Marc Moret, né en 1943, englue sous une gangue de colle et de verre pilé des souvenirs de famille: aiguilles à tricoter, baïonnette, châssis de lit. Il crée des oeuvres "anti-esthétiques" dit-il. Les mèches de cheveux, os de bêtes calcinées, boyaux, tessons de bouteilles et ceintures de sécurité forment la substance de ses hauts-reliefs...
Printemps 2008, Vuadens, Canton de Fribourg, Suisse. Marc Moret murmure, parle de ses sculptures dans la pièce de sa ferme où il les conserve. Gros plan sur les oeuvres. Au fil de la conversation, Marc Moret donne des indications sur son travail, sa technique, les matériaux employés, quelques secrets de fabrication et livre, par bribes, le parcours de sa vie. Le contraste entre le créateur réservé, discret, et ses oeuvres, coupantes, violentes, est saisissant.
Jean Oury nous trace l'histoire de son aventure qui allait faire de la clinique de La Borde un lieu mythique de la psychiatrie contemporaine. Il nous rappelle avec humour et clairvoyance, dans sa discussion avec Pierre Delion, les fondements de la psychothérapie institutionnelle et les risques qu'elle connait face à l'évolution technocratique actuelle de notre système de santé.
Une collection d'entretiens enregistrés en 1983 entre Daniel Friedmann, sociologue, et des psychanalystes qui s'expriment sur cette discipline. Daniel Friedmann s'entretient avec dix psychanalystes sur les différents problèmes liés à l'argent dans la psychanalyse. Leurs propos s'entrecroisent dans leurs réponses aux questions suivantes: à quoi sert l'argent? Quelle valeur lui accordent les psychanalystes? L'argent est-il indispensable au succès d'une cure analytique? Quels sont les prix pratiqués pour une analyse? Que doit-on penser des séances gratuites en milieu hospitalier? Quelle est la symbolique liée à l'argent? Quelle est la différence entre l'argent et le paiement?... Sont interviewés: Eduardo Prado de Oliveira, François Roustang, Georg Garner, Ginette Raimbault, Jean Clavreul, Jean-Bertrand Pontalis, Jean-Paul Valabrega, Laurence Bataille, Elisabeth Roudinesco, Isi Beller.
Les malades de ce film ont tous été victimes d'un accident de transport ou de travail qui a déclenché des troubles névrotiques. Ils présentent les symptômes regroupés par Charcot sous le terme de " névrose hystéro-traumatique ". A travers les cas cliniques, est évoquée la naissance des grandes idées de Freud à partir des célèbres leçons de Charcot. Existe en 16 mm (son optique) et en vidéo.
Paul Danblon se penche sur la question des maladies mentales. A grands renforts d’explications concernant divers troubles mentaux (schizophrénie, paranoïa, etc...), d’interviews de psychiatres, dont le Dr Paul Sivadon, de fictions recréant des entretiens entre patients et psychiatres, d’images de séances de traitements par électrochoc, de vues de diverses institutions psychiatriques (dont le tout nouveau « Foyer de l’Equipe » présenté par le jeune Jean Vermeylen) et des nouvelles pratiques (ateliers d’expression corporelle, musique, etc…), l’émission nous brosse un vaste portrait de la situation du point de vue médical, en Belgique dans les années 60.
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un échange entre Nicole Catheline, pédopsychiatre et Daniel Marcelli, professeur en pédopsychiatrie. "Il est courant de parler de séparation pour l'adolescent, mais a-t-il besoin de se séparer? De leur côté, les parents voient eux aussi avec inquiétude leur adolescent s'éloigner. Ne pas savoir où est son enfant est pour beaucoup de parents une inquiétude difficilement supportable. Si tout être humain a besoin de lien, il a aussi besoin de se sentir parfois séparé, autonome, différencié. Les liens se sont structurés dans l'enfance, l'autonomie s'élabore à l'adolescence. Dans cette discussion à deux voix, nous abordons les différents enjeux de cette séparation. L'impossibilité d'élaborer la séparation conduit à la pathologie de la dépendance..."
Sur les traces d'Henri Storck, Patric Jean met en parallèle deux époques 1933-1999 et déplore en cette fin de siècle une misère toujours présente, intolérable aujourd'hui.
Enfants et prisons : les deux mots sont si parfaitement opposés, leur rapprochement si incongru, qu'on ne saurait concevoir pareille association. C'est l'innocence et l'infamie, la lumière et les ténèbres. Pourtant, dans cet univers si lointain , effrayant, infernal, les enfant existent. Dans sa mansuétude, l'administration pénitentiaire accorde à leurs jeunes mères le droit de garder leur nourrisson pendant 18 mois. 18 mois où l'enfant ne connaîtra du monde que sa négation. Une situation que vivent chaque année 140 000 enfants.
Qui soigne-t-on, que soigne-t-on, comment ça soigne ? Comment communique-t-on avec des enfants qui ne parlent pas ou peu, qui semblent indifférents à la relation humaine quelle qu'elle soit ? Comment l’enfant autiste peut-il sortir de sa bulle ? Comment les parents vivent-ils la souffrance de leur enfant et la thérapie au long cours dont il bénéficie ? Dans un hôpital de jour d’un secteur de pédopsychiatrie, nous avons filmé librement les enfants et leurs soignants dans leurs activités thérapeutiques et éducatives, ainsi que des parents. http://lesenfantsdelaroseverte.lecarnetrouge.fr/index.html
Le décor : l’hôpital psychiatrique d’Evreux à la veille de sa démolition. En guise d’introduction, un mouvement de travelling arrière, rapide et sec, traversant une fenêtre. Ainsi s’annonce le programme du film : aller du dehors vers le dedans, porté par le souffle du vent. Rebattant les cartes en déliant les images du son qu’il retravaille par une synchronisation partielle, Quentin Brière Bordier focalise toute son attention aux sonorités de la vie matérielle. Claquement des ciseaux du coiffeur, ronronnement du rasoir éléctrique, cliquetis des couverts, autant de présences sonores magnifiées par un somptueux noir et blanc. Exempt de parole, le film oppose au témoignage un regard attentif aux visages et aux gestes ritualisés de la vie quotidienne. Attention dénuée de toute nostalgie pour les murs usés de ces espaces désuets, dont la tonalité carcérale surgit au détours de quelques plans violents, saccadés. Et alors que peu à peu, dedans, les espaces se vident, vouant à la disparition des ultimes traces des vies passées, et que dehors la destruction fait rage, murs détruits, arbres arrachés dans le fracas des tronçonneuses, on voit ces corps prostrés, têtus dans leur mutisme. On l’a compris, des arbres qu’on abat à ces derniers hommes, Quentin Bordier nous convie à déplacer notre regard au-delà de toute compassion pour, comme le titre évoquant Murnau le suggère, nous souvenir d’une humanité qui est aussi la nôtre”. http://quentinbrierebordier.wordpress.com/2013/03/23/les-derniers-hommes-2/
Un regard sur les traumatismes psychologiques causés par les guerres à travers les témoignages de trois vétérans américains, trente ans après la fin de la guerre du Viêt-Nam. Accompagnés d'un de leurs enfants, aujourd'hui adulte, ils reviennent sur les lieux des combats. Leur cheminement psychologique et émotionnel permet de comprendre les séquelles provoquées par la guerre sur plusieurs générations. Leur expérience trace des pistes pour s'en sortir... Un film dédié à tous ceux qui ont été affectés par les traumatismes des guerres passées et présentes.
Le documentaire lève le voile sur la face cachée du procès des grands criminels nazis à Nuremberg en se basant sur le livre "Les entretiens de Nuremberg" de Léon Goldensohn. Outre la salle d'audience et le verdict, il révèle l'intérieur et le quotidien de la prison où Goering, Streicher et les autres sont restés enfermés près d'un an. Dans l'intimité des cellules, un psychiatre américain rendait visite aux criminel de guerre nazis. Jour après jour, il tentait d'analyser leurs motivations, consignant dans de petits carnets la teneur de ces entretiens. Comment ces criminels se comportent-ils face au psychiatre? Sont-ils des hommes tristement ordinaires ou de dangereux psychopathes? Eprouvent-ils de la culpabilité lorsqu'ils sont confrontés aux horreurs dont ils sont responsables?... Telles sont les questions, fondamentales et toujours actuelles, que ce film aborde. Il livre en même temps des connaissances à la compréhension du régime nazi et du procès de Nuremberg
Qu'est-ce que la violence psychologique? Comment s'exerce-telle dans les familles? Les filles sont-elles davantage victimes à cause de l'éducation traditionnelle? Autant de questions auxquelles ce film documentaire tente de répondre à travers le récit de Salima. Salima a été suivie par une éducatrice de Marseille puis retirée de sa famille pour violences psychologiques. Son témoignage complété par celui de sa demi-soeur Nadia, permet d'illustrer les 7 catégories de violences psychologiques : le rejet, l'indifférence, le dénigrement, l'exploitation/corruption, l'isolement/confinement, le terrorisme et la négligence. Par cet essai de définition et les commentaires de Marie-France Hirigoyen, psychiatre et Véronique Nahoum-Grappe, anthropoloque, il s'agit de dénoncer enfin cette violence et l'aider à la repérer.
Pour demander la suppression des hôpitaux psychiatriques judiciaires et le retour des personnes internées dans les structures de soins au sein de la communauté, Marco Cavallo, grand cheval de bois et de papier mâché peint en bleu, symbole dès 1973, au cœur de Trieste, de la liberté regagnée par les malades mentaux, s'est de nouveau mis en route. En 2013 et 2014, il a couvert plus de 4400 km à travers les rues de 16 villes, à la tête d'une procession de citoyens, d'artistes, de travailleurs de la santé mentale, ainsi que de personnes internées qui, pour la première fois, ont raconté leurs histoires à leurs concitoyens.
LE VIEIL ÂGE ET LE RIRE Documentaire (1h05)
Réalisateur :
Fernand Dansereau Pays :
Canada
- 2012
Prix du public Télé-Québec aux Rendez-Vous du Cinéma Québécois en février 2012
Prix Coup de coeur de l’APCQ (Association des propriétaires de cinémas du Québec) en janvier 2013 Mention Spéciale au Festival International du Film de Santé de Liège en 2014
« C’est le rire du vieillard qui exprime la plus grande sagesse » dit l’axiome zen. « Je souhaite explorer la relation particulière entre l’âge et le rire. Avec en tête quelques pistes : entre autres celle des études scientifiques sur les effets bienfaisants du rire sur la santé des personnes âgées, et celle des travaux de Dr Clown, un organisme qui tente aujourd’hui de recadrer son modèle d’intervention suite à la controverse qu’il a soulevée. Enfin, j’aimerais tenter de retracer l’expérience zen qui a conduit à la vérité zen citée plus haut. Peut-on espérer atteindre une sorte de sagesse ultime qui permette, en fin de vie, d’accéder à une exubérance qui transcende la peur, les regrets et le chagrin ? » http://www.levieilageetlerire.com/
Des images s’échappent d’un rêve. Une étrange forêt de neurones où la jeune réalisatrice se perd chaque nuit. Un rêve qui rapproche cinéma et cerveau, souvenirs et expériences scientifiques. Elle cherche à comprendre le lien qui se tisse entre neurosciences et films. Un voyage poétique au cœur du système miroir, le mécanisme par lequel nous ressentons ou non de l’empathie pour autrui, qu’il soit réel ou sur un écran.
"L'Amour en France" est le résultat de trois années d'investigations entreprises par Daniel Karlin, journaliste-cinéaste, et Tony Lainé, psychiatre au sujet de l'amour en France "profonde". Près d'un millier de personnes ont été interviewées sur leur comportement sexuel: instaurant un climat de confiance avec ses interlocuteurs, par le biais de l'écoute et du dialogue, Daniel Karlin dégage des lignes de force à partir desquelles chacun peut se retrouver ou se remettre en question. Que ce soit en couple, en parallèle, entre hommes, entre femmes, entre adolescents, entre vieux ou entre enfants, l'amour est décidément à l'ordre du jour! L'Amour, qu'est-ce que c'est? Pour les enfants d'une classe de 2e maternelle, c'est une question à la fois simple et compliquée. Durant l'année scolaire 87-88, l'équipe de tournage a suivi ces enfants: les dessins, les bricolages, l'aventure de Carotte, Pan-Pan et Boule-de-Neige, lapins élevés en classe dans l'espoir de voir naître des petits, la fête de fin d'année, les conversations avec la maîtresse sur le "sesque" ou comment faire des enfants, sur la passion, sur le désir et les gros bisous.
Un très grand nombre d'enfants sont ou seront amenés à connaître au cours de leur vie un voire plusieurs changements dans la structure de leur famille. Le film aborde ces mouvances familiales et les effets qu'elles impriment dans les modèles relationnels que construisent les enfants. Il a pour objectif d'ouvrir le débat, de favoriser les prises de conscience des adultes afin de construire des relations familiales harmonieuses. Des enfants appartenant à des familles de différents types (classiques, mosaïques, recomposées, séparées,...) s'expriment au sujet de leurs parents, mais aussi de la fratrie, des demi ou quasi frères et soeurs. Le "roman familial" recouvre à la fois la réalité des relations vécues et les liens imaginaires que les enfants construisent psychiquement avec leurs parents et leur famille en général.