EN ATTENDANT DEMAIN Fiction (14 min)
Réalisateur :
Hervé BENSIMON Pays :
France
- 1997
Prix spécial de la WAMHF, Lorquin 1998
Prix dela meilleure qualité artistique dans la catégorie Education pour la Santé - Mauriac 1999
Dans trois quartiers de Paris, Sarah traverse la nuit à l'abri d'une cabine téléphonique pour déballer ce qu'elle a sur le coeur, sa maladie, un cancer. (Film de fiction) Existe en 16 mm
Les toxicomanies ne sont pas liées au milieu social ou culturel, chacun peut y être confronté. Le sentiment d'appartenance et de reconnaissance par le groupe est important. Le plaisir aussi, mais au-delà de cette première étape, l'assuétude devient un insoutenable fardeau. Et les situations de rupture auxquelles les toxicomanies aboutissent sont pénibles: solitude, rupture avec le milieu familial, délinquance, atteinte à la santé physique et mentale. En cas de toxicomanie lourde, des organismes spécialisés fonctionnent dans toute la Communauté française et des traitements individualisés avec une aide psychologique et sociale existent.
Il existe, en Communauté française de Belgique, quatre services spécialisés prêts à intervenir vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans les situations de détresse psychologique extrême. Des "urgences psy" qui accueillent principalement, non des malades mentaux mais, sept fois sur dix, des gens équilibrés qui n'ont pas pu s'adapter à une situation exceptionnelle de crise profonde. Avec l'aide de témoins, de spécialistes et d'intervenants, l'émission tente de répondre aux multiples questions qui se posent lorsqu'un proche, un conjoint, un enfant est en détresse. Proposition de solutions concrètes et analyse des limites en matière de suivi des personnes en crise.
Le film mêle des témoignages de jeunes autour du thème de la solitude. Ils expriment leurs inquiétudes mais aussi leurs espérances... Un document destiné aux parents et à la communauté éducative. Séquences: Quand j'étais enfant - 14-15 ans... c'était pareil - La campagne ou la ville - La solitude des vieilles personnes - La mort - Les projets - Passions, rêves, expériences - Le bonheur.
Roger Chomeaux, dit « Chomo », artiste pluridisciplinaire aujourd’hui disparu, a voué sa vie à la création. Son travail hors des circuits traditionnels de l’art utilisait essentiellement pour ingrédients des matériaux de récupération les plus divers, qu’il allait chercher dans les décharges environnantes ou dans les sous-bois. Pendant la plus grande partie de sa vie, seul sur une parcelle de la forêt de Fontainebleau, vivant en ascète, dans des conditions très rudes et dans le plus grand dénuement, Chomo bâtit ce qu’il nomme le "Village d'Art Préludien", son monde à lui. Ce microcosme est constitué d’un ensemble de bâtisses, composé de « L'Eglise des Pauvres », du « Sanctuaire des Bois brûlés » et du « Refuge », des constructions destinées à abriter ses nombreuses sculptures et peintures. Reclus dans son univers, Chomo a refait le monde à sa manière, un monde parallèle où la création est omniprésente, alimentée d’énergies invisibles. “Je suis gouverné par les forces cosmiques” déclarait-il.
A Sarcelles, la réalisatrice Marie De Laubier filme au quotidien une maison de retraite dirigée par une femme vive, attentive et chaleureuse. Cette dernière a décidé de regarder la vieillesse et la mort droit dans les yeux, plutôt gaiement que tragiquement, et d'injecter de la vie et de l'humour à la fin de vie de ses pensionnaires. À travers ses yeux, est proposée une galerie de portraits insolites ou inattendus - et souvent sereins. Ce document n'oublie cependant pas de soulever les problématiques du placement en home, des relations avec le personnel soignant et avec la famille, de la perte d'autonomie et de liberté, des troubles de la mémoire, de la solitude et de la mélancolie...
Aline était vieille et seule, et elle vient de mourir, seule. A l'image des cités américaines, Bruxelles voit venir à elle de nouvelles vagues de solitudes. Les "isolés" se multiplient sans se parler. Un mariage sur deux y vole en éclats (pour un sur trois dans le royaume), sans compter les séparations non officielles. C'est à Bruxelles encore que se concentrent les familles monoparentales, principalement des femmes qui ont la charge de leurs enfants. Une population d'un genre nouveau se crée de nouveaux rites sociaux et s'invente des lieux pour se retrouver et pour parler. Car, si la foule est un formidable espace de liberté, il est parfois difficile de s'y faire entendre, surtout lorsqu'on devient vieux.
L'alcoolisation des femmes est solitaire, conjoncturelle (rupture, séparation, échec, réinvestissement psychique qui ne se fait pas ou qui se fait mal ...) et empreint de culpabilisation surtout au regard du corps social. Témoignages de Josi et de Danièle et intervention du Dr Véronique Thépot, responsable du Centre de cure ambulatoire CAP 14 de Paris.