Cinq adolescents âgés de 16 ans racontent comment ils ont vécu le divorce de leurs parents. Sans fausse pudeur, ils se rappellent les "moments chauds" de la crise familiale : l'annonce, la séparation, leurs réactions, les nouveaux conjoints, leurs relations avec les enfants de ceux-ci, leur nouvelle vie. Ils parlent aussi de la façon dont ils entrevoient leur avenir et leurs futures relations amoureuses.
Jean-Benoît a dix-sept ans et débute un apprentissage de mécanicien diéséliste. Entre le garage où il travaille, la relation amoureuse avec Hélèna, les rapports conflictuels avec sa mère, le film montre l'incapacité de Jean-Benoît à apprendre et sa difficulté à sortir d'une enfance marquée par la disparition de son père... Pendant deux ans, le réalisateur a suivi ce gamin en difficultés de la banlieue rouennaise, faisant de son apprentissage la métaphore de sa reconstruction. Une aventure qui n'est pas sans vicissitudes. Jean-Benoît esquive le travail, la caméra, refuse d'aborder le passé. Le réalisateur tend un miroir à l'adolescent qui ne lui renvoie pas l'image rassurante dont il rêve. Le film parle du passage douloureux de l'enfance à l'âge adulte, de la difficulté d'apprendre, du besoin de trouver sa place au sein d'une communauté. Mais au coeur du film, il y a surtout une relation intime, pudique, complexe entre le cinéaste et le jeune, une rencontre de cinéma qui peut changer la vie.
Note: Le film est accompagné d'un livret qui reprend - entre autres - un entretien avec le réalisateur Didier Nion.
DIX-SEPT ANS, LA VIE DERRIÈRE SOI? Documentaire (29 min)
Réalisateurs :
Richard MARTIN
/
Pierre TREMBLAY Pays :
Canada
- 1986
Prix d'excellence de l'Association pour la Santé pour la Santé publique du Québec 1986
Fiction à vocation documentaire, cette vidéo est avant tout un outil de prévention du suicide chez l'adolescent. Une première partie, la fiction, met en scène des jeunes témoins de la crise suicidaire d'un des leurs.Ils arriveront, par leur présence et leur action, à lui venir en aide. Enfin, ils produiront et présenteront avec une animatrice, un vidéo-clip reprenant de façon systématique les données statistiques et sociologiques sur les suicide, tout en se référant à certaines scènes de la dramatique-fiction.
Sur la cîme du plus haut SAULE de la vallée du Ruisseau du Moulin, un rêve devient enfin réalité. Les ailes de madGik08 lui poussent dans le dos à en avoir le vertige.
Ils n'ont pas d'argent, de toit, de lit, aucun bagage ou si peu. Ils trimbalent leur infortune de gare en squat, blottis, le soir venu, dans des cartons, au coeur même de la ville. On pense qu'ils sont un millier à Bruxelles. Ces dernières années, le problème a pris une dimension particulière: spéculation immobilière, rupture familiale, perte d'emploi, entre autres, augmentent peu à peu le lot de ceux qui chutent, un jour, d'une situation précaire à une totale indigence. Les maisons d'accueil se trouvent débordées. Reste l'errance, la soupe populaire, l'alcool,... Briser le cercle de l'infortune n'est pas chose facile comme le montrent les différents témoignages. Ni folklore, ni sensiblerie; juste le reflet d'une réalité qui gêne le regard à l'aube du XXIe siècle.
Nous sommes en 1988. Donnie est un adolescent de prime abord comme les autres, mais au fond très perturbé. Bouffées d'agressivité, horribles cauchemars... et un lapin géant nommé Frank qui lui apparaît pour lui confier la date de la fin du monde, dans à peine un mois...! La psychiatre s'arrache les cheveux. Mais quand le réacteur d'un 747 venu de nulle part s'écrase sur la chambre de Donnie et que l'étrange lapin Frank le sauve d'une mort certaine, Donnie est bien obligé de prendre son visiteur au sérieux... Le premier film d'un réalisateur très prometteur, largement primé dans divers festivals, est un petit bijou où le fantastique réside non dans l'apparition d'êtres fabuleux mais dans la plongée au coeur du psychisme troublé d'un ado pas si différent des autres. Rythme insolite et bande-son splendide pour ce regard impertinent sur le système éducatif américain et les clichés des films pour "jeunes". Une trouvaille.
Un jeune fugueur de 17 ans retrouve sa famille après plusieurs années d'absence. Ses proches semblent le reconnaître et pourtant le doute s'insinue. Qui est-il et comment le savoir ? A partir d'un fait divers authentique, les problèmes d'identité de la jeunesse sur fond de banlieue.
L'accouchement vu par des mères et des pères. Leurs choix, leurs craintes pour cet événement à la fois majeur et banal, au déroulement imprévisible. Ce qui s'est passé et ce qu'ils ont ressenti, qui est toujours différent de ce qu'ils attendaient, souhaitaient ou craignaient. Rencontre imprévisible entre les désirs, l'affectivité, et l'institution hospitalière, la science médicale et la réalité quotidienne.
Longtemps, les adultes ont ét‚é sourds à la douleur des enfants. Le Professeur Lemerle de l'Institut Gustave Roussy s'insurge contre ce déni d'existence qui amenait les chirurgiens à opérer des nourrissons sous anesthésie. Dans son service, la douleur de l'enfant est prise en compte. Le Docteur Gauvin-Picquard a mis au point des méthodes toutes simples pour aider à extirper les informations des petits patients qui ne savent pas encore s'exprimer. Lorsque la source et l'intensité des maux sont connus, il est alors possible de les combattre, c'est le rôle des unités mobiles comme celle du Docteur Hannequin à l'Hôpital Trousseau, grâce à laquelle un acte aussi pénible qu'une ponction lombaire peut devenir pour l'enfant un simple jeu.
Hervé Bazin, de l'Académie Goncourt, nous dit la difficulté de décrire la douleur par les mots. Les scientifiques la définissent comme une expérience émotionnelle et sensorielle désagréable ... La douleur du grognard de Napoléon amputé à vif est-elle la même que celle du malade du Centre de la douleur, objet de mille attentions médicales ? En s'interrogeant sur la douleur des animaux et les problèmes éthiques liés à l'expérimentations, J-M Besson de l'INSERM nous décrit les voies de la douleur. Comment celle-ci peut être utile quand elle est un signal d'alarme, comment elle est une terrible maladie quand le système capteur récepteur se dérègle ...
DOUVAN JOU KA LEVÉ (LE JOUR SE LÈVERA) Documentaire (52 min)
Réalisateur :
Généus Gessica Pays :
France
/
Haïti
- 2017
- Grand prix de l’AIRF, catégorie moyen métrage. Festival du documentaire de Saint-Louis du Sénégal, décembre 2017
-Prix du jury dans la catégorie documentaire. Festival Rencontres Cinémas Martinique, mars 2018.
Que veut dire « être Haïtien » aujourd’hui ? Comment surmonter cette stagnation à tous niveaux dans la société haïtienne ? Quelle est cette « maladie de l’âme » qui ronge mon peuple ? Je suis née dans un quartier pauvre. Aujourd’hui, j’ai 31 ans, je suis comédienne et réalisatrice. En m’appuyant sur mon cheminement personnel, marqué par la maladie mentale de ma mère – maladie qui selon elle est une malédiction du monde invisible – et ma propre quête d’identité, je veux proposer un nouveau regard sur mon île natale et ses habitants.
Se sortir de la drogue, c'est opérer un grand changement dans son existence, et il existe de très nombreuses structures en France, le problème c'est que les toxicomanes sont des gens qui ne demandent rien et qui s'excluent, et qu'il faut procéder au cas par cas. Explications du Dr Alain Morel, médecin-chef de Trait d'Union, du Dr Bertrand Lebeau médecin responsable du Centre Méthadone, de Patrick Bruant, responsable du Pavillon thérapeutique de Clamart ainsi que de Claude Jouven, responsable de l 'Antenne toxicomanie de la prison de Fresne.
Destiné à initier un débat, ce film présente les opinions, points de vue et expériences de jeunes d'âges et horizons différents, sur la consommation de drogue, articulés autour des thématiques : drogues ? plaisir ? liberté ? dépendance ? Les interviews évoquent les produits, les motifs et contextes de l'utilisation de drogue, ses effets et ses conséquences, la loi, les risques et la dépendance, la substitution.
Il n'y a pas de monde sans drogue, il n'y en a jamais eu. Or, les dispositions légales, essentiellement criminalisantes et répressives, n'ont pas réussi à éradiquer la circulation, la vente, le trafic, ni la consommation de drogues. Au contraire, les drogues sont de plus en plus présentes et facilement accessibles. La prohibition a même davantage renforcé les problèmes sociaux, sanitaires, sécuritaires,... qu'elle ne les a réglés. Ce film dresse un état des lieux des drogues en Europe et ouvre le débat sur une question qui nous concerne tous. Il présente également la proposition novatrice du Centre d'Action Laïque en faveur d'une réglementation du commerce des drogues. Un film réalisé dans le cadre de la campagne de réflexion du Centre d'Action Laïque en collaboration avec la Fédération des Maisons de la laïcité et la Fédération des Associations de Parents de l'Enseignement Officiel.
Un clochard meurt dans la rue. La fin d'une histoire pour un homme sans importance. Les clichés se bousculent, vite gommés par une réalité où le sordide côtoie la démesure. On plonge dans l'univers de la cloche. Dans ce milieu, tous les itinéraires se frôlent, se mêlent. Ici, l'amour a un accent particulier ; la mort, elle, devient vite un événement familier.
Un groupe de jeunes garçons marchent dans des paysages désertiques. L’imaginaire, le rapport au monde et la difficulté d’exister remplissent peu à peu l’espace vide. Ils marchent et leurs univers se déploient. Drôle de pays, c’est peut-être le pays de la psychose.
"Duel en 2 voix" raconte le combat quotidien de trois femmes, trois générations aux prises avec les troubles du comportement alimentaire. Entre la voix du contrôle et celle du non contrôle, l'anorexique-boulimique doit composer et négocier chacun de ses actes. Souffrances et solitude sont au plat du jour. Comme quoi, le problème se situe bien au delà du corps et de l'image corporelle.
L'anorexie-boulimie, maladie complexe qui part de l'intérieur, est un combat quotidien entre le désir du contrôle absolu du corps et le désir de vivre. Un combat sournois qui se vit dans la solitude et la détresse, ignoré de tous. Entre la voix qui hurle "mange pas!" et celle qui supplie, "aime-moi!", Joanny, Catherine et Annick nous parlent de cet équilibre tant recherché et des pièges qui se trouvent sur leur chemin. Mais au-delà des voix qui se répondent en duel chaque jour, il arrive parfois qu'on commence à prendre conscience de la vie qui nous entoure. Ce jour-là, la maladie occupe moins de place.
Note: Le film a reçu la Mention spéciale du jury, Festival international du film de santé de Liège, ImagéSanté 2006, et le Golden Sheaf Award, catégorie Documentary Science/Medecine, Festival du court-métrage de Yorkton, 2006.