A l'âge frontière entre l'enfance et l'âge l'adulte, on observe des comportements, des jeux nouveaux : on se coiffe, on se recoiffe, on se touche, on se bouscule, on se chatouille, d'abord entre jeune du même sexe, puis on s'enhardit pour aller vers l'autre sexe, à plusieurs, puis seul, on le taquine, puis on l'embrasse : on est dans la séduction et le désir d'aimer. On agresse les autres ce qui revient à dire qu'on les a remarqués. Devant un monde hostile ou étranger, les adolescents adoptent des attitudes d'imitation ou de refus qui leur permettent de l'affronter, ils se regroupent en bandes, groupes provisoire qui ont leurs usages en matière de consommation en particulier. Seuls, à deux, en bandes, des adolescents ont été filmés à Rueil, aux abords d'un grand ensemble et dans sa galerie marchande. Contrairement aux autres films de la série, ce film n'a pas de commentaire.
Le film est plus une question qu'une réponse : que fait l'enfant seul, quand il s'isole ? Peut-on dire qu'il joue ? On ne sait quel nom donner à ces conduites. S'agit-il de poursuivre un rêve ou une réflexion. S'agit-il de quête de soi-même ou d'un repos ? Tous les enfants retenus dans ce film ont en commun la solitude, non pas une solitude imposée - ils sont dans des lieux publics-, mais une solitude qui apparaît comme un choix. Des enfants solitaires ont été filmés sur le terrain de jeu et au voisinage d'un grand ensemble, à Montmartre, dans un patronage. Les âges sont divers, de 3 ans à l'adolescence.
Le film montre la joie de créer, d'imposer sa marque sur le papier sur les murs, en couleurs ou pas. Ces activités n'ont pas la gratuité d'autres jeux, cela concerne l'apprentissage de conduites majeures l'écriture et le dessin, essentielles à l'intégration dans le monde des adultes. Le plaisir sensoriel des activités de peintures est manifeste, l'apprentissage vient en surcroît. Des enfants dessinent, peignent, gribouillent avec les moyens que l'on met à leur disposition dans la crèche, de la PMI ou au patronage ou avec des moyens de fortune qu'ils trouvent dans un square à Montmartre.
A la sortie de l'école, un groupe de garçons d'une dizaine d'années se hâte de jouer avant de se séparer pour aller déjeuner. Il s'agit là d'une courte parenthèse, d'une explosion d'agitation, entre des activités sérieuses. Cette turbulence n'est pas une catégorie de jeu, mais une façon de jouer qui menace le jeu lui-même. A l'exception de deux courtes séquences tournées à Rueil, ce film a été filmé dans une rue de Montmartre. La séquence a été quasiment filmée en temps réel.
Jeu de règles qui permettent de jeter, lancer, pousser, viser et mesurer sa propre habileté face aux autres ou à soi-même. Les joueurs ont de 2 à 14 ans. Les enfants sont seuls ou en groupes, de filles ou de garçons. Le film permet des comparaisons dans les manipulations selon les âges. Ces jeux d'habileté aux les règles plus ou moins précises, intègrent des formes symboliques (où par exemple les billes deviennent projectiles) et d'imitation (reflet du jeu de football des adultes). Ces jeux ont été tournés dans le terrain de jeu d'un grand ensemble de Rueil et dans un square de Montmartre. Les jeux de billes, dans la rue, le jeu de baby-foot dans une salle de patronage
Ici les joueurs sont surtout des filles. Cependant, on voit des garçons jouer à "la marelle à main". Le film montre plusieurs formes de ce jeu (des plus simples aux plus complexes) dont les règles très précises ont la permanence d'une véritable institution. Les origines mythiques et l'aspect socio-culturel de son évolution sont également évoqués. Une animation permet de montrer le schéma théorique de chaque jeu. Il s'agit d'un jeu de règles et de performance sur un parcours à exécuter. Le film a été tourné dans le terrain de jeu d'un grand ensemble de Rueil et dans un square de Montmartre.
L'enfant éprouve son corps, son équilibre, sa propre capacité de contrôle. Les acrobaties observées ici sont, à une exception près, le fait de filles à l'approche de l'adolescence. L'enfant a alors acquis la pleine maîtrise de son dynamisme et de son habileté corporelle. Il le manifeste et l'éprouve ici sous diverses formes. Le film montre ces jeux d'habileté corporelle qui dépassent les limites que lui imposent constamment les habitudes gestuelles et les institutions. Dans l'acrobatie l'enfant joue sans accessoires de jeu, c'est une compétition entre plusieurs moments de son propre jeu : on refait mieux, plus vite, plus compliqué. La comparaison avec les autres est aussi un stimulant. Le film a été tourné dans le terrain de jeu d'un grand ensemble de Rueil.
A travers l'exemple du toboggan, c'est le problème du jouet qui est posé, et plus particulièrement des appareils à jouer qui sont installés dans les aires de jeu des jardins publics et des grands ensembles. Au fur et à mesure que l'enfant maîtrise les usages prévus de ce jeu, on observe qu' il s'en affranchit, invente d'autres modes d'emploi, et la glissade prudente du petit laisse la place à des exercices audacieux, imprévisibles et spectaculaires. L'imagination créatrice s'exerce ainsi dans la réinvention de tout objet. On a filmé les toboggans du terrain de jeu d'un grand ensemble de Rueil et les rampes d'escaliers de la rue du Mont-Cenis à Montmartre.
Tout peut servir à rouler : patins,vélos, petites voitures, chariots... Des enfant de différents âges éprouvent les possibilités de divers véhicules - tricycle, vélo, vélomoteur, patins à roulettes, caisse à roulettes. Le plaisir éprouvé se manifeste : triomphe de la peur, de la maîtrise physique et de l'équilibre , griserie du déplacement. Chaque enfant entraîne l'autre, à mesure des occasions qu'il rencontre. Les enfants s'associent par exemple pour utiliser un véhicule. La caisse à roulettes fabriquée par les enfants permet d'ironiser sur la voiture, idole de l'adulte. Le film a été tourné dans le terrain de jeu d'un grand ensemble de Rueil et à Montmartre.
Pendant quatre semaines, on a filmé les activités d'enfants de tous âges sur le terrain de jeux d'un grand ensemble. Pour les moyens et les plus grands, cette observation met en évidence une fragmentation importante du jeu. En quelques secondes, celui-ci évolue, se transforme, disparaît par distraction ou inattention. Le film constitue une introduction à la série de 17 courtes études filmées, qui portent chacune sur une forme particulière de jeu.
Si on ne connaît pas les causes de la dépression , on dispose néanmoins de médicaments efficaces mais qui doivent être accompagnés d'une psychothérapie incontournable si l'on veut "s'en sortir ". Le point par les docteurs J-P Ollié, Franck Bayle, Christian Spadone et Thierry Gallardo exerçant tous à l'hôpital Sainte-Anne de Paris sur les psychotropes, le rôle de la psychothérapie, la photo-thérapie, les électrochocs, la psychochirurgie, l'electro-narcose, la résistance aux antidépresseurs, l'accoutumance aux psychotropes et la stabilisation du patient.
A travers reportages et entretiens, le magazine de la rédaction de France 2 présenté par Françoise Joly et Guilaine Chenu aborde tout ce qui fait l'actualité internationale. Loin du sensationnalisme arbitraire, les grands reporters d'Envoyé spécial scrutent la réalité, décortiquent la situation et rencontrent les protagonistes afin de poser un autre regard et de découvrir une autre vérité.
Au travers des témoignages de pédophiles, de délinquants sexuels et d'intervenants professionnels, le document fait le point sur la question délicate de la prise en charge des agresseurs sexuels par les structures de détention (Unité psychiatrique de la prison de Fresnes - France). On y aborde non seulement les impasses où les traitements peuvent mener mais également la prévention au sein de groupes de paroles ainsi que l'inventaire des facteurs pouvant limiter les risques de récidive.
DE LA FONQUITURE SUR LE PODOGGAN Reportage (28 min)
Réalisateur :
Pierre FRANCOIS Pays :
France
- 1996
Prix Roger Malingrey, Grand Prix du festival National Audiovisuel en orthophonie, Nancy 1996
Combattre l'échec scolaire et la désinsertion sociale... Environ 10 % des enfants présentent des troubles d'apprentissage souvent mal connus : ce sont les dyslexies, dysphasies, dyscalculies qui, faute d'être identifiées, font taxer ces enfants de paresse, de désintérêt, d'immaturité. Pouvoir déceler ces troubles pour y apporter une réponse appropriée nécessite d'en connaître les manifestations. Ce film propose de les découvrir dans leur diversité. Il s'adresse aussi bien aux famille qu'aux professionnels du secteur de l'enfance. Prix Roger Malingrey, Grand Prix du festival National Audiovisuel en orthophonie, Nancy 1996
Quatre jeunes personnes choisies par hasard travaillant sans qualification, ont décidé de suivre la formation d'aide médico-psychologique. Elles vont consacrer leur vie à l'accompagnement de patients diminués et dépendants et, par leur présence, vont créer le lien social.
Alors que l'on croyait que le système immunitaire était un système autonome, qui se régulait de lui-même, il est aujourd'hui établi qu'il dialogue avec le cerveau. Le reportage donne différents exemples de nouvelles approches en matière de thérapie des maladies cardio-vasculaires, du cancer du sein et du sida: apprendre à mieux communiquer pour lutter contre le stress; apprendre de nouvelles règles de vie... D'une manière générale, ces méthodes tendent à réduire l'impact du stress sur l'évolution des maladies citées plus haut. Dans une douzaine d'hôpitaux américains, des unités de soins où l'on incite le malade à passer de l'état de patient à celui de partie prenante dans son traitement, ont été aménagées. En utilisant ces nouvelles méthodes, la science médicale tente de comprendre et d'identifier les modes de communication entre le système immunitaire et le cerveau.
Elles ont de 13 à 17 ans, et attendent ou viennent d'avoir un enfant. En France, chaque année, environ 6000 très jeunes femmes mettent au monde un enfant. Comment est-ce encore possible, à l'ère de la pilule, du préservatif et d'une information sur le Sida et la sexualité que l'on estime généralisée ? Pourtant, le scénario est toujours le même, désarmant : des rapports sexuels vécus sans arrière pensée, et puis c'est " l'accident ", une grossesse parfois ignorée ou cachée à ses proches, la vérité qui éclate souvent à quelques semaines de l'accouchement. Pour d'autres, il y a le désir de maternité : galères sociales et scolaires, galères sentimentales, un avenir incertain, un bébé souvent perçu comme une revanche sur la vie, un être à aimer, une bouée à laquelle on peut se raccrocher.
En réparation d'un délit, des mineurs sont amenés à effectuer une prestation éducative ou philanthropique ordonnée par le juge. La vidéo retrace ce qu'est la prestation à travers les regards des différents "acteurs" concernés de près ou de loin par la mesure. La parole est largement donnée aux jeunes qui, malgré les circonstances difficiles et délicates, ont accepté de parler devant la caméra.
En partant d'expériences concrètes dans des crèches ou des écoles, à la maison ou encore dans des consultations de nourrissons, le reportage s'attache à montrer le goût et le plaisir des petits pour les livres quand l'histoire racontée se transforme en un moment-tendresse et en un moment-plaisir de jeu et de découverte des mots et de la langue. L'objectif est de donner l'envie de raconter à tous ceux qui s'occupent de tout-petits. Le document est illustré de nombreuses planches d'albums-jeunesse qui révèlent la richesse des histoires, des formes, des illustrations et des couleurs de la littérature enfantine. Il explique simplement l'intérêt à plus long terme de familiariser les enfants aux livres.
Les mauvais traitements subis dans l'enfance constituent un sujet tabou. Beaucoup se taisent pour toujours ou n'en parlent que des années plus tard. Ceux qui dénoncent les faits à la justice vont souvent de déception en déception: confrontation directe avec le "maltraitant", problème de preuve, lenteur de procédure, etc... Des témoignages bouleversants montrent l'ampleur du phénomène. Avec des interventions de représentants du monde de la justice et de la médecine, et des acteurs de la protection de l'enfance.
Cette vidéo présente l'intégration d'un chien dans un hôpital pédopsychiatrique et plus particulièrement dans un groupe d'enfants psychotiques. On y voit l'impact thérapeutique et réactionnel du chien "Bee" dans cette expérience de zoothérapie.