Ce documentaire revient sur la carrière d’une artiste exceptionnelle et sur sa vie militante, tout en la suivant dans sa dernière tournée de New York à Paris. En ouvrant pour la première fois ses archives personnelles, Joan Baez se livre sans fard sur sa renommée aussi précoce que vertigineuse, sur ses traumas, son combat pour les droits civiques et sa romance déchirante avec Bob Dylan. Une plongée fascinante d’une autrice-compositrice-interprète extraordinaire qui se dévoile en toute franchise !
Iggy Pop nous présente une méthode pour rester en vie dans un monde impersonnel. L’essai Rester vivant : méthode de Michel Houellebecq et les expériences personnelles d’Iggy Pop sont les points de départ de cette quête qui s’intéresse au rôle du poète, aux artistes en difficulté et aux problèmes de santé mentale. "Un poète mort n’écrit plus, d’où l’importance de rester vivant", et c’est bien là le combat de ce feel good movie sur la souffrance.
Une jeune peintre préparant sa première exposition s’investit dans sa création, jusqu’à perdre pied avec le réel et sombrer dans un chaos hallucinatoire. Dans la claustration d’une clinique, elle se reconstruit lentement par la peinture et l’observation quotidienne d’un écureuil à travers la fenêtre.
À travers des extraits de ses concerts, de ses archives filmées et de ses interviews, ce remarquable documentaire retrace avec sensibilité les expériences formatrices ainsi que les hauts et les bas, existentiels et artistiques, de Townes Van Zandt – du début de sa carrière musicale, inspirée par les premiers disques de Bob Dylan et par Lightnin' Hopkins, barde légendaire du blues, jusqu'à sa mort précoce après un accident. Ses managers, ses enfants, ses trois épouses successives et de nombreux amis musiciens éclairent sa personnalité et laissent transparaître toute l’affection qu’ils portaient à ce troubadour maudit.
En 1964, André Robillard s’est mis à fabriquer des fusils avec des matériaux de récupération, ramassés au hasard de ses promenades dans l’hôpital psychiatrique où il vivait près d'Orléans. Aujourd’hui, à 87 ans, André demeure toujours dans cet hôpital, où il est entré à l’âge de neuf ans il y a 78 ans. Entre temps, il est devenu un artiste internationalement reconnu du champ de l’Art Brut. Lors d’un voyage d’André à l’Hôpital de Saint-Alban, en Lozère, pour présenter une création théâtrale à laquelle il participe, tout se relie enfin : l'Art Brut, la psychiatrie, la Résistance. L'histoire d'André Robillard croise en effet celle de la Psychothérapie Institutionnelle, véritable révolution du regard sur la folie, opérée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.
Une comédienne, un musicien et une plasticienne. Durant plusieurs mois, ils se sont rendus au Centre hospitalier psychiatrique « La Chartreuse » de Dijon pour écouter les voix de ceux qui y vivent un certain temps. Les visages d’Eva Grüber, réalisés en direct nous dévisagent, ils sont le fil rouge de ces morceaux de vie épars. Poème à dire, à chanter, spectacle-concert, paroles urbaines, oratorio polyphonique... René, qu’est-ce qui te fait vivre ? est un peu tout cela.
Sophie Muselle, psychologue et metteuse en scène revient dans cet entretien avec Jean Florence sur les grandes questions qui ont jalonné son parcours à la fois clinique et philosophique. Philosophe, psychanalyste, docteur en psychologie, professeur émérite et ancien directeur du Centre d’études théâtrales de Louvain-La-Neuve, Jean Florence est notamment connu pour son livre « Art et Thérapie. Une liaison dangereuse ? ». Outre les réflexions sur les liens entre art et thérapie, pratiques artistiques et institutions de soin, ce sont les questions essentielles du rapport à l’autre qui sont tout naturellement abordées.
Avec André Robillard comme guide, on embarque dans l’univers d’artistes outsider qui construisent des univers renversant nos conceptions sur l’art. Sculpteur, dessinateur, musicien et un des plus importants créateurs de l’art brut, Robillard fabrique des centaines de fusils pour « tuer la misère » depuis 1964.
Défini par Jean Dubuffet au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’art brut bouleverse nos critères esthétiques et culturels et révolutionne notre rapport à la folie. Ce film revient grâce à des témoignages, des analyses et de nombreuses images d’archives pour la plupart inédites, sur des figures historiques comme Jean Dubuffet, André Breton, Hans Prinzhorn, Harald Szeemann...
VICTOR CORDIER Documentaire (25 min)
Réalisateur :
Pigeon Mara Pays :
Belgique
- 1981
Clé d’or au Festival de Lorquin en 1982
Animatrice au Club Antonin Artaud, un centre de jour pour malades mentaux, Mara y rencontre à la fin des années septante, Victor, en pleine tentative de réinsertion sociale. Catalogué « débile, psychotique, éthylique » par le corps médical, Victor apparaît très vite « irrécupérable ». Mara prend alors conscience des limites de son approche thérapeutique et propose à Victor de dessiner ce qui lui passe par la tête. Le film se construit autour de cette expérience, parcours de Victor, apparition de ses dessins mais aussi récit d’une rencontre, d’une amitié qui verra Mara puis Victor quitter le Club Antonin Artaud à la recherche de plus d’indépendance. Mara veut son film comme un espace critique où elle refuse et la relation normative « patient-soignant » et l’objectivité documentaire du portrait d’artiste que sa démarche cinématographique rejoint le geste créateur de Victor. Cinéma radicalement subjectif, Victor Cordier est un « je » à deux voix qui s’appellent et se répondent.
Janet est une petite fille potelée, pas très jolie, qui vit dans la campagne néo-zélandaise. Convaincue de n'attirer personne, Janet s'isole de plus en plus et fait des découvertes, notamment la poésie dans laquelle elle se réfugie. Mais son enfance est brisée par les coups de colère de son père, la noyade de sa soeur, les crises d'épilepsie de son frère... Douée d'un réel talent littéraire, Janet ne parvient toujours pas à s'extérioriser et, déclarée schizophrène, passe huit ans dans un hôpital psychiatrique. D'après les récits autobiographiques de Janet Frame, l'histoire d'une enfant lunaire, entre âpreté du réel et lyrisme poétique.
Depuis 1962 et le succès de "Surfin", le groupe des frères Wilson - les Beach Boys - ont marqué l'histoire du rock et enregistré quelques albums mythiques ("Pet Sounds", "Smiley Smile"... ). A partir de la fin des années soixante pourtant, cette belle "success story" américaine tourne au conte morbide avec la période d'instabilité mentale profonde dans laquelle se retrouve Brian Wilson. Monté en 1985, le documentaire doux-amer de Malcolm Leo orchestre des extraits de plus de quarante concerts du groupe, interroge les musiciens, replace leur musique dans son contexte socio-culturel et - surtout - rend compte de la chute tragique d'un génie qui aura cherché trop intensément à accéder à la perfection.
Bonus DVD: Film annonce - Discographie - Les Beach Boys en quelques dates - Les paroles des chansons: "Surfin U.S.A.", "I get around", "Barbara Ann".
Les divers aspects du tatouage: le tatouage moderne, sa psychologie, ses diverses applications, mais aussi le tatouage traditionnel tel qu'il est toujours pratiqué dans le Pacifique. Une réponse aux questions que se posent les gens sur les motifs et les techniques employées pour tatouer et sur le côté permanent qui fait peur: peut-on se débarrasser d'un tatouage? Pourquoi se fait-on tatouer? Pour certains, c'est une mode ou une provocation, mais pour d'autres c'est aussi une histoire et même une philosophie, qui ne s'adresse pas seulement aux personnes en marge. Un "art" qui a aussi ses festivals!
Conte autobiographique et intimiste qui met l’accent sur la relation qu’une femme entretient avec ses angoisses, nous faisant découvrir ses peurs existentielles à travers les mots écrits sur le corps d’une autre.
En dépit de l'interdiction de la langue des signes (de 1880 à 1991 en France et en Allemagne), les artistes sourds ont su résister et continuer leur œuvre. Dans ce film, comédiens, metteurs en scène, réalisateurs, peintres, sculpteurs, photographes et vidéastes sourds témoignent de leur identité et de la richesse de la culture des sourds que l'on a cherchée à faire disparaître par tous les moyens.
Un individu étrange marche sous la pluie, s'approche de la vitrine d'un restaurant où il aperçoit un piano, entre et commence à tenir un discours incohérent... David Helfgott est un pianiste prodige, né en Australie dans une famille juive, formé par un père exigeant qui a reporté sur lui toute sa frustration personnelle et l'a couvé au point de l'empêcher de partir suivre des cours aux États-Unis. David quitte finalement l'Australie pour Londres, banni par son père. Là-bas, sous la houlette de son professeur, son talent s'épanouit mais, lors d'un concert, David s'effondre. Électrochocs, séjours en hôpital psychiatrique,... jusqu'à ce qu'il soit redécouvert. Une histoire étonnante et vraie, un ton juste et sensible, un film qui raconte et qui touche sans justifier. Oscar pour Geoffrey Ruch.
Deux hommes, Marco l'écrivain et Benigno l'infirmier, assistent à un ballet de Pina Bausch mais se croisent sans se parler. Peu après, ils se retrouvent dans la clinique où travaille Benigno, au chevet de deux femmes dans le coma. Une relation forte et mouvementée va se nouer... L'"Almodovar touch", avec ses personnages décalés qui vivent des situations extravagantes comme si elles étaient normales et quotidiennes, avec les parallèles à l'art: musique, ballet, cinéma. Almodovar parle avec notre coeur même si l'esbrouffe picturale de ses oeuvres antérieures semble s'assagir, il sollicite notre intelligence et nous bouleverse.
Le mouvement de l'Art Brut a été lancé par Jean Dubuffet dans les années 1940. Ce nouveau concept répondait à une nécessité de l'époque. Quel en était l'enjeu, à quelles questions essentielles répondait-il ? Quel nouveau rapport au réel introduisait-il dans l'Art Contemporain ? " Oeuvres en souffrance " cherche à "entendre" ce qui fait l'originalité des oeuvres rassemblées sous le label "Art Brut" : plus de 5000 oeuvres de quelques 200 auteurs, à partir des productions d'artistes comme Aloise, Carlo, Adolf Wolfli, Jeanne Tripier, Palenc, Pujoll, Laure Pigeon, ...
Depuis plus de trente ans, Boris Lehman a réalisé, produit et diffusé, de manière artisanale et souvent combative, plus de 300 films (parfois courts, parfois très longs). Alors qu'aujourd'hui le cinéaste ne désire plus voir ses films projetés qu'en sa présence, la Médiathèque permet cependant de découvrir en vidéo une quinzaine de jalons importants de son oeuvre. Ce film n'est pas un document sur la folie, pas plus qu'une enquête de cinéma-vérité. Il est le reflet de l'expérience vécue par le groupe de théâtre du Club Antonin Artaud (centre de réadaptation sociale et culturelle pour malades mentaux situé dans le quartier du Béguinage à Bruxelles et au sein duquel Boris Lehman fut animateur de nombreuses années durant). A travers la création ludique et instinctive d'une pièce construite à partir d'improvisations collectives s'exprime le désir des acteurs de "ne pas stagner, de pouvoir s'en sortir et de voler de ses propres ailes".
1. "Musique dans la peau": le rythme de la musique, c'est celui de notre corps. Les formes musicales sont créées en fonction du rythme interne et des besoins spécifiques (berceuses,...). Application "industrielle": la musique "fonctionnelle", celle qui se répand dans les surfaces de vente, les entreprises, les ateliers. Mais la musique, c'est avant tout un mode d'expression. Elle remplit aussi des fonctions sociales. Elle a un rôle de reliance, elle est parfois thérapie. 2. "Les clowns Rastelli": une troupe de clowns musiciens, composée d'Antonio Peletti, d'Aristide dit "Chocolat", originaire du Brésil, et des Rastelli, père et fils. Alfredo Rastelli présente ses comparses et leurs talents; il explique quelques tours musicaux, car le clown est nécessairement musicien. 3. "Stradivarius": une épidémie de trouvailles de "stradivarius", violons portant la marque de fabrication la plus célèbre du monde... Sont-ils authentiques?