Aujourd’hui nous vivons dans un monde où la logique de rentabilité s’applique à tous les domaines. Les lieux dédiés aux métiers du soin, du social, de l’éducation… sont gérés par des managers ou des experts pour qui seul comptent les chiffres, niant les besoins humains. Les professionnels ne retrouvent plus le sens de leur engagement et vivent péniblement l’altération profonde de leur métier. Roland Gori, psychanalyste et initiateur en 2008 de l’appel des appels se bat contre cette logique, en scrutant et dénonçant les failles de nos sociétés néo-libérales. L’appel des appels est un mouvement opposé à la marchandisation de la santé, de l’éducation, de la culture… Ce film propose un portrait intime de Roland Gori, de sa pensée et de ses combats étayés par des témoignages de proches tels que ses éditeurs Henri Trubert et Sophie Marinopoulos (Les liens qui libèrent), la philosophe et académicienne Barbara Cassin, son épouse et chercheuse Marie José del Volgo ou le journaliste de l’humanité Charles Sylvestre…
Conçu pour répondre aux préoccupations de l'entourage de la personne âgée, ce document va à la rencontre des aînés et de leur famille en Belgique, en France, en Angleterre et au Grand-Duché du Luxembourg afin de susciter la réflexion face aux choix parfois difficiles à faire quand on prend de l'âge: vieillir chez soi ou ailleurs? Des hommes et des femmes de tout âge témoignent de leur expérience et des professionnels font part de leurs conseils. Un reportage très complet qui propose une image positive du mot "vieillir" et qui montre des solutions parfois surprenantes. Note: une brochure réalisée par la Fondation Roi Baudouin complète ce programme et approfondit les points suivants: vivre à domicile en étant valide ou moins valide, la perte d'autonomie progressive, les services et aménagements à domicile, les conditions de vie et d'entrée en maison de repos, les alternatives...
Le docteur Abenhaim est un médecin épidémiologiste qui a dirigé pendant plusieurs années un important Centre de recherche en épidémiologie et en santé publique à l'Université McGill. Devenu Directeur Général de la Santé de France, il se retrouve au centre du système de santé et est chargé, à ce titre, de déterminer les priorités générales de santé publique et les grandes orientations dans l'offre de soins y compris la compétence des médecins et les normes de pratiques. Dans cet entretien, Lucien Abenhaim aborde sans ambages les grandes questions de santé qui interpellent actuellement la plupart des pays occidentaux : modification des rôles des principaux acteurs du champ de la santé, participation de plus en plus grande de la population au processus décisionnel, influence de l'opinion publique et des médias dans l'évaluation du risque, nécessité de communiquer directement avec la population, etc. Comparant l'Europe à l'Amérique, il traite de sujets comme le principe de précaution, l'importance des grandes écoles de santé publique, le transfert des connaissances et le rôle déterminant de l'internet dans l'évolution des pratiques.
Professeur à la " London School of Hygiène and Tropical Medicine " et président de l'Union International de promotion de la Santé et de l'Education pour la Santé, le professeur Hagard est l'une des autorités mondiales de la Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé et de son implantation dans les politiques sanitaires de divers pays. Il est aussi reconnu comme Conseiller International en matière de réforme des système de santé.
Ce document montre le travail effectué depuis 7 ans par une psychomotricienne et par un pédopsychiatre dans une maternité. Les images de ce film illustrent l'observation du bébé en présence de sa mère. Cette observation a pour objet de repérer d'éventuels dysfonctionnements de la relation précoce mère-enfant. Ce travail s'effectue en collaboration avec l'ensemble du service sensibilisé à la reconnaissance des facteurs de risques anténataux et périnataux.
Michel Clair connaît les rouages de la consultation publique. Ce politicien chevronné a été quatre fois ministre dans le gouvernement du Québec, puis devenu vice-président d'Hydro-Québec, c'est donc sans grande surprise, que le rapport de la commission d'études sur les services de santé et les services sociaux, publié au début de 2001, fut si favorablement accueilli. Chaque joueur impliqué dans le système de santé et des services sociaux semble y retrouver une idée ou une recommandation en ligne avec ses aspirations. Arriver à un tel niveau de consensus dans un environnement aussi complexe n'est pas une mince affaire. Le rôle central de la prévention fait l'objet de considérations particulières tout que celui de l'intégration horizontale des services de santé et des services sociaux.
L'histoire de l'AZT - premier médicament antiviral mis à disposition des malades du SIDA - est une saga scientifique, juridique et humaine autour de laquelle se cristallisent à la fois l'espoir de malades et d'immenses intérêts financiers. Cette histoire plonge au coeur d'une catastrophe de notre temps: 40 millions de séropositifs n'ont pas accès aux traitements qui pourraient prolonger leur vie. Le film confronte les témoignages des principaux chercheurs, industriels et séropositifs/activistes (Act Up) qui ont fait l'histoire de l'AZT. Cette présentation rigoureuse, distanciée et nuancée des faits historiques est mise en opposition avec des images d'archives, brutes et rares, tournées par des militants de la lutte contre le SIDA.
Le docteur Paccaud, directeur de l'Institut Universitaire de Médecine Sociale et Préventive de Lauzanne, critique le rôle un peu éffacé que joue la santé publique dans les différentes réformes de santé qui ont cours actuellement dans le monde occidental. Une réforme peut être axée sur les besoins de la population ou sur la demande de soins et la réponse à cette demande. Force est de constater que la plupart des réformes des systèmes de santé sont conduites par les payeurs, moins préoccupés par les besoins de la population que par la demande de ceux qui règlent les primes. Que ce soit en intervenant localement ou dans les pays en voie de développement, la santé publique doit faire de l'activisme social. On doit redonner à la santé publique son sens de l'engagement.
L'avènement du SIDA a conduit au développement d'une politique de santé publique appelée " réduction des risques ". La sociologue Anne Coppel, nous explique comment cette politique à été mise en place et avec quels acteurs. Elle fait le point sur la politique de substitution concernant les héroïnomanes et aborde la question actuelle des enjeux de santé publique (hépatite C, prescription d'héroïne ...) Anne Coppel est sociologue, directrice du Centre Emergence Tolbiac, est présidente de l'Association Française de réduction des Risques. Elle est l'auteur du Dragon domestique, ainsi que de différents ouvrages et articles sur les traitements de substitution.
Directeur de l'Ecole de Santé Publique de Nancy, le Professeur Deschamps est un pionnier de la santé publique française et l'un des maîtres à penser de toute une génération de professionnels de la santé publique. Son influence s'est fait sentir dans plusieurs domaines notamment celui de l'établissement de priorités nationales de santé. Lors de son mandat à titre de Président du Comité Français d'Education pour la Santé, la principale structure de promotion de la santé de ce pays, Jean-Pierre Deschamps a créé des réseaux de centre départementaux dont le rôle dans l'action locale et dans la diffusion est largement reconnu.
Magazine complet traitant des sujets de santé les plus divers dans un objectif de prévention et d'information, avec reportages, témoignages et débats à l'appui. De grands médecins et personnalités scientifiques participent à cette plongée au coeur de la médecine.
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Marc Danzon a été délégué général du Comité Français d'Education pour la Santé. Il a occupé par la suite le poste de Directeur du Bureau de l'Europe de l'OMS pour la promotion de la santé. Il a été Responsable de la santé publique à la Mutualité Française. Dans cet entretien, Marc Danzon se demande si les pays de l'Est importent présentement ce qu'il y a de mieux ou de pire dans les systèmes de santé occidentaux. Comment la nouvelle santé publique devrait-elle intervenir dans ces transferts de connaissances et de technologie ? Comment envisager les réformes des systèmes de santé dans le contexte des profonds bouleversements économiques et politiques qui ont accompagné la chute du mur de Berlin. L'échange avec Marc Danzon vient éclairer cet important débat et refléter certaines contradictions qu'il ne faut plus passer sous silence.
Directeur du " International Centre of Health and Society" de l' University College à Londres, cet épidémiologiste de renommée mondiale a été le chercheur principal des Etudes de Whitehall (études de cohortes des fonctionnaires britanniques) dont les résultats ont façonné notre pensée relativement à la question des déterminants de la santé et au rôle que joue la perception d'agir "empowerment ". Il s'est aussi intéressé à la question de la diffusion des connaissances scientifiques et à l'influence de la pensée scientifique sur le développement des politiques sanitaires et sur le comportement humain.
Alain Dubuc, économiste et éditorialiste en chef au journal La Presse à Montréal, s'intéresse à la santé par le biais de l'économie politique. Au cours de cet entretien, il aborde la santé de l'extérieur, pour en faire une sorte d'examen clinique utilisant une méthodologie quasi médicale. C'est l'économie qui malheureusement détermine les réformes de santé, dit-il, alors que la santé aurait besoin d'évoluer au nom d'autres valeurs comme les nouvelles connaissances, les développements de la technologie ou la nouvelle compréhension des déterminants sociaux. Il résulte de cette dynamique économique plusieurs distorsions qui sont abordées ici sans ambages. Les décideurs sont-ils seuls responsables de l'état actuel du système ? Les citoyens désirent-ils vraiment adopter une attitude de participation active nécessaire au passage à un nouvel ordre des choses ? Alain Dubuc ose souligner l'étonnante complicité en faveur du statu quo. Par quoi peut-on remplacer une situation qui convient si bien à tous les acteurs ? Il tente aussi d'identifier les lignes de forces qui vont sous-tendre les systèmes de santé de l'avenir. Il parle d'un rôle moins teinté d'angélisme pour la santé publique, d'une participation de la population éclairée par les technologies de l'information. Il évoque aussi la transformation inévitable des professions de la santé. Enfin, il s'inquiète de l'incapacité de l'Etat à véritablement évoluer en matière de santé et aborde la délicate question de la privatisation des soins de santé.
Alexandre Berlin, conseiller pour la santé publique à la Commission européenne de la santé, nous décrit le contexte dans lequel évolue la Comission européenne de la santé et la place qui est dévolue à la santé publique. L'Europe confrontée de façon permanente à d'énormes changements sociaux et politiques, doit constamment inventer de nouvelles manières d'aborder la santé afin de la maintenir au coeur des priorités des pays membres. Le docteur Berlin nous décrit, avec quelques exemples à l'appui, certaines stratégies pour mettre de l'avant des programmes de sensibilisation et de prévention qui pourront intéresser un grand nombre de pays et être diffusés largement.
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Le psychologue Pierre-Paul Costantini, expert auprès du Tribunal de Grande Instance, nous expose, dans cet entretien l'intérêt de l'expertise psychologique pour les magistrats instructeurs. Il en définit les conditions et ses modalités d'élaboration. Il en défend la spécificité dans une démarche identitaire de la psychologie.
Victor Rodwin est reconnu internationalement comme expert en étude comparée des systèmes de santé. Il enseigne à la Robert F. Wagner Graduate School of Public Service de l'Université de New York.Ses voyages à travers le monde lui ont permis de montrer comment les différents types de gouvernement relèvent le défi d'offrir les meilleurs soins de santé à leur population. Pour le docteur Rodwin, la comparaison des systèmes de santé est complexe et ne vise aucunement à prouver la supériorité d'un système sur l'autre. Au cours de cet entretien, il décrit avec enthousiasme et humour les principaux enjeux méthodologiques de son champs d'étude et montre, à l'aide de nombreux exemples, comment les modèles théoriques résistent mal aux contraintes politiques et culturelles. Il aborde aussi la difficulté d'exporter des politiques de santé qui peuvent s'avérer judicieuses dans un contexte mais néfastes dans un autre.