Ce film retrace un projet chorégraphique à destination des usagers des services de soins de l’hôpital Vinatier de Lyon. Ces jeunes, âgés de 18 à 25 ans, ont traversé un premier épisode psychotique (PEP), un moment éminemment fragilisant dans la vie d’un jeune adulte : première confrontation à la maladie psychique, à la perte de contact avec une certaine réalité et parfois à une hospitalisation. A travers l’expression artistique par le mouvement, ces jeunes accompagnés de leur fratrie, de membres du personnel de santé s’engagent sur le chemin d’une découverte de soi et des autres au-delà du langage.
Nous sommes dans la capitale d'un pays riche où le chômage et la spéculation immobilière sont en progression constante: "... pour se rencontrer, il n'y a pas d'autres lieux que la place, ... si une caméra nous avait fait du bien, on serait prêts à parler ...", disent les jeunes; "...les gens ont peur de sortir, même la journée ", disent les habitants. Véritable outil d'animation, cette vidéo relate à fleur de peau la vie d'un quartier. Elle couvre une année d'actions diverses entreprises par la Commission Locale de Prévention de la Délinquance d'Anderlecht. On y voit des jeunes dits exclus confrontés au dur apprentissage de la citoyenneté, au racisme quotidien, à la langue de bois, aux projets dont la réalisation tarde à se matérialiser. Des espaces de parole ont été créés; permettront-ils de tisser, par raison ou par générosité, des solidarités avec les exclus?
Pendant dix-huit ans, la comédienne Claire Doyon filme sa fille Pénélope, atteinte d’un trouble du spectre autistique. Passé le choc du diagnostic, la mère part en guerre contre la maladie et enchaîne des dizaines de tentatives de traitement. Jusqu’au jour où elle accepte de sortir de son obsession de guérison…
Près d’Orléans, Bruno Tourneur grandit comme tout enfant ordinaire. Pourtant, à l'âge de 19 ans, sa vie bascule : le jeune homme est soudainement diagnostiqué psychotique par la médecine. Un véritable choc ! Pourquoi se sent-il soudain comme “mort et vivant à la fois” ? Bruno réussit à se construire une vie d’adulte, mais cherche, jour après jour, à comprendre l'incompréhensible. Y a-t-il une source au mal qui ronge cet homme désormais âgé d’une cinquantaine d’années ? Selon l’OMS, près d’une personne sur 5 souffrira d’une maladie mentale au cours de sa vie. Alors, peut-on trouver un sens à la folie, à une telle dépersonnalisation ? C'est le pari fou qu'a tenté Sébastien Lilli en accompagnant cet homme pendant 7 ans. Leur route va croiser celles de psychiatres et de neuroscientifiques, ainsi que de chamanes et de thérapeutes à la vision holistique... Une enquête poignante et inspirante aux allures de quête initiatique, qui bouscule notre vision de la maladie mentale et plus largement de la santé !
Damien Samedi a 43 ans. Quand il était enfant, dans son village wallon en bord de Meuse, on l'appelait le Petit Samedi. Pour sa mère Ysma, Damien est toujours son gamin, celui qu'elle n'a jamais abandonné lorsqu'il est tombé dans la drogue. Un fils qui a, malgré tout, cherché à protéger sa mère. Un homme qui tente de se libérer de ses addictions et qui fait face à son histoire pour s'en sortir.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien avec Serge Boimare, instituteur spécialisé, psychopédagogue, directeur pédagogique du Centre Claude Bernard à Paris, animé par Anne-Marie Ourgias-Pérez, psychologue, orthophoniste. "Figurer les craintes et les sentiments qui parasitent la situation d'apprentissage est une étape souvent indispensable avec les élèves en échec scolaire. Les médiations culturelles qui permettent d'aborder la question identitaire en donnant le fil pour s'en éloigner, qu'elles soient littéraires, scientifiques ou artistiques, sont un excellent moyen pour faire ce type de travail tout en maintenant le cadre pédagogique."
Les différentes études et enquêtes réalisées (épidémie de sida, crack, cocaïne et hépatite,...) par l'I.R.E.P. se distinguent par l'originalité de l'approche ethnographique, complémennt indispensable pour approfondir les aspects multiformes du phénomène : mode de vie, discours des usagers et représentation des drogues, leurs effets et les modalités de soins, etc. Comme le rappelle le Docteur Ingold (psychiatre, psychanalyste et anthropologue) "l'éthique de l'ethnographie, c'est de travailler avec les toxicomanes".
Syd Barrett - Roger Keith Barrett, de son vrai nom - est né en janvier 1946 à Cambridge. Musicien et peintre, il fonde plusieurs groupes avec, entre autres, Rick Wright et Nick Mason avant de monter Pink Floyd en 1965 avec ces deux mêmes acolytes et Roger Waters. Guitariste et chanteur brillant et charismatique, il contribue à donner au groupe un son psychédélique particulier et écrit des chansons excentriques remarquables, telles que "Arnold Layne", "See Emily play" ou "Bike". En 1968, à cause de son instabilité, il sera mis à l'écart par les autres membres du groupe et remplacé par son ami d'enfance David Gilmour.
Ce double DVD envisage aussi bien les débuts de Pink Floyd avec Syd Barrett, que les deux albums solos de ce dernier après son éviction du groupe ("The Madcap Laughs" et "Barrett", tous deux en 1970) et la poursuite de l'histoire de Pink Floyd en son absence. DVD 1: "The Pink Floyd & Syd Barrett story": Le départ brutal en 1968 de Syd Barrett, membre fondateur du groupe Pink Floyd marqua la fin du premier chapitre de l'histoire du groupe...
DVD 2: Interviews de David Gilmour, Richard Wright, Nick Mason, Robyn Hitchcock - Reprises de morceaux de Syd Barrett par Graham Coxon (Blur) et Robyn Hitchcock - "Easter Egg of Abbey Road tour" - Biographies - Discographies...
Ce vidéogramme n'a pas la prétention de dire la vérité, rien que la vérité sur la mort. Il aborde un et un seul point de vue, celui de personnes qui, plutôt que de refuser la mort, veulent l'assumer pleinement pour eux-mêmes et par rapport aux autres. A travers des témoignages et la réflexion de personnes connues ou inconnues, il aborde l'euthanasie, la souffrance physique et morale, l'hospitalisation, la solitude.
Dix jeunes adultes porteurs d'autisme ont créé Le Groupe en Or, une troupe de théatre amateur préparant un spectacle sur leur manière de voir l'amour et la vie de famille. Pendant un an et demi, Quentin Bellon, lui même autiste, aidé de Xavier Petit, les filme et réalise le documentaire : "Plus tard j'aimerais bien être amoureux".
Le cinéaste, bipolaire, nous livre avec une totale sincérité, le bouleversement que la naissance de sa fille a opéré en lui. Nous le suivons, suite à un post-partum au masculin, dans sa tentative quotidienne de conjuguer paternité et création artistique, alors que celle-ci ne trouvait ses racines que dans la douleur et la maladie.
Un centre de socialisation à Florence, fréquenté par des ex toxicomanes, des gens sortis de prison, des sans abris, des personnes avec des problèmes psychiatriques. J'ai passé quelques années à fréquenter ce lieu comme si j'avais été adopté dans cette sorte de port de mer – d'où certains disparaissent, pour revenir après quelques mois, d'autres sans plus laisser de nouvelles, D'autres débarquent, chacun avec son histoire.
J'avais été invité pour faire des entretiens. J'ai proposé d’inventer un film à faire, avec eux. Et même pour eux. Chacun est seul avec son vécu. On ne peut que l'imaginer. J'ai évoqué le voyage d'Ulysse. Ulysse qui est celui qui a disparu, aux prises avec les sirènes et les monstres, qui revient du pays des morts. Son nom est personne, Il est l'inconnu qui se raconte.
Alain Bentolila , dans cet entretien, aborde les pouvoirs du langage qui permettent à l'homme de s'élever et d'être créateur. Le langage permet de communiquer avec l'autre, celui qui est différent et qui peut nous apporter beaucoup. Le langage donne aussi à l'individu la capacité de comprendre, de s'expliquer et de résoudre les problèmes. Il permet notamment de se confronter "autrement qu'avec des cailloux". Les parents, bien sûr mais aussi les grands-parents et l'école ont un rôle important à jouer pour que l'enfant développe un langage qui lui permettra notamment de dire non aux langages sectaires et intégristes. Pour Bentolila, dont les travaux ont toujours une portée sociale, l'enfant grâce au langage, pourra devenir un résistant intellectuel et s'opposer à toutes formes d'obscurantisme. Professeur en sciences du langage à la Sorbonne, Alain Bentolila est conseiller scientifique à l'Observatoire National de la Lecture. Parmi ses nombreuses publications, notons : De l'illétrisme en général et de l'école en particulier..., Plon, 1997, Grand Prix de l'Académie Française; Le propre de l'homme : parler, lire, écrire, Plon, 2000; Professions parents (Sous la direction de), Nathan, 2000.
Daniel Friedmann, chercheur au CNRS, a filmé 15 grands analystes français, une première fois en 1983, puis en 2008. Parmi les nombreuses thématiques abordées, il relève notamment de nombreuses questions: Quel est le but de la psychanalyse? Quelles sont ses enjeux, ses défis, ses limites? Faut-il la réglementer et si oui comment? Qu'est-ce qu'un bon analyste? Quelles sont les différences entre la médecine et la psychiatrie? Quelles sont les nouvelles pathologies?...
Coffret de 14 DVD divisé en 7.
DVD 7. Entretiens avec Markos Zafiropoulos, sociologue et psychanalyste.
En 1983 (47'). Thèmes: L'analyse et la politique. - La rupture avec le militantisme. - De la politique à la sociologie. - Le retour au militantisme. - Le marxisme et 1968. - Le but de l'analyse. - L'organisation psychanalytique.
En 2008 (54'). Thèmes: De 1983 à 2008: vers une lecture de Lacan à partir des sciences sociales. - Le père en tant que signifiant dans l'inconscient. - Lacan et Lévi-Strauss. - La toxicomanie. - Être psychanalyste. - La psychanalyse est-elle une science? - La psychanalyse et le politique. - Les neurosciences.
DVD 8. Entretiens avec Eduardo Prado de Oliveira, psychanalyste.
En 1983 (85'). Thèmes: L'importance de Lacan. - L'association psychanalytique. - Être psychanalyste. - La durée de l'analyse. - Les qualités de l'analyste. - Le but de la psychanalyse. - Devenir psychanalyste. - Le rôle de l'argent. - La durée de la séance. - La situation au Brésil.
En 2008 (61'). Thèmes: Une position plus positive sur Lacan qu'en 1983. - Associations psychanalytiques et formation. - Le travail avec les psychotiques. - La technique psychanalytique. - L'état et la réglementation de la psychanalyse. - Les critiques de la psychanalyse. - Nouveaux symptômes?
Comment réagir face à la souffrance qu'engendre la dégénérescence de l'être aimé ? Comme un défi, Laurence Kirsch s'est attelée à filmer le parcours d'un homme et d'une femme confrontés à la maladie d'Alzheimer, ses parents. Objet de soin, objet d'investigation, de test, la personne malade redevient sujet au fur et à mesure du film. La vie s'organise avec et autour de lui en tenant compte de ce qu'il est et de ce qu'il vit. Nous sommes invités à partager l'intimité de la famille, cette proximité permet de capter des moments d'une rare intensité et de ressentir pleinement les émotions. Ce témoignage bouleversant montre ce qui se passe en termes de communication, de souffrance, de dit et de non-dit mais aussi de vie parce que Jean est vivant autrement.
Le Service de la Santé de la Jeunesse du Département d'Instruction Publique de Genève a entrepris, il y a quelques années, une réflexion sur le problème de la violence qui concerne les jeunes en tant que témoins, victimes ou acteurs. Plusieurs actions ont été menées dans une perspective de santé publique, c'est-à-dire impliquant l'école et l'ensemble de ses partenaires : la santé, la santé mentale, les services sociaux, la police, le quartier, les parents,...
Un titre, une phrase à double sens pour un vidéogramme songeur! La prévention des toxicomanies n'est pas seulement une histoire d'information et de communication, mais aussi une histoire d'amour. Jean, Michelle et Jean-Marc ont bien connu les drogues. Ils s'y sont adonnés corps et âme. Maintenant, ils en sont sortis. Ils se demandent pourquoi, un jour, ils n'ont pas pu y échapper. Et puis, il y a les jeunes dans leur milieu scolaire: c'est souvent vers 12 ans que tout se joue. Ils s'expriment pendant des animations organisées en classe. Depuis 1980, le centre de Santé mentale d'Eupen coordonne une équipe d'enseignants. Le professeur est un éducateur qui ne peut se contenter de dispenser son savoir mais doit donner à ses élèves les moyens d'assumer leur vie sans devenir dépendants des drogues. L'école devient, avec la famille, le lieu privilégié de la prévention.
PRIÈRE DE RÉINSÉRER Documentaire (52 min)
Réalisateur :
Jean-Michel CARRE Pays :
France
- 1992
Nominé au 7 d'Or à Paris en 1993 et aux Emmy Award
L'échec des tentatives de réinsertion des détenus est un problème majeur de la justice auquel notre société semble incapable de répondre. La prison ne règle rien. Misère affective et matérielle y sont au contraire accentuées: déresponsabilisation, marginalisation, rupture avec la famille, avec les enfants, humiliation... Le document suit des jeunes femmes dans leurs tentatives de réinsertion, dès leur sortie de prison, à la recherche d'un travail, d'un logement, chez le juge, dans leur famille. Comment accéder à la normalité malgré tous les obstacles qu'elles rencontrent? Comment ne pas rechuter et se retrouver à nouveau en prison?
Pour les malades dits "malades mentaux chroniques", des "expériences pilotes" sont tentées en France afin de leur permettre d'en "sortir" et de trouver une place dans la société. Explications de ce travail de réinsertion sociale à travers un exemple dans le Gard. Malgré un lourd passé psychiatrique, trois personnes osent se lancer dans l'aventure du dehors. Comme la pratique alternative qui a inspiré les producteurs, le film se déroule entre deux pôles: l'hôpital psychiatrique de Prime Combe, impasse où échouent les malades chroniques de toute la région, et Sommières, lieu ouvert, ville carrefour.
"Complément d'enquête" au coeur du grand malaise de la psychiatrie, au plus près de ces malades qui dérangent.
Psychose maniaco-dépressive, paranoïa, schizophrénie... En France, ces troubles psychiatriques toucheraient au moins 600.000 personnes... Le plus souvent, ces malades font peur car leur suivi médical est difficile. Les hôpitaux psychiatriques n'ont pas les moyens de tous les hospitaliser. Et comment ces établissements traitent-ils les pathologies les plus lourdes? La psychiatrie peut-elle tout guérir? Camisole chimique ou électrochoc? Et quand ces malades deviennent des agresseurs, quelle solution après leur mise à l'écart? Enfermement dans un "hôpital fermé", comme le préconise Nicolas Sarkozy? Ou bien remise en liberté mais avec obligation de soins, comme l'exigent déjà plusieurs lois sur la récidive et le suivi judiciaire? Aujourd'hui, de nombreux juges, médecins, experts se demandent si ces lois sont vraiment efficaces et s'ils ont les moyens de les appliquer.