LES PRÉMATURÉS - UN ALLER-RETOUR ENTRE TECHNIQUE ET ÉMOTION Emission Télé (55 min)
Réalisateur :
Pierre BADOT Pays :
Belgique
- 1997
Journaliste :
Karin RONDIA Prix spécial du jury au 13ème Festival du Film Scientifique de Palaiseau 1997
" Je me retrouvais maman... sans bébé à coté de moi... ". Cette phrase résume à elle seule l'angoisse des parents qui vivent l'expérience d'une naissance prématurée. Ce document donne également la parole aux équipes soignantes, aux parents, aux enfants eux-mêmes et aborde cette question de manière très large et ouverte.
Depuis quelques années en Belgique, les ventes d'antidépresseurs ont progressé de 50%. Les nouveaux médicaments mis sur le marché (Prozac,...) ont un succès grandissant bien qu'ils soient cinq fois plus chers que les anciens, mais ils provoqueraient moins d'effets secondaires. La dépression intéresse de plus en plus le monde médical, et aussi l'industrie pharmaceutique. Le reportage pose la question de savoir si la dépression est un problème individuel ou de société. Il tente d'analyser ces "pilules du bonheur": leur efficacité, leurs alternatives et leurs répercussions sur la santé et sur le porte-monnaie des consommateurs.
La stérilité n'est plus une fatalité. Les nouvelles techniques d'assistance à la procréation promettent de tout réparer, de tout remplacer... Près de 4.000 couples infertiles ont recours annuellement en Belgique à une technologie de plus en plus affinée, de la stimulation ovarienne à la fécondation in vitro, en passant par l'insémination artificielle. La médicalisation de la conception et de la grossesse confère à l'enfant un statut extraordinaire: le risque de surprotection n'est pas négligeable. L'émission pose le problème du devenir de ces enfants, de la relation avec leurs parents, de leur identité.
L'émission aborde différentes formes d'amnésies et de troubles de la mémoire. Les causes sont diverses: les maladies dégénératives (l'Alzheimer), les troubles psychiatriques (dépression, anxiété, stress), les pathologies neurologiques organiques (les tumeurs cérébrales, les accidents vasculaires), les problèmes liés à l'abus d'alcool (le syndrome de Korsakoff)... Des patients, leurs proches et des équipes thérapeutiques répondent aux questions de savoir quand il faut s'inquiéter, comment cerner les problèmes de mémoire et pallier aux difficultés.
La douleur et la fatigue sont les plaintes les plus universellement entendues autour de nous. Mais lorsque ces plaintes recouvrent des maladies qui n'ont aucune manifestation visible, on a tendance à ne pas les prendre au sérieux ... Il y en a trois au sommaire de cette émission : l'algoneurodystrophie, la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique. Trois affections encore mystérieuses à bien des égards, et qui laissent beaucoup de médecins perplexes.
Jouer, c'est beaucoup de choses à la fois. C'est s'amuser, découvrir, se faire plaisir, rire, agir, créer, ... Mais c'est aussi une affaire très sérieuse car c'est une fonction essentielle pour le développement de l'enfant, autant que l'alimentation ou le sommeil. C'est par le jeu que l'enfant va progressivement découvrir la réalité, apprendre à agir sur cette réalité et à composer avec elle. Les documents d'archives proposés permettent l'observation de différents jeux d'enfants. Les reportages sont commentés par une psychologue qui identifient les différents stades de développement de l'enfant de 0 à 12 ans et qui propose des jeux adaptés à chaque stade. L'émission aborde, entre autres, la notion de plaisir dans le jeu, les rapports entre adulte et enfant dans l'apprentissage, le dessin, le mécanisme de l'histoire racontée, le jeu symbolique où l'enfant rejoue des situations vécues pour les rendre moins inquiétantes, etc...
Faut-il laisser les enfants regarder la télévision ou faut-il les protéger des agressions de celle-ci ? Les opinions les plus contradictoires continuent à circuler sur les rapports entre les enfants et la télévision. L'émission propose de sortir de ce débat pour examiner de quelle manière les adultes peuvent aider les enfants à devenir des spectateurs intelligents. Les documents présentés ,"Maman, la télé me regarde" de M. J. Jamar, des séquences, tournées par J. Duez, qui reprennent les témoignages d'enfants, des interviews de psychologues et de médecins, sont commentés par A. Cambier, chargée de cours de psychologie et de développement de l'enfant à l'U.L.B., et par A.M. Messonnier, qui a réalisé une étude de l'offre de programmes pour enfants sur l'ensemble des chaînes françaises. Le débat permet d'explorer la manière dont l'enfant regarde la télévision, comment il la comprend et ce qu'il en retient.
Pour cette émission sur l'autisme, Karin Rondia reçoit deux invités spécialisés dans l'autisme: le Pr Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre et le Pr Ghislain Magerotte, psychologue. La présentation de plusieurs cas permet de définir ce qu'est l'autisme et de comprendre les problèmes que posent les autistes à leur famille. Le traitement de l'autisme est abordé avec quelques réserves car tous les cas sont différents et les résultats ne sont pas garantis. Il n'est d'ailleurs pas possible de garder en famille les cas les plus graves, souvent en raison de leur agressivité. L'attention est attirée sur l'importance du dépistage qui doit être le plus précoce possible.
L'aide à la vie journalière est l'ensemble des services mis à la disposition des personnes handicapées afin d'éviter leur placement en institution. Laisser les personnes handicapées à la maison ou leur offrir les moyens de vivre au sein de leur famille, c'est apporter une belle pierre à l'édifice de l'intégration. Celle-ci passe en effet par le logement, le travail et la vie sociale. Cette émission propose le témoignage de personnes handicapées.
La peau, organe multiple et complexe, qui nous sert de première carte de visite puisq'elle s'offre aux regards des autres, est aussi le reflet de nos conflits internes les plus secrets. C'est probablement l'un des organes où somatique et psychique sont le plus intimement amalgamés. De la verrue à la calvitie, en passant par l'acné, l'eczéma ou le psoriasis, il n'est guère de " chagrins de la peau " qui échappent à cette causalité.
En Communauté française, près de cent ateliers protégés emploient 7000 travailleurs handicapés. De nombreux produits vendus en grande surface y sont sous-traités. Ces ateliers sont devenus de véritables P.M.E., et leur chiffre d'affaires global atteint les 307 milliards. Faire du social en tenant compte des paramètres économiques, telle est l'équation que doivent résoudre les ateliers protégés au risque d'oublier ceux pour qui ils ont été créés.
En théorie, une loi de 1971 interdit le travail de nuit pour les hommes comme pour les femmes. En pratique, cette loi connaît de nombreuses dérogations différentes suivant le sexe. Aujourd'hui, selon une directive européenne sur l'égalité des chances, cette différence faite entre les hommes et les femmes est considérée comme une discrimination. La Belgique va donc changer sa législation et, bientôt, les femmes pourront travailler la nuit dans l'industrie. Une victoire un peu amère car les conséquences négatives sur la vie familiale et la santé des travailleurs de nuit sont indéniables. Malheureusement, rendement oblige, le nombre de ces travailleurs augmente. Une enquête et un reportage dans le monde de la nuit qui, en l'occurrence, n'est pas celui du plaisir.
Les troubles obsessionnels compulsifs (T.O.C.) touchent environ 2% de la population et se définissent par des pensées pénibles et répétitives qui s'imposent contre la volonté de la personne. Celle-ci est obligée d'instaurer des rituels (compulsions) pour chasser cette obsession et apaiser l'anxiété... Des témoignages révèlent comment cette maladie du doute envahit la vie professionnelle, familiale et sociale de la personne. Des hommes et des femmes rongés par les T.O.C. évoquent leur détresse et les différents traitements qu'ils suivent: thérapies psychologiques ou médicamenteuses, neurochirurgie,...
Le stress n'est pas nocif en soi. Au contraire, il s'agit d'une réaction ancestrale de l'organisme indispensable à la survie de l'individu. Aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales, le stress est souvent synonyme d'un sentiment d'inconfort passager. Une étude récente a démontré que près de 75% des gens disent ressentir du stress au travail. Quand il devient pathologique, il se manifeste par des maux de tête, maux de dos, mauvais sommeil, ulcères, dépression ou même infarctus... Rencontres avec des personnes qui souffrent réellement de stress.
Reportage à l’institut psychiatrique pour femmes de Lovenjoel à Louvain, avec comme guides trois psychiatres qui y travaillent mais n’ont pas toujours de certitudeou de réponse définitive à donner. Une introduction à l’univers asilaire, universprofondément troublant, qui pose une série de questions ne concernant pas seulement les malades...
La prévention et la lutte contre le harcèlement psychologique au travail. Exemples en France et en Allemagne où des réseaux d'entraide se sont constitués. Rencontre en Belgique avec des syndicats, des médecins du travail, des magistrats et des victimes qui souhaitent voir inscrire dans les règlements de travail l'interdiction du harcèlement psychologique au même titre que celle du harcèlement sexuel. Un syndicat propose que soit introduit dans le "code du bien-être" du travailleur un article d'information sur le "mobbing" (définition, causes et conséquences), la désignation d'une personne référente, la possibilité d'une médiation ou de sanction... Des entreprises commencent à agir contre le harcèlement psychologique et des victimes entament des poursuites judiciaires (possibles en Belgique depuis 1998).
Dans 95% des cas, le diagnostic prénatal permet de confirmer que le foetus se développe normalement. Parfois, hélas, il met à jour un problème. Vient alors le moment douloureux d'interrompre ou non la grossesse, de pousser ou non les investigations, et de déterminer jusqu'où l'enfant à venir est "acceptable". Une décision où l'attitude du corps médical joue un rôle prépondérant, et dont personne ne sort tout à fait indemne. Du témoignage personnel à l'éthique de société, le reportage tente de rassembler quelques éléments qui alimenteront la réflexion personnelle.
Une tentative inédite de gérer la toxicomanie au quotidien: une expérience menée à Liège dans un lieu d'accueil et de premiers soins pour les toxicomanes. L'équipe pluridisciplinaire de "Start" (médecin, éducateur, assistant social,...) situe son intervention à la frontière entre soins médicaux et volonté d'encadrement. Un reportage basé sur les témoignages de toxicomanes qui racontent leur descente aux enfers et leur galère quotidienne.
Quand un ado "disjoncte", la famille, les profs, le médecin même sont parfois complètement désorientés. Et en cas d'hospitalisation, les services de psychiatrie "classique" ne sont pas bien adaptés à ce genre de patients turbulents et imprévisibles. Le "Centre thérapeutique pour adolescents", créé sur le site de l'U.C.L. à l'initiative du professeur P. Van Meerbeeck, se veut une alternative innovatrice dans ce domaine. Témoignages et résultats.
La sophrologie est une technique de détente particulière, qui consiste à se plonger de manière individuelle dans un état de conscience de la relaxation. Elle peut s'adresser comme thérapeutique aux personnes âgées, en ce sens qu'elle permet de s'équilibrer, de s'adapter au milieu ambiant et de vivre en équilibre avec le milieu et soi-même. A long terme, la sophrologie est une rééquilibration générale de l'individu, qui entraîne un mieux-être à tous les niveaux. Pour les personnes du 3ème âge en particulier, la sophrologie peut intervenir dans leurs problèmes circulatoires et permettre d'éliminer certains troubles d'origine psychosomatique. Interviews et témoignages de médecins, psychiatres et adeptes de la sophrologie