PETITS MORCEAUX DE LUMIÈRE Reportage (52 min)
Réalisateurs :
Alain BOUVAREL
/
Regis CAEL
/
J. CONSTANT Pays :
France
- 1996
Prix du Public au Festival International de Mauriac 1997
Meilleur film Psy au 5ème Salon International "Psychiatrie et système nerveux central" - Cité des sciences et de l'industrie de la Villette - Novembre 1997
Nomminé au Festival International du Film Scientifique de Palaiseau - 1997
A travers six histoires cliniques, ce film retrace les étapes diagnostiques, thérapeutiques et éducatives de six enfants autistes en donnant la parole à tous les acteurs de la prise en charge. Les témoignages et particulièrement ceux des parents tissent la trame de ce document. Prix du Public au Festival International de Mauriac " 1997 Meilleur film Psy au 5ème Salon International " Psychiatrie et système nerveux central " - Cité des sciences et de l'industrie de la Villette - Novembre 1997 Nomminé au Festival International du Film Scientifique de Palaiseau - 1997
Les différentes études et enquêtes réalisées (épidémie de sida, crack, cocaïne et hépatite,...) par l'I.R.E.P. se distinguent par l'originalité de l'approche ethnographique, complémennt indispensable pour approfondir les aspects multiformes du phénomène : mode de vie, discours des usagers et représentation des drogues, leurs effets et les modalités de soins, etc. Comme le rappelle le Docteur Ingold (psychiatre, psychanalyste et anthropologue) "l'éthique de l'ethnographie, c'est de travailler avec les toxicomanes".
C'est à partir d'une critique d'un projet médical qui consistait à vouloir guérir à tout prix (idéal d'abstinence) que Jean Capentier institue une nouvelle stratégie thérapeutique, la substitution, qui permet de garder le contact et de se donner du temps pour l'accompagnement de la personne dépendante. Médecin Généraliste, Jean Carpentier est chargé de mission par la Direction Générale de la Santé pour la formation des médecins. Il a écrit de nombreux ouvrages dont "Médecine Générale" et "La Toxicomanie à l'héroïne en médecine générale" (Editions Ellipse).
L'overdose d'informations n'est pas une raison d'abandonner le rôle de prévention que peuvent jouer les médias. Francis Curtet insiste pour que les messages de prévention s'adressent au plus près du quotidien des auditeurs ou téléspectateurs. Il ne s'agit pas de " spécialiser la prévention", mais plutôt de la rendre plus accessible avec des mots simples. Le produit n'a pas toujours son importance qui lui est reconnue, c'est le rapport de l'individu au produit qui est déterminant. Psychiatre des hôpitaux , Francis Curtet travaille depuis de nombreuses années dans le champ de la toxicomanie. Il dirige actuellement l'association " Grande Ecoute " qui a pour but la prévention des toxicomanies en coopération étroite avec l'ensemble des médias.
Le Docteur Claude Jacob retrace avec nous les interrogations qui accompagnent l'approche clinique auprès des personnes dépendantes. Abstinence, substitution, manque, désir, deuil, le parcours de la personne dépendante est ponctué par l'urgence des enjeux de santé publique et par la singularité même du sujet et de son histoire. Médecin psychiatre, Claude Jacob est responsable de l'intersecteur des pharmacodépendances de la Moselle fondée en 1978. Il est également président de la Section Française du Groupe Européen d'Echange Rhin - Meuse - Moselle et a écrit de nombreux articles sur la question des toxicomanies.
L'avènement du SIDA a conduit au développement d'une politique de santé publique appelée " réduction des risques ". La sociologue Anne Coppel, nous explique comment cette politique à été mise en place et avec quels acteurs. Elle fait le point sur la politique de substitution concernant les héroïnomanes et aborde la question actuelle des enjeux de santé publique (hépatite C, prescription d'héroïne ...) Anne Coppel est sociologue, directrice du Centre Emergence Tolbiac, est présidente de l'Association Française de réduction des Risques. Elle est l'auteur du Dragon domestique, ainsi que de différents ouvrages et articles sur les traitements de substitution.
"La phobie est une variété d'obsessions caractérisées par la crainte d'un objet, d'un animal ou encore d'un acte déterminé... L'acte que le malade redoute de commettre étant interdit parce que ridicule, odieux, sacrilège, nuisible voire criminel ... " Le film illustre de manière fictionnelle l'anxiété et l'épouvante du malade confronté à cette pathologie. Existe en 16 mm (son optique) et en vidéo
Le soin à temps partiel est-il forcément insuffisant dans les pathologies lourdes ? La scansion temporelle n'a-t-elle pas le mérite de nous obliger à trouver des moyens pour faire exister l'idée du temps et de l'absence chez les enfants autistes et psychotiques ? Les pictogrammes, le TEACCH, les théories psychanalytiques peuvent-ils se nourrir mutuellement dans le soin ?
" Nous étions au midi de notre vie", un midi resplendissant!... Un 10 novembre 1984, alors que tu te rends à ton travail, un arbre (...) s'abat sur ta voiture. Ni vent, ni tempête ce jour-là... Négligence des hommes ? Fatalité ? Destin ? Tu seras désormais tétraplégique et moi femme de " tétra " (Nicole Lecorps " A corps et à cris " Ed. des Grands Ducs). Ce film est le récit de Nicole qui raconte la vie avec Jacques depuis l'accident, avec le meilleur et le pire...
Ce document s'adresse principalement aux orthophonistes qui ont à guider des parents d'enfants qui communiquent bien mais qui éprouvent des difficultés avec les sons et les phrases. Il peut également être une référence intéressante pour les parents et les éducateurs. On y présente des moyens concrets pour favoriser l'apprentissage du langage dans les activités quotidiennes de l'enfant. Le document fait partie de la série "Plaisir de communiquer avec son enfant", qui comprend aussi "Quand les mots tardent à venir".
Alain Bentolila , dans cet entretien, aborde les pouvoirs du langage qui permettent à l'homme de s'élever et d'être créateur. Le langage permet de communiquer avec l'autre, celui qui est différent et qui peut nous apporter beaucoup. Le langage donne aussi à l'individu la capacité de comprendre, de s'expliquer et de résoudre les problèmes. Il permet notamment de se confronter "autrement qu'avec des cailloux". Les parents, bien sûr mais aussi les grands-parents et l'école ont un rôle important à jouer pour que l'enfant développe un langage qui lui permettra notamment de dire non aux langages sectaires et intégristes. Pour Bentolila, dont les travaux ont toujours une portée sociale, l'enfant grâce au langage, pourra devenir un résistant intellectuel et s'opposer à toutes formes d'obscurantisme. Professeur en sciences du langage à la Sorbonne, Alain Bentolila est conseiller scientifique à l'Observatoire National de la Lecture. Parmi ses nombreuses publications, notons : De l'illétrisme en général et de l'école en particulier..., Plon, 1997, Grand Prix de l'Académie Française; Le propre de l'homme : parler, lire, écrire, Plon, 2000; Professions parents (Sous la direction de), Nathan, 2000.
Les premiers dessins d'enfants sont loin d'être des gribouillages vides de sens. Sortant de croyances parfois solidement établies dans la psychologie de l'enfant, Varenka et Olivier Marc, psychanalystes, interrogent la résurgence de repères embryologiques, analysent la présence de rythmes et repèrent la naissance d'un imaginaire universel à travers ces tous premiers tracés. Un cheminement illustré, pour comprendre l'émergence de formes universelles, sans attaches culturelles, l'apparition et la transcription graphique des perceptions internes de l'enfant, bien avant une représentation symbolique. Le dessin d'enfant, mémoire du monde, souvenir de vie.
Victor, tout en étant très actif socialement, a peu de liens intimes et souffre d'isolement affectif. Alice, veuve depuis quelques années, s'isole socialement. Elle maintient un lien exclusif avec sa fille qui, elle-même, doit s'occuper de sa propre famille. Gérard et Marie forment un couple uni et autosuffisant ; un accident cardiaque de Gérard bouleversera cependant leur douce quiétude. Une fois ces personnages présentés, les effets négatifs de leur isolement sont mis en relief. Par la suite, les personnages explorent un certain nombre de stratégies leur permettant de faire face à leur solitude. La dramatique aborde aussi le rôle que peut jouer l'entourage et les moyens pouvant prévenir l'isolement.
Comment réagir face à la souffrance qu'engendre la dégénérescence de l'être aimé ? Comme un défi, Laurence Kirsch s'est attelée à filmer le parcours d'un homme et d'une femme confrontés à la maladie d'Alzheimer, ses parents. Objet de soin, objet d'investigation, de test, la personne malade redevient sujet au fur et à mesure du film. La vie s'organise avec et autour de lui en tenant compte de ce qu'il est et de ce qu'il vit. Nous sommes invités à partager l'intimité de la famille, cette proximité permet de capter des moments d'une rare intensité et de ressentir pleinement les émotions. Ce témoignage bouleversant montre ce qui se passe en termes de communication, de souffrance, de dit et de non-dit mais aussi de vie parce que Jean est vivant autrement.
Le Service de la Santé de la Jeunesse du Département d'Instruction Publique de Genève a entrepris, il y a quelques années, une réflexion sur le problème de la violence qui concerne les jeunes en tant que témoins, victimes ou acteurs. Plusieurs actions ont été menées dans une perspective de santé publique, c'est-à-dire impliquant l'école et l'ensemble de ses partenaires : la santé, la santé mentale, les services sociaux, la police, le quartier, les parents,...
Dans cet entretien, le docteur Huerre, psychiatre et directeur de la Fondation Santé des Etudiants de France, interpelle les professionnels de la prévention en leur demandant de faire éclater certains de leur à priori. Il incite à appréhender l'adolescence dans sa globalité afin de ré-installer la demande dans le temps, au-delà de l'urgence et du fait-divers. En donnant la parole à l'adolescent, on comprend que les situations sont toujours plus complexes que prévues et qu'il faut tenir compte de l'ensemble des facteurs scolaires, économiques, familiaux ... Les jeunes ont besoins qu'on porte sur eux un regard positif et qu'on s'intéresse à ce qui les préoccupe vraiment : l'amour, le bonheur, l'avenir...
Psychodrame thérapeutique : le cas d'un jeune homme pré-psychotique. Des extraits de plusieurs séances thérapeutiques successives sont montrées. Au cours d'une séance plusieurs jeux de rôles se succèdent. Le patient demande chaque fois aux psychiatres présents de jouer un ou plusieurs rôles : celui d'un de ses proches, parent ou ami. La scène est jouée, puis le patient est invité à la commenter, le psychanalyste peut alors proposer des interprétations. A la fin du film, la méthode est discutée entre psychiatres. Serge Lebovici est interrogé sur sa façon un peu abrupte d'intervenir dans le jeu.
Un exemple de psychodrame thérapeutique : le cas d'un jeune homme schizophrène. Des extraits de plusieurs séances thérapeutiques successives sont montrées. Au cours d'une séance plusieurs jeux de rôle se succèdent. Le patient demande chaque fois à l'un des psychiatres présents de jouer un rôle : celui d'un de ses proches, parent ou ami. La scène est jouée, puis le patient est invité à la commenter. A la fin du film la méthode est discutée entre psychiatres. Serge Lebovici est interrogé sur sa façon un peu abrupte d'intervenir dans le jeu.
La psycho-oncologie est une discipline récente dont l'objet principal est le sujet cancéreux. Comment vit-on avec une maladie qui véhicule l'idée de la mort ? Qu'est-ce que le syndrome de Lazare ? Le syndrome de Damocles ? Les patients sidéens réagissent-ils de façon très différente ? Quel est le rôle du psychiatre auprès de cette clientèle ?