Un funambule marche sur un fil tendu au-dessus du vide. Le souffle coupé, on est suspendu à chacun de ses gestes que l’on imite intérieurement, éprouvant en miroir les mêmes émotions. On ressent ce que l’autre ressent, on est en empathie avec lui. Qu’est-ce qui fait de l’être humain cet être social, capable de prendre le point de vue de l’autre, tout en restant lui-même? D’où vient le plaisir d’échanger, de s’entraider et de faire ensemble ? Et les grands singes, nos plus proches cousins, sont-ils doués d’empathie ? Qu'en est-il des rats et des autres mammifères ? Pour le savoir, nous allons croiser plusieurs approches entre elles car l’empathie est un concept mouvant qui est passé de la philosophie à l’esthétique puis à la psychologie, aux neurosciences et à la biologie. Par des observations éthologiques et des mises en situation expérimentales, les primatologues étudient les comportements sociaux des animaux, et les psychologues la naissance et le développement de ces comportements chez l’enfant. On peut voir ce qui se passe dans le cerveau quand on éprouve de l’empathie mais aussi lorsqu’on a du mal à identifier les émotions et les intentions d’autrui. C'est ce qui se passe dans certaines pathologies ou à la suite de traumatismes. Et si l'empathie était à l’origine de l’évolution des espèces, voire de l’essor des civilisations humaines.
Mon film parle d’amour entre une mère et sa fille souffrant d’un handicap moteur. Mon point de vue étant de parler de la fusion induite par le handicap mais aussi l’envie de liberté pour chacune d’elles. Je vais donc filmer cette famille, qui est la mienne. Le scénario nous fait voyager entre le quotidien de ces deux femmes, les difficultés liés à la maladie mais aussi leurs façons de s'en échapper. C'est quand toute la maison dort qu'Agnès met en musique la symphonie de son quotidien. C'est à ses cours de théâtre que Soline s'autorise à être qui elle veut.
Damien Samedi a 43 ans. Quand il était enfant, dans son village wallon en bord de Meuse, on l'appelait le Petit Samedi. Pour sa mère Ysma, Damien est toujours son gamin, celui qu'elle n'a jamais abandonné lorsqu'il est tombé dans la drogue. Un fils qui a, malgré tout, cherché à protéger sa mère. Un homme qui tente de se libérer de ses addictions et qui fait face à son histoire pour s'en sortir.
Janvier 2016. L'histoire amoureuse qui m'avait amené dans le village d'Alsace où je vis est terminée depuis six mois. A 45 ans, je me retrouve désormais seul, sans voiture, sans emploi ni réelle perspective d'avenir, en plein cœur d'une nature luxuriante dont la proximité ne suffit pas à apaiser le désarroi profond dans lequel je suis plongé. La France, encore sous le choc des attentats de novembre, est en état d'urgence. Je me sens impuissant, j'étouffe d'une rage contenue. Perdu, je visionne quatre à cinq films par jour. Je décide de restituer ce marasme, non pas en prenant la caméra mais en utilisant des plans issus du flot de films que je regarde.
FOLIE DOUCE, FOLIE DURE (18 min)
Réalisateur :
Marine Laclotte Pays :
France
- 2020
2021 : Côté court - Festival du film court de Pantin - Pantin (France) - Section Panorama
2021 : Images en bibliothèques - Paris (France) - Film soutenu par la Commission nationale de sélection des médiathèques
2021 : FIPADOC - Festival International Documentaire - Biarritz (France) - Compétition court métrage
2020 : Escales Documentaires - La Rochelle (France) - Escale jeune public
Une balade dans le quotidien de plusieurs institutions psychiatriques, à la rencontre de personnes hors normes qui nous laissent entrer dans leur intimité…
LE REPAS DOMINICAL Court métrage (13 min)
Réalisateur :
Céline Devaux Pays :
France
- 2015
César du meilleur court métrage d'animation en 2016.
Un dimanche midi, Jean se rend au traditionnel repas dominical chez ses parents. Il se lasse d'avance des habitudes de chacun et de ce moment où la table entière le harcèlera de commentaires sur différents points tels son homosexualité, sa situation, avec son "ami", l'argent, le loyer... Puis, il décrit chaque personne se situant autour de la table: sa mère, regrettant ses années de jeunesse et parlant de ses folies lorsqu'elle avait l'âge de Jean; ses deux horribles tantes, décrites comme vierges, agressives et acerbes; son père, proche de l'alcoolisme et ayant des difficultés à s'exprimer; sa grand-mère qui ne bouge presque jamais, dont personne ne sait ce à quoi elle pense, mais est choquée par les "sodomites" (sic). Le repas touche à sa fin, Jean est à la limite de "la gueule de bois" (sic) et rentre.
Malgré les apparences, Jean n'intervient pas directement dans le film, à aucun moment. La seule voix entendue est celle d'un narrateur omniscient, rapportant pensées et paroles de la tablée.
Leila et Damien s’aiment profondément. Malgré sa fragilité, il tente de poursuivre sa vie avec elle sachant qu’il ne pourra peut-être jamais lui offrir ce qu’elle désire.