Sara Goldfarb n'a qu'une passion: sa télévision. Une lettre en provenance de son émission préférée, lui promettant une hypothétique invitation sur le plateau, la convainc de suivre un régime à base d'amphétamines, afin de rentrer dans sa belle robe rouge d'antan. Quant à son fils, héroïnomane, il entraîne sa compagne et son meilleur ami dans différentes combines susceptibles d'entretenir leur coûteuse dépendance. Après "Pi" (1998), Darren Aronofsky confirme son véritable talent avec cette adaptation de Hubert Selby Jr., pilier de la beat generation. Le résultat est une oeuvre étonnante, dont l'excès fait la force tant le fond et la forme se confondent. Une descente aux enfers impressionnante à la limite de l'insoutenable et où culmine l'interprétation d'Ellen Burstyn.
Spolié d'une part de son héritage par un inconnu, Charles Babbitt va découvrir avec stupéfaction qu'il a un frère, un autiste savant complètement replié sur lui-même et doué de facultés intellectuelles exceptionnelles. Leurs routes divergentes, leurs tempéraments de prime abord incompatibles vont petit à petit se rapprocher à force de temps, d'humour et de tendresse. Une composition prodigieuse de Dustin Hoffman récompensée à juste titre par un Oscar.
"Des gens comme les autres" est l'étude en profondeur d'une famille déchirée par la tragédie. Un couple de gens aisés voit son existence bouleversée par la mort de son fils ainé survenue dans un accident de bateau. Le cadet est au bord du suicide, culpabilisé par la mort de son frère. Ce film a remporté 4 Oscars: meilleure image, meilleure mise en scène, meilleur second rôle et meilleure adaptation.
Nebraska, le nouveau film d'Alexander Payne, traite magnifiquement et subtilement de la place des personnes âgées dans notre société. Quels ont été leurs vies, leurs rêves, leurs histoires, leurs espoirs,... Un road movie intergénérationnel où le temps n'a plus prise et se laisse prendre.
"Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain. Sa famille, inquiète de ce qu’elle perçoit comme un début de sénilité, envisage de le placer en maison de retraite, mais un de ses deux fils se décide à l’emmener en voiture pour récupérer ce chèque auquel personne ne croit. En chemin, le père se blesse les obligeant à s’arrêter quelques jours dans sa petite ville natale du Nebraska. Épaulé par son fils, le vieil homme retrouve tout son passé. Tourné en noir et blanc à travers quatre Etats, le film mélange acteurs professionnels et amateurs et reflète l’humeur et le rythme nonchalants de l’Amérique profonde. " Source: Cinebel.be
À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...
Structuré comme un opéra, avec une ouverture d'une beauté fulgurante, "Melancholia" est une oeuvre éminemment personnelle, qui traite avec maestria d'un état d'âme ou plutôt d'esprit propre au cinéaste (...). [Positif]
DVD : Commentaires audio - Autour du film - Esthétique du film - Eclairage scientifique - "Filmbyen, ville-cinéma crée par Lars von Trier et Zentropa", documentaire.
LOVE AND DIANE Documentaire (2h35)
Réalisateur :
Jennifer DWORKIN Pays :
Etats-Unis
/
France
- 2002
Léopard d'or au 55ème Festival international du Film de Locarno en 2002
Prix du meilleur film au One World Human Rights Documentary Film au Festival de Prague 2002
Mention du jury des bibliothèques et du patrimoine au Cinéma du réel 2002
Il a également été récompensé au New York Film Festival 2002
Ce documentaire grand format (155') retrace l'histoire d'une famille noire de Brooklyn victime à la fois de la pauvreté et des lois qui la contrôlent. Autour de la mère, Diane, ancienne toxicomane, et de sa fille Love, séropositive, qui vient de donner naissance à un fils, trois générations tentent d'échapper à un engrenage destructeur... La réalisatrice a suivi durant plusieurs années les douloureuses étapes qui débutent lorsque les six enfants sont retirés à Diane, accro au crack, pour être placés dans différents foyers. Six ans plus tard, ils se retrouvent tous à la maison, traumatisés par leur séparation et se reconnaissant à peine. Plus tard, c'est au tour de Love d'éprouver des difficultés à assumer son rôle de mère de famille. Les services sociaux lui retirent son enfant. Elle est accusée de négligence et doit prouver aux travailleurs sociaux, thérapeutes et autres procureurs qu'elle est une "bonne mère"... Sensible, respectueux et pudique, le film accompagne intimement ces êtres confrontés de génération en génération aux mêmes épreuves.
Bouleversant témoignage sur les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, "Let there be light" fut réalisé en 1946 par John Huston alors qu'il avait rejoint le Centre cinématographique de l'armée américaine. Dénonçant violemment les séquelles psychologiques subies par les soldats rescapés, il sera censuré jusqu'en 1980. Présenté à Cannes en 1981 dans la sélection "Un certain regard", il est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs films jamais réalisés sur les conséquences psychologiques de la guerre.
Egalement sur ce DVD: "Opération Hollywood" (2004 - 90') de Emilio Pacull.
Timide et introverti, Lars vit seul dans le garage aménagé de son frère Gus et de sa belle-sœur Karin, dans un petit village du Middlewest. Quand il leur annonce qu'il a enfin rencontré une jeune fille sur Internet et qu'elle va bientôt lui rendre visite, Gus et Karin sont soulagés et très impatients de faire sa connaissance. Leur surprise est grande lorsque Lars leur présente très officiellement l'étrange Bianca. Sur les conseils de leur médecin, Karin et Gus décident de ne pas heurter Lars et d'accepter son amie. Bianca accompagne Lars à table, à l'église ou au supermarché attirant l'attention et la stupéfaction générale du village.
Virginia, une jeune romancière qui vient de se marier à Robert Cunningham, est victime d’une grave dépression nerveuse voire d'une schizophrénie qui la conduit à l’internement dans un hôpital psychiatrique (Juniper Hill State Hospital). L’esprit troublé, la jeune femme n’a plus conscience du temps et de la réalité et ne reconnaît même plus son mari. Elle est soignée par le docteur Mark Kirk qui diagnostique la schizophrénie. Séances d'électrochocs, hypnose et cure de psychothérapie font partie de son traitement. Peu à peu, ravivant la mémoire de Virginia, celui-ci découvre des éléments tragiques du passé de sa patiente.
1938. Francis Phelan est de retour à Albany après des années d'errance. Il veut revoir ceux qu'il aime, sa femme, son fils et sa fille. Il les a quittés vingt ans plus tôt à la suite de l'accident survenu à son fils. Se sentant coupable, Francis n'a cessé depuis de côtoyer vagabonds et sans-abri jetés à la rue par la grande dépression. Helen, ravagée par l'alcool, est devenue sa compagne d'infortune... Excellentes interprétations de Jack Nicholson et Meryl Streep
Pour faire le point sur elle-même, une femme quitte son mari et son fils. Ted se retrouve seul face à Billy, leur petit garçon de sept ans. Les débuts sont difficiles. À force de douceur, complicité et tendresse s'installent entre le père et l'enfant. Quand la mère revient pour réclamer son fils, le procès est inévitable. Destiné à sensibiliser le public au problème des enfants du divorce, le film de Robert Benton joue la carte de l'émotion, magistralement servi en cela par trois acteurs qui donnent ici toute la mesure de leur talent. "Kramer contre Kramer" fut, en 1980, le film le plus récompensé aux Oscars: meilleur film, meilleur scénario d'adaptation et meilleur acteur pour Dustin Hoffman.
À la fin des années 1970 à Boston, Maggie Stuart doit gérer les excès maniaco-dépressifs de son mari Cameron, homme touchant, créatif et chaleureux mais qui refuse de se traiter correctement pour pallier les excès de sa maladie et ne peut s'insérer dans la société et le monde professionnel. La famille vit dans un certain dénuement qui pousse Maggie à reprendre des études en MBA à l'université Columbia afin de tenter de trouver, à terme, un travail bien rémunéré pour subvenir aux besoins de ses deux filles et surtout à leurs études. Faisant les allers-retours entre Big Apple et la City of Higher Learning, Maggie doit confier, malgré ses réticences, la garde de ses filles à leur père durant les jours de la semaine, ce qui ne va pas sans poser des problèmes d'organisation, de contrôle du quotidien et le regard des voisins sur leur famille peu ordinaire, mais tellement vivante.
Jude est Américain, Mina Italienne. Ils se rencontrent à New York, tombent fous amoureux et se marient. Lorsque Mina tombe enceinte, une nouvelle vie s'offre à eux. Mais l'arrivée du bébé bouleverse leur relation. Mina, persuadée que son enfant est unique, le protège de façon obsessionnelle du monde extérieur. Jude, par amour, respecte sa position jusqu'à ce qu'il comprenne que Mina commence à perdre contact avec la réalité...
Elwood est un gentil jeune homme qui embarrasse son entourage : il a un ami imaginaire, un lapin géant se prénommant Harvey. On décide de l'emmener dans un hôpital psychiatrique, mais Harvey est-il vraiment imaginaire ? Sous ses allures inoffensives, le film nous livre de beaux moments de comédie tout en pointant les jugements que nous sommes prompts à formuler sur l'apparente (a)normalité.
UN FILM SURPRENANT, OÙ LE TRAGIQUE CÔTOIE LE RISIBLE, DANS LEQUEL LE PERSONNAGE PRINCIPAL, ÉCOLOGISTE EXALTÉ, POURRAIT EN QUELQUE SORTE ÊTRE UNE VERSION DÉRISOIRE DE CERTAINES FIGURES MÉGALOMANES QUI PEUPLENT LES FILMS DE FICTION DE WERNER HERZOG, QUELQUE PART ENTRE FITZCARRALDO ET AGUIRRE...
Durant treize années, sans aucune arme, Timothy Treadwell a vécu au milieu des redoutables grizzlys sauvages d'Alaska. Lors de ces cinq dernières saisons, ce militant écologiste a tourné des images exceptionnelles de ces prédateurs, tout en se mettant lui-même en scène. En octobre 2003, on découvre que lui et sa compagne ont été dévorés... Werner Herzog explore le mystère de ce personnage controversé, saluant en Treadwell à la fois un cinéaste qui, parfois, réussit à capter des moments exceptionnels, des accidents de la vie sauvage, mais le désignant aussi comme un naïf croyant trouver dans la nature une harmonie perdue, alors que n'y règnent que le chaos, la mort et l'indifférence absolue.
Compléments DVD: La musique de "Grizzly Man": un documentaire sur la collaboration entre Werner Herzog et le compositeur Richard Thompson, avec les sessions en studio (54') - Filmographie animée de Werner Herzog.
L'histoire se déroule dans les années 1930, dans le Cirque Tetrallini en tournée à travers l'Europe. Hans, une personne atteinte de nanisme (dit « lilliputien »), illusionniste, fiancé à l'écuyère Frieda, une naine elle aussi, tombe amoureux de la grande et belle Cléopâtre, la trapéziste. Au départ, celle-ci, amusée, se moque doucement de lui, acceptant ses avances et surtout ses cadeaux, sous l’œil jaloux et impuissant de Frieda. De son côté, Cléopâtre cultive en secret sa relation avec le beau et fort Hercule, le Monsieur muscle du cirque. Ainsi lorsqu'ils apprennent que Hans a hérité d'une fortune, ce qui n'était qu'un jeu se transforme en plan machiavélique.
Une psychanalyste, auteur d'un best-seller sur les maladies nerveuses, s'intéresse au cas d'un de ses patients qui menace de se suicider si elle ne l'aide pas à honorer une dette de jeu auprès d'un certain Mike. La jeune femme se rend le soir même à la maison de jeux afin d'essayer de faire patienter le créancier ou d'annuler la dette du joueur déprimé. Mais Mike est un séducteur, et bientôt Margaret succombe au désir de la manipulation des cartes. Mike est un escroc qui joue à tous les jeux, même à celui de l'amour... Une comédie de moeurs qui tourne irréversiblement à la tragédie. Des dialogues brillants et un scénario bien agencé, dont les rebondissements ne renient pas une rigoureuse logique interne.
Une journée ordinaire semble s'annoncer dans un lycée de l'Oregon. Tout bascule quand deux étudiants armés jusqu'aux dents ouvrent le feu sur les élèves de l'établissement... "Elephant" évoque avec recul le massacre de Columbine, comme un écho contemplatif au film de Michael Moore. La caméra escorte les étudiants dans cette école progressivement transformée en plate-forme de jeu vidéo épurée à l'extrême. L'esthétique est documentaire et distanciée, d'une simplicité sophistiquée. Van Sant explore sans envisager de solution et laisse exploser à la face de la société américaine, devenue insensible aux questions sociales, une véritable bombe. Palme d'or Cannes 2003.
Interview de Gus Van Sant - Bandes-annonces - Court métrage: "Elephant" (A. Clarke, 1989).
Nous sommes en 1988. Donnie est un adolescent de prime abord comme les autres, mais au fond très perturbé. Bouffées d'agressivité, horribles cauchemars... et un lapin géant nommé Frank qui lui apparaît pour lui confier la date de la fin du monde, dans à peine un mois...! La psychiatre s'arrache les cheveux. Mais quand le réacteur d'un 747 venu de nulle part s'écrase sur la chambre de Donnie et que l'étrange lapin Frank le sauve d'une mort certaine, Donnie est bien obligé de prendre son visiteur au sérieux... Le premier film d'un réalisateur très prometteur, largement primé dans divers festivals, est un petit bijou où le fantastique réside non dans l'apparition d'êtres fabuleux mais dans la plongée au coeur du psychisme troublé d'un ado pas si différent des autres. Rythme insolite et bande-son splendide pour ce regard impertinent sur le système éducatif américain et les clichés des films pour "jeunes". Une trouvaille.
Ce film nommé pour deux oscars raconte une histoire d'amour entre deux jeunes très différents, profondément névrosés, soignés dans une clinique psychiatrique innovante. David souffre de troubles obsessionnels-compulsifs, Lisa du trouble de la personnalité multiple.