Gisèle Halimi, d'origine tunisienne, est une avocate célèbre en France. Elle a défendu les militants du F.L.N. algérien, les indépendantistes tunisiens, Jean-Paul Sartre, Henri Cartier-Bresson,... Mais c'est surtout dans la cause des femmes qu'elle s'est distinguée en plaidant dans des affaires d'avortement ou de viol. En 1971, avec Simone de Beauvoir, Jean Rostand et Jacques Monod, entre autres, elle fonde le mouvement féministe "Choisir" qui lutte pour l'émancipation des femmes. La vie de Gisèle Halimi est une vie de combats, tantôt juridiques, tantôt politiques. Elle se bat en particulier pour la parité entre hommes et femmes dans les instances décisionnelles et délibératives de la démocratie. Gisèle Halimi est l'un des grands visages féminins du siècle.
Les éditions Lannoo et Touring ont publié un guide sur "l'accessibilité des sites touristiques en Belgique pour les personnes à mobilité réduite". Plusieurs centaines de sites, de villes ou d'attractions ont ainsi été testés par les moins valides et les journalistes qui ont rédigé le guide. Conclusion générale: il y a encore beaucoup à faire pour rendre certains lieux accessibles. Enquête avec l'aide de membres très actifs de la Fondation Cédric, créée pour aider les personnes "en chaise"...
Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l'acquisition d'un programme informatique ultramoderne, capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de 'Samantha', une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…
En décembre 1997, Bertrand Tavernier apporte son soutien à un groupe de sans-papiers lyonnais qui entament une grève de la faim pour protester contre la double peine
Irresponsables pose le débat de l’irresponsabilité pénale et documente la fracture grandissante entre la société française et ses « fous », permise par une nouvelle forme de populisme pénal.
Alors que la France vient de faire évoluer la loi, après l’affaire Sarah Halimi, familles de victimes et d’auteurs de crimes, experts-psychiatres, juges, avocats, gardiens de prison, ont accepté de témoigner dans cette enquête documentaire.
Ils aideront à dresser le portrait-robot de ces meurtriers qui repoussent les frontières de la raison et permettront de comprendre le parcours du combattant des familles, des proches, des soignants qui s’occupent des malades mentaux meurtriers dans une société qui les considère d’abord comme des dangers et non comme des malades.
Magazine complet traitant des sujets de santé les plus divers dans un objectif de prévention et d'information, avec reportages, témoignages et débats à l'appui. De grands médecins et personnalités scientifiques participent à cette plongée au coeur de la médecine.
Kusum est une jolie adolescente de New Delhi qui semble atteinte d'un profond abattement sans qu'elle puisse en exprimer la raison. Ses parents la conduisent chez le médecin, à l'hôpital, ... Rien n'y fait. Un guérisseur traditionnel conseille alors de l'emmener dans un village éloigné où subsiste une vieille querelle familiale. Dans le temple du village, une grande cérémonie est organisée au cours de laquelle les fidèles entrent en possession. Quelques temps après, on commence à noter chez Kusum les premiers changements ... "Kusum" est un film bouleversant par sa capacité à nous faire entrer dans l'intimité d'une famille indienne désemparée ainsi qu'un remarquable document ethno-psychiatrique sur un processus thérapeutique. Après la vision de ce film, on ne peut que porter un regard différent sur la médecine tradionnelle et sur le culte des ancêtres. Rarement montré dans nos contrées - mis à part Kaurismaki -, le cinéma finlandais possède une excellente tradition documentaire. Plutôt classiques dans leur réalisation, ces films sont très bien construits d'un point de vue narratif et très bien filmés (souvent sur support argentique). "Kusum" de Jouko Aaltonen ne fait pas exception.
Phénomène de mode ou évolution des mœurs, la chirurgie esthétique fait de plus en plus d'adeptes. Nez rectifiés, poitrines remodelées, lifting. En dix années, le nombre d'interventions a décuplé. Une technologie de pointe, des hospitalisations brèves et des anesthésies locales produisent des résultats spectaculaires. Mais il faut rester prudent, car l'investissement financier est important et l'on risque toujours de céder aux propositions d'un charlatan. D'autre part, une transformation du corps s'accompagne toujours de modifications sur le plan psychologique, conséquence qu'il ne faut pas négliger. A l'aide de témoignages, l'émission propose une nouvelle image de la chirurgie esthétique et de sa dimension humaine.
La précarisation croissante de la population est la principale cause de surendettement. En Belgique, près de 400.000 ménages sont concernés. Le défaut de paiement est dû très souvent à un événement extérieur à la volonté du débiteur: perte d'emploi, maladie, accident, divorce ou séparation,... qui le fait passer de la situation de l'endettement à celle du surendettement. Tous les acteurs concernés par le crédit (banques, courtiers, responsables politiques, associations, travailleurs sociaux,... et les surendettés eux-mêmes) apportent leurs points de vue sur la question des responsabilités et des moyens à mettre en oeuvre pour sortir les personnes du surendettement. Des solutions sont évoquées et débattues.
Jean-Marc Faure est médecin et vit dans le Jura français avec sa femme et ses deux enfants. Il travaille pour l'Organisation Mondiale de la Santé et son métier le conduit de symposiums en congrès à travers toute l'Europe. Il jouit d'une aisance financière confortable et propose à ses proches les avantages fiscaux que sa présence fréquente à Genève lui octroie. Mais tout ceci n'est qu'un mensonge, Jean-Marc vit une double vie et trompe ceux qui l'entourent depuis trop longtemps. Quand la vérité commence à émerger, Jean-Marc acculé assassine femme, enfants et parents puis tente de se suicider... L'adaptation du roman d'Emmanuel Carrère qui retrace un fait divers, l'histoire de Jean-Claude Roman, toujours en prison à l'heure actuelle. Une grande affaire criminelle comme le cinéma français les aime, déjà traitée par Laurent Cantet dans "L'emploi du temps". Auteuil est parfait.
Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. Lors de ces entretiens, Daniel Friedmann, questionne sept psychanalystes sur les rapports entre la psychanalyse, la politique et les idéologies. A travers leur expérience d'engagement politique ou leur parti-pris de non-engagement, les analystes exposent le danger qu'il y aurait à considérer la psychanalyse comme un substitut aux pouvoirs quels qu'ils soient et rappellent que la psychanalyse ne peut qu'être désengagée vis-à-vis de la politique. Ils évoquent les valeurs du collectif par rapport à celles de l'individu, le narcissisme en politique à l'opposé de l'écoute de l'autre, fondement de l'analyse... Ont été interviewés: Eduardo Prado de Oliveira, François Roustang, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Laurence Bataille, Isi Beller, Markos Zafiropoulos.
Bruno a connu le succès avec un premier roman. Vingt ans plus tard, à 50 ans, il est toujours célibataire sans enfant et vit en colocation avec une jeune Femen. Il se lève à 14h et passe la plupart de ses journées en caleçon à la recherche de l’inspiration. Pour lui tout va bien, mais ses proches s’inquiètent...
LE JOUR DES IDIOTS Fiction (1h45)
Réalisateur :
Werner SCHROETER Pays :
RFA
- 1982
Bundesfilmpreis de la meilleure réalisation en Allemagne
Carole Schneider (Carole Bouquet, dans un de ses premiers rôles, plutôt déshabillé) est une jeune femme charmante autant qu'excentrique. L'insouciance d'une vie aisée et d'un milieu bien-comme-il-faut la laisse toutefois insatisfaite. Son petit ami semble bien incapable d'apporter la moindre réponse à ses demandes émotionnelles. Pour attirer l'attention sur elle, elle dénonce comme dangereux terroristes ses paisibles voisins. Par ce petit détail, le réalisateur pointe la paranoïa, savamment entretenue par le gouvernement, qui avait touché la société allemande pendant les "années de plomb". Ses outrances amènent Carol dans un asile psychiatrique assez étrange, qui peut être vu comme la métaphore d'une société avide de se débarrasser de tous ses "gêneurs". Werner Schroeter signe ici une oeuvre qui, si elle renoue avec la structure narrative linéaire (après une série de films-collages expérimentaux), utilise pour traduire l'état d'esprit de sa protagoniste des séquences hallucinées, dont le montage sert à créer une désorientation spatiale et temporelle. L'essentiel de la signification du film est délivré par le corps de Carole, ses expressions faciales et sa gestique, bien plus que par les dialogues. Un film âpre et complexe qui fait voler en éclat toutes les prison-asiles du désir.
Vincent, consultant en entreprise, a été licencié. Incapable de l'annoncer à sa famille, il leur fait croire qu'il continue à travailler et s'invente un nouvel emploi, à Genève, dans une institution internationale. Le piège se referme sur lui: pour maintenir l'illusion et le niveau de vie, il s'écartèle de mensonge en mensonge. Deuxième long métrage de Laurent Cantet, après le remarqué "Ressources humaines" (1999), cette histoire s'inspire de celle du docteur Roman qui, pendant près de quinze ans, a menti à sa famille et à son entourage puis a tué sa femme, ses enfants et ses parents avant de rater son suicide. Le réalisateur et son scénariste refusent le sensationnel et se focalisent sur Vincent, sur son drame, ses réactions et sa double vie. La construction du film est impeccable, la photo soignée et l'interprétation proche de la perfection.
Chaque société comme chaque adulte a ses propres façons de voir l'enfance et, par conséquent, de la traiter. L'enfance et la famille, l'enfance et l'école, l'enfance et la maternité, l'enfance et le monde économique, la sexualité et la mort, sont autant de thèmes abordés par le film à travers différents discours contemporains. Avec la participation de Marie-José Chombard de Lauwe et Georges Snyders. Les textes de Roland Barthes sont lus par Michel Lonsdale. Les autres textes sont lus par Edith Scob.
Il s'appelle Léolo. Depuis sa tendre enfance, il baigne dans les odeurs et les lumières, il se réconforte sur la poitrine opulente de sa plantureuse maman, il vit entouré d'une famille au cerveau quelque peu dérangé, il lit et écrit beaucoup et s'envole sur les chansons de sa jolie voisine sicilienne pour ne pas devenir fou... Un enfant pose un regard différent sur l'univers dégénéré dont il est issu et vit pleinement son imaginaire. Cru et merveilleux.
Paul est schizophrène et semble intégré dans sa famille, jusqu'au jour où, suite à une déception amoureuse, il pète un cable. Ses parents le conduisent à l'hôpital psychiatrique où il rencontre Oli Beatle qui pense être l'auteur des chansons des Beatles qu'il leur aurait envoyées par télépathie, Victor qui se prend pour Hitler et Pierre qui pense avoir écrit une thèse sur Schiller. Au bout d'un certain temps, Paul va mieux. Il retourne chez ses parents. Mais peu après, il rechute et, comme au Monopoly: retour case départ, ou plutôt en "prison". Devenus de plus en plus dociles, Paul et ses amis de l'hôpital ont l'autorisation de sortir. Ils décident de se rendre dans un restaurant de haut standing afin d'y faire un somptueux repas. Au moment de l'addition, l'un d'entre eux demande au garçon de téléphoner à la police pour les ramener à l'hôpital psychiatrique. La fin est beaucoup moins drôle (mais on ne vous la donne pas)... Cette fiction met le doigt sur l'absence de suivi post-psychiatrique.
Sur les traces d'Henri Storck, Patric Jean met en parallèle deux époques 1933-1999 et déplore en cette fin de siècle une misère toujours présente, intolérable aujourd'hui.
Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. Daniel Friedmann s'entretient avec dix psychanalystes sur les différents problèmes liés à l'argent dans la psychanalyse. Leurs propos s'entrecroisent dans leurs réponses aux questions suivantes: à quoi sert l'argent? Quelle valeur lui accordent les psychanalystes? L'argent est-il indispensable au succès d'une cure analytique? Quels sont les prix pratiqués pour une analyse? Que doit-on penser des séances gratuites en milieu hospitalier? Quelle est la symbolique liée à l'argent? Quelle est la différence entre l'argent et le paiement?... Sont interviewés: Eduardo Prado de Oliveira, François Roustang, Georg Garner, Ginette Raimbault, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Jean-Paul Valabrega, Laurence Bataille, Elisabeth Roudinesco, Isi Beller.