Film retraçant au travers de différents sketches, le parcours de deux parents amenés à rencontrer différents professionnels « du monde psy » pour des avis ou soins pour leurs enfants. Ces sketches souhaitent dénoncer/énoncer avec humour et en faisant un pas de côté, les dérives de l’évolution des politiques de soin qui déstructurent la pédopsychiatrie et les espaces où évoluent les enfants.
Gilles Squellard, psychologue spécialisé en gérontologie, coordinateur de l’équipe Part’Age – Groupe santé CHC, s’entretient avec Pierre Gobiet, psychologue, fondateur de L’Initiative Spécifique Personnes Âgées, auteur notamment de l’ouvrage «Une si longue vie, comprendre et accompagner le très grand âge » Ensemble, au départ du Service de Santé Mentale de Malmédy, ils retracent le parcours de Pierre Gobiet. Abordant des thématiques comme les spécificités du travail avec la personne âgée, l’intervention en milieu de vie, l’accueil de la plainte, la fin de vie, etc., l’entretien met également en lumière l’humanité, la créativité et la curiosité qui animent ce pionnier de l’accompagnement de celles et ceux qu’il appelle avec respect, les arpenteurs du temps.
Berthe est la grand-mère du réalisateur, elle veut mourir ! Rien ne pourra l’empêcher ni la convaincre de rester parmi nous. Alors au lieu de lutter, pourquoi ne pas essayer de l’accompagner en images pour ces derniers instants comme un ultime feu d’artifice ? Le 6 juin 2023, Berthe s’est donné la mort via une association d’aide au suicide en Suisse. Le résultat est un film où tout est permis, où elle se transforme en piñata géante, en cowboy ou en parrain,… Une ode à la vie à travers la mort, où la seule règle était de ne pas faire un film triste !
JE PRÉFÈRE LE MATIN Court métrage (04 min)
Réalisateur :
Adam Afifi Pays :
France
- 2022
Sélection prix arts convergences
Quand un jeune adulte est confronté à d’horribles cauchemars durant chacune de ses nuits, son seul espoir réside dans la lueur du matin, la paix entre deux guerres.
Après de nombreuses hésitations, Michaël Tixador a décidé d’écrire une lettre à l’actrice hollywoodienne Gene Tierney, aujourd’hui disparue, et qui a souffert de dépression pendant de longues années
Ça va ? C’est la question que tu poses sans attendre de réponse. Le personnage évolue dans un quotidien banal, se confronte ̀ l’autre. Cet autre n’est pas en mesure de voir. Jusqu’au moment où, un autre voit l’invisible.... En fait, non, « Ça » ne va pas...
DISSONANCE Court métrage (04 min)
Réalisateur :
Nadège Maunoury Pays :
France
- 2022
Prix du Jury 2022 de la 5e édition des Arts Convergences.
Soledad, est surprise par des hallucinations auditives, incompréhension et peur s’installent, laissant place au soulagement et au déni à chaque fois que celles-ci disparaissent… Les parents tentent de comprendre ce qu’ils pensent être un mal-être passager et doivent faire face à une crise plus profonde où Soledad perd progressivement contact avec la réalité.
Chronique bouleversante d’une famille aux prises avec le déracinement et la maladie mentale. Karina Garcia Casanova décide de filmer lorsqu’elle apprend le retour de son frère Juan au Québec après un séjour au Mexique, leur pays natal. Son objectif est clair dès le départ : il ne s’agit pas de constituer des souvenirs de famille, mais de faire un véritable film. Or, son projet prend une tournure dramatique lorsque Juan retombe dans les affres d’une dépression paranoïaque sans fin. Un documentaire autobiographique sincère et libératoire.
C’est l’histoire de l’évolution relationnelle entre une mère et son fils. Bipolaire, elle fait de violentes crises. Elle deviendra stable après des années. Ils décident de faire un film ensemble et d’y jouer leur propre rôle. Cette démarche symbolise la fin de leur périple chaotique.
Ce documentaire revient sur la carrière d’une artiste exceptionnelle et sur sa vie militante, tout en la suivant dans sa dernière tournée de New York à Paris. En ouvrant pour la première fois ses archives personnelles, Joan Baez se livre sans fard sur sa renommée aussi précoce que vertigineuse, sur ses traumas, son combat pour les droits civiques et sa romance déchirante avec Bob Dylan. Une plongée fascinante d’une autrice-compositrice-interprète extraordinaire qui se dévoile en toute franchise !
En France, les violences sexuelles commises par des mineurs sur d’autres mineurs sont largement sous-estimées. En majorité intrafamiliales, elles relèvent d’un tabou absolu. S’il est prioritaire de protéger et d’accompagner les victimes, ce film traite de l’importance du suivi thérapeutique des auteurs pour prévenir la récidive. Des psychiatres et psychologues s’engagent sur le long terme avec eux dans des unités de soins pionnières à Lille et à Montpellier. Le huis clos de leurs consultations permet d’accéder à une parole rare pour mieux comprendre les mécanismes de cette réalité difficile, sans jamais la minimiser.
Ils s’appellent Mehdi, Jean-Philippe, Khadija, Fabienne ou Dan. Ils ont entre 18 et 59 ans. Leur point commun : on a voulu les « guérir » de leur homosexualité. Que ce soit pendant deux mois ou dix ans, au sein de leur famille, leur communauté religieuse ou auprès de pseudo-professionnels de la santé. Ils nous racontent leurs histoires faites de séances d’exorcisme ou de thérapies comportementales dans la Belgique du 21e siècle.
Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien mutuel, ils décident de briser le silence sur les maltraitances physiques et psychologiques subies lorsqu’ils étaient pensionnaires dans les années 50 et 70 du centre de redressement catholique La Belle Étoile en Savoie. Une épopée bouleversante sur le chemin de la justice et de la résilience.
L’anorexie ne se voit, ne se croit pas. Avec cette maladie mentale, le regard est primordial. Être anorexique c’est symboliquement vouloir rétrécir, devenir presque transparent, se faire si maigre et petit qu’on ne peut plus nous voir. Être anorexique c’est en quelque sorte vouloir disparaître tandis que notre corps fait tout pour que les autres le voient…. Ces os saillants appellent à l’aide, captent l’attention des autres. Nous sommes incapables de nous voir tels que nous sommes réellement.
Comment bien soigner dans une institution malade ? Dans un hôpital de la région parisienne, le Dr. Abdel-Kader, psychiatre de liaison, navigue des Urgences au service de réanimation, de patients atteints de troubles mentaux à ceux qu’une maladie chronique retient alités. En dépit des impératifs de rendement et du manque de moyens, il s’efforce d’apaiser leurs maux.
Pour rendre compte de l’apport psychanalytique au champ du soin psychique, la parole est donnée à quatorze intervenants (psychologues cliniciens, psychiatres, universitaires ou chercheurs) qui font entendre en quoi la psychanalyse peut apporter des concepts théoriques qui sont toujours d’actualité, offrant aux cliniciens et aux patients un soutien et une aide thérapeutique.
Paul vient d’accidentellement bloquer la voiture familiale en plein milieu d’un champ. Le souci, c’est qu’il n’avait pas du tout le droit de prendre la voiture de ses parents. Quelles solutions s’offrent alors à lui pour sortir de cette situation délicate ? Cowboy, lui, en a plein de solutions, dont une, bien radicale, de brûler la voiture…
Consciente de la souffrance psychique qui a récemment envahi sa vie, Christine, professeure de philosophie, choisit de se faire hospitaliser. Elle découvre alors un nouvel environnement et fait la rencontre de Laure et Princesse Titou, deux consœurs de cheminement thérapeutique. Pour elles, une seule certitude : il n’y a pas de patients dans cet hôpital, juste des impatients.