Une correspondance écrite et filmée en super 8 pour raconter le portrait en creux sur pellicule de nos liens, de tout ce que l’on sait les uns des autres, de ce que l’on devine, de ce qui reste mystérieux, de l’enfance, des secrets.
L’atelier Art et Santé Mentale du CRIT est un atelier cogéré par des usagers, une artiste et une socio-thérapeute Le premier projet a été de réaliser un documentaire sur l’apport de la création artistique dans le milieu de la santé mentale. Pour ce faire, nous avons choisi trois ateliers parmi trois centres de jour de l’asbl. L’Equipe, l’atelier Céramique à Imago, l’atelier Arts Plastiques au Code et celui de la Sculpture pour le Crit. Au travers des témoignages des artistes, socio-thérapeutes et usagers de ces trois ateliers, nous avons voulu mettre l’accent sur la création en collectif et sur l’aspect thérapeutique.
Paris, Rencontre vidéo en Santé mentale 08. Sur l’écran, un ex-sdf témoigne de son parcours de vie dans la rue. Dans la salle, Basile, 15 ans est bouleversé, remis en contact avec ce moment pas si lointain de sa vie où il passait la journée, ivre sous les ponts. Sur le chemin du retour, une certitude pour Basile, « Je veux faire une vidéo autoportrait moi aussi ! ». Du décès prématuré de son papa, à sa fuite dans l’alcool sur fond de rock, Basile raconte son parcours difficile mais aussi ses rêves et projets d’ado de 15 ans.
Monsieur R déambule dans le quartier Saint-job à la recherche de la maison du Wolvendael. Fait des rencontres surprenantes et découvre différents lieux.
Le Jardin Latinis nous donne à vivre la ville et entrevoir l’avenir autrement, en marge d’un monde connecté, en lien avec l’autre, la terre et la matière.
Au départ, un montage image à visée documentaire consacré aux statues du Musée Rodin. Puis, lors de l’écriture du texte, un effacement du terme « Musée » au profit d’un retour signifiant « d’hôpital de jour », désormais nommé Auguste Rodin, lieu d’une catastrophe surnaturelle qui pétrifia l’ensemble de sa population à la suite de la rupture des stocks de neuroleptiques…
Ecrit, réalisé, joué et monté par 9 jeunes québécois atteints de schizophrénie dans le cadre d’un projet d’insertion en emploi. Rumba cérébrale est un film bouleversant porteur d’espoir pour tous ceux qui s’interrogent sur le délire et ses manifestations. 11 septembre 2001. Alors que les tours jumelles du World Trade Center s’effondrent, trois destins croisés basculent. En ce jour à marquer d’une pierre blanche, Sébastien, Valérie et Jacob vivent leur premier épisode psychotique. Rumba cérébrale se veut un témoignage de leur délire vu de l’intérieur, une illustration des peurs, des idées, des doutes et parfois du désespoir qui ne manque pas de surgir quand le réel perd son sens, de l’enfer à la rédemption. « Nous, atteints de schizophrénie vivons dans un cauchemar éveillé dont nous sommes seuls à saisir l’intensité. Tous nos sens sont amplifiés. Notre psychisme baigne dans le désordre. En notre intériorité, le monde extérieur devient comme une vaste illusion. Nos monstres n’ont pas été vaincus. Dans le marécage de nos tripes des milliers d’yeux s’agitent et nous surveillent. Sommes-nous ? Des voix sans âge résonnent venant de l’au-delà. Comme si l’univers entier nous tombait sur le corps. (…) L’impossible devient possible car si nous sommes allés si loin, c’est pour mieux revenir. »
Présentation du groupe “ court-métrage ”. Dans le cadre de leur participation, les patients sont invités à créer un film en par-tant d’un thème choisi en concertation avec eux. La création est complète : du scénario aux décors. Ce sont également eux qui tiennent les différents rôles de l’histoire ainsi créée.
De la soupe primordiale au choc des cultures, l’humain cherche à se définir de bouts d’identité, de couleurs coups de poing, de liens à construire.... et si d’un là-bas nous venait la conjoncture d’un monde bigarré ?
Nous sommes sur l’exo-planète JB-F24, à environ 400 années-lumière de notre terre. La rentrée de l’année scolaire 2213-2214 à l’école d’enseignement spatial s’annonce mal…