Jouer, c'est beaucoup de choses à la fois. C'est s'amuser, découvrir, se faire plaisir, rire, agir, créer, ... Mais c'est aussi une affaire très sérieuse car c'est une fonction essentielle pour le développement de l'enfant, autant que l'alimentation ou le sommeil. C'est par le jeu que l'enfant va progressivement découvrir la réalité, apprendre à agir sur cette réalité et à composer avec elle. Les documents d'archives proposés permettent l'observation de différents jeux d'enfants. Les reportages sont commentés par une psychologue qui identifient les différents stades de développement de l'enfant de 0 à 12 ans et qui propose des jeux adaptés à chaque stade. L'émission aborde, entre autres, la notion de plaisir dans le jeu, les rapports entre adulte et enfant dans l'apprentissage, le dessin, le mécanisme de l'histoire racontée, le jeu symbolique où l'enfant rejoue des situations vécues pour les rendre moins inquiétantes, etc...
Les journaux de Lipsett" propose une descente dans le maelstrom des angoisses d'Arthur Lipsett, célèbre cinéaste expérimental canadien, mort à 49 ans. Épousant la forme du journal intime, ce film de Theodore Ushev nous entraîne dans les méandres de la maladie mentale, alors que se bousculent et s'entrechoquent les images et les sons évoquant l'enfance solitaire de l'artiste, sa frénésie créatrice et sa chute vertigineuse dans la dépression et la folie. Puisant, comme Lipsett le faisait, dans les archives d'origines diverses, recyclant même certains segments tirés des films du cinéaste, Ushev renouvelle son esthétique par l'utilisation de la peinture et du crayon sur papier qu'il traite numériquement. Le résultat est une oeuvre spectaculaire et audacieuse, un court métrage éclaté et éclatant, une plongée dans le tourbillon d'un esprit en déséquilibre. Fruit de la collaboration du cinéaste avec l'écrivain Chris Robinson, le film pose un regard singulier sur le génie tutoyant la folie.
Le film regroupe quatre témoignages sur la vie sexuelle et amoureuse de personnes handicapéesqui ont pour thème: le deuil, la souffrance de ne pas avoir de relations sexuelles, le fait de ne pas pouvoir avoir un enfant, le déni de sa sexualité. Ces quatre témoignages exposent quatre facettes différentes d’une même problématique.
La douleur et la fatigue sont les plaintes les plus universellement entendues autour de nous. Mais lorsque ces plaintes recouvrent des maladies qui n'ont aucune manifestation visible, on a tendance à ne pas les prendre au sérieux ... Il y en a trois au sommaire de cette émission : l'algoneurodystrophie, la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique. Trois affections encore mystérieuses à bien des égards, et qui laissent beaucoup de médecins perplexes.
Paul Danblon se penche sur la question des maladies mentales. A grands renforts d’explications concernant divers troubles mentaux (schizophrénie, paranoïa, etc...), d’interviews de psychiatres, dont le Dr Paul Sivadon, de fictions recréant des entretiens entre patients et psychiatres, d’images de séances de traitements par électrochoc, de vues de diverses institutions psychiatriques (dont le tout nouveau « Foyer de l’Equipe » présenté par le jeune Jean Vermeylen) et des nouvelles pratiques (ateliers d’expression corporelle, musique, etc…), l’émission nous brosse un vaste portrait de la situation du point de vue médical, en Belgique dans les années 60.
L'émission aborde différentes formes d'amnésies et de troubles de la mémoire. Les causes sont diverses: les maladies dégénératives (l'Alzheimer), les troubles psychiatriques (dépression, anxiété, stress), les pathologies neurologiques organiques (les tumeurs cérébrales, les accidents vasculaires), les problèmes liés à l'abus d'alcool (le syndrome de Korsakoff)... Des patients, leurs proches et des équipes thérapeutiques répondent aux questions de savoir quand il faut s'inquiéter, comment cerner les problèmes de mémoire et pallier aux difficultés.
Chaque mercredi, depuis 1990, un comité de rédaction authentique et poétique se réunit pour concocter le journal du Papotin. Atteints d’autisme pour la plupart, les rédacteurs, interviewent sans détour Nicolas Sarkozy, Claire Chazal, Marc Lavoine, Matthieu Chedid, etc. Etonnements et sourires sont au rendez-vous. Les mercredis du Papotin font tomber les masques !
Les travaux du Professeur Daniel Stern sur la psychologie du jeune enfant sont mondialement connus. Il a su individualiser les étapes de la constitution du soi dans son ouvrage "Le monde interpersonnel de l'enfant" et a présenté dans "Le journal d'un bébé" une synthèse originale qui livre aussi bien l'aspect public que l'aspect privé de la vie mentale d'un bébé. Il nous fait partager avec sensibilité les résultats de ses recherches sur les mondes intérieurs de la première enfance.
Le protagoniste s’adresse au médecin. Il lui présente des blessures infligées par un père, dont ni l’un, ni l’autre ne connait les raisons. Ou comment un esprit malade disparaît petit à petit.
Un cabinet de consultation, dans un hôpital public, en Belgique. Un médecin y reçoit des patients : des hommes et des femmes, souvent accompagnés d’un proche. La plupart sont gravement malades, et ils le savent. Envoyés par leur médecin traitant ou spécialiste, ils sont venus parler de leur fin de vie pour être éclairés par un second avis médical.
Dans un établissement pour handicapés mentaux, l'externat médico-professionnel de Bourg la Reine, cohabitent des jeunes trisomiques, psychotiques en situation d'échec scolaire. Tous désireux de se revaloriser autant aux yeux du personnel éducatif que d'eux-mêmes. Ils décident d'écrire un clip ("Le Rap du colonel Black"), de concevoir son décor, et d'interpréter cette création. Aux nombreux portraits des élèves, viennent s'ajouter, dans ce document, les points de vue de l'équipe éducative et psychologique sur le suivi quotidien et sur les perspectives de vie professionnelle de ces jeunes.
Les malades de ce film ont tous été victimes d'un accident de transport ou de travail qui a déclenché des troubles névrotiques. Ils présentent les symptômes regroupés par Charcot sous le terme de " névrose hystéro-traumatique ". A travers les cas cliniques, est évoquée la naissance des grandes idées de Freud à partir des célèbres leçons de Charcot. Existe en 16 mm (son optique) et en vidéo.
En 1985, Marion Hänsel recevait le Lion d'Argent à Venise pour "Dust", et Yann Queffelec le Goncourt pour son livre, "Les noces barbares". De cette coïncidence allait naître un film puissant et inspiré, servi par l'interprétation étonnante de Thierry Frémont, consacré meilleur espoir masculin aux Césars 88 pour le film de Tacchella, "Travelling avant". Marianne Basler est moins convaincante et reste pareille à elle-même tout au long du film, alors que les autres personnages vieillissent de 10 ans. Mais de cette histoire d'amour désespérée, de cette recherche poignante de la mère, de ces personnages fragiles à la limite de la folie, Marion Hänsel a réussi un film vrai et sensible alors que l'adaptation d'un roman aussi riche ne semblait pas évidente.
Après avoir défini la notion de famille, Serge HEFEZ nous invite dans cet entretien à mieux comprendre la notion actuelle de famille dite «horizontale» par rapport aux familles dites «verticales». L'évolution de notre société accentue le nombre de familles dites horizontales : monoparentalité, familles recomposées, procréation médicalement assistée... Il illustre ses propos par de nombreux exemples cliniques rencontrés dans sa pratique professionnelle. Serge HEFEZ est psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille, auteur de nombreux ouvrages.
La stérilité n'est plus une fatalité. Les nouvelles techniques d'assistance à la procréation promettent de tout réparer, de tout remplacer... Près de 4.000 couples infertiles ont recours annuellement en Belgique à une technologie de plus en plus affinée, de la stimulation ovarienne à la fécondation in vitro, en passant par l'insémination artificielle. La médicalisation de la conception et de la grossesse confère à l'enfant un statut extraordinaire: le risque de surprotection n'est pas négligeable. L'émission pose le problème du devenir de ces enfants, de la relation avec leurs parents, de leur identité.
LES OISEAUX, LES ORPHELINS ET LES FOUS Fiction (1h18)
Réalisateur :
Juraj Jarubisko Pays :
Slovaquie
- 1969
Second prix au Festival international du film fantastique d'Avoriaz 1973
Orphelins de l'existence, Yorick, Andrej et Marta ont décidé d'un commun accord de vivre un quotidien débridé, pour survivre à leur manière, à un monde perçu désormais comme infiniment terne et triste. Vivant dans une maison résolument délabrée et fantasque, avec une sorte de faux curé qui officie comme concierge, nos trois hurluberlus, entourés d'oiseaux multiples, s'ingénient à faire de chacune de leurs journées et de tous leurs périples aux alentours, de faramineuses fêtes spontanées où l'enchantement de la folie se dispute avec la spontanéité de l'imagination. Que ce soit en costume de marin ou en arrogante tenue de général, tête rasée pour narguer les lentes et les poux, ou habillé de pellicule, dans leur facétieux capharnaüm ou dans les rues de la capitale en plein tournage d'un film de guerre, chacun essaye de faire barrage à la médiocrité du conformisme, à l'immobilisme d'une existence sclérosée. http://www.malavidafilms.com/dvd-les-oiseaux-les-orphelins-et-les-fous-267.html
Pendant toute l'entre-deux-guerres, un homme, fascine l'opinion. Sa photo fait régulièrement la une des journaux. Il inspire des écrivains, des dramaturges et des cinéastes: Giraudoux, Drieu la Rochelle, Anouilh,... Son nom: Anthelme Mangin. Son surnom: "Le soldat inconnu vivant". Son histoire: celle d'un soldat qui en 1918 revient amnésique d'un camp de prisonniers en Allemagne. À peine son existence est-elle révélée qu'elle rencontre immédiatement la douleur des trois cent mille familles des disparus de la guerre qui n'arrivent pas à faire leur deuil. Par dizaines, des femmes, des mères, des pères, des frères, des soeurs, des enfants, vont le reconnaître comme étant des leurs. Au mépris de son physique, de son âge, de son éducation... C'est à coup de procès qu'une dizaine de familles va essayer d'obtenir sa reconnaissance. Seule la Deuxième Guerre mondiale viendra interrompre ces procédures. Baladé d'asile en asile pendant toutes ces années, c'est à Sainte-Anne, seul et abandonné de tous, qu'il s'éteindra en 1942. Mangin, au milieu des années folles, est une sorte de mort-vivant, un spectre qui hante les consciences. Sans jamais s'exprimer. Sans porter de jugement. Sans rien réclamer.
Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien mutuel, ils décident de briser le silence sur les maltraitances physiques et psychologiques subies lorsqu’ils étaient pensionnaires dans les années 50 et 70 du centre de redressement catholique La Belle Étoile en Savoie. Une épopée bouleversante sur le chemin de la justice et de la résilience.
Ils ont entre 9 et 23 ans, ils grandissent avec des repères très différents des nôtres car ils sont sourds et aveugles. Plongés au coeur de leur univers quotidien, nous découvrons avec ce document exclusif sur les enfants sourds et aveugles, leur singulière façon de communiquer.
En mars 2020, un collectif bruxellois de réalisateur·rice·s entame des échanges sur Skype avec des soignant·e·s de première ligne, mobilisé·e·s face à la pandémie de Covid. Au fil des mois, la parole se libère. Fragilisé·e·s, ces travailleur·euse·s partagent leur engagement, leur souffrance, leur combat. Plus l’usure se fait sentir, plus le film met en lumière un système de soin défaillant tant pour les soignants que les soignés.