Psychiatre, historien et humaniste, ce personnage incontournable dans l'histoire de la psychiatrie de secteur nous livre avec la passion qui est la sienne, les moments clés de son action et de ses combats. Son humanisme déborde de sa fonction de psychiatre pour nous faire partager ses interrogations toujours d'actualité sur tout ce qui peut aliéner l'humain.
Professeur à la " London School of Hygiène and Tropical Medicine " et président de l'Union International de promotion de la Santé et de l'Education pour la Santé, le professeur Hagard est l'une des autorités mondiales de la Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé et de son implantation dans les politiques sanitaires de divers pays. Il est aussi reconnu comme Conseiller International en matière de réforme des système de santé.
L'enfant autiste paraît un peu étrange et cette étrangeté que nous ressentons tous est en rapport avec la présence chez lui d'une angoisse qu'on pourrait qualifier d'archaïque. Comment l'équipe soignante, composée d'un pédopsychiatre, d'un psychologue, d'un éducateur, d'une psycho-motricienne et d'un infirmier pourra-t-elle aider l'enfant et ses parents à métaboliser cette angoisse et en faire quelque chose non pas de toxique mais d'utile? Pierre Delion résume l'approche thérapeutique qu'il propose aux parents d'un enfant autiste ou à risque d'autisme dès sa deuxième année : les différentes techniques selon la situation clinique, le travail continu avec les parents et le maintien du lien avec les autres partenaires dans la cité afin de mettre à la disposotion de l'enfant tout ce qui lui est nécessaire. Il aborde également les fonctions de l'équipe soignante (phorique, sémaphorique et métaphorique) et le cadre dans lequel ces fonctions doivent s'exercer. Pierre Delion, chef de service en pédopsychiatrie du CHU de Lille, a été plusieurs années responsable du secteur de psychiatrie infanto-juvénile à Angers. Il est l'auteur d'ouvrages importants sur la prise en charge de l'enfant autiste : Séminaire sur l'autisme et la psychose infantile, Editions Eres, Paris, 1999; L'autisme et la psychose à travers les âges de la vie, Editions Eres, Paris, 2000; L'enfant autiste, le bébé et la sémiotique, PUF, Paris, 2000.
Dans ce deuxième entretien, Jean-David Nasio évoque un autre chapitre important de l'œuvre de Freud; la sexualité. Dans un langage clair et précis, il parle des pulsions sexuelles, du plaisir sexuel et des principaux destins des pulsions. Il aborde aussi les stades de la sexualité infantile en s'attardant plus longuement sur le complexe d'Oedipe. Jean-David Nasio est psychiatre et psychanalyste. Il dirige la Collection Psychanalyse aux éditions Rivages et aux éditions Payot ainsi que les séminaires psychanalytiques de Paris. Lors du premier entretien le docteur Nasio aborde la logique de la pensée freudienne à l'aide d'un schéma et définit l'Inconscient.
Bien qu'elle soit centenaire, la pensée de Freud demeure toujours vivante. Comment peut-on la comprendre ? Jean-David Nasio est psychiatre et psychanalyste. Il dirige la Collection Psychanalyse aux éditions Rivages et aux éditions Payot ainsi que les Séminaires Psychanalytiques de Paris. Il aborde cet entretien, de façon simple et accessible, le schéma de la pensée freudienne et propose une définition de l'Inconscient suivant les différents points de vue établis par Freud. Le deuxième entretien traite plus spécifiquement de la sexualité.
Ce film est le portrait de Célestin, guérisseur camerounais. "Au Cameroun, mon pays d'origine, j'ai pu apprécier la possibilité que certains psychotiques ont de devenir des guérisseurs, leur maladie étant considérée comme une initiation ". Avant leur propre guérison, il leur arrive de reconnaître, voire d'utiliser les bonnes herbes pour soulager celui qui est dans le besoin. Réhabiliter et encourager la médecine africaine doit coûter beaucoup moins cher aux organisations caritatives et autres que la construction et l'équipement des institutions cliniques en Afrique.
Nick rentre très tard le soir et se laisse absorber par son travail. Sa femme, Mabel, élève leurs enfants et s'ennuie. Un soir, ils doivent sortir ensemble mais un effondrement sur un chantier mobilise Nick. Mabel erre dans les rues et se donne au premier venu. Le ménage se dérègle, Mabel sombre et doit subir un traitement psychiatrique. Elle revient, changée mais tentée par le suicide... Un film intelligent sur l'aliénation de la femme. Note: il existe un documentaire sur le réalisateur dans la série "Cinéma de notre temps", qui porte la référence TD1590.
Ce document montre le travail effectué depuis 7 ans par une psychomotricienne et par un pédopsychiatre dans une maternité. Les images de ce film illustrent l'observation du bébé en présence de sa mère. Cette observation a pour objet de repérer d'éventuels dysfonctionnements de la relation précoce mère-enfant. Ce travail s'effectue en collaboration avec l'ensemble du service sensibilisé à la reconnaissance des facteurs de risques anténataux et périnataux.
Georges Fotinos de l'Education Nationale et Jacques Fortin de l'Université de Lille ont publié récemment un ouvrage qui, à partir d'une analyse de travaux d'étude et de réalités de terrain, tente de répondre à de nombreuses questions concernant le phénomène de la violence en milieu scolaire : qu'en est-il exactement? Existe-t-il des voies qui permettent de lutter contre le phénomène? Si oui, comment et à quelles conditions?
Le suicide des adolescents, véritable drame de la santé publique, présenté sans tabous et sous ses aspects les plus complexes à travers des interviews de jeunes qui, à un moment donné, ont eu l'envie de mourir. Huit jeunes qui ont fait une tentative de suicide suivent une thérapie de groupe basée sur la réalisation d'un court métrage, encadrés par une équipe de cinéastes. L'expérience vise à les mobiliser autour d'un projet. Ils élaborent un scénario qui s'inspire largement de leur problématique et leur donne l'occasion de se raconter. Tous évoquent leur malaise et l'accumulation de petites blessures qui ont permis à l'idée de suicide de traverser leur esprit, puis de s'y installer. Le document s'achève sur des conseils pour aborder "l'autre vie", celle qui commence après le passage à l'acte. Une expérience qui met en évidence le besoin de ces jeunes d'être entendus. Note: Un livret accompagne ce titre.
Ce film court est une excellente carte de visite pour tous nos partenaires à chaque fois que nous voulons leur présenter la particularité et l'intérêt de cette forme d'accompagnement des personnes qui ont gravement souffert de troubles psychiques, ceci ici en leur permettant de "vivre" et partager (par la simple vision du film) ce qu'elles vivent. En soulignant qu'elles veulent être respectées et advenir à la vie de tout le monde. Nous comprenons tous ici, sans commentaire, leur souffrance, la complexité de l'environnement adapté, et simultanément la simplicité qui peut régner dans sa mise en place et son organisation par des acteurs formés et intelligents, comme le sont les membres des équipes soignantes et sociales. Film sensible, vrai, agréable, émouvant sans nous blesser, accompagné par un travail respectée, et la vie reprend peu à peu sa place. Merci infiniment. Guy Baillon.
Avec des mots de leur âge, mais avec la philosophie de vieux sages, des enfants luttent contre la maladie et pour la vie. Benjamin et Valérie, frère et soeur, sont atteints de fibrose kystique (mucoviscidose). Charles est leucémique. Malgré tout, ils sont actifs et entendent le demeurer. La maladie ne les empêche ni d'être heureux, ni de penser positivement. Leur situation les a fait beaucoup mûrir, comme si la fragilité de leur vie devenait pour eux une source de transparence, un puits de lumière, un levier nécessaire. Avec leurs poèmes, leurs musiques ou leurs dessins, ces enfants expriment librement les sentiments qui les font se sentir si près de l'essentiel, peut-être même de la vérité.
La découverte d'un non-dit dans une famille suscite, un jour ou l'autre, le désir de rompre le secret. Rencontre avec cinq personnes qui ont préféré la parole au silence et qui ont compris que leur histoire était partageable par d'autres... Ils racontent leur long parcours initiatique: leurs soupçons, leur colère, la découverte de la vérité et leur difficulté, aujourd'hui, à vivre avec. Qu'ils aient réussi ou non à faire le deuil, tous vivent encore les conséquences de ces non-dits dans leur vie d'adultes et de parents.
François Rebourg présente le modèle d'intervention auprès des enfants et adolescents sourds développé dans le groupe scolaire Casanova à Argenteuil près de Paris. Suite aux déceptions rencontrées à l'application du modèle médical et pédagogique classique, il retrace les aménagements d'une approche qui veut intégrer l'ensemble des compétences pertinentes y compris celles des intervenants sourds. M. Rebourg nous parle de l'importance de la langue des signes pour les personnes sourdes et pour le milieu éducatif. Il souligne les difficultés liées à l'intégration de tous ces éléments et les étapes qui ont amené au fonctionnement des réunions de synthèse ; ces activités de rencontre et de partage apparaissent essentielles au suivi du processus de développement du jeune et permettent l'intégration de tous.
Au travers de différents exemples de service de pédiatrie de l'hopital du Kremlin-Bicêtre, ce film montre avec pertinence le rôle et la fonction du pédopsychiatre en pédiatrie dans un contexte de transdisciplinarité.
Dans un petit village du Brabant wallon, un octogénaire, connu et respecté de tous, a abusé sexuellement de sa petite voisine de sept ans. Il était devenu une sorte de "papy" à qui les parents demandaient de garder leur fillette en toute confiance. La cour d'assises l'a condamné à quinze ans de réclusion. Début 96, les parents ont appris avec stupéfaction que le "vieux monsieur si gentil" a bénéficié d'une grâce royale et qu'il est libéré. Cette affaire dénote le malaise qui plane dans les cas d'abus sexuels d'enfants. Alors que le problème fait aujourd'hui l'objet de toutes les attentions, des questions continuent de se poser: comment préserver les jeunes victimes, comment sanctionner de tels délits et quelle prévention mettre en place?
Ce film propose un état des lieux de la psychiatrie dans notre société et les conséquences alarmantes de la nouvelle loi sur la psychiatrie avec ses objectifs scientiste et gestionnaire.
Qu'est-ce qu'un soin psychique? Peut-on traiter la maladie mentale comme toute autre pathologie? Pourquoi tant de grands malades échappent au soin, au point où on les retrouve massivement dans la rue ou en prison?
Le documentaire s'ouvre sur une tombe, celle d'un homme de 42 ans mort dans la rue, faute d'avoir trouvé un lieu où vivre sa schizophrénie. Une entrée violente pour parler de la folie et des failles de la prise en charge. Comment en est-on arrivé là? Quelles politiques médicale, sociale, judiciaire et économique sont à l'oeuvre dans cette exclusion? La psychiatrie est-elle une discipline normative ou humaniste?
A l'heure du tout sécuritaire et du tout mesurable, c'est à ces questions que répondent les témoignages et les entretiens de ce documentaire.
L'hospitalisation mère-enfant en psychiatrie commence à se développer en France, souvent à l'initiative des intersecteurs de psychiatrie infantile. Il s'agit d'une approche nouvelle des difficultés relationnelles parents-enfants dans un double objectif de santé publique : 1 - faciliter l'accès aux soins à des mères en souffrance psychique (psychose, dépression ...) sans obligatoirement couper les liens avec l'enfant 2 - élaborer dans la sérénité, en dehors de l'urgence, un projet à long terme pour l'enfant et ses parents en fonction des difficultés familiales repérées. Ces unités de soins, encore expérimentales en France semblent être particulièrement opérantes pour la prévention des troubles du développement, les troubles de l'attachement et de la maltraitance infantile. L'Intersecteur de psychiatrie infantile du CH de BRUMATH (67170) a ouvert en 1986 une unité de jour mère-enfant en articulation avec tous les partenaires extérieurs (maternité, pédiatrie, PMI, ASE, psychiatrie générale ...).
UN JOUR OU L'AUTRE Documentaire (52 min)
Réalisateurs :
D. MORIAME
/
HOOGENBEMT Miel VAN Pays :
Belgique
- 1994
Mention spéciale au F.I.P.A 95 (Festival international des productions audiovisuelles)
Mention spéciale au Festival Psy d'Auxerre 95 (France).
La Docherie, un quartier pauvre de Charleroi, déserté sucessivement par les charbonnages, les usines, les commerces, les centres de rencontres... Seuls les habitants sont restés, attachés qu'ils sont à leur coin, le seul bien qui leur reste. La Docherie se meurt. Les Dochards attendent un avenir meilleur. Le film évoque les circonstances (accident, maladie, fermeture d'usine...) qui peuvent plonger, "un jour ou l'autre", tout un chacun dans la misère et l'exclusion. Quatre familles ont accepté de rompre le silence. Elles parlent de leur vie, racontent leur histoire, évoquent leurs espoirs, leur avenir et celui de leurs enfants. Loin d'être un cas à part, la Docherie est un exemple parmi tant d'autres de la progression de l'exclusion sociale.