Pour demander la suppression des hôpitaux psychiatriques judiciaires et le retour des personnes internées dans les structures de soins au sein de la communauté, Marco Cavallo, grand cheval de bois et de papier mâché peint en bleu, symbole dès 1973, au cœur de Trieste, de la liberté regagnée par les malades mentaux, s'est de nouveau mis en route. En 2013 et 2014, il a couvert plus de 4400 km à travers les rues de 16 villes, à la tête d'une procession de citoyens, d'artistes, de travailleurs de la santé mentale, ainsi que de personnes internées qui, pour la première fois, ont raconté leurs histoires à leurs concitoyens.
Récit d'expérience en même temps que documentaire d'accès à Nietzsche, ce film retrace un voyage sur les lieux mêmes (Sils Maria, Venise, Gênes, Nice, Turin,...) où, durant les dix années de son errance, Nietzsche a séjourné et rédigé ses ouvrages majeurs. L'oeuvre et la vie du philosophe sont ainsi évoquées du point de vue d'une expérience est une esquisse pour rendre compte de cette grammaire d'images fondamentale. Le langage des images mentales est toujours encore à restituer." Yann Kassile vécue.
"Ce que Nietzsche a parcouru, nous le parcourons. Notre tête n'éclatera pas. Nous avancerons comme il a avancé, en défrichant, en interrogeant, animés de pensées jamais calmées, inquiètes et joyeuses, foisonnantes et pures. Nietzsche n'indique pas le chemin, il indique la marche, qu'il faut marcher. En outre, L'expérience de Nietzsche est un film porté par un désir formel élémentaire: approcher la langue des représentations mentales qui nous sillonnent et nous constituent. Il
Le psychologue Pierre-Paul Costantini, expert auprès du Tribunal de Grande Instance, nous expose, dans cet entretien l'intérêt de l'expertise psychologique pour les magistrats instructeurs. Il en définit les conditions et ses modalités d'élaboration. Il en défend la spécificité dans une démarche identitaire de la psychologie.
Pourquoi un homme tient-il debout ? Parce qu’il marche, aime, espère, écrit… Sinon, il tombe ! Patrice rêve d’une vie différente, rangée, avec un travail, une femme, des enfants. Cette vie, il la sait pourtant inaccessible, lui qui se reconnaît schizophrène chronique, stabilisé. Alors entre la folie qui l’éloigne de cette vie et la normalité qui l’attire tant, Patrice se déchire, depuis 30 ans. L’amour et la mort l’ont entrainé de la rue à l’asile, d’hébergements provisoires en institutions thérapeutiques. Une vie d’errance, avec comme boussole un hypothétique voyage au Brésil. Pourtant, il est debout. Emouvant dans la franchise et la confiance totale qu’il accorde. Un fou ? Non, un poète !
De la grande crise théâtrale, telle qu'elle fut décrite autrefois par Charcot et observée par Freud à la Salpétrière, aux multiples tableaux de la pathologie conversionnelles, tels qu'on les rencontre aujourd'hui, l'hystérie nous est présentée dans ses aspects les plus divers. A travers l'histoire clinique d'une douzaine de sujets, l'accent est mis sur l'importance de la relation médecin-malade et la nécessité, pour l'abord thérapeutique de ces malades, d'une formation psychologique du praticien. Existe en 16 mm (son optique) et en vidéo
Faut-il autoriser l’aide à mourir ? Euthanasie, sédation continue, suicide assisté... Autant de réponses apportées au droit de mourir dans la dignité et pourtant, placée au carrefour des questions morales, religieuses et politiques, la question déchire les Européens. Pendant ce temps, deux trentenaires, un Français et une Belge, en situation de handicap lourd sans espoir de guérison, demandent de mourir dignement au moyen du suicide assisté en Suisse et de l’euthanasie en Belgique, pour mettre fin à leurs souffrances. Quarante ans après la législation très controversée de l’avortement, le documentaire pénètre au cœur de la grande question de société du 21e siècle.
Une femme voulait s’arrondir et fondre aussi souvent que la lune, mais elle n’est pas la femme lune qu’elle attendait.
La naissance d'un premier enfant la plonge dans la tourmente. Au fil des jours, l’illusion d’une maternité parfaite cède la place à la tragédie. Son récit, ponctué de témoignages d'autres femmes, évoque l’ambivalence maternelle et nous révèle une part plus sombre de la maternité.
Des jeunes, des enfants et leurs parents viennent consulter, souffrance en bandoulière, sous le manteau ou sous la peau, c'est selon. Au centre médico-psycho-pédagogique, les soignants sont là pour les accompagner en thérapie. Par le jeu, le dialogue, le silence, en famille, en groupe ou individuellement, ils cheminent pour les aider à grandir. La nuit, dans les couloirs et la salle d’attente, entre rêve et cauchemar, un drôle de petit bonhomme s’anime et libère ses émotions. Il était une fois, derrière le symptôme, tapis dans l'ombre, des enfants, des adolescents et des parents qui avaient peur du loup... Loup y es-tu ?
LOVE AND DIANE Documentaire (2h35)
Réalisateur :
Jennifer DWORKIN Pays :
Etats-Unis
/
France
- 2002
Léopard d'or au 55ème Festival international du Film de Locarno en 2002
Prix du meilleur film au One World Human Rights Documentary Film au Festival de Prague 2002
Mention du jury des bibliothèques et du patrimoine au Cinéma du réel 2002
Il a également été récompensé au New York Film Festival 2002
Ce documentaire grand format (155') retrace l'histoire d'une famille noire de Brooklyn victime à la fois de la pauvreté et des lois qui la contrôlent. Autour de la mère, Diane, ancienne toxicomane, et de sa fille Love, séropositive, qui vient de donner naissance à un fils, trois générations tentent d'échapper à un engrenage destructeur... La réalisatrice a suivi durant plusieurs années les douloureuses étapes qui débutent lorsque les six enfants sont retirés à Diane, accro au crack, pour être placés dans différents foyers. Six ans plus tard, ils se retrouvent tous à la maison, traumatisés par leur séparation et se reconnaissant à peine. Plus tard, c'est au tour de Love d'éprouver des difficultés à assumer son rôle de mère de famille. Les services sociaux lui retirent son enfant. Elle est accusée de négligence et doit prouver aux travailleurs sociaux, thérapeutes et autres procureurs qu'elle est une "bonne mère"... Sensible, respectueux et pudique, le film accompagne intimement ces êtres confrontés de génération en génération aux mêmes épreuves.
À travers la rencontre avec des personnes qui pratiquent le sadomasochisme, le document tente de cerner les raisons qui amènent certains à ressentir le besoin impérieux de se confronter au jeu douloureux de la domination et de la soumission. Cette forme singulière et complexe de la sexualité humaine est analysée par le psychanalyste Serge André. Note: Un sujet délicat à ne pas mettre devant tous les yeux.
Par la rencontre de personnes qui pratiquent le sadomasochisme, le document tente de cerner les raisons qui amènent certains à ressentir le besoin impérieux de se confronter au jeu douloureux de la domination et de la soumission. Cette forme singulière et complexe de la sexualité humaine est analysée par le psychanalyste Serge André.
Note: Un sujet délicat à ne pas mettre devant tous les yeux.
Emilie fait un film pour essayer de comprendre le plus grand mystère de l’univers : sa mère Meaud. Grand-mère géniale, enfant brisée, mère punk, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle angoisse. Une plongée dans une odyssée intime, un voyage intergalactique dans la psyché !
Ce film n'est pas une évocation de la vie et de la carrière de Marily Monroe, mais raconte une période peu connue de sa vie: ses années à Ne York, son ambition de devenir une "vraie" actrice. Il porte égalemen un regard sur son image photographique, qui créa l'un des plus grand mythes de l'histoire du cinéma.
"Marilyn malgré elle" s'appuie sur des photos inédites que fit d'ell son ami Milton Greene lors de leurs nombreuses séances de travail. Ell se découvre alors bien différente de son image hollywoodienne.
Entre son divorce avec Joe di Maggio et son mariage avec Arthur Miller Marilyn va, avec l'aide de Greene, reprendre son destin en main. C'est cette tentative que racontent ces photos inédites et que retrace le film de Patrick Jeudy.
Complément DVD: Entretien avec Gérard Miller et Patrick Jeudy (14').
Le documentaire de Michel Etter est une rencontre avec Martial, un jeune homme qui conduit un trolleybus qu’il a construit lui-même dans les rues de Lausanne. Il structure l’espace avec les lignes électriques des bus et suit les itinéraires à travers la ville avec une rigueur parfaite. Comme il le dit lui-même, c’est une manière d’être avec les gens parce que sinon, il serait trop désespéré. La ligne de bus oriente et projette la force de son désir de vivre et d’être vu. Il donne de cette manière un destin à son désir, il le dirige avec autorité et lucidité. Martial est un jeune homme fragile et souffrant qui parle avec franchise de sa tendance dépressive et de ses problèmes affectifs. Aborder les jeunes femmes lui paraît insurmontable ; c’est pourquoi il organise son affectivité, son besoin d’être aimé, autour du dispositif du bus, tout en reconnaissant volontiers que c’est un expédient. Ce destin particulier du désir, un peu déviant par rapport à la « normalité », nous touche parce que son branchement sur les lignes électriques du trolleybus lui donne une forme belle et pure. Il effraie aussi un peu parce qu’on ne peut s’empêcher d’imaginer un déraillement, un bouleversement de cet ordre, et le risque d’effondrement qui s’ensuivrait.
La lutte (tant intérieure qu'extérieure) pour la reconquête des droits d'une jeune femme qui a été stérilisée de force. La vie en institution, le tabou de la sexualité des personnes handicapées, et la perpétration de stérilisations coercitives en France, vus à travers le cas particulier de cette jeune femme Infirme Moteur Cérébrale qui a décidé de témoigner et envisage d'entreprendre des poursuites à l'encontre du médecin qui a pratiqué la stérilisation, et de ses parents. * Clé d'or Festival de Lorquin 2002
Leurs voix guident les pensées et peuvent recomposer une réalité. Fabienne Roelants et Christine Watremez, médecins anesthésistes aux Cliniques St Luc à Bruxelles, comptent parmi les spécialistes les plus renommé·e·s de l’hypnose chirurgicale. Cette relation patient-médecin, qui prend soin d'un lien humain souvent abmé par la médecine moderne et les cadences infernales, invite à une irruption singulière au cœur des blocs opératoires : celle de l’imaginaire.