"Un alcoolique est une personne qui a perdu la liberté de ne pas boire". Cette définition rend compte du long parcours du dépendant pour se débarrasser de l'envie de boire. Des pensionnaires témoignent avec émotion de leur vécu au centre de post-cure "L'Espérance" à Thuin qui fait appel à l'ergothérapie, la thérapie de groupe et l'entretien individuel pour arriver au sevrage définitif. La personne est ensuite accompagnée durant une année, de sa sortie de l'hôpital jusqu'à sa réinsertion sociale et familiale. Un psychiatre et une psychologue évoquent les facteurs psychologiques, affectifs, familiaux et sociaux rencontrés généralement chez la personne alcoolique et les difficultés liées à une prise en charge souvent tardive en milieu hospitalier.
A Geel, près d’Anvers, sur 34000 habitants, il y a 550 "fous du village". C’est qu’une tradition séculaire veut que les paysans accueillent au sein de leur famille des patients psychiatriques. Ceux-ci n’y sont pas en vacances, mais en deviennent membres à part entière et participent à la vie de leur famille adoptive. Parfois durant des dizaines d’années. Arnout Hauben a suivi quatre de ces familles pendant quatre saisons, et filme "la vie comme elle va", sans pathos ni rebondissement spectaculaire : Robke et Eddie, les colombophiles (aussi nombreux dans cette région que dans le Hainaut des "Convoyeurs attendent), Léon, virtuose de la scie à bois, Klara, qui aime les escapades à la mer, et dont les parrains ne peuvent plus se passer. Geel est un documentaire produit pour la télé flamande, d’excellente facture, qui - pour une fois - prend la temps de nous raconter les petites choses de la vie, parfois amusantes, parfois un peu tristes, jour après jours, dans ce petit village finalement unique au monde.
De l'école à la rue, de la ville à la campagne, le cannabis fait désormais partie de l'univers des adolescents. Pourtant, le sujet reste tabou et peu de personnes acceptent d'en parler... À travers les témoignages d'adolescents, d'éducateurs et de médecins, l'émission tente d'apporter un éclairage scientifique à certaines questions. Faut-il s'inquiéter de la progression du cannabis dans la société ou, au contraire, en banaliser l'usage? Est-il possible de se limiter à un "usage récréatif" ou existe-il un risque d'addiction? Quelles sont les conséquences sur la mémoire, l'anxiété, la conduite? Y aurait-il un bon usage du cannabis?...
Ce programme vidéo explique les mécanismes de l'hérédité humaine et des risques génétiques, qu'il illustre d'exemples de maladies congénitales. Quelques examens génétiques, dont l'examen de l'ADN et le diagnostic prénatal, sont présentés et leurs conséquences psychosociales sont étudiées. Ce programme s'adresse notamment aux associations socioculturelles et à l'enseignement. Il peut être utile comme point de départ de discussions à propos de ce domaine complexe.
L'effet "Nols", l'effet "Le Pen" et les scores électoraux des leaders de l'extrême droite européenne poussent à penser, à repenser le "jamais plus" de ceux qui croyaient au triomphe de la civilisation après l'holocauste. Aujourd'hui, ce qui doit se dire "tout bas", ce qui est tapi au fond de chaque homme, certains osent le dire "tout haut" dans l'espace public. Perte de repères collectifs? Effondrement des valeurs? Peur de l'autre? Recherche d'identité? Les interprétations vont bon train. Gérard Miller, psychanaliste, explique les ressorts conscients et inconscients qui suscitent l'expression et l'adhésion d'un grand nombre aux discours de l'exclusion et du racisme.
Gisèle Halimi, d'origine tunisienne, est une avocate célèbre en France. Elle a défendu les militants du F.L.N. algérien, les indépendantistes tunisiens, Jean-Paul Sartre, Henri Cartier-Bresson,... Mais c'est surtout dans la cause des femmes qu'elle s'est distinguée en plaidant dans des affaires d'avortement ou de viol. En 1971, avec Simone de Beauvoir, Jean Rostand et Jacques Monod, entre autres, elle fonde le mouvement féministe "Choisir" qui lutte pour l'émancipation des femmes. La vie de Gisèle Halimi est une vie de combats, tantôt juridiques, tantôt politiques. Elle se bat en particulier pour la parité entre hommes et femmes dans les instances décisionnelles et délibératives de la démocratie. Gisèle Halimi est l'un des grands visages féminins du siècle.
Pépé, le grand-père de Mélanie, aime se prendre pour un chef de gare et raconter des histoires à sa petite-fille. Il apprécie tout particulièrement l'histoire du "petit train de nuit". Prenant son départ à la gare "Bonsoir", le petit train s'en va et s'en vient visiter les gares "endormissement", "sommeil léger", "sommeil lourd", et "sommeil très profond". A chacune de ces gares, Pépé donne quelques explications ou quelques conseils pour bien s'endormir. Les papas et les mamans, les instituteurs ou les infirmières du service de pédiatrie pourront arrêter la cassette et, avec les enfants, jouer au jeu des questions et des réponses ...
Recensés par une brochure des Mutualités socialistes, 175 groupes d'entraide et de parole se sont constitués autour des problématiques les plus diverses: patients atteints de maladies rares ou ayant subi une opération mutilante, parents d'enfants à bec de lièvre ou hyperkinétiques, accros aux drogues ou au jeu, personnes émotives,... Est-ce la disparition d'une solidarité globale dans nos sociétés qui rend nécessaire ces solidarités particulières?
Recensés par une brochure des Mutualités socialistes, 175 groupes d'entraide et de parole se sont constitués autour des problématiques les plus diverses: patients atteints de maladies rares ou ayant subi une opération mutilante, parents d'enfants à bec de lièvre ou hyperkinétiques, accros aux drogues ou au jeu, personnes émotives,... Est-ce la disparition d'une solidarité globale dans nos sociétés qui rend nécessaire ces solidarités particulières?
Il est l'auteur de "Père manquant, fils manqué", livre traduit en 7 langues. Ce psychanalyste québécois a accepté de parler avec simplicité, avec franchise, de son expérience personnelle face à ce père manquant, face à la drogue, à la maladie, à la mort.
Le SMES-B a mené des ateliers avec des personnes des personnes bénéficiant d’un logement actuellement ayant connu la rue pour aboutir à la création d’un film dont nous vous proposons de découvrir quelques capsules. On y parle du temps qui passe, du contenu du frigo, de la vue de la fenêtre, de la maison rêvée, des factures, de la télévision. On interroge la liberté, le rangement, la boîte aux lettres, la mémoire.
Les éditions Lannoo et Touring ont publié un guide sur "l'accessibilité des sites touristiques en Belgique pour les personnes à mobilité réduite". Plusieurs centaines de sites, de villes ou d'attractions ont ainsi été testés par les moins valides et les journalistes qui ont rédigé le guide. Conclusion générale: il y a encore beaucoup à faire pour rendre certains lieux accessibles. Enquête avec l'aide de membres très actifs de la Fondation Cédric, créée pour aider les personnes "en chaise"...
Caméras et micros à la main, un groupe d'adultes porteurs d'un handicap, interviewent les professionnels du secteur et sondent les passants dans la rue, s'interrogeant sur le regard que notre société porte sur eux. Ils nous interpellent sur la place de la personne différente, mais aussi sur l'origine et l'histoire du mot « handicap ». Ainsi Anne, Samuel, Leïla, Michaël et les autres se mettent en scène, partageant leurs rêves et retournent le mot handicap dans tous les sens avec humour et émotion.
Emma et Simon vivent ensemble. Emma est enceinte quand elle apprend qu'elle a un cancer du sein. Elle refuse d'avorter et décide de se battre pour garder l'enfant. Une histoire difficile et poignante traitée avec humour et sans fard.
Henri, la cinquantaine, d’origine italienne, tient avec sa femme Rita un petit restaurant près de Charleroi, "La Cantina". Une fois les clients partis, Henri retrouve ses copains, Bibi et René, des piliers de comptoirs ; ensemble ils tuent le temps devant quelques bières en partageant leur passion commune, les pigeons voyageurs. Rita meurt subitement, laissant Henri désemparé. Leur fille Laetitia propose alors à Henri de se faire aider au restaurant par un "papillon blanc", comme on appelle les résidents d’un foyer d’handicapés mentaux proche de "La Cantina". Rosette est de ceux-là. Elle est joyeuse, bienveillante et ne voit pas le mal. Son handicap est léger, elle est simplement un peu "décalée". Elle rêve d’amour, de sexualité et de normalité. Avec l’arrivée de Rosette, une nouvelle vie s’organise.
Film d’animation. Chacun chemine avec son carnet de croquis, croque le quotidien comme il le croque de ses dents qui rient et qui mordent. Chacun partage ses heures animées, ses heurts troubles et créateurs de mondes.
Le Dr Guy Jonard, psychiatre, s’entretient avec le professeur Jean Bertrand, psychiatre, fondateur et président d’honneur du Groupement International Francophone des Hôpitaux de Jour Psychiatriques, fondateur et médecin directeur de l’hôpital de jour « La Clé » à Liège.
Avec Guy Jonard, son collègue et ami de longue date, Jean Bertrand évoque pour nous son parcours de médecin psychiatre et d’enseignant à l’Université de Liège, mais surtout, il nous raconte l’histoire du Groupement des Hôpitaux de jour, insistant sur l’ l’importance des colloques internationaux qui ont permis de tisser, au fil du temps, des rencontres et des relations fructueuses entre les équipes pluridisciplinaires.
Des hommes et des femmes toxicomanes témoignent, avec courage et souvent à visage découvert, de leur combat contre ce qu'ils appellent le "produit", et de la difficulté d'en sortir. Au-delà du sevrage physique, toujours douloureux, c'est toute une vie qu'il faut reconstruire. Une réalité difficile pour la plupart des toxicomanes sans emploi, anciens détenus ou en rupture de famille... Un document réalisé à Bruxelles, Liège et Charleroi, et, notamment, à l'hôpital Brugmann et dans le centre de post-cure Trempoline.