Ce film est la confession d’un homme que la société qualifie habituellement de malade mental. Il nous permet de découvrir un être doué de rares qualités d’âme et d’esprit. C’est aussi un témoignage parfois drôle, parfois tendre, parfois amer et bouleversant sur l’itinéraire d’un individu coincé entre la société, la famille, l’institution psychiatrique et lui-même. Jacques Zelnio est décédé en 1989 après avoir vécu reclus chez ses parents, dans une chambre de 10 m2 dont il ne sortait plus qu’à de très rares occasions…pour se faire prescrire des tranquillisants" (Christian Deloeuil, avril 1989).
Lorsque les personnes âgées sont atteintes de sénilité mentale, il est parfois difficile de trouver pour elles des maisons d'accueil. Il n'existe pas assez de section hospitalières adaptées à leurs problèmes spécifiques de santé mentale. Pas plus qu'il n'existe- pour celles d'entre elles dont l'état ne requiert pas de traitement médical particulier- assez de maisons de repos capables de les prendre en charge. Et pourtant, des structures d'accueil bien adaptées leur offriraient une vieillesse paisible et résoudraient idéalement un problème jusqu'à présent extrêmement difficile.
Charlotte a écrit son journal à l'hôpital Sainte Anne entre 1998 et 1999. Mis en images avec une grande sensibilité par son frère, ce texte est mis en rapport avec le quotidien de personnes anonymes, croisées dans les rues de Paris. Un voyage dans les confins de l'âme...
La première salle de consommation à moindre risque de Belgique a ouvert à Liège en 2018. Refuge pour des personnes en situation de précarité, elle offre la possibilité de chasser les dragons (une manière d’inhaler de l’héroïne) dans des conditions d’hygiène et de sécurité décentes. Mobilier de bureau standard, armoire à pharmacie aux petits tiroirs bien rangés : au premier coup d’œil, on est frappé par l’hyper normalité d’un lieu qui ne l’est pas. Alexandra Kandy Longuet a passé plusieurs mois dans ces locaux aux côtés des usagers, des hommes sans abri pour la plupart, accueillis par une équipe de soignant·es et de travailleur·ses sociaux·les bien décidé·es à leur donner du temps et de la place. La réalisatrice ne gomme pas la violence des pratiques réalisées dans cet espace dédié. Pourtant, ce qu’on retient de ce film attachant, c’est l’évidence avec laquelle elle va à la rencontre de François, Thomas, Arnaud et les autres, autant de personnes aux vies éclatées qu’on prend, avec elle, le temps d’écouter.
La profession d'infirmière connaît une grave pénurie, particulièrement marquée à Bruxelles. Seulement 40% des infirmiers et infirmières diplômés sont actifs dans leur métier. Pour mieux comprendre la situation, la caméra est allée à la rencontre du monde hospitalier où, de service en service, surgissent les mêmes difficultés, les mêmes frustations, et pourtant la même passion pour le métier de soignant: pénurie de personnel et surcharge de travail, manque de moyens et de temps pour la formation à des actes de plus en plus spécialisés, problèmes d'horaires et de non-reconnaissance de la profession...
Karin Rondia s’entretient avec le Dr Emile Meurice, directeur honoraire de l’Hôpital Psychiatrique Provincial de Lierneux, lequel retrace son parcours de psychiatre dans la région de Liège, brossant au passage un portait de l’évolution des pratiques depuis les années 50.
« Ce que disent les insensés n’a-t-il pas de sens ? ». C’est au départ de cette question que, cherchant à comprendre ce qui « dysfonctionne » dans le cerveau humain, Emile Meurice a passé de nombreuses années à chercher des outils d’analyse de la psychose et à s’interroger sur le sens du délire.
Fondateur du GIERP et de Psycholien, il publie aujourd’hui des monographies de personnalités atteintes de ce qu’il appelle « un excès d’implication ».
Trois années durant, les réalisateurs Jeanne Pope et James Galwey ont filmé le quotidien d’une pension de famille. Ils y ont suivi un couple souffrant de graves troubles mentaux et le difficile quotidien de la propriétaire du lieu, Lise Bissonnette. Comme si une petite souris observait le degré zéro du système de prise en charge des troubles mentaux : celui de personnes que seuls leurs droits sociaux préservent de la rue. Car telle est la réalité des personnes atteintes de troubles mentaux, en marge de la société et sans travail, ni argent, ni famille. Elles dépendent entièrement des pouvoirs publics. Heureusement pour elles qu’il existe des gens comme Lise pour les accompagner de jour en jour.
Il est aujourd'hui possible de choisir le sexe de son enfant afin d'éviter une maladie génétique liée au sexe ou pour des raisons d'équilibre dans la composition familiale. Pour six mille euros, un professeur gantois propose une méthode révolutionnaire qui assure à 80% le sexe du futur enfant... Le point sur ce nouveau débat de société.
Roger Chomeaux, dit « Chomo », artiste pluridisciplinaire aujourd’hui disparu, a voué sa vie à la création. Son travail hors des circuits traditionnels de l’art utilisait essentiellement pour ingrédients des matériaux de récupération les plus divers, qu’il allait chercher dans les décharges environnantes ou dans les sous-bois. Pendant la plus grande partie de sa vie, seul sur une parcelle de la forêt de Fontainebleau, vivant en ascète, dans des conditions très rudes et dans le plus grand dénuement, Chomo bâtit ce qu’il nomme le "Village d'Art Préludien", son monde à lui. Ce microcosme est constitué d’un ensemble de bâtisses, composé de « L'Eglise des Pauvres », du « Sanctuaire des Bois brûlés » et du « Refuge », des constructions destinées à abriter ses nombreuses sculptures et peintures. Reclus dans son univers, Chomo a refait le monde à sa manière, un monde parallèle où la création est omniprésente, alimentée d’énergies invisibles. “Je suis gouverné par les forces cosmiques” déclarait-il.
Ce film sans scénario est né à l’hôpital psychiatrique Robert Ballanger (93) en collaboration avec le collectif d’usagers MOUVEMENT(s). Chorée, est emprunté à la Chorea antique et désigne simultanément une danse en groupe et une maladie nerveuse caractérisée par des mouvements involontaires, irréguliers. Il désigne aussi l’expérience proposée : danser ensemble malgré la souffrance psychique et les effets des médicaments. Le film propose un témoignage aux multiples visages à la fois parlé, dansé et dessiné
Frank Carveth a peur. Son ex-femme est en clinique psychiatrique afin de suivre une thérapeutique curieuse que le Dr. Raglan refuse d'expliquer. Leur fille Candice présente des changements physiques étranges. Carveth rend le Dr. Raglan responsable et décide d'éclaircir le mystère. Il découvre que sa femme matérialise ses haines sous la forme d'enfants mutants et meurtriers qu'elle met au monde d'une façon particulièrement horrible. Carveth va tout faire pour sauver sa fille. Dans ce film Cronenberg nous livre une vision puritaine et assez pessimiste de la société et de son évolution. Note: il existe un documentaire sur le réalisateur dans la série "Cinéma de notre temps", qui porte la référence TD1591.
Ce film est issu de la rencontre de deux propositions : celle en interne à L’Heure Atelier, Centre d’Expression et de Créativité du SSM La Gerbe, de travailler en 2015 sur la thématique de l’archéologie et celle du Musée Art et marges de réaliser des portraits subjectifs vidéo d’atelier. Esquisser ce qu’il en est de notre atelier s’est alors présenté à nous, artistes participants et animateurs, comme le défi d’aller pister l’origine de la création, celle du monde, de nos idées, de nos outils, de nos démarches, etc. Le froid s’est avéré être un point de départ crucial, celui qui fige, tord, fait souffrir, met au sol mais aussi fait réagir, rebondir, et prendre son envol. De la matière brute et originaire aux technologies numériques se reconstruit chaque jour à L’Heure Atelier l’histoire du monde, de nos souvenirs, des traces que nous en laissons comme autant de promesses d’à venir.
http://www.heureatelier.be/Chronos-cree-technos
CHUT... CHUT, CHÈRE CHARLOTTE (HUSH... HUSH, SWEET CHARLOTTE) Fiction (2h13)
Réalisateur :
Robert Aldrich Pays :
Etats-Unis
- 1964
Prix Edgar-Allan-Poe 1965 du meilleur scénario
En 1927, en Louisiane. Lors d'une réception, la jeune Charlotte Hollis apparaît devant les invités couverte de sang. John Mayhew, son amant,vient d'être assassiné. Charlotte et John étaient sur le point de s'enfuir, loin de l'autorité d'un père possessif et de la jalousie d'une épouse. Des années plus tard, en 1964, Charlotte vit toujours dans la somptueuse propriété qui a été le théâtre du drame. Charlotte devenue la risée des habitants est considérée par tous comme folle. Celle-ci est menacée d'expropriation car un pont doit être construit à l'emplacement de son manoir. N'entendant pas se laisser faire, elle fait appel à sa cousine Miriam Deering. Miriam, bienveillante au premier abord perd peu à peu son amabilité et laisse apparaître de vieilles rancœurs. Avec l'aide du Docteur Drew Bayliss, celle-ci a en fait des intentions bien peu honorables : rendre sa cousine folle et empocher une belle somme d'argent.
Entre documentaire et fiction, entre la musique et le réel, une traversée cinématographique à travers la médecine traditionnelle douce pratiquée par les femmes guérisseuses de Zarzis en Tunisie qui contraste avec la transe thérapeutique et virile des hommes.
Pour essayer de comprendre les raisons qui poussent les jeunes au suicide, le film suit durant quinze jours l'itinéraire de cinq adolescents depuis leur prise en charge au centre fermé Patrick Dewaere à Lierneux (province de Liège) jusqu'à leur sortie. Leur témoignage permet de lever le voile sur ce qui se passe dans la tête d'un jeune qui veut mourir. Le reportage aborde également la question des moyens thérapeutiques utilisés par ce centre spécialisé: des méthodes très différentes de celles généralement employées dans les services hospitaliers d'urgences psychiatriques.
Après avoir exercé les métiers de comédienne, de restauratrice et de décoratrice, Claude de Milleville se voue à la psychothérapie et à l'exploration de l'inconscient. Sa méthode est originale car elle est à la fois basée sur les lames du tarot, la nombrologie et l'analyse des rêves. L'important consiste, grâce à ces différentes techniques, à instaurer un dialogue entre le moi et l'inconscient. Dans cet entretien, Claude de Milleville évoque les grandes étapes de sa vie, insiste sur notre devoir d'être heureux et la nécessité de retrouver le paradis terrestre avant de se préoccuper des félicités célestes. Elle livre une petite démonstration de son art sur Michèle Cédric qui se prête avec bienveillance à cet exercice aussi révélateur qu'amusant.
Après un an de confinements successifs et de restrictions sanitaires, le Club 55, structure d'accueil et véritable refuge pour personnes en difficultés psychiatriques basé à Bruxelles, revient progressivement à la vie. Il décide de se lancer dans une folle aventure en réalisant un court-métrage de fiction.
Au départ d'un travail d'atelier avec des jeunes de Saint-Gilles, le film raconte la vie d'un quartier de Bruxelles où les communautés se côtoient. C'est une enclave pauvre entre deux quartiers riches. Un visage de Bruxelles et du monde. Le personnage principal, Lambert Desmet, n'arrive plus à retrouver sa place après une longue cure de désintoxication alcoolique, suite à une bavure policière dont il est responsable et à la suite de laquelle il est mis en examen. Il est né dans ce quartier, mais ne s'y sent plus chez lui. Il a perdu son identification avec le monde nouveau dans lequel tout se transforme.
Une belle chambre d'hôtel. Parfait pour une évasion à deux. Elle a une nouvelle importante à lui annoncer. Il veut, il doit alors, à son tour, lui dire quelque chose de capital.