On découvre des témoignages sur la question des préjugés tirés d'entretiens avec des usagers, des proches et des professionnels de santé. Un film, réalisé avec l'association "Les 87 Revanchards" qui réunit des professionnels du cinéma avec la participation de l'actrice Clémentine Desgranges.
Le 23 août 1973, le braquage de la Kreditbenk de Stockholm tourne mal : la prise d'otages va durer six jours. De manière étonnante, les otages prennent fait et cause pour les braqueurs et s'opposent aux policiers. Les liens qui se sont tissés au cours de cette période entre les otages et les braqueurs vont laisser un nom dans l'histoire de la criminologie : le syndrome de Stockholm. Presqu'un demi-siècle après les faits, les deux braqueurs et une des otages témoignent. Ils nous expliquent ce qui s'est passé dans la banque au cours de ces six jours de siège
Autrefois, on disait de certains enfants un peu compliqués qu'ils étaient turbulents ou dans la lune. Aujourd'hui, ils sont de plus en plus nombreux à être diagnostiqués comme atteints de TDA/H (troubles du déficit de l'attention, avec ou sans hyperactivité) ou de troubles " DYS ". Qui sont-ils ?
Deux sœurs de 8 et 5 ans traînent seules à la maison, en pleine campagne. Elsa avale trois grains de gros sel, Judith lui annonce que cela la condamne à une mort par dessèchement. Il ne lui reste que quelques heures à vivre quand le retour de leur mère, au comportement ardent et fébrile, fait basculer le destin de la famille.
Affaiblie par un séjour en hôpital psychiatrique, Audrey retrouve pour la première fois son fils Luca qui désormais vit loin d'elle avec son père. Mais la joie des retrouvailles sera de courte durée et Audrey va devoir s'interroger sur son rôle de mère.
Jeanne, 8 ans, est une petite fille au caractère bien trempé. Sa mère, en revanche, traverse une dépression et doit envoyer sa fille passer les vacances de Noël chez sa Mémé Oignon... Mais Jeanne n’a pas compris ce qui arrive à sa mère et part en traînant les pieds : à la campagne, il n’y a rien à faire, et la maison de Mémé pue l’oignon ! Pourtant, contre toute attente, les vacances s’avèrent être une véritable aventure.
Le long de son corps, les cicatrices d’Alex Anna prennent vie pour écrire son histoire. Prise de vue réelle et animation s‘entremêlent dans ce documentaire intime et universel, poétique et engagé, doux et violent.
Des appartements et des photos. Au départ, un jeu. Y retrouver David B. Je plonge dans des cartons, j'ouvre des albums. David B., des chats, Tours, des cartes postales, un album de timbres, des affiches de films, un Lulu, des robes de demoiselles, des chiffres. Je traverse le temps.
Une jeune peintre préparant sa première exposition s’investit dans sa création, jusqu’à perdre pied avec le réel et sombrer dans un chaos hallucinatoire. Dans la claustration d’une clinique, elle se reconstruit lentement par la peinture et l’observation quotidienne d’un écureuil à travers la fenêtre.
Le réalisateur a 12 ans quand son père lui confie un étrange secret : il se sent doué de pouvoirs occultes, qui fait de lui un médium entre le ciel et la terre. Il affirme ainsi pouvoir guérir les malades du cancer, communiquer avec les extraterrestres et entrer en contact avec les morts. Fasciné par l'univers paternel, Einari devient son disciple. Mais, avec le temps, il cesse peu à peu de croire aux phénomènes surnaturels.
Pierre Dubois est un célèbre auteur de littérature fantastique qui vit à Cartignies, un petit village du Nord de la France, en compagnie de sa femme Aline. Pendant quelques jours, le couple de septuagénaires ouvre sa porte, son intimité et laisse le merveilleux s'immiscer au sein de leur histoire. Au fil de leurs récits, ils évoquent comment la force de l’écriture, le pouvoir de l’imagination et un sentiment profond d’osmose avec la vie leur ont permis d’accepter le suicide de leur fille, Mélanie, disparue il y a plus de vingt ans après un chagrin d’amour adolescent.
Ils ne quittent pas leur chambre, restent enfermés chez eux des mois voire des années. On les appelle les Hikikomori, un mot japonais qui signifie se "cloîtrer". Ce phénomène de claustration est apparu au Japon dans les années 90 suite à la crise économique. Ce film éclaire sur ce mal mystérieux en suivant le travail de Marie-Jeanne Guedj, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne, une des premières en France, à s'être intéressée à ces jeunes reclus.
Sabine se rend quotidiennement sur le site «suicidaire.be » sous le pseudo d’Eva B. À la recherche du fameux livre « Suicide, mode d’emploi » censuré quelques années après sa parution, elle franchit le lien virtuel et entreprend de rencontrer Barbie Turick, Dark Boy, Odin, afin de trouver la meilleure manière d’en finir une fois pour toutes… sans douleur !
Jazz est une vieille femme afro-américaine. Elle vit seule dans une maison récupérée sans eau, ni électricité. Comme bon nombre de femmes afro-américaine, elle vit dans la misère, avec pour seule maison un logement insalubre. Dj Holiday est le double de Jazz, son personnage de scène. C’est elle qui chante depuis toujours, qui monte tous les jeudis soirs sur la scène du Berts, où sa voix brisée rayonne, entourée des meilleurs musiciens de jazz de la ville. Le documentaire est un portrait de cette femme, qui nous émeut jusqu’aux larmes. Au travers de son regard, on perçoit les épreuves qu’elle a pu traverser tout au long de sa vie, et qui ont fait d’elle la femme qu’elle est : une femme à la fois forte et généreuse. A travers ce portrait, le réalisateur Arno Bitschy évoque la face sombre du rêve américain, ses millions d’âmes errantes, délaissées.
Ron et Karen accueillent chez eux une communauté de personnes qui entendent des « voix » commentant, chaque jour, leurs pensées et actions. Tous débattent de l’impact qu’elles ont sur leur vie et leur identité sociale, ainsi que des négociations à engager avec elles pour en faire des cohabitantes plus que des intruses. Ceci introduit une dialectique originale sur la différence, la stigmatisation et l’indépendance, et montre comment les singularités individuelles peuvent former un corps politique. Pour le film, la « folie » n’est pas déconnexion de la réalité, mais plutôt conscience aiguë de celle-ci.
Dans un pays où la folie est fortement stigmatisée et à peine prise en charge par l'institution hospitalière, chaque étape du voyage rend perceptible l'importance du temps passé à écouter le malade et sa famille. Au fil des rencontres avec Michel Dewez, médecin, psychiatre et psychanalyste belge, des soignants de centres de santé généralistes sont formés à une prise en charge ambulatoire.
Aujourd’hui nous vivons dans un monde où la logique de rentabilité s’applique à tous les domaines. Les lieux dédiés aux métiers du soin, du social, de l’éducation… sont gérés par des managers ou des experts pour qui seul comptent les chiffres, niant les besoins humains. Les professionnels ne retrouvent plus le sens de leur engagement et vivent péniblement l’altération profonde de leur métier. Roland Gori, psychanalyste et initiateur en 2008 de l’appel des appels se bat contre cette logique, en scrutant et dénonçant les failles de nos sociétés néo-libérales. L’appel des appels est un mouvement opposé à la marchandisation de la santé, de l’éducation, de la culture… Ce film propose un portrait intime de Roland Gori, de sa pensée et de ses combats étayés par des témoignages de proches tels que ses éditeurs Henri Trubert et Sophie Marinopoulos (Les liens qui libèrent), la philosophe et académicienne Barbara Cassin, son épouse et chercheuse Marie José del Volgo ou le journaliste de l’humanité Charles Sylvestre…
Du premier verre aux abysses de l’addiction, l’alcool raconte et se raconte au travers de sa relation avec une jeune femme. Histoire d’une lutte en profondeur pour regagner la surface et son horizon.
Un funambule marche sur un fil tendu au-dessus du vide. Le souffle coupé, on est suspendu à chacun de ses gestes que l’on imite intérieurement, éprouvant en miroir les mêmes émotions. On ressent ce que l’autre ressent, on est en empathie avec lui. Qu’est-ce qui fait de l’être humain cet être social, capable de prendre le point de vue de l’autre, tout en restant lui-même? D’où vient le plaisir d’échanger, de s’entraider et de faire ensemble ? Et les grands singes, nos plus proches cousins, sont-ils doués d’empathie ? Qu'en est-il des rats et des autres mammifères ? Pour le savoir, nous allons croiser plusieurs approches entre elles car l’empathie est un concept mouvant qui est passé de la philosophie à l’esthétique puis à la psychologie, aux neurosciences et à la biologie. Par des observations éthologiques et des mises en situation expérimentales, les primatologues étudient les comportements sociaux des animaux, et les psychologues la naissance et le développement de ces comportements chez l’enfant. On peut voir ce qui se passe dans le cerveau quand on éprouve de l’empathie mais aussi lorsqu’on a du mal à identifier les émotions et les intentions d’autrui. C'est ce qui se passe dans certaines pathologies ou à la suite de traumatismes. Et si l'empathie était à l’origine de l’évolution des espèces, voire de l’essor des civilisations humaines.