CE QU'IL RESTE DE LA FOLIE Documentaire (1h40)
Réalisateur :
Joris Lachaise Pays :
France
- 2014
Grand Prix de la compétition française et Prix Renaud Victor au Festival international de cinéma de Marseille
C’est à Thiaroye, dans une banlieue proche de Dakar que nous conduit Joris Lachaise, pour pénétrer dans l’hôpital psychiatrique en compagnie de l’écrivain et cinéaste Khady Sylla, qui y a été internée à plusieurs reprises. Khady Sylla (dont un très beau film, Une fenêtre ouverte, était en compétition au FID en 2005) y retrouve son médecin traitant, des patients familiers, d’autres avec qui elle échange sur la délicate question des méthodes thérapeutiques, et de leur lien avec le colonialisme. On le mesure, le projet est ambitieux, il conjugue la description d’un lieu avec les portraits d’êtres marqués par la souffrance, il y entremêle le spectacle de différents types de soin (religieux, traditionnel, moderne) avec des considérations sur la multiplicité de tels soins puisqu’on assiste à une discussion entre marabouts et médecins modernes sur la possible coexistence de leur pratique. Ce qu’il reste de la folie ? Tout sauf de maigres reliquats : un chaos, un chahut de silence et de diatribes, un univers inquiétant où tout reste à déchiffrer. (JPR) Accès : http://www.harmattantv.com/videos/film-%28vod-dvd%29-2439-Convention--Mur-Noir--Trous-blancs-DOCUMENTAIRES.html
"A TROP se pencher sur eux, c'est la meilleure position pour recevoir un coup de pied au derrière" Fernand Deligny c'est une ligne, des lignes, ces remarquables "lignes d'erres" (transcriptions des déplacements et des agirs des enfants mutiques) qui on fait rêver Gilles Deleuze et Félix Guattari. C'est aussi, dés 1945, son livre "Graine de crapule. Conseils aux éducateurs qui voudraient la cultiver". C'est inlassablement avec les incurables, les invivables. En 1967, il s'installe définitivement dans une petite maison dans les Cévennes et crée un réseau de "présences proches". Il était une fois un NOUS et c'est justement là que nous mènent ce film-carnet-notes. Là, LOIN. Loin de ces "lieux prévus pour", "lieux exprès", "lieux tout à fait pour"... LOIN de la "loi du langage" oppressante. En plein milieu des Cévennes, en plein milieu d'une "tentative": tracer des lignes "afin de voir ce qui (ne) nous regarde pas", "afin de voir ce que notre regard aveugle de parlant à bien du mal à voir". Ce film prend son temps, prend le rythme des "tentatives" et laisse s'entremêler, une vieille cafetière, quatre pierres plates, la nourriture qui cuit, l'eau, le feu, l'abri, le territoire, les trajets... Quiétude. "Personne ne cherche à savoir de quoi ils sont atteints, nous sommes à la recherche de ce qui nous manque pour être existant à leurs yeux"... Film-hommage aussi, à ce gamin-là, Janmari.
Au départ, une consigne simple, un exercice d’atelier : dressons la carte de notre Bruxelles. Que chacun(e) fasse partager aux autres des lieux qui comptent dans sa vie, dans sa ville. A l’arrivée : un film qui tient tout seul, où la caméra va de main en main comme un passage du témoin, où les voix se mêlent, où chaque visage raconte un fragment d’histoire. Et cette question en fragile suspension : quel lien tisser entre la mémoire et l’habitat dès lors que l’on est amené à déménager, déménager, déménager ? Accès : Centre de Référence en Santé Mentale - www.cresam.be
Pendant 2 ans, le réalisateur belge Jérôme le Maire a suivi les membres de l’unité chirurgicale dans l’un des plus grands hôpitaux de Paris. Ce bloc opératoire ultraperformant fonctionne à la chaine : 14 salles en ligne ayant pour objectif de pratiquer chacune quotidiennement huit à dix interventions. L’organisation du travail, bien qu’extrêmement sophistiquée, est devenue pathogène. Le personnel médical et paramédical courbe l’échine. Stress chronique, burn-out, et risques psychosociaux gangrènent l’hôpital. Chirurgiens, anesthésistes, infirmiers et aides soignants, mais aussi cadres, gestionnaires, et directeurs sont pris dans une course effrénée qui semble sans fin. Consciente de ce problème, l’administration a commandé un audit sur l’organisation du travail afin de tenter de désamorcer le début d’incendie. Burning Out est une plongée au cœur du travail et de ses excès, quand il y a surchauffe et que l’embrasement menace. Il veut comprendre l’incendie contemporain qui affecte l’hôpital, ce miroir trouble de notre société. http://www.burning-out-film.com/?lang=fr
"Frédéric Bruly Bouabré, l'universaliste": poète, dessinateur, conteur et penseur, Frédéric Bruly Bouabré (né vers 1923) vit à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Il poursuit aujourd'hui encore, à 89 ans, une oeuvre prolifique née d'une vision céleste survenue il y a plus de soixante ans. Frédéric Bruly Bouabré a élaboré un ingénieux alphabet à partir de sa langue, le bété. Ce système, formé de 449 pictogrammes auxquels correspondent des syllabes, lui permet de consigner les langues du monde entier. Dans sa démarche universaliste, il s'adonne également à une quête poétique de signes qui expliquent le monde à partir de relevés sur l'écorce d'une banane, la forme d'un nuage ou des scarifications. Ses travaux aux crayons de couleur jouent à la fois sur l'écriture et le dessin, et contiennent une dimension édifiante et spirituelle. (33 min - 2010) "Ataa Oko et les esprits": le Ghanéen Ataa Oko (né vers 1919) se lance soudainement dans la création graphique, à l'âge de 83 ans. Il commence à dessiner de mémoire des cercueils figuratifs personnalisés qu'il a réellement construits dans son passé d'artisan menuisier: l'un en forme de poisson pour un pêcheur, un autre en forme de tomate pour un paysan. Dans ses compositions, il s'affranchit peu à peu de ses souvenirs, pour laisser place à un foisonnement de nouveaux sujets vivement colorés: animaux, personnages, fruits ou êtres imaginaires, parfois monstrueux. Visité par les esprits, en constante relation avec l'au-delà, Ataa Oko chemine également avec des entités spirituelles, qu'il représente sur son papier. Installé devant sa maison, sur une table de fortune, Ataa Oko, âgé de nonante ans, poursuit son oeuvre, imperturbable. Celle-ci compte aujourd'hui 2500 dessins au crayon de couleur, réalisés en six ans (2003-2009). (16 min - 2010)
BOWLING FOR COLUMBINE Documentaire (2h00)
Réalisateur :
Michaël MOORE Pays :
Etats-Unis
- 2002
Prix du 55ème anniversaire du Festival de Cannes (2002), le César du meilleur film étranger (2003) et l'Oscar 2003 du meilleur documentaire
Avec plus de 10.000 meurtres par arme à feu chaque année, les États-Unis détiennent le triste record mondial d'homicides et d'agressions au quotidien... S'inspirant du fait divers de la tuerie à la Columbine High School, au Colorado, Michael Moore critique l'industrie de l'armement aux États-Unis, la liberté avec laquelle les citoyens américains peuvent se procurer des armes, ainsi que le laxisme de l'État en matière de législation en la matière. Par ses investigations réalisées au moyen d'analyses chiffrées, d'images d'archives et d'interviews (dont celle de Charlton Heston, chef de file de la National Riffle Association), Michael Moore tente de cerner les facteurs qui poussent la population américaine à se retrancher dans la violence. Il dresse un bilan provocateur, à la fois terrifiant et drôle, d'une nation où 250 millions d'armes à feu sont en circulation.
Portrait du peintre et écrivain belge Georges Moinet qui présente son oeuvre picturale et littéraire. Le peintre et écrivain belge Serge Moinet a passé douze années d'internement dans un asile psychiatrique, et s'est réfugié pendant dix ans dans un mutisme complet. Devant la caméra de Thierry Zéno, dont c'est la première réalisation avant le sulfureux "Vase de noces", il parle, parle beaucoup, lit des papiers, explique ses tableaux et sa conception du monde qu'ils illustrent, une cosmogonie personnelle liée au fonctionnement du cerveau et de la cellule, à la réverbération de la pensée. A son discours, à peine audible, cohérent dans la logique "folle", fait écho, à l'arrière plan, le brouhaha d'une salle d'hôpital. Thierry Zéno a choisi de filmer le visage du peintre comme ses tableaux, en gros plan. Il se rapproche des yeux, de la bouche, de la barbe, du menton, comme il capte un fragment de tableau. Dans l'art brut, plus encore qu'ailleurs, la personnalité et la création sont liées.
Né à Constantine en 1966, documentariste engagé, Malek Bensmaïl dépeint à travers son oeuvre non seulement l'Algérie, mais aussi les rapports Nord/Sud et la dualité modernité/tradition. Portraitiste d'une société algérienne et de sa diaspora, il tente, par le biais de la caméra, de mieux faire comprendre son pays, de proposer un autre regard sur l'Algérie d'aujourd'hui... Plébiscités par la presse, ses films sont régulièrement primés dans de nombreux festivals. 1. "Aliénations" (2004 - 105 min) 2. "Le grand jeu" (2005 - 89 min)
Il y a tout juste un an Jean-Michel Carré réalisait le film de fiction : "Visiblement je vous aime". Pour répondre aux exigences du scénario imaginé d'après des faits réels, il a décidé d'établir un dispositif de mise en scène très particulier qui mêlerait comédiens professionnels et personnages du réel, en l'occurrence de jeunes autistes et psychotiques d'un véritable "lieu de vie", lieu alternatif à l'enfermement psychiatrique institutionnel, situé dans la petite Camargue, entre Nîmes et Montpellier.
BAMAKO, SORTIR DU POINT G Documentaire (22 min)
Réalisateur :
Jean-Bernard ANDRO Pays :
France
- 1993
* Prix du Comité Français d'Education pour la santé, Euromédecine, Montpellier 1998
* Prix des 10 meilleus films aux entretiens de Bichat 1998
* Premier prix au festival de Vidéo-Psy de Valence 1991
* Mention Ethnopsychiatrie au 18è Festival de Lorquin 1994
* Prix du meilleur film d'auteur à la 3è nuit de la Psychiatrie, Paris 1994
Dans un pays où se posent des problèmes de nutrition, peut-on aussi s'occuper de santé mentale? L'expérience de l'unique service de psychiatrie du Mali semble prouver que oui. Comment s'adaptent les méthodes thérapeutiques occidentales à la culture traditionnelle africaine?
BABOUSSIA Documentaire (17 min)
Réalisateur :
Quinette Elsa Pays :
France
- 2002
Clé d’argent au Festival de Lorquin en 2003
Baboussia n’aurait jamais cru qu’un jour, elle atteindrait l’âge de 91 ans. C’est assez, il est temps de mourir. Mais la vie ne la lâche pas.
AVANT QUE LES MURS TOMBENT Documentaire (27 min)
Réalisateur :
Duchemin Eve Pays :
Belgique
/
Pays-Bas
- 2008
2009 : Traces de vie - Clermont-Ferrand (France) - Mention spéciale
2009 : Doc en courts - Lyon (France) - Prix du Jury Étudiant
Près de Charleroi, Colin vit seul avec sa mère dans une maison insalubre, qui s'effondre chaque jour, un peu plus. Face à la misère, il écrit avec ses potes dans sa chambre, devenue pour l’occasion, une "maison de jeunes" improvisée. Du rap comme exutoire et comme nécessité. La seule manière qu'ils ont trouvée pour faire parler de cette pauvreté au cœur de l'Europe, et qu'on ne regarde plus. Même à travers nos téléviseurs. Tant que cette maison résiste, ils ne traîneront pas dehors. Tant qu’ils écrivent, ensemble, ils ne tomberont pas. "Avant que les murs tombent" évoque une jeunesse de laissés-pour-compte, au bord la chute.
A Sarcelles, la réalisatrice Marie De Laubier filme au quotidien une maison de retraite dirigée par une femme vive, attentive et chaleureuse. Cette dernière a décidé de regarder la vieillesse et la mort droit dans les yeux, plutôt gaiement que tragiquement, et d'injecter de la vie et de l'humour à la fin de vie de ses pensionnaires. À travers ses yeux, est proposée une galerie de portraits insolites ou inattendus - et souvent sereins. Ce document n'oublie cependant pas de soulever les problématiques du placement en home, des relations avec le personnel soignant et avec la famille, de la perte d'autonomie et de liberté, des troubles de la mémoire, de la solitude et de la mélancolie...
Ce documentaire, qui est un véritable plaidoyer pour une prise en charge adéquate des enfants atteints d'autisme, est né d'une rencontre entre Natacha Calestrémé, la réalisatrice, et les parents d'Aymeric, un jeune autiste. Son histoire, illustrée par huit années d'archives familiales, sert de fil conducteur au récit.
A travers le cas d'Aymeric et d'autres témoignages tout aussi poignants nous accompagnons les parents dans leur parcours difficile, émaillé d'interrogations, de recherches et d'angoisse. Leur formidable énergie les amène à ne pas se résigner face aux réponses souvent insatisfaisantes que leur donnent les milieux médicaux. Car, bien que des thérapies comportementales importées des Etats-Unis et du Canada, PECS (Pyramid Educational Consultants), ABA (Applied Behavior Analysis), TEACCH (Treatement and Education of Autistic and related Communications handicaped Children) permettent une évolution positive de ces enfants et autorisent à terme leur inclusion dans la société, y compris sur le plan professionnel, aujourd'hui en France, la plupart des adultes autistes terminent leur vie dans des institutions.
Compléments DVD: Diagnostic erroné - Troubles du comportement - La scolarisation - Les traitements - Les adultes - La fratrie - Leur perception - Entretien avec la réalisatrice.
Vincenzo, Lucie, Claudine, Véronique, Yohann…travaille tous à Télé-Secours. Leur rôle est d’aider et de rassurer des personnes âgées qui les appellent en cas de problème urgent comme une chute ou un malaise. Mais ils réceptionnent aussi toutes sortes d’autres appels. De la commande de pizza à l’envie toute simple de parler. Il leur faut avant tout beaucoup de patience et de persévérance pour comprendre les problèmes. Des situations les plus cocasses aux plus dramatiques, les employés partagent tout.
Lieu de vie et de soin, La Borde reste une référence unique dans la conception et la prise en charge de la folie. C’est aussi le lieu où la réalisatrice a passé son enfance, à la garderie avec les enfants des soignants. « Lorsque je reviens dans ce paysage familier, je reconnais une musique singulière portée par des mots, mélodie d’un dialecte local. En explorant le "Ritz", "le poulailler", "l’orangeaccueil", ce sont les lieux qui se mettent à raconter ce qui ne cesse de s’inventer dans cet espace incroyablement vivant. »
AU FIL DES RELATIONS Documentaire (45 min)
Réalisateur :
Jacques BORZYKOWSKI Pays :
Belgique
- 1994
Premier prix du Jury professionnel, dans la catégorie "Pédagogie spécialisée" au 11ème festival audiovisuel de Nancy 1995
A travers le portrait de six familles, la découverte du passage de la dépendance totale de l'enfance à la prise d'autonomie de l'adolescence, angoissant et périlleux pour les uns et plus simple pour d'autres. L'enfant développe au fil des relations le potentiel de croissance qu'il possède dès la naissance et qui le pousse à construire sa personnalité. Outil de prévention, ce documentaire vise à sensibiliser à la construction de relations épanouissantes et harmonieuses entre tous les membres de la famille.
Le manque d'élan vitale, les troubles de l'humeur, l'apragmatisme sont parfaitement expliqués par ce sujet jeune dont le faciès, l'attitude, la voix et l'élocution traduisent bien la sémiologie déficitaire de la schizophrénie. Disponible en VHS Pal/Sécam et 16 mm son optique