeutiques ou "households", dont le but est de mettre les patients à l'abri des agressions de la psychiatrie traditionnelle. La communauté d'Archway est de 1969 à 1972 un des principaux lieux où va émerger un regard radicalement neuf sur la maladie mentale et où la "thérapie" consistera à tenter de responsabiliser les malades dans leur prise en charge et de leur rendre le pouvoir sur leur propre vie. C'est cet univers que le cinéaste américain Peter Robinson, flanqué d'une équipe légère, va explorer sept semaines durant. Il en a tiré un petit bijou de cinéma-vérité, loin des clichés sur les "fous". Et quand, dans une scène renversante, le père d'un patient explique, avec entrain, qu'il a loué les services d'une fille pour un rendez-vous avec son fils catatonique, on se demande qui est à enfermer... Archway ressemble un peu à une société tribale. David, l'intellectuel impétueux, entraîne tout qui l'écoute dans un discours sans fin sans cesse menacé d'auto-invalidation. Julia, consumée par le besoin émotionnel de clamer sa bonne santé mentale, régresse dans l'enfance. "C'est le seul témoignage filmé que nous ayons qui montre ce que nous pensons devoir faire pour - disons: pour les gens qui sentent que la société les a détruits" (Ronald Laing).
Dans la vie, Antonin Artaud était comme sur scène: furieux, terrifié, paroxystique. Son oeuvre poétique et théâtrale possède ce même caractère extrême et reflète un esprit torturé, un moi fragmenté, en quête d'incarnation. Il exorcise par une écriture-cri une réalité qui lui échappe. Jeune, Antonin produit deux livres qui dérangent les hommes, qui sont "comme une porte ouverte qui les mène là où ils n'avaient jamais consenti à aller": "L'Ombilic des Limbes" et "Le Pèse-Nerfs". Il y crée une nouvelle rhétorique qui transcrit ses "états innombrables" et sa douleur. Celle-ci aura raison de lui: il sera interné en 1939. Antonin Artaud, désespéré, remplit 406 cahiers en trois ans... Artaud est-il mort avant d'être né? L'hypothèse irrigue le documentaire d'André S. Labarthe qui conduit avec brio le théâtre cruel de la vie d'Antonin et célèbre le poète, révolutionnaire de l'art et de la vie.
L'analyse ergonomique de situations met en relief la nécessité de prendre en compte la globalité des conditions de réalisation de travail et, en particulier, la manière de les aborder. Elle donne accès à une nouvelle forme de management basé, non plus sur des représentations différentes et théoriques, mais sur une réalité partagée. Ses principaux résultats sont : une véritable analyse pratique des emplois, suivie d'actions en termes de recrutement, organisation, formation, relations professionnelles... Un management participatif, une fédération des différents acteurs de l'entreprise.