Une psychanalyste, auteur d'un best-seller sur les maladies nerveuses, s'intéresse au cas d'un de ses patients qui menace de se suicider si elle ne l'aide pas à honorer une dette de jeu auprès d'un certain Mike. La jeune femme se rend le soir même à la maison de jeux afin d'essayer de faire patienter le créancier ou d'annuler la dette du joueur déprimé. Mais Mike est un séducteur, et bientôt Margaret succombe au désir de la manipulation des cartes. Mike est un escroc qui joue à tous les jeux, même à celui de l'amour... Une comédie de moeurs qui tourne irréversiblement à la tragédie. Des dialogues brillants et un scénario bien agencé, dont les rebondissements ne renient pas une rigoureuse logique interne.
Max Leroux nous fait partager sa réflexion sur le phénomène de l'isolement. Pour l'illustrer, il se réfère à certains jeunes de son entourage. Stéphanie vit bien la solitude. Par contre, ce n'est pas le cas pour André qui a de la difficulté à se faire des amis, pour Nathalie qui est trop timide, et pour François qui vit une peine d'amour. Une fois ces personnages présentés, les effets négatifs de leur isolement sont mis en relief. Par la suite, les personnages explorent un certain nombre de stratégies leur permettant de faire face à leur solitude. Max conclura sa réflexion au cours d'une fête à l'école.
A travers le parcours de deux jeunes toxicomanes, ce film aborde la souffrance morale et psychologique des parents face à la toxicomanie de leur enfant. La réalisatrice a suivi durant de longs mois Cathy et Laurent sans rien cacher de leur existence ravagée ni des rechutes qu'ils accumulent... Les images, parfois crues, mettent en évidence la détresse des toxicomanes et révèlent l'état d'incompréhension, d'angoisse et de culpabilité dans lequel vivent leurs parents. Les témoignages, souvent bouleversants, ont pour objectif de déculpabiliser les familles et visent à les encourager à chercher de l'aide.
En Belgique, chaque année, des dizaines d'enfants handicapés sont abandonnés dès leur naissance. Ailleurs dans le monde, ils sont des centaines de milliers dont la déficience a fait d'eux des orphelins. Depuis plus de 15 ans, la fondation "Emmanuel" s'évertue à trouver des familles belges qui sont prêtes à accueillir un enfant handicapé, pour qu'il ne souffre plus de cette double exclusion sociale, celle du handicap et celle de l'abandon. Des parents d'adoption, des enfants biologiques et des enfants adoptés apportent le témoignage de leur expérience.
Le film examine l'évolution des représentations et du statut de l'enfant du 16ème au 19ème siècle. Le regard porté sur l'enfance est analysé à travers la littérature, les courants philosophiques, la législation, les conceptions pédagogiques et mis en regard de l'histoire générale. L'accent est mis sur les grandes tendances et les contradictions de ce statut et de son évolution dont les conditions et les facteurs sont également analysés.
Une rencontre avec plusieurs enfants atteints de handicap mental qui ont pu trouver leur place dans l'enseignement ordinaire. Malheureusement, pour certains enfants, cette expérience s'est avérée négative; ils ont dû réintégrer l'enseignement spécial qui répond mieux à leurs difficultés.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école.
Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien entre Anne-Marie Ourgias-Pérez, psychologue, orthophoniste, et Olivier Revol, psychiatre d'enfant.
Les causes d'échec scolaire sont multiples et doivent être explorées de façon rigoureuse, sans "à priori" théorique. Du retard simple aux troubles "dys", de l'instabilité à la dépression, le repérage des difficultés est un enjeu fondamental pour les enseignants et les familles. L'origine peut être instrumentale, due à un manque de moyens ou psychologique lorsque les compétences de l'enfant sont entravées par des préoccupations qui occupent l'espace psychique. Ce qui justifie une approche globale, "neuropsychiatrique", qui doit replacer le trouble d'apprentissage dans l'histoire de l'enfant et de la famille.
Dans nos sociétés postmodernes, les troubles du comportement de l'enfant et de l'adolescent sont devenus une préoccupation centrale. Certaines études scientifiques, relayées par le discours politique, affirment que l'on peut y voir les prémices d'un parcours délinquant.
En Europe, aux Etats-Unis, au Canada, la recherche s'emploie à trouver des origines psychiatriques, neurologiques ou génétiques à la violence de certains jeunes, et préconise un dépistage toujours plus précoce. La délinquance est-elle une maladie? La science et la médecine peuvent-elles répondre à des questions qui hier encore, relevaient de l'éducatif et du social? Au fil de témoignages (psychologues, pédopsychiatres, psychopathologues et chercheurs en neurosciences), d'analyses et de situations, le film déconstruit et examine le regard que la science actuelle porte sur les enfants et le modèle de société qui en découle.
Le Docteur Chanseau, pédopsychiatre et responsable d'enseignement à l'école de la Magistrature nous fait comprendre dans cet entretien, les mécanismes qui amènent les enfants à des actes de délinquance. Il leur donne un éclairage pertinent sur le plan psychopathologique, il les inscrit dans leur dynamique familiale, sociale et judiciaire. Il nous permet ainsi de mieux comprendre la notion de punition en l'inscrivant dans un contexte humaniste et transculturel, lui redonnant ainsi sa place comme facteur de structuration dans la trajectoire des enfants délinquants.
Ce sont de jeunes adultes handicapés (IMC), pensionnaires d'un CAT - Foyer du sud de la France. Ce film, c'est le leur. Isolement, sentiment d'enfermement, révolte face à l'éducation qu'on leur propose... Ils témoignent. Construit comme un kaléidoscope d'images de la vie quotidienne en institution, ce document d'une grande recherche formelle est ponctué des propos parfois très durs de deux jeunes IMC, Philippe et Eliane. Les déclarations très brèves, la qualité des images et leur montage témoignent d'une recherche esthétique remarquable et confèrent au film une grande force d'évocation.
"Henri Bauchau reste Henri Bauchau. La méfiance de l'écrivain ne remet en rien en cause la sensibilité du psychanalyste. C'est l'entre-deux qui reste une question; lui, visiblement, ne veut plus en poser pour mieux résister au mensonge." (J.P.Lavaud)
Comment tenir le coup suite à l'annonce du handicap de son enfant?
Cette nouvelle est comme un raz de marée, quelque chose qui vous fait vous vider de votre sang. Tout ce qu'on a rêvé éclate face à ce drame qui s'empare de votre vie. Et puis, très vite, c'est autre chose qui prend le relais.
"Pour rester vivante, j'ai filmé au quotidien ce que je vivais avec mon fils et je suis partie en tournée avec une troupe de danseuses quelques jours par mois pendant deux ans. Si je voulais aider mon petit, je devais aussi penser à moi". C'est d'abord aux parents que les hôtesses de l'air conseillent de placer le masque à oxygène en cas de dépressurisation, et puis sur leurs enfants.
Ce documentaire est le point de vue subjectif de la réalisatrice touchée de plein de fouet par les difficultés de son enfant et son "bricolage de vie" pour tenir le choc. Oscillant entre vie de famille et tournées, les images montrent le clivage mis en place par la mère pour ne pas être entièrement happée par le handicap de son fils et rendre leur quotidien le plus heureux possible.
Pour faire entendre sa voix, Sarah Moon Howe utilise un langage très personnel à partir d'éléments explosés mêlant archives familiales, images du quotidien, scènes oniriques, vidéos médicales (caméra reliée à un électro-ancéphalogramme), images super 8 illustrant les rêves et les angoisses, raccourcis symboliques en animation, reportages réalisés lors de la tournée "Nightshade", et bande sonore de Ad Cominotto et Daan qui viennent universaliser un sujet encore tabou. Compléments DVD: "Ne dites pas à ma mère" (28') - "Derrière le masque" (20') - "Interview de Simone Sausse, psychanalyste" (23').
EN ATTENDANT DEMAIN Fiction (14 min)
Réalisateur :
Hervé BENSIMON Pays :
France
- 1997
Prix spécial de la WAMHF, Lorquin 1998
Prix dela meilleure qualité artistique dans la catégorie Education pour la Santé - Mauriac 1999
Dans trois quartiers de Paris, Sarah traverse la nuit à l'abri d'une cabine téléphonique pour déballer ce qu'elle a sur le coeur, sa maladie, un cancer. (Film de fiction) Existe en 16 mm
ELLE S'APPELLE SABINE Documentaire (1h25)
Réalisateur :
bonnaire sandrine
- 2007
Prix de la Critique internationale à la
Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2007.
Un portrait sensible de Sabine Bonnaire, autiste de 38 ans, réalisé par sa soeur la plus proche.
Le documentaire fait le récit de son histoire à travers des archives personnelles, filmées par la comédienne sur une période de vingt-cinq ans, et témoigne de sa vie aujourd'hui dans une structure adaptée. Le film évoque une personnalité attachante, dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie - même si ses capacités restent altérées - dans un foyer d'accueil en Charente.
Note: Le documentaire a reçu le Prix de la Critique internationale à la Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2007.
Bonus DVD: Making of.
Note: Un livret d'entretien avec Sandrine Bonnaire accompagne le titre.
Laura, la trentaine, habite seule à la périphérie d'une grande ville. Elle apprend que son père est dans le coma, suite à un grave accident de la route. Elle décide d'aller le voir régulièrement à l'hôpital: l'occasion se présente enfin de régler ses comptes, peut-être même de se venger... Mais la vie est imprévisible et le désir de revanche de Laura va engendrer des retrouvailles troublantes avec sa famille et son passé. Elle en sortira réconciliée, avec elle-même et avec la vie.
Premier long métrage de Philippe de Pierpont qui adapte ici le roman d'Amélie Sarn. Assez fidèle à l'oeuvre originale, ce film fait montre de belles qualités formelles mais oublie par moment de privilégier le passage d'émotions. Belle interprétation d'Erika Sainte.
Des enfants de cinq ans, d'une classe de la banlieue parisienne, décrivent ce que représente pour eux la mort et comment elle s'intègre à leur univers quotidien. A quoi ressemble-t-elle? Est-ce comme à la télévision? Les enfants sont-ils aussi concernés? La mort sert-elle à quelque chose?... Le document privilégie la poésie de leurs témoignages et le dynamisme de leur imaginaire.
Daniel Friedmann, chercheur au CNRS, a filmé 15 grands analystes français, une première fois en 1983, puis en 2008. Parmi les nombreuses thématiques abordées, il relève notamment de nombreuses questions: Quel est le but de la psychanalyse? Quelles sont ses enjeux, ses défis, ses limites? Faut-il la réglementer et si oui comment? Qu'est-ce qu'un bon analyste? Quelles sont les différences entre la médecine et la psychiatrie? Quelles sont les nouvelles pathologies?...
Coffret de 14 DVD divisé en 7.
DVD 3: Élisabeth Roudinesco, psychanalyste et historienne de la psychanalyse, répond aux questions de Daniel Friedmann.
En 1983 (63'). Thèmes: L'histoire de la psychanalyse en France. - L'importance de Lacan. - La fin des années 1950. - Le développement de la psychanalyse depuis 1926. - L'analyse: une nouvelle doctrine. - Science ou religion. - La formation d'un psychanalyste. - Les méthodes psycho-corporelles.
En 2008 (67'). Thèmes: La montée d'une critique scientiste de la psychanalyse. - Les réactions défensives des institutions psychanalytiques. - Les nouvelles techniques psychothérapeutiques. - L'apport de Lacan. - La psychanalyse et l'université. - La réglementation de la psychanalyse. - Le psychisme et les enjeux du traitement de ses troubles.
DVD 4. Isi Beller, médecin, psychanalyste et écrivain, répond aux questions de Daniel Friedmann.
En 1983 (69'). Thèmes: Etre psychanalyste. - L'institution psychanalytique. - Le coût et la durée de l'analyse. - L'importance de Lacan. - Les stéréotypes sociaux. - Psychanalyse et politique. - Les qualités d'un analyste. - Analyse et religion. - Les limites de la psychanalyse.
En 2008 (70'). Thèmes: La question de la durée des séances. - La demande identificatoire. - De 1983 à 2008: les symptômes ont-ils évolué? - L'importance de Lacan. - Pourquoi faire une analyse? - Psychanalyse et neurosciences. - La réglementation de la psychanalyse. - L'avenir de la psychanalyse.
ELIE Documentaire (36 min)
Réalisateur :
Claudia NOTTALE Pays :
France
- 1991
Sélectionné au Festival " Cinéma du Réel ", Paris 1992
Elie a 25 ans. Il vit dans un foyer pour handicapé profond à Maules. Tous les 15 jours, son grand frère Marc va le chercher pour passer un week-end en famille. Avec Marc, c'est la fête. On suit Elie au quotidien, on partage ses émotions, ses fou-rires.
Une journée ordinaire semble s'annoncer dans un lycée de l'Oregon. Tout bascule quand deux étudiants armés jusqu'aux dents ouvrent le feu sur les élèves de l'établissement... "Elephant" évoque avec recul le massacre de Columbine, comme un écho contemplatif au film de Michael Moore. La caméra escorte les étudiants dans cette école progressivement transformée en plate-forme de jeu vidéo épurée à l'extrême. L'esthétique est documentaire et distanciée, d'une simplicité sophistiquée. Van Sant explore sans envisager de solution et laisse exploser à la face de la société américaine, devenue insensible aux questions sociales, une véritable bombe. Palme d'or Cannes 2003.
Interview de Gus Van Sant - Bandes-annonces - Court métrage: "Elephant" (A. Clarke, 1989).