Le stress au travail est un véritable problème de santé publique du fait qu’il touche un nombre grandissant d’individus de tous les âges, de tous les milieux et que ses impacts sur la santé sont non négligeables. En effet, la santé physique, psychologique, économique des individus et de la société est affectée par le stress en milieu de travail : fatigue, douleurs chroniques, problèmes cardiaques, anxiété, dépression, absentéisme, baisse de productivité…
Dans cet entretien, Patrick LEGERON nous fait partager avec dynamisme sa passion pour ce thème qu’il étudie depuis de nombreuses années. Il définit dans un premier temps et de façon assez générale, le concept de stress qui a été fort bien étudié dans plusieurs disciplines, physique des solides, physiologie, éthologie, santé…
Il entre par la suite dans le vif du sujet en décrivant les principaux facteurs qui ont modifié au cours des ans le rapport de l’homme avec le travail et qui ont affecté les conditions de travail : diminution des effectifs, augmentation des exigences, déshumanisation des rapports hiérarchiques et entre collègues, perte de son sens… Puis il dresse un tableau des facteurs de risque et de protection et des personnalités les plus enclines à subir les conséquences d’un stress trop important en milieu de travail. Enfin, le Dr LEGERON propose des pistes d’intervention, notamment au niveau de l’environnement de travail et du managment. Il insiste également sur la mise en place de moyens de prévention.
Patrick LEGERON est psychiatrie au Centre Hospitalier Sainte Anne à Paris. Il est l’auteur de « le stress au travail » publié aux éditions Odile Jacob.
Ils ont entre 9 et 23 ans, ils grandissent avec des repères très différents des nôtres car ils sont sourds et aveugles. Plongés au coeur de leur univers quotidien, nous découvrons avec ce document exclusif sur les enfants sourds et aveugles, leur singulière façon de communiquer.
Sigmund Freud a mis en évidence le concept de roman familial. L'actualité des problèmes psychologiques liés à l'adoption et aux procréations médicalement assistées rend nécessaire la connaissance de ce concept pour tous les professionnels de l'enfance. Le Docteur Michel Soulé, Professeur honoraire de Psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université René Descartes à Paris nous fait mieux comprendre ce concept.
Le film est amorcé par une tentative de définition du psychodrame analytique sous forme d'un dialogue entre Anzieu et Widlocher. Puis on aborde le psychodrame psychosociologique. On assiste à une séance de formation aux responsabilités de commandement dans une Grande école. On examine ensuite le psychodrame thérapeutique de type analytique, ses buts et ses méthodes. Des extraits de séances dirigées par les Pr Diatkine et Lebovici avec deux patients illustrent l'exposé théorique.
L’adolescence est une période de changements importants. Les relations familiales et interpersonnelles se transforment radicalement et la quête d’autonomie est prédominante ; on parle de processus « ado ». Pour le Dr GERARDIN, pédopsychiatre, il est important de porter un regard positif sur les jeunes, ce qui implique de voir d’abord leurs forces, leur potentiel, les idéaux et les valeurs positives dont ils sont porteurs et d’éviter les étiquettes qui sont des pièges dans lesquels les adolescents risquent d’être pris. C’est avec ce regard que l’équipe du CHU de Rouan a développé une unité de soins pour adolescents qui prend en compte aussi bien les aspects psychiatriques et psychologiques que les aspects somatiques de la demande.
Dans cet entretien, Priscille GERARDIN, décrit le dispositif de soins : les clientèles, les différents lieux d’accueil et les différentes modalités thérapeutiques qui sont toujours en lien avec le processus « ado ». Elle souligne la nécessité de séparation et les besoins d’avoir accès à des espaces qui leur sont propre. Elle aborde le travail essentiel auprès des parents, l’importance du groupe, de la médiation thérapeutique, des liens avec le milieu scolaire et les Maisons des adolescents. Le Dr GERARDIN termine cet entretien en parlant de prévention, de recherche et de perspectives d’avenir.
Thierry Gallarda aborde le phénomène du vieillissement en identifiant deux grands moments charnières : la mise à la retraite, vers l'âge de 60 ans, avec des enjeux très particuliers sur le repli social et les ajustements socio-familiaux et ce qu'on pourrait appeler le grand âge, vers 80 ans, associé aux maladies physiques, à la perte d'autonomie et à la dépendance. Phénomène normal s'il en est un, le vieillissement peut également devenir pathologique. La dépression et les maladies neurodégénératives sont surreprésentées mais d'autres pathologies, anxiété, maltraitance, problématique autour de la sexualité, baisse importante de la qualité de vie. Thierry Gallarda aborde les facteurs de risque les plus fréquents associés à ces difficultés : traumatismes de l'enfance réactualisés, difficultés socio-économiques, maladies chroniques… Il aborde également l'importance de la prévention : contrer la solitude, combler les besoins de base et modifier la perception négative du vieillissement qui ne tient pas compte de l'évolution sociétale et l'âgisme qui fait bien plus de tort que le vieillissement lui-même. Enfin le docteur Gallarda résume le dispositif mis en place à l'hôpital Ste-Anne qui décloisonne les spécialités favorisant une synergie entre la neurologie cognitive et la psychiatrie de la personne âgée créant ainsi une offre de soin inédite. Le docteur Gallarda est psychiatre, responsable du Centre d'Evaluation des Troubles Psychiques et du Veillissement (CETPV) à l'hôpital Ste-Anne, Paris 14ème.
Rencontré chez lui à Paris, le psychanalyste Didier Anzieu nous parle du Moi-peau, notion à laquelle il s'est intéressé tout au long de sa carrière et qui constitue le thème de la plupart des nombreux ouvrages qu'il a écrit. Il nous présente certains éléments de sa réflexion : définition du Moi-peau, ses fonctions, ses liens avec les rêves, les principales pathologies, dont le narcissisme et son aspect culturel.
A travers les gestes de la psychomotricité, bref apprentissage de cette approche spécifique auprès d'enfants IMC, notamment, et d'adultes ayant un lourd parcours psychiatrique.
Marie-Cécile Henriquet , psychologue, s’entretient avec le Professeur Pierre Fontaine, pédopsychiatre, psychologue, professeur émérite de psychiatrie de l’enfant à l’Université Catholique de Louvain, co-fondateur de la Federation of European Psychodrama Training Organisation, co-fondateur de diverses associations en psychodrame, thérapies familiales, etc… Pierre Fontaine, personnage « bi-polaire » comme il se définit lui-même, intègre d’emblée le jeu dans son approche thérapeutique avec les enfants. Développant une pratique de thérapie familiale basée sur l’émergence de la « partie saine des familles », Pierre Fontaine contribue également à la naissance et au développement du psychodrame en Belgique. Pierre Fontaine associe une dimension sociale à son travail, et met également l’accent sur l’importance de l’ordinaire, sur ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui le savoir profane.
Directeur de la Division de la Promotion de la Santé, de l'Education et des Communications, Organisation Mondiale de la Santé, Genève, Madame Kickbush est à l'origine de la Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé et de la déclaration de Jakarta, deux éléments fondamentaux dans la construction de la Nouvelle Santé Publique. Elle joue un rôle de premier plan dans le façonnement des politiques sanitaires au niveau international. Tous lui reconnaissent un rôle d'ambassadeur de la Nouvelle Santé Publique.
Le Docteur Lebigot, psychiatre militaire et professeur agrégé au Val-de-Grâce, aborde de façon simple et concise la définition, l'origine, le développement, les indications, le déroulement d'une séance ainsi que les effets bénéfique du débriefing psychologiqque. Son propos est ponctué d'extraits du témoignage d'un pompier qui a oeuvré comme secouriste lors du tremblement de terre de Turquie de 1999 et qui a bénéficié d'une séance de débriefing.
Protocole et description d'un test de dépistage de l'autisme infantile. Cet outil devrait permettre, dans une perspective de santé publique, à tous les professionnels de la petite enfance un repérage précoce des enfants présentant une symptomatologie autistique.
Depuis les écrits de Freudenberger, on utilise le terme burn out pour décrire le syndrome d'épuisement professionnel. Un burn-out peut évoluer sur plusieurs années en 4 phases principales : idéalisation, stagnation, désillusion et démoralisation. Le document vidéo, par une illustration clinique, décrit les facteurs de personnalité, les principaux signes et symptômes apparaissant au cours de chacune de ces phases et les différentes approches thérapeutiques du burn-out. On aborde aussi la prévention en identifiant les personnes qui peuvent jouer un rôle et en précisant leur contribution respective.
"On commence à bien comprendre aujourd'hui que le bébé est avant tout un être de relation. Il n'est que très accessoirement ce tube digestif que nous décrivaient, il n'y a pas si longtemps encore, les manuels de pédiatrie" (Bernard Martino). "Le bébé est une personne", série de trois émissions, est devenu, au fur et à mesure de sa diffusion à la télévision, un sujet de conversation, au bureau comme à la maison, chez les femmes surtout, incontestablement les plus sensibilisées à cette idée révolutionnaire: le bébé est une personne. De l'état de foetus à celui de nourrisson, il adopte des comportements et jouit d'un entendement qui exigent de la part des adultes qui l'entourent un langage et des attitudes adéquats. NB. Les trois épisodes de cette série sont présentés sur une seule cassette. Ils portent les titres suivants: Episode n°1: Voyage au centre de la mère (60'); Episode n°2: L'espace d'une rencontre (58'); Episode n°3: Ces bébés qui nous échappent (60').
Une collection d'entretiens avec de grands praticiens (pédiatre, psychologue, pédopsychiatre, anesthésiste, juge pour enfants, professeur de philosophie,...) qui exposent leurs réflexions et abordent les difficultés, abus et carences dont sont victimes les enfants et les adolescents au sein de la famille ou de l'école. Moyen d'information pour un travail individuel ou support d'animation collective, les entretiens sont conçus comme outil de réflexion destiné aux professionnels de la santé, de l'enfance et de la famille. Ils sont également conseillés aux parents qui s'interrogent sur les problématiques développées. L'objectif est d'engager la réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le développement harmonieux de l'enfant et de l'adolescent. Un entretien entre Caroline Eliacheff, psychanalyste, et Catherine Dolto Tolitch. La société définit comme maltraitance des actes laissant des traces physiques et psychiques. Caroline Eliacheff propose une vision plus large des formes de violence: les silences, les solitudes et les atteintes à la confiance de l'enfant ainsi que la violence analytique des acteurs sociaux. Elle aborde les problèmes de répétition entre générations, la difficulté du diagnostic et l'importance pour les spécialistes de se positionner par rapport aux faits, et non à la personne qui a violenté l'enfant. Elle conseille de tenter de voir avec l'enfant, de manière générale, ce qui est permis et de ce qui est interdit, et de ne jamais juger le parent maltraitant devant lui. Pour l'enfant, seule la parole humanise les actes.
Le professeur Bernard Golse aborde les problèmes du quotidien que posent les enfants autistes et psychotiques tant aux parents qu'aux équipes soignantes. Avec humanisme il nous fait part de son expérience clinique qui s'articule sur les données théoriques actuelles.
Le docteur Elkaïm, formateur reconnu internationalement en thérapie familiale et de couple, explique à l'aide d'un exemple clinique, le modèle de thérapie de couple qu'il a développé au cours de ces dernières années. Son ouvrage récemment publié aux Editions du Seuil : "Si tu m'aimes, ne m'aimes pas" a grandement contribué à mieux comprendre les nouveaux enjeux face à la famille et ses mutations.
Simon Baron-Cohen, Uta Frith et Alan Leslie ont apporté une vision nouvelle de l'autisme infantile en proposant de l'attribuer à un défaut de " théorie de l'esprit ". Ces travaux ont contribué à l'effort de compréhension des mécanismes de l'autisme, s'inscrivant dans le domaine des sciences cognitives. Baron-Cohen nous fait part, dans cet entretien, de ses travaux de recherche qui permettront entre autre intérêt la mise sur pied d'instruments simples de diagnostic précoce de l'autisme, utilisant des signes cliniques que tout praticien s'intéressant à l'autisme doit connaître comme l'absence de "jeu de faire semblant ", absence de "pointage protodéclaratif ", l'absence "d'attention conjointe ".
Alain Dubuc, économiste et éditorialiste en chef au journal La Presse à Montréal, s'intéresse à la santé par le biais de l'économie politique. Au cours de cet entretien, il aborde la santé de l'extérieur, pour en faire une sorte d'examen clinique utilisant une méthodologie quasi médicale. C'est l'économie qui malheureusement détermine les réformes de santé, dit-il, alors que la santé aurait besoin d'évoluer au nom d'autres valeurs comme les nouvelles connaissances, les développements de la technologie ou la nouvelle compréhension des déterminants sociaux. Il résulte de cette dynamique économique plusieurs distorsions qui sont abordées ici sans ambages. Les décideurs sont-ils seuls responsables de l'état actuel du système ? Les citoyens désirent-ils vraiment adopter une attitude de participation active nécessaire au passage à un nouvel ordre des choses ? Alain Dubuc ose souligner l'étonnante complicité en faveur du statu quo. Par quoi peut-on remplacer une situation qui convient si bien à tous les acteurs ? Il tente aussi d'identifier les lignes de forces qui vont sous-tendre les systèmes de santé de l'avenir. Il parle d'un rôle moins teinté d'angélisme pour la santé publique, d'une participation de la population éclairée par les technologies de l'information. Il évoque aussi la transformation inévitable des professions de la santé. Enfin, il s'inquiète de l'incapacité de l'Etat à véritablement évoluer en matière de santé et aborde la délicate question de la privatisation des soins de santé.
Alexandre Berlin, conseiller pour la santé publique à la Commission européenne de la santé, nous décrit le contexte dans lequel évolue la Comission européenne de la santé et la place qui est dévolue à la santé publique. L'Europe confrontée de façon permanente à d'énormes changements sociaux et politiques, doit constamment inventer de nouvelles manières d'aborder la santé afin de la maintenir au coeur des priorités des pays membres. Le docteur Berlin nous décrit, avec quelques exemples à l'appui, certaines stratégies pour mettre de l'avant des programmes de sensibilisation et de prévention qui pourront intéresser un grand nombre de pays et être diffusés largement.