Ce film propose un état des lieux de la psychiatrie dans notre société et les conséquences alarmantes de la nouvelle loi sur la psychiatrie avec ses objectifs scientiste et gestionnaire.
Qu'est-ce qu'un soin psychique? Peut-on traiter la maladie mentale comme toute autre pathologie? Pourquoi tant de grands malades échappent au soin, au point où on les retrouve massivement dans la rue ou en prison?
Le documentaire s'ouvre sur une tombe, celle d'un homme de 42 ans mort dans la rue, faute d'avoir trouvé un lieu où vivre sa schizophrénie. Une entrée violente pour parler de la folie et des failles de la prise en charge. Comment en est-on arrivé là? Quelles politiques médicale, sociale, judiciaire et économique sont à l'oeuvre dans cette exclusion? La psychiatrie est-elle une discipline normative ou humaniste?
A l'heure du tout sécuritaire et du tout mesurable, c'est à ces questions que répondent les témoignages et les entretiens de ce documentaire.
Le film nous entraine dans l’étrange voyage d’une tribu, d’un petit peuple nomade qui n’a de terre que celle qu’il crée. Le film, réalisé avec les acteurs-patients de la clinique psychiatrique de La Borde est autant la cartographie d’une aventure poétique qu’une impossible histoire à raconter. Le film invite à expérimenter les vertiges et les transports d’une réalité insoumise. Sur les pas d’un petit peuple en devenir.
Au travers de différents exemples de service de pédiatrie de l'hopital du Kremlin-Bicêtre, ce film montre avec pertinence le rôle et la fonction du pédopsychiatre en pédiatrie dans un contexte de transdisciplinarité.
La découverte d'un non-dit dans une famille suscite, un jour ou l'autre, le désir de rompre le secret. Rencontre avec cinq personnes qui ont préféré la parole au silence et qui ont compris que leur histoire était partageable par d'autres... Ils racontent leur long parcours initiatique: leurs soupçons, leur colère, la découverte de la vérité et leur difficulté, aujourd'hui, à vivre avec. Qu'ils aient réussi ou non à faire le deuil, tous vivent encore les conséquences de ces non-dits dans leur vie d'adultes et de parents.
"Je suis une star papillon et j'adore danser le baroque." : Aurélia fréquente un hôpital psychiatrique de jour parisien. Avec d'autres patients de la même institution, elle participe à un projet de médiation par la danse impliquant aussi les élèves d'un lycée professionnel, qui aboutira à un "temps pour danser", formule de l'Ecclésiaste qu'Alessandra Celesia (Le Libraire de Belfast, VDR 2012) a retenue comme titre de son nouveau film. Au cours de la préparation du bal, ces adolescent-e-s aux vies dissemblables vont s'apprivoiser, apprendre à se reconnaître, tester leurs capacités à s'approprier les gestes de la gigue ou du menuet, un univers devant lequel ils se retrouvent d'autant plus à égalité qu'il leur est radicalement étranger. La cinéaste regarde se tisser les liens d'amitié ou d'amour, sur la pointe "de l'objectif", si l'on ose dire, se plaçant dans une position aussi discrète que ce que sa caméra enregistre semble fragile. Un temps pour danser montre très simplement comment des êtres peuvent sortir de leur chrysalide et partager un peu de leur lumière intérieure. (Emmanuel Chicon)
Depuis plus de trente ans, Madeleine Louarn mène avec les comédiens handicapés mentaux de l’Atelier Catalyse, ancré à Morlaix, une expérience de théâtre singulière, joyeuse et extraordinairement fertile. À l’occasion de la création de Ludwig, un roi sur la lune – sélectionné pour le 70e Festival d’Avignon au mois de juillet 2016 – nous nous attardons avec eux à tous les détails de la préparation : des répétitions à la grande première. Au-delà de l’aventure de cette création théâtrale, le film nous propose une rencontre avec ces comédiens, saisissant leur intimité et leur humanité, leur rapport singulier au monde…
Ce film court est une excellente carte de visite pour tous nos partenaires à chaque fois que nous voulons leur présenter la particularité et l'intérêt de cette forme d'accompagnement des personnes qui ont gravement souffert de troubles psychiques, ceci ici en leur permettant de "vivre" et partager (par la simple vision du film) ce qu'elles vivent. En soulignant qu'elles veulent être respectées et advenir à la vie de tout le monde. Nous comprenons tous ici, sans commentaire, leur souffrance, la complexité de l'environnement adapté, et simultanément la simplicité qui peut régner dans sa mise en place et son organisation par des acteurs formés et intelligents, comme le sont les membres des équipes soignantes et sociales. Film sensible, vrai, agréable, émouvant sans nous blesser, accompagné par un travail respectée, et la vie reprend peu à peu sa place. Merci infiniment. Guy Baillon.
Tourné au service des urgences psychiatriques de l'Hôtel-Dieu à Paris, le film suit, par un dispositif rigoureux, les personnages du quotidien dans leurs demandes, leurs drames et leurs souffrances. Le cadre, le plus souvent fixe, et la distance affirmée permettent de saisir la relation patient-psychiatre avec la puissance et la densité du réel.
En relation avec son entourage et son environnement, l'enfant grandit, se développe tout en prenant conscience de son identité. L'attachement de ses parents lui permet de se développer. Pour exprimer ses compétences, l'enfant avec sa différence a besoin d'être porté, caressé, écouté, observé et de partager ses jeux avec ses parents et ses familiers. L'apprentissage de la motricité se fait progressivement au travers des expériences corporelles et sensorielles qui engagent le corps et tous les sens : l'ouïe, le regard, la voix et le toucher. Les enfants trisomiques suivent les mêmes étapes de développement que les autres enfants mais les étapes sont souvent plus longues et parfois moins achevées.
La proportion croissante des personnes âgées et surtout des personnes de plus de 80 ans, pose avec acuité la question de l'état de santé des générations les plus âgées, de la distribution des revenus entre générations, de l'accès aux aides informelles et aux soins formels. Pour le gérontologue Jean-Claude Henrard, Directeur de l'Institut Fédératif de Recherche Santé-Vieillesse-Société, ces défis doivent être envisagés dans la perspective de l'ensemble du parcours de vie. A travers l'examen de l'état de santé, des revenus, du support social des personnes âgées, on constate qu'il y a des persistances d'inégalités liées au genre et à la classe sociale d'appartenance. Le Dr Henrard est de ceux qui croient qu'un meilleur partage des emplois et des richesses et le développement d'activités porteuses d'un sens autre que celui du travail représentent les éléments d'une véritable politique, non pas des âges mais de l'âge.
Acte vidéographique de la Réunion inaugurale de la SISM 1999 sur le thème " Violence et psychiatrie " précédé d'une introduction de Bernard Kourchner sur les aspects psychopathologiques et psychiatriques de la violence, ainsi que quatre exposés consacrés : aux modèles biologiques de la violence et de l'impulsivité (Pr J.P. Tassin), à la psychanalyse et violence (Dr CH. Vasseur), aux situations d'urgences psychiatriques face à la violence (Dr M. Lejoyeux) et à l'adolescence confrontée à la violence (Dr F. Ducret).
AGIR CONTRE LA VIOLENCE , la prévention en pratiques Vaincre la violence en milieu scolaire, c'est possible! Le film en livre 4 témoignages. Quatre exemples enthousiastes et passionnants. Quatre écoles qui, par-delà les spécificités de chaque expérience, dessinent les principes d'une pratique éducative alternative à la violence. La micro-société que constitue l'école est un des lieux éducatifs les plus favorables au développement et à l'expérimentation des compétences indispensables à de bonnes relations interpersonnelles. Réussir, vaincre la violence, est possible à l'école. Encore faut-il que certaines conditions soient réunies. Le film les analyse une à une. François Bowen, de l'Université de Montréal, a procédé à une étude évaluative de l'implantation et des impacts d'un programme de prévention de la violence en milieu scolaire. Il dévoile les bases du succès de toute intervention en ce domaine : engagement et motivation des intervenants, leadership de la direction ou d'un enseignant... GENEVE : Médiation par les pairs Par la médiation entre pairs " des élèves de 6-11 ans apprennent peu à peu à résoudre et éviter les conflits. Ils découvrent l'écoute et le respect du point de vue de l'autre tout en faisant valoir leurs propres envies. Ils comprennent enfin comment se contrôler eux-mêmes. ROUBAIX : Programme " Mieux vivre ensemble " Appliqué très tôt", dès l'école maternelle, le programme favorise une maîtrise de langage nécessaire à l'expression nuancée des émotion, le sens et la pratique de la citoyenneté, le respect, l'entraide et la solidarité. BEZIERS : Pédagogie institutionnelle Au centre de l'enseignement, la pédagogie institutionnelle, ses principes coopératifs, ses temps et lieux d'échanges " une association étroite des parents au projet éducatif et le respect réciproque entre enfants et adulte. MONTREAL : Programme " Contes sur moi " Un intervenant", parfois distinct du professeur habituel, valorise les qualités d'élèves de 5/9 ans. L'accent est mis tout à la fois sur le respect de l'autre, le renforcement de l'estime de soi, la découverte de l'altruisme...
Ce document est constitué de deux DVD comprenant des séquences vidéo et des ressources documentaires annexées. L'un est consacré à "comprendre", l'autre à "agir". Praticiens, universitaires, spécialistes, proposent expériences de terrain, travaux de recherche, analyses d'actions et de démarches, pour que la violence à l'école ne soit plus une fatalité. Par la richesse des analyses croisées de spécialistes, la diversité des réponses concrètes apportées, la variété des thèmes abordés: définitions, histoire, causes, représentations mentales, réactions, préventions, formation...
Complément des deux DVD: livret pédagogique de 28 pages.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien avec Dominique Agostini, psychanalyste, docteur en psychologie et professeur à l'unité de recherche sur l'adolescent à l'université Paris VII, animé par Geneviève Mermet, psychologue clinicienne. Les enfants et adolescents victimes de violences intrafamiliales - maltraitance, abus sexuels, carences de soins - présentent des troubles psychologiques qui compromettent le processus de séparation d'avec la violence des parents et président ainsi à la transmission transgénérationnelle des traumatismes. Des pistes pour traiter et aider les victimes de ces situations familiales traumatisantes.
Denis est arrêté par la police. Comme ce n'est pas la première fois, il risque gros. Mais le juge d'instruction le soumet au choix suivant: soit il retourne en prison, soit il accepte un programme de réinsertion. C'est ainsi qu'il se retrouve dans un centre d'inadaptés: autistes, psychotiques, anorexiques... Dans un premier temps, Denis a des difficultés à s'intégrer, mais grâce à la patience du responsable du centre et à la gentillesse des pensionnaires, il se transforme...
VISITE A DOMICILE - ENTRE VISITE À DOMICILE ET NON-ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER Reportage (35 min)
Réalisateur :
Michael STORA Pays :
France
- 1995
Prix spécial du jury au 19ème Festival International de Lorquin 1995
Ce film illustre une pratique de secteur vécue comme " intrusive " pour les uns ; comme une forme de psychothérapie pour d'autres. La V.A.D", sous ses différentes formes, semble être représentative de la diversité et de l'ambiguïté de la relation soignant-soigné dans le champs de la psychiatrie publique de secteur. Il s'agit d'un autre type de rapport où chacun des protagoniste se doit d'apprivoiser l'autre sans s'y dissoudre. Des infirmiers, des psychiatres nous font part de leurs réflexions.
VIVRE AVEC - SÉROPOSITIVITÉ ET VIE PROFESSIONNELLE Reportage (19 min)
Réalisateurs :
Yves CHARFE
/
Pierre FRANCOIS Pays :
France
- 1996
Premier prix du pôle MEDECINE DU TRAVAIL", du Festival International du film Médical d'Amiens FILMEO 96
Prix "GRANDE CAUSE " du Festival de Communication d'Entreprise, VOIR ET VIVRE EN ENTREPRISE, Le Creusot, 1997
Le SERPENT DE BRONZE du Festival International du film de santé, FILMORIDOS, Obidos, Portugal 1997
Cinq séquences illustrent des situations vécues par des personnes atteintes par le virus du SIDA ou par leurs collègues de travail (la rumeur, le rôle du médecin du travail, les mutuelles d'entreprise, l'aménagement du poste de travail , dire ou ne pas dire sa séropositivité); elles sont inspirées par les résultats d'une enquête menée auprès de 4000 entreprises adhérentes à une association de responsables de ressources humaines (ANDCF) et les appels reçus à Sisa-Info-Service. Contexte d'utilisation : Animation de séances d'information sur le SIDA dans la vie professionnelle. Chaque séquence est indépendante et la projection peut être interrompue après chacune d'elles pour favoriser les échanges. * Document d'accompagnement joint : manuel pour l'animateur
Atteints de troubles psychiques, Antoine, Rémi et Cyril ont la trentaine, l'âge où l'on construit sa vie. Aujourd'hui « stabilisés », ils ont parcouru tout un cheminement et livrent un combat de chaque jour pour vivre avec leur maladie, pour acquérir autonomie et liberté, pour s'adapter au monde qui les entoure. Avec l'aide des médicaments mais aussi grâce au travail, à la pratique d’un art, d’un sport, de la relaxation, grâce au soutien de proches, d’associations... ils ont retrouvé un équilibre, souvent fragile, mais au moins, ils ont le sentiment de vivre, et non plus uniquement de survivre. Le film raconte le combat qu'ils ont dû mener pour parvenir d’abord à traverser la rue, puis à reprendre des études, à trouver un emploi, et parfois, à s’engager dans une relation amoureuse durable…
Comment se loger, travailler, se soigner, s’épanouir, lorsqu’on vit en ville avec une souffrance psychique ? A l’écoute des témoignages singuliers d’une quinzaine de personnes suivies en psychiatrie, le film dessine un état des lieux intime et concret du soin hors de l’hôpital et des enjeux du vivre ensemble.
La vie à La Bourguette, une institution pour autistes créée en Provence pour répondre aux besoins cruciaux posés par l'autisme et la psychose infantile. À côté du centre qui accueille enfants et adolescents, la Ferme du Grand Réal, avec son restaurant et son moulin à huile, salarie 38 adultes autistes. L'institution, fondée en 1973, offre aux malades un projet de vie en accord avec le rythme des saisons... Le film suit les autistes dans la gestion de leur quotidien, dans leur labeur aux champs, au moulin à huile, à l'atelier de céramique et au restaurant. Il est entrecoupé par des interventions du fondateur qui apporte des éclaircissements sur leur maladie et explique le souci humaniste qui anime l'institution.